Les syndicats de magistrats français voient dans la forte baisse en 2008 des postes offerts au concours d'entrée à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) une mesure de rigueur budgétaire pour un système déjà parmi les plus pauvres d'Europe. L'arrêté signé par Rachida Dati le 23 avril prévoit 105 places pour les futurs nouveaux magistrats, contre 160 l'an dernier, 210 en 2006 et 250 en 2005. Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, parle dans un communiqué de "rigueur qui ne dit pas son nom" et de "démantèlement des services publics". L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) estime que le gouvernement anticipe "la réduction du champ d'activité judiciaire et une réduction de voilure", a dit son président Bruno Thouzellier. Le porte-parole de Rachida Dati, Guillaume Didier, a nié "tout démantèlement du service public de la justice" et assuré que les gouvernements avaient renforcé la magistrature depuis 2002. En 2011, lorsque les magistrats entrés à l'ENM en 2008 prendront leurs fonctions, les effectifs de la magistrature française s'élèveront à 8182 personnes contre 7027 en 2002, dit-il.
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Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen-Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société."
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