samedi 10 mai 2008, 17h33 | leparisien.fr
Samedi 10 mai, Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy, a marié sa fille, Jeanne-Marie, 20 ans, fille de feu Jacques Martin.
Elles sont arrivées vers 11 heures à la mairie du 7 ème arrondissement de Paris. Une trentaine de photographes les attendaient déjà depuis l'aube, pour immortaliser cet instant. En revanche,
grande amie de Cécilia, Rachida Dati, maire de l'arrondissement depuis mars dernier, était absente.
Dans le silence le plus absolu, un groupe d'invités, essentiellement composé de très jeunes amis du couple, a traversé la cour d'un pas furtif.
Impériale dans sa robe bustier noire et blanche, Cécilia était accompagnée de son mari, le publicitaire Richard Attias, de son fils Louis Sarkozy et de sa fille Judith Martin.
Quelques minutes plus tard, souriante Jeanne-Marie est sortie de la mairie, accompagnée de Gurvan Rallon, 24 ans diplômé de l'école des Mines. En guise de confettis, les flashs des
photographes.
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Pour départager les futur (e) s candidat (e) s en lice, quelque mille membres du comité départemental de l'UMP parisienne - désignés au préalable par les adhérents - seront appelés aux urnes.
Mme Dati, élue maire du 7e en mars, n'a pas officiellement fait acte de candidature. Mais elle se montre "très motivée", selon un conseiller ministériel. En mars, la garde des sceaux avait renoncé à briguer la présidence du groupe UMP à l'Hôtel de Ville, pour ne pas apparaître trop rapidement en première ligne face à Bertrand Delanoë, avec lequel elle entretient par ailleurs, à titre personnel, de bonnes relations. Mais elle ne cache pas son ambition de jouer un rôle prééminent à terme. Nicolas Sarkozy "l'encourage à prendre des postes si elle veut être candidate à la mairie en 2014", assure un cadre de l'UMP parisienne.
Toute nouvelle conseillère de Paris dans le 12e arrondissement, Mme Lagarde s'est piquée, elle aussi, au jeu politique dans la capitale. Le 7 mai, sur RTL, la ministre de l'économie a jugé "prématuré" de briguer "des présidences quelconques". Mais, a-t-elle ajouté, "le moment venu on y réfléchira". Si elle ne prétend pas avoir l'appui du chef de l'Etat, pour l'instant, Mme Lagarde a reçu un coup de pouce indirect d'Edouard Balladur. L'ancien premier ministre a estimé, le 4 mai sur Canal +, que le prochain président de la fédération UMP de Paris devrait "venir d'un arrondissement de l'est". Mme Dati, élue du centre de Paris, et M. Balladur ont toutefois eu depuis, un long entretien en tête à tête.
Outre ces deux ministres, Daniel-Georges Courtois, très proche conseiller politique de François Fillon à Matignon, pourrait aussi se mettre sur les rangs.
ENJEU
La présidence de la fédération UMP de Paris - la plus grosse de France - est d'autant plus convoitée qu'elle est un enjeu pour les élections régionales de 2010. Candidat déclaré à la présidence de la région, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, est concerné au premier chef. En cas de primaire pour la désignation du candidat, les militants de Paris auront un poids déterminant. "Si Karoutchi veut avoir la main mise sur la fédé et mobiliser les troupes pour les régionales il a intérêt à une présidente faible, décrypte un haut responsable de l'UMP. Donc à Mme Lagarde plutôt qu'à Mme Dati qui est une icône médiatique et fera de la fédé son tremplin personnel."
Délégué général de l'UMP en charge de l'Ile-de-France, M. Karoutchi devrait participer, mercredi 14 mai, à une réunion avec les militants du 12e qu'organise Mme Lagarde. En compagnie de Jean-François Lamour, président du groupe UMP à l'Hôtel de Ville. De son côté, M. Goujon se dit prêt à soutenir Mme Dati. Et à tout faire pour éviter une "bataille de dames", à l'automne.
Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen-Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société."
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