


Ric Hochet, tome 32 : Tribunal noir
de Tibet (Dessin), André-Paul Duchâteau
(Scénario et dessin)
Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers
critiqué par Bookivore, le 17 mai
2008
(MENUCOURT - 25 ans)
La note:
Cette histoire angoissante et même terrifiante (tout aussi angoissante que le dessin de couverture) est probablement une des mes aventures préférées de Ric Hochet. Sortie en 1979, elle est la
32ème de la série.
Le commissaire Bourdon, ami fidèle de Ric, reçoit, un jour, un étrange message : 'Vous allez bientôt devoir faire face au jugement du Tribunal Noir'. Malgré les mises en garde du directeur de la
PJ, Bourdon s'en moque. Cependant, en sortant du Quai des Orfèvres, il est enlevé par deux flics en uniforme, qui en profitent aussi pour embarquer une jeune journaliste qui passait par là.
Bourdon a tout juste le temps de faire discrètement alerter l'inspecteur Ledru, avant de monter dans la voiture de ses ravisseurs. Ledru, lui, contacte Ric (la journaliste, Josyane, se met de la
partie elle aussi).
Pendant que Bourdon est emmené devant un tribunal fantoche dirigé par un ancien juge psychopathe, Vautrin, qui le condamne à mort, Ric enquête, et parvient à découvrir ce qu'est le fameux
Tribunal Noir : une cour de justice composée de criminels, chargés de 'juger' et exécuter les représentants de la Justice en France. Très vite, ceux-ci vont contacter Ric pour lui proposer un
marché diabolique en échange de la vie de Bourdon...
Riche en suspense, démarrant d'emblée par une séquence totalement angoissante et cauchemardesque (c'est bien simple : on jurerait assister à un cauchemar du commissaire Bourdon : la scène d'intro
représente Bourdon se faisant condamner à mort par le Tribunal Noir de Vautrin !), "Tribunal Noir" est, sinon le meilleur, du moins un des meilleurs albums de Ric Hochet. Jamais la tension ne
faiblit, jusqu'à un rebondissement final totalement imprévisible et remarquable. Un gros, un vrai chef d'oeuvre de la bédé policière !
Seul (petit) reproche : pas assez de fantaisie, trop de noirceur dans cet album-là. Mais bon, la qualité, en revanche, y est constante !
Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen-Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société."
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