Michel Serrat AFP/archives ¦ Vue générale, le 28 août 1998, du gymnase de Fleury-Mérogis transformé en tribunal correctionnel pour le procès des membres présumés du réseau islamiste "Chalabi"
A plusieurs reprises depuis dix ans, comme au procès Fourniret où la cour d'assises des Ardennes a décidé de délibérer dans une caserne de Charleville-Mézières, la justice, estimant ses locaux insuffisants, a utilisé des gymnases ou casernes:
- sept-oct 1998: le gymnase de l'administration pénitentiaire à Fleury-Mérogis (Essonne) est transformé en salle d'audience pour le procès de 138 membres présumés d'un réseau de soutien logistique aux maquis islamistes en Algérie. La facture est de 10 millions de francs (1,5 million d'euros) pour le ministère de la Justice. Pour siéger hors du palais de justice de Paris, une loi avait été votée en décembre 1997 autorisant la délocalisation des procès liés au terrorisme.
- jan-avr 2005: le procès de la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc (39 morts le 24 mars 1999) s'ouvre dans une salle polyvalente à Bonneville (Haute-Savoie), le palais de justice étant de dimensions insuffisantes du fait de la présence de 200 parties civiles.
- mars-juil 2005: à Angers, la cour d'assises, qui juge durant deux mois le plus important procès de pédophilie jamais organisé en France (65 accusés), siège dans une installation en préfabriqué dans la salle des pas perdus du palais de justice et délibère durant une semaine dans une caserne d'un régiment du génie.
Le système de la salle d'audience provisoire à l'intérieur du palais a déjà été utilisé, notamment en 2002 à Paris pour les 124 prévenus du procès du Sentier, une affaire d'escroquerie aux banques. Il est actuellement utilisé pour le procès du Sentier II et celui de l'hormone de croissance.
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 27/05/2008 - 19h32
dernière mise à jour : 28/05/2008 - 07h47
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Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen-Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société."
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