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Crédit Photo : TF1/LCI
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. La jeune femme qui avait fracturé le nez d'un proviseur adjoint en avril dernier a été jugée vendredi par le tribunal correctionnel de
Sarreguemines.
. L'avocate de la victime a dénoncé une agression perpétrée par "quelqu'un qui n'a pas de limites" et qui "n'a manifesté ni regrets, ni
excuses".
- le 17/05/2008 - 12h28 |
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Une jeune femme de 21 ans a été condamnée vendredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Sarreguemines pour avoir frappé et insulté un proviseur adjoint à qui elle avait fracturé le nez. La prévenue, dont le casier judiciaire était vierge, devra également effectuer dans les 18 mois 210 heures de travaux d'intérêt général. La peine est légèrement supérieure aux réquisitions du ministère public qui avait requis une peine de six mois de prison avec sursis, assortie de 120 heures de TIG.
Les faits remontent au 28 avril dernier lorsque la jeune femme avait pénétré dans l'enceinte du collège Fulrad de Sarreguemines pour saluer des amis. Comme le proviseur adjoint, d'origine maghrébine, lui demandait de quitter l'établissement, elle s'en était prise à lui, proférant des insultes racistes et le frappant au visage. Ces violences avaient occasionné une fracture du nez et nécessité une interruption de temps de travail de 7 jours. Les policiers appelés sur place pour calmer la jeune femme avaient également reçu des injures, avant de la maîtriser et de la placer en garde à vue.
"C'est quelqu'un qui n'a pas de limites" et qui "n'a manifesté ni regrets, ni excuses" à l'audience, a indiqué l'avocate de la victime, Me Frédérique Loescher-Lorioz, pour qui la prévenue "ne voulait pas assumer" son geste. "Le jugement me paraît très acceptable" a commenté pour sa part le défenseur de la jeune femme Me Patrick-Charles Huber, qui a ajouté qu'il ne ferait pas appel. L'avocat a souligné "l'inexpérience" du proviseur adjoint qui n'a "pas su désamorcer une discussion qui s'envenimait". Selon Me Huber, des "problèmes psychologiques" pourraient toutefois expliquer le "comportement caractériel" de sa cliente.
D'après agence
Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen-Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société."
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