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Les meurtres de l'Afpa et de Descartes devant les assises La cour d'assises et les jurés débuteront immédiatement, lundi après-midi, par l'examen d'une des affaires les plus graves de cette session, celle du meurtre, en février 2006, à Tours-Nord, d'un stagiaire de l'Afpa. Le 10 février 2006, en effet, dans l'escalier menant du 1er au 2e étage du bâtiment des chambres des stagiaires, le cadavre d'un d'entre eux, Régis Lissilour, était découvert. En quelques jours, l'enquête menée par la police allait faire porter les soupçons sur un marginal ami de la victime. Ancien légionnaire, déjà condamné à neuf ans de prison par la cour d'assises de l'Aveyron en 1990 (dans la mystérieuse affaire de Loc-Dieu), François Chevalier est donc accusé du meurtre du stagiaire de l'Afpa chez qui il était hébergé au moment des faits. Il comparaîtra lundi après-midi et mardi toute la journée. Le meurtre d'un SDF à Descartes Après avoir ensuite consacré deux jours, mercredi 4 et jeudi 5 juin, à un dossier de viols et d'agressions sexuelles par ascendant, la cour se penchera sur la seconde affaire de meurtre de cette session d'assises. Une affaire particulièrement sordide dans laquelle un SDF, Daniel Caraminot, avait trouvé la mort, le 29 août 2005, à Descartes. Ce soir-là, la victime avait d'abord pris part à une soirée chez les Violeau. Le père de cette famille, Jean-Marie et ses deux enfants, Cyrielle et Julien, sont tous trois renvoyés devant la cour d'assises dans cette affaire tout comme l'ami de Cyrielle, Baptiste Bonneau. Le déroulement des faits, sur fond de querelle et d'alcool, est assez nébuleux. Mais le corps de Daniel Caraminot avait été découvert dans la nuit, à moitié carbonisé dans l'incendie de sa voiture. L'homme avait manifestement reçu de nombreux coups. Les quatre accusés devront donc expliquer l'enchaînement des circonstances et les raisons ayant mené à la mort du SDF. Les trois hommes comparaissent pour meurtre, la jeune femme pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le procès commencera vendredi 6 juin et durera jusqu'au 11 juin. La session se prolongera ensuite par deux dossiers de viols puis par une affaire déjà jugée devant les assises du Loiret et qui revient en appel. Il s'agit d'un dossier particulièrement lourd d'assassinat et de tentative d'assassinat. Enfin, les 23 et 24 juin, c'est un homme de 30 ans, Carrel N'Doussa, qui sera jugé pour des faits de tentatives de meurtre, de vol et de violation de domicile. Dans la nuit du 7 au 8 septembre 2005, dans le centre-ville de Tours, deux jeunes femmes avaient successivement été agressées très violemment. La première connaissait l'auteur présumé et s'était laissée entraîner chez lui, rue du Commerce, à Tours. L'homme avait ensuite été interpellé chez la seconde victime, la même nuit, alors qu'il s'était introduit chez elle avant de lui faire subir des violences. Caroline DEVOS |
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Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen-Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société."
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