PARIS (AFP) — Le procès d'Olivier Besancenot, poursuivi par l'importateur français du Taser, SMP Technologies, pour avoir affirmé que cette arme avait causé des décès aux Etats-Unis, devrait avoir lieu le 20 octobre, a-t-on appris lundi auprès du Tribunal de grande instance de Paris.
La 17e chambre civile a décidé lundi de consacrer l'audience entière à cette affaire, où sept témoins seront appelés à la barre.
Olivier Besancenot le 7 mai 2008 sur le plateau de France 2 à Paris.
Le cas du Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAID-H), également assigné par SMP Technologies, sera examiné lors d'une autre audience. L'association avait lancé une pétition et une campagne contre le Taser.
Le pistolet à impulsions électriques (PIE), Taser X-26, équipe depuis 2004 l'armée, la police nationale et la gendarmerie françaises. Qualifié d'arme "non-létale" par ceux qui le commercialisent, il envoie sur sa cible deux dards délivrant une décharge de 50.000 volts.
Le contentieux entre le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et SMP Technologies a récemment refait surface, après que L'Express eut révélé qu'Olivier Besancenot et sa famille auraient été espionnés par une officine privée de renseignement. Selon l'hebdomadaire, cette surveillance aurait été commanditée par SMP Technologies.
Face à ces allégations, le distributeur français du Taser a porté plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse".












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