La réforme portuaire de 1992 a généré une rivalité au sein de la chambre syndicale des ouvriers portuaires (CSOP) qui s'est scindée en deux organismes : la CSOPMI et la CSOP-CGT. Pour la
justice, la CSOPMI, largement majoritaire chez les dockers, s'est rendue coupable de complicité de discrimination à l'embauche, à partir de 2001, lorsque la CGT a déposé une liste en vue de
l'élection des représentants du personnel. Une déclaration de guerre qui se soldera par cinq dockers CGT écartés de leur profession, des carrières bloquées, des refus de formation, etc. Cette
discrimination a l'embauche s'est faite avec l'aval de la NFTIou, opérateur du port. Bref, l'employeur, représenté par Philippe Revel. À la barre, il avait expliqué « qu'il n'avait
pas le choix ». Ne pas s'exécuter c'était se mettre 95 % des dockers à dos, et leurs menaces d'arrêt de travail.
Philippe Revel a été condamné à 2 000 E d'amende et Daniel Langlet, convaincu de complicité. écope d'une amende de 1 500 E . La CGT recevra 1 E symbolique de dommages et intérêts. Ils devront
payer solidairement 700 E à chaque docker discriminé, soit cinq plaignants. Enfin, ils devront verser 1 500 E aux parties civiles pour couvrir les frais de procédure. •
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