NOUVELOBS.COM | 02.04.2008 | 15:23
Le conseiller diplomatique de la garde des Sceaux, Pierre Boussaroque, est "effectivement sur le départ", a confirmé la Chancellerie. En tout, onze conseillers ont quitté la place Vendôme depuis la nomination de la garde des Sceaux.
Caractère réputé difficile
Le porte parole a expliqué que ce conseiller de 41 ans avait "un projet professionnel personnel qui devrait se concrétiser dans les semaines à venir". Le porte-parole a contesté que ce départ soit dû au caractère réputé difficile de Rachida Dati, comme l'affirment les hebdomadaires. "Comme toutes les rumeurs, elles ne sont pas toutes bien intentionnés", a commenté Guillaume Didier.
Fils de Claude Guéant
Il a démenti en outre que le conseiller chargé de l'action pénale, Jean-David Cavaillé, soit également en partance, comme l'affirme Le Point. "Il n'est absolument pas sur le départ". Tout en précisant que ce conseiller, arrivé en août 2007, "avait indiqué qu'il était venu pour un an". Le départ de Pierre Boussaroque s'ajoute à ceux récents de François Guéant, fils du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et chargé des relations avec les victimes, et de l'ancienne journaliste Gaël Tchakaloff.
"Une équipe qui suive"
Le cabinet, qui comptait mercredi 19 membres, avait été remanié à l'été 2007 après la démission du directeur de cabinet de Rachida Dati, Michel Dobkine, qu'avaient suivi sept conseillers. Interrogée à l'époque pour savoir si ces départs en série pouvaient être liés à sa réputation d'avoir "mauvais caractère", Rachida Dati avait répondu qu'elle voulait "une équipe qui suive". Guillaume Didier a fait part mercredi de son "étonnement devant l'intérêt porté sur les mouvements au cabinet du Garde des Sceaux. Comme dans tous les cabinets, il y a des arrivées et des départs..." (AFP)
Au cabinet de Rachida Dati: "Je vous interdis de me parler sur ce ton !"
C'est dans le Canard enchaîné, un article, "Sauve-qui-peut chez Dati", qu'on apprend une onzième démission au cabinet de Rachida Dati.
Après l'effet déplorable provoqué par son train de vie outrancier, alors que les caisses de l'Etat sont vides, après la consternation due à une vidéo où on l'entend bavarder avec une journaliste et dire "je ne crois pas que l'on en trouvera un pour dire qu'il ne supporte pas la Garde des Sceaux", on voit bien que Madame Dati a un sens un peu particulier du service au collectif qu'implique normalement la fonction de ministre.
Femme de pouvoir, dans toute sa splendeur !
Et c'est un magistrat qui réagit, sur son excellent blog "Justice au singulier", Philippe Bilger, qui s'est déjà ému des comportements hystériques de sa ministre de tutelle, sur cette dernière nouvelle (excellente).
Si si ! Madame Dati ! Voilà enfin quelqu'un qui vous envoie sur les roses !
Dans cet article de son blog du 3 avril intitulé "Boomerang", Philippe Bilger écrit :
"Dans le Canard enchaîné, un article, "Sauve-qui-peut chez Dati", signé par DS qui est Dominique Simonnot. Elle y évoque notamment la vidéo à laquelle j'ai consacré un post le 28 mars, "Dati off".
Dans son court texte, il y a une nouvelle formidable si elle est vraie. Le conseiller diplomatique du garde des Sceaux, lassé de "se faire hurler dessus", aurait répliqué à celle-ci :"Je vous interdis de me parler sur ce ton". Son départ serait annoncé, évidemment.
Combien de fois, entendant des rumeurs et lisant les gazettes, je me suis étonné de voir tant d'hommes et de femmes de qualité accepter le pire, au quotidien, des gens du pouvoir qui ne les valaient pas forcément et qui dans tous les cas n'avaient pas à les traiter de cette manière !
Je me demandais qui oserait donner le signal de la révolte.
Le respect de la politesse. La politesse du respect. Le respect et la politesse.
Si Bernard Boussaroque est cet éclaireur qui sait maîtriser le jet du boomerang, je lui rends hommage. Je suis sûr que, la brèche ouverte, il aura heureusement des imitateurs.
Cela fera du bien - ou du mal - aux importants !"
Rachida Dati, ministre de la justice, a annoncé la réforme de la carte judiciaire en Bourgogne.
REUTERS/© Pascal Rossignol / Reuters
Après l'effet déplorable provoqué par son train de vie outrancier, alors que les caisses de l'Etat sont vides, après la consternation due à une vidéo où on l'entend bavarder avec une journaliste et dire "je ne crois pas que l'on en trouvera un pour dire qu'il ne supporte pas la Garde des Sceaux", on voit bien que Madame Dati a un sens un peu particulier du service au collectif qu'implique normalement la fonction de ministre.
Femme de pouvoir, dans toute sa splendeur !
Et c'est un magistrat qui réagit, sur son excellent blog "Justice au singulier", Philippe Bilger, qui s'est déjà ému des comportements hystériques de sa ministre de tutelle, sur cette dernière nouvelle (excellente).
Si si ! Madame Dati ! Voilà enfin quelqu'un qui vous envoie sur les roses !
Dans cet article de son blog du 3 avril intitulé "Boomerang", Philippe Bilger écrit :
"Dans le Canard enchaîné, un article, "Sauve-qui-peut chez Dati", signé par DS qui est Dominique Simonnot. Elle y évoque notamment la vidéo à laquelle j'ai consacré un post le 28 mars, "Dati off".
Dans son court texte, il y a une nouvelle formidable si elle est vraie. Le conseiller diplomatique du garde des Sceaux, lassé de "se faire hurler dessus", aurait répliqué à celle-ci :"Je vous interdis de me parler sur ce ton". Son départ serait annoncé, évidemment.
Combien de fois, entendant des rumeurs et lisant les gazettes, je me suis étonné de voir tant d'hommes et de femmes de qualité accepter le pire, au quotidien, des gens du pouvoir qui ne les valaient pas forcément et qui dans tous les cas n'avaient pas à les traiter de cette manière !
Je me demandais qui oserait donner le signal de la révolte.
Le respect de la politesse. La politesse du respect. Le respect et la politesse.
Si Bernard Boussaroque est cet éclaireur qui sait maîtriser le jet du boomerang, je lui rends hommage. Je suis sûr que, la brèche ouverte, il aura heureusement des imitateurs.
Cela fera du bien - ou du mal - aux importants !"
Par Jachri , le 03/04/2008

Réagissez