Angel Heredia, distributeur mexicain de stéroïdes, a comme prévu témoigné contre Trevor Graham, accusé de parjure, mardi au deuxième jour du procès de l'entraîneur à San Francisco.
L'ancien lanceur de marteau, 33 ans, a indiqué au jury que Graham s'était rendu dans son appartement texan en 1996 pour organiser une filière de distribution de produits dopants pour les
athlètes dont il s'occupait alors, parmi lesquels Marion Jones, Tim Montgomery, Jerome Young et Antonio Pettigrew.
Jusque-là, Graham avait simplement reconnu devant les enquêteurs avoir eu Heredia "au téléphone". Mais lundi, au premier jour du procès, son avocat William Keane a admis que son client avait
fait le voyage et s'était mal exprimé devant les enquêteurs en disant le contraire.
C'est précisément sur ces affirmations que repose l'accusation.
Le procès est prévu pour durer environ six jours.
L'ancien technicien jamaïcain, qui a contribué à lancer le scandale lié au laboratoire Balco en fournissant aux autorités antidopage américaines une seringue contenant un produit dopant
jusqu'alors indétectable, plaide non coupable aux accusations de mensonge à des agents fédéraux, dans le cadre d'enquêtes sur des filiales du dopage.
Le Jamaïcain, qui a promis de "mettre dans l'embarras les Etats-Unis" avec des révélations, risque 15 ans de prison et 750.000 dollars (480.000 euros) d'amende.
Mercredi doit avoir lieu le "contre-interrogatoire" de Heredia, soupçonné par les avocats de Graham de mentir pour tenter de minimiser ses propres erreurs et d'impliquer le pus grand nombre de
personnes.
En janvier, l'ex-sprinteuse Marion Jones avait été condamnée par la justice américaine à six mois de prison ferme et à deux ans de mise à l'épreuve pour avoir menti également aux enquêteurs
fédéraux. Elle avait nié s'être dopée avant de passer aux aveux publiquement en octobre. (AFP)
Dopage - Le procès de Trevor Graham a débuté par la sélection du jury
Le procès de l'entraîneur Trevor Graham, accusé de parjure et soupçonné de distribution de produits dopants, s'est ouvert lundi à San Francisco avec la sélection du jury.
L'ancien technicien, qui s'occupait d'athlètes déjà condamnés dans des affaires liées au dopage, comme Marion Jones ou Tim Montgomery, plaide non coupable aux accusations de mensonge à des
agents fédéraux, dans le cadre d'enquêtes sur des filiales du dopage.
Graham, qui a contribué à lancer le scandale lié au laboratoire Balco en fournissant aux autorités antidopage américaines une seringue contenant un produit dopant jusqu'alors indétectable,
risque 15 ans de prison et 750.000 dollars (480.000 euros) d'amende.
L'accusation produira contre lui le témoignage d'Angel Heredia, distributeur mexicain de stéroïdes. Graham a toujours nié avoir dirigé ses athlètes vers Heredia pour se fournir.
Heredia, pour sa part, avait déclaré le mois dernier au New York Times qu'il avait distribué des produits dopants à plus de vingt athlètes de haut niveau et de premier plan. Parmi eux, a-t-il
assuré, figurent des médaillés olympiques, dont le sprinteur Maurice Greene, double médaillé d'or olympique, qui n'a jamais été contrôlé positif et dément ces accusations.
L'exemple Jones
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Seront aussi appelés à la barre Antonio Pettigrew, médaillé d'or en relais 4x400 m en 2000 à Sydney, et Michelle Collins, qui pour sa part a reconnu s'être dopée et a été suspendue 4 ans.
Graham a notamment entraîné Justin Gatlin, le champion olympique du 100 m suspendu 4 ans pour dopage et qui aurait collaboré depuis avec la justice pour compromettre son mentor.
Juste avant le début du procès, Graham a promis de "mettre dans l'embarras les Etats-Unis".
"Le problème, avec mon procès, c'est qu'il a lieu alors que les jeux Olympiques arrivent. Il va recevoir une importante publicité et mettre en avant de nombreuses personnes qui ont fait
certaines choses dans la discrétion", avait-il déclaré au Washington Post le mois dernier.
"Tout va maintenant être dévoilé sur la place publique. Cela va mettre dans l'embarras les Etats-Unis, ainsi que les athlètes" dont il sera question, a-t-il menacé.
En janvier, l'ex-sprinteuse Marion Jones avait été condamnée par la justice américaine à six mois de prison ferme et à deux ans de mise à l'épreuve pour avoir menti aux enquêteurs fédéraux.
Elle avait nié s'être dopée avant de passer aux aveux en octobre. (AFP)
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