Crédit Photo : LCI
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. Le tribunal de Paris a condamné mercredi ses sept membres pour avoir formé ou participé à une filière de recrutement et d'envoi de jihadistes en
Irak.
- le 14/05/2008 - 11h37 |
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Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi les sept membres de la filière irakienne dite du "XIXe arrondissement" à des peines de 18 mois à sept ans de
prison ferme, pour avoir formé ou participé à une filière de recrutement et d'envoi de jihadistes en Irak à partir de 2004.
Contre l'organisateur principal de la filière, Farid Benyettou, la 14e chambre, présidée par Jacqueline Rebeyrotte, a prononcé une peine de six ans ferme, assortie d'une période de sûreté des
deux tiers. Boubakeur El Hakim, également considéré comme l'un des organisateurs de la filière, mais qui lui a combattu en Irak, a été condamné à une peine de sept ans ferme, assortie d'une
période de sûreté des deux tiers. Lors de l'audience, du 19 au 28 mars, le procureur de la République, Jean-Julien Xavier-Rolai, avait requis contre eux deux huit ans de prison, assortis d'une
période de sûreté des deux tiers.
"Rien à voir avec les jeunes du XIXe"
Contre Mohammed El Ayouni qui s'est rendu sur le front irakien, ainsi que contre Thamer Bouchnak et Cherif Kouachi, interpellés juste avant leur départ pour la Syrie, le tribunal a prononcé des
peines de trois ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis. Les trois jeunes gens, qui avaient comparu libres à l'audience, n'étaient pas présents au prononcé du délibéré. Ayant déjà accompli
de la détention provisoire, ils ne devraient pas retourner en prison.
Quatre ans avaient été requis contre El Ayouni et trois ans contre les deux autres. Le tribunal a condamné Nacer Eddine Mettai, jugé coupable d'avoir fourni des faux papiers aux jihadistes, à
quatre années de prison, conformément aux réquisitions. Sa peine sera confondue avec une autre peine de 6 ans qu'il purge actuellement.
Enfin, Said Abdellah, qui de l'aveu même du procureur n'avait "rien à voir avec les jeunes du XIXe", mais qui était poursuivi pour s'être connecté à de nombreux réseaux de combat au
Moyen-Orient, dont la filière du XIXe, a écopé de sept années de prison, assorties d'une peine de sûreté des deux tiers. C'est plus que les six ans qui avaient été requis.
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Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen-Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société."
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