es délibérations du jury, chargé de juger, à San
Francisco, l'entraîneur d'athlétisme Trevor Graham, accusé de parjure et soupçonné de distribution de produits dopants, ont commencé mardi et devraient se terminer mercredi par un
verdict.
Le natif de la Jamaïque, qui s'occupait d'athlètes déjà condamnés pour dopage, comme Marion Jones ou Tim Montgomery, plaide non coupable à trois
accusations de mensonge à des agents fédéraux.
Les accusations portent sur des réponses concernant ses relations avec Angel Heredia, un distributeur avéré de stéroïdes, avec lequel il prétend n'avoir
eu pour tout contact qu'une seule conversation téléphonique.
Il est accusé d'avoir menti en disant qu'il n'avait jamais organisé le dopage pour ses athlètes en se fournissant auprès d'Angel Heredia, en disant qu'il
n'avait jamais rencontré Heredia en personne et en disant que le dernier contact qu'il avait eu avec Heredia datait de 1997.
Le procès, débuté le 19 mai, a mis en évidence que les deux hommes s'étaient physiquement rencontrés à plusieurs reprises et que Heredia avait fait livrer
des paquets à Graham.
Lors du procès, l'Américain Antonio Pettigrew, champion olympique du relais 4x400 m en 2000 à Sydney, a reconnu s'être dopé et avoir également menti aux
agents fédéraux en février 2005 lors du scandale Balco.
Graham, remplaçant du relais 4x400 m jamaïcain médaillé d'argent aux JO-1988, risque 15 ans de prison et 750.000 dollars (480.000 euros) d'amende.
Graham, 44 ans, a contribué à lancer le scandale lié au laboratoire Balco en fournissant aux autorités antidopage américaines une seringue contenant un
produit dopant jusqu'alors indétectable.
En janvier, Marion Jones avait été condamnée à six mois de prison ferme et à deux ans de mise à l'épreuve pour avoir menti, elle aussi, aux enquêteurs
fédéraux. La sprinteuse déchue, dont la peine se termine en septembre, avait nié s'être dopée pendant des années avant de passer aux aveux publiquement en octobre dernier.
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