Lundi 27 février 2006
lundi 27 février 2006, mis à jour à 17:04

Reuters

Le procès de l'Algérien Rachid Ramda, jugé pour son rôle dans les attentats islamistes de 1995 en France, s'est ouvert à Paris et son avocat a aussitôt dénoncé les tortures qu'auraient alors subies les suspects.

© Reuters
Rachid Ramda, 35 ans, remis le 1er décembre dernier à Paris après dix ans de détention en Grande-Bretagne, est jugé pour la première fois pour son rôle dans ces attentats revendiqués par le groupe islamique armé (GIA) algérien et qui ont fait dix morts et environ 200 blessés.
Au début de l'audience, le tribunal a repoussé une demande de renvoi du procès déposée par Me Benoît Dietsch, avocat de la défense.
L'avocat souhaitait que le tribunal attende le résultat d'une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur des allégations de tortures "gravissimes", a-t-il dit.
Me Dietsch a puisé dans le dossier judiciaire des certificats médicaux et des déclarations écrites d'avocats concernant d'autres suspects que Rachid Ramda, faisant état de mauvais traitements à l'époque dans les locaux de la police.
Plusieurs suspects semblent avoir été frappés, privés de nourriture pendant des jours, insultés, avoir été contraints à dormir assis, attachés sur des chaises, ou encore forcés à marcher sur le Coran.
Ces éléments s'ajoutent à des révélations de policiers anonymes dans un livre récemment publié par trois journalistes, "Place Beauvau", a souligné l'avocat.
"Les déclarations (de ces personnes) en garde à vue sont capitales car elles mettent en cause Rachid Ramda", a dit Me Benoît Dietsch.
Il devait ultérieurement demander aussi la remise en liberté de son client car les dix ans passés en prison sous écrou extraditionnel en Angleterre couvrirait toute peine éventuelle.
Rachid Ramda encourt en effet jusqu'à dix ans de prison pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". La demande de libération a cependant peu de chances d'aboutir.
UN AUTRE PROCES POUR LES ATTENTATS EUX-MEMES
Après ce procès, Rachid Ramda encourra encore la réclusion à perpétuité en cour d'assises pour les attentats des stations du RER Saint-Michel (huit morts et 150 blessés le 25 juillet 1995), du métro Maison Blanche (18 blessés le 6 octobre 1995) et du RER Musée-d'Orsay (26 blessés le 17 octobre 1995).
Rachid Ramda, alias "Elyas" ou "Abou Fares", a été arrêté en novembre 1995 à Londres sur les indications de la police française, qui démantelait alors le réseau islamiste.
Des éléments matériels saisis à son domicile, surtout des documents internes du GIA et un bordereau de la Western Union portant ses empreintes, montrent, selon l'accusation, que Rachid Ramda a transmis 5.000 livres (l'équivalent d'environ 50.000 francs de l'époque) aux poseurs de bombes.
Il était suivi par la police britannique lorsqu'il a transmis l'argent par la Western Union.
Son rôle exact reste cependant mal défini: il est tantôt vu par la justice comme le financier des attentats de 1995, tantôt comme un acteur important mais subalterne par rapport à Djamel Zitouni, ex-chef du GIA aujourd'hui décédé, et à Boualem Bensaïd, chef opérationnel en France, condamné à perpétuité.
Les activistes entendaient punir la France pour son soutien au régime d'Alger et pour l'élimination par les gendarmes des activistes qui avaient détourné un avion d'Air France en décembre 1994.
La Grande-Bretagne a longtemps évoqué les risques de torture pour refuser l'extradition. Ce pays, qui a changé de politique envers les islamistes depuis les attentats du 7 juillet dernier à Londres, qui ont fait 52 morts, a finalement donné son feu vert à la remise de Ramda en novembre dernier.
Dans les dossiers visant la préparation des attentats de 1995, une vingtaine de personnes ont été condamnées en 1999. Pour les attentats eux-mêmes, Boualem Bensaïd et un autre Algérien, Smaïn Ali Belkacem, ont été condamnés à perpétuité.
Le procès se poursuit jusqu'au 22 mars.

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Lundi 27 février 2006
lundi 27 février 2006, mis à jour à 15:39


Reuters

Le premier procès d'un Etat accusé de génocide s'est ouvert devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, où la Bosnie poursuit la Serbie-Monténégro pour son action durant la guerre de 1992 à 1995, qui a fait au moins 100.000 morts.

© Reuters
"La violence armée qui a frappé notre pays comme un tsunami d'origine humaine (...) a détruit la nature même de la Bosnie-Herzégovine et a certainement détruit une partie considérable de sa population non-Serbe", a déclaré devant le tribunal l'avocat bosniaque Sakib Softic.
"Les autorités de Belgrade ont sciemment conduit les non-Serbes de Bosnie-Herzégovine sur le chemin de l'enfer, un chemin jonché de corps, de familles détruites, de jeunesse perdue, d'avenir perdu, de sites culturels et religieux ravagés", a-t-il poursuivi.
Les audiences devant la CIJ, créée après la Seconde Guerre mondiale pour jouer un rôle de médiation dans les conflits entre Etats, doivent durer jusqu'au 9 mai. Un jugement est attendu d'ici la fin de l'année.
Les Musulmans et les Croates de Bosnie ont imité la Slovénie et la Croatie dans leur volonté de se séparer de la Yougoslavie en avril 1992, contre la volonté des Serbes de Bosnie, qui se sont retrouvés minoritaires au sein de ce qui était auparavant l'une des républiques de la fédération yougoslave.
Soutenus pas l'armée yougoslave, les Serbes ont riposté en envahissant les deux tiers de la Bosnie, en faisant le siège de Sarajevo et en lançant une "épuration ethnique" dans laquelle des dizaines de milliers de non-Serbes ont été tués et des centaines de milliers contraints de quitter leurs foyers.
Le vice-Premier ministre serbe, Miroljub Labus, a déclaré que le procès de La Haye risquait de porter atteinte aux relations entre les Etats des Balkans.
"Il ne s'agit pas de vérité, il s'agit de 100 milliards de dollars de dommages de guerre", a-t-il déclaré à la radio B92. "Je pense que c'est jouer avec le feu et que ce serait bien mieux si la partie bosniaque acceptait notre initiative de solution diplomatique".
"NOUS N'AVONS PAS OUBLIÉ TOUS LES CRIMES"
La Serbie, qui rechigne à reconnaître la légitimité du tribunal dans cette affaire, a retardé la procédure de plusieurs années en déposant toute une série de réclamations. Elle aura l'occasion de répondre à partir du 8 mars.
Situé non loin de la CIJ, à La Haye, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) juge actuellement l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide.
Des survivants de la guerre de Bosnie ont manifesté devant le siège de la CIJ, où ils ont déployé une banderole portant les noms des victimes du massacre de 8.000 Musulmans par les forces serbes à Srebrenica, dans l'est de la Bosnie, qu'ils ont qualifié de "honte de l'Europe".
"Nous voulons montrer que nous n'avons pas oublié tous les crimes", a déclaré un manifestant, Mustafa Mesanovic. "Nous voulons montrer à toutes les nations, au monde entier (...) que les Bosniaques veulent la justice."
Si les avocats de la Bosnie disent que leur objectif numéro un est de faire reconnaître que la Serbie a commis un génocide, la Bosnie pourrait demander en outre d'importants dédommagements à Belgrade si elle obtient gain de cause.
L'avocat de la Serbie-Monténégro dans cette affaire, Radoslav Stojanovic, reconnaît que des individus ont pu vouloir tuer des Musulmans de Bosnie mais estime que la CIJ ne pourra pas prouver que l'Etat ou le peuple serbes ont eu l'intention de commettre un génocide.
En 2001, le tribunal de La Haye a condamné pour la première fois un homme pour génocide, l'ancien officier bosno-serbe Radislav Krstic, pour sa participation au massacre de Srebrenica.
L'ancien chef militaire bosno-serbe Ratko Mladic et son ancien patron Radovan Karadzic, également accusés de génocide pour avoir participé aux événements de Srebrenica et au siège de Sarajevo, sont toujours en fuite.
La guerre en Bosnie a pris fin en 1995 avec les accords de paix de Dayton, qui ont divisé le pays en deux grosses régions autonomes: la fédération croato-musulmane et la République serbe de Bosnie, sous un gouvernement central.

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Lundi 27 février 2006

LE MONDE | 27.02.06 | 14h06  •  Mis à jour le 27.02.06 | 14h06
STOCKHOLM CORRESPONDANCE

ue reste-t-il aujourd'hui de la social-démocratie d'Olof Palme ? La Suède commémore le 28 février le vingtième anniversaire de l'assassinat d'Olof Palme, le premier ministre emblématique de la social-démocratie suédoise, abattu en pleine rue, le 26 février 1986, alors qu'il sortait d'un cinéma de Stockholm en compagnie de son épouse.

Peu d'hommes politiques ont autant marqué leur époque. Premier ministre de 1969 à 1976 puis de 1982 à sa mort, Olof Palme fut un orateur passionné, chantre de la troisième voie, pourfendeur des colonialismes avec un engagement frénétique contre l'apartheid en Afrique du Sud, la guerre américaine au Vietnam - il était allé manifester avec les dirigeants vietcongs - ou pour les Palestiniens.

Il a laissé derrière lui toute une génération de jeunes sociaux-démocrates nourris dans le sillon de leur maître à penser à l'internationalisme et à la solidarité, qui aujourd'hui perpétuent l'héritage ; à l'instar de Pierre Schori, ancien ministre de la coopération, aujourd'hui chef de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, ou de Helle Klein, 40 ans, rédactrice en chef politique d'Aftonbladet, le plus gros quotidien suédois, proche des sociaux-démocrates, qui lui doit son engagement. "Il a marqué ma génération", dit-elle.

Internationaliste, M. Palme était aussi un social-démocrate très traditionnel dans sa défense de l'Etat-providence. "Il a été le premier à parler d'égalité entre hommes et femmes, il a toujours oeuvré pour des syndicats forts et a réformé le marché du travail pour leur donner plus de poids, souligne Helle Klein. Sur ce plan, les sociaux-démocrates actuels ont continué dans cette voie."

"La social-démocratie d'Olof Palme était très offensive et radicale", dit le politologue Stig-Björn. C'était l'époque des fonds salariaux, qui devaient à terme donner le pouvoir dans les entreprises aux salariés, ou encore d'une vaste réglementation du marché du travail au profit des syndicats.

Si l'actuel premier ministre social-démocrate est lui aussi un défenseur traditionnel de l'Etat-providence, il n'a pas hésité à l'adapter. "Olof Palme était un visionnaire, Göran Persson est un pragmatique, analyse M. Ljunggren. C'est sous la direction de ce dernier que les sociaux-démocrates ont accepté les alternatives privées dans les soins ou à l'école, que les déréglementations de certains services publics ont été réalisés."

L'ENQUÊTE SE POURSUIT

A sept mois des élections législatives, la social-démocratie suédoise, devenue plus silencieuse sur la scène internationale, garde un fort pouvoir attractif, justement parce qu'elle a su adapter son modèle face à la globalisation. Même les partis suédois de droite sont imprégnés de ce modèle.

L'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre n'a toujours pas, elle, résolu l'énigme de son ou ses auteurs. Vingt après, une équipe d'enquêteurs continue de suivre les moindres pistes. Ses engagements valaient à Olof Palme beaucoup d'ennemis. Les recherches ont d'abord conduit à un toxicomane, Christer Pettersson.

Condamné pour le meurtre en juillet 1989 à la réclusion à perpétuité, il a été relâché quelques mois plus tard sur intervention de la Cour suprême suédoise, pour insuffisance de preuves. Il est mort depuis, à l'automne 2004.


Olivier Truc
Article paru dans l'édition du 28.02.06

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Lundi 27 février 2006

Euthanasie : Non-lieu général requis dans l'affaire Humbert Le procureur de la République a requis un non-lieu à l'encontre de Marie Humbert et du Dr Chaussoy, poursuivis pour la mort de Vincent Humbert. En 2003, ils avaient aidé, à sa demande, le jeune tétraplégique à mourir. Le Dr Chaussoy s'est dit "soulagé" par cette réquisition et a affirmé n'avoir "aucun regret".

Créé le 02 janvier 2006  
Mis à jour le 02 janvier 2006 à 21h55  
Pour aller plus loin
  Affaire Humbert : un non-lieu requis par le procureur (02/01/2006)
  Douste-Blazy a rencontré Marie Humbert (25/09/2004)
  Marie Humbert espère "la clémence" (13/01/2004)
  Vincent Humbert est mort par injection de son médecin (05/11/2003)
  Un médecin assume la mort de Vincent Humbert (30/09/2003)
  Marie Humbert voulait aider son fils à mourir (25/09/2003)

Le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer Gérald Lesigne a requis lundi un non lieu, soit l'abandon des poursuites à l'encontre de Marie Humbert et du Dr Frédéric Chaussoy qui avaient aidé Vincent Humbert à mourir. La mort du jeune homme le 26 septembre 2003, aidé dans son suicide par sa mère puis par le chef de service de réanimation du centre héliomarin de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) où il séjournait, avait relancé le débat sur l'euthanasie, interdite en France.

Ce réquisitoire de non-lieu général se fonde "sur l'élément moral de l'infraction et non pas sur l'élément matériel et légal", a déclaré le procureur Gérald Lesigne. "Il y a des conditions qui n'étaient pas celles de la sérénité. On peut considérer qu'une contrainte s'est exercée dans cette affaire", a-t-il expliqué. Le magistrat instructeur n'est cependant pas lié par les réquisitions. Il est libre de les suivre ou de renvoyer le médecin devant les assises pour "empoisonnement avec préméditation" - un crime passible de la réclusion à perpétuité - et Marie Humbert en correctionnelle pour "administration de substances toxiques", un délit passible de cinq ans d'emprisonnement.

"Quelques fractions de seconde pour se décider"

Trois ans jour pour jour après un accident de la route qui l'avait laissé tétraplégique, muet et presque aveugle, Vincent Humbert avait obtenu de sa mère qu'elle mette fin à ses souffrances. L'injection d'un barbiturique l'avait plongé dans un profond coma. Deux jours plus tard, pour ne pas laisser le jeune homme "s'étouffer peu à peu" après avoir débranché le respirateur artificiel, le Dr Chaussoy lui avait administré une injection mortelle. Assumant son geste, il a toujours affirmé qu'il était de son "devoir de médecin" de l'"aider" à mourir. S'il avait la "possibilité de débrancher le patient en application d'une disposition de la loi Kouchner sur l'acharnement thérapeutique", le Dr Chaussoy "n'avait pas la possibilité d'injecter des produits mortels, ce qu'il a fait", a rappelé Gérald Lesigne. Mais son geste s'inscrit dans "un contexte bien particulier", selon le procureur. "Il subissait une pression exercée à la fois par la famille mais aussi par le grand débat médiatique qui avait lieu autour de cette affaire. Il a eu quelques fractions de seconde pour se décider", a-t-il jugé.

Le Dr Chaussoy a qualifié d'"excellente nouvelle" le réquisitoire du procureur, réaffirmant n'avoir "aucun regret". "Si demain, il fallait aider de nouveau les patients, j'assure. C'est avant tout le patient. C'est la première préoccupation de nous médecins", a-t-il déclaré. S'agissant de Marie Humbert, le procureur a également retenu la notion de contrainte, évoquant le "conditionnement réalisé par son fils à son égard : elle était devenue véritablement son porte-parole au sens public du terme, et elle avait vraiment perdu beaucoup de son autonomie", a-t-il estimé. Dans ses derniers mois de vie, Vincent Humbert, qui communiquait avec le monde extérieur par une pression du pouce droit, avait interpellé le président de la République, lui réclamant le droit de mourir et publié un ouvrage dans lequel il racontait son souhait de "trouver un moyen de crever".

Romero réclame "un grand débat" sur l'euthanasie

 Jean-Luc Romero, élu UMP et vice-président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a appelé lundi à "un grand débat national sur l'euthanasie et la fin de vie", après le non-lieu général requis dans l'affaire Humbert. Il "salue" dans un communiqué la décision du procureur de la République et "espère que ce non-lieu sera suivi par la juge d'instruction". Il "s'étonne toutefois qu'il ait fallu près de deux ans et demi d'instruction et trois expertises médicales pour arriver à cette décision, alors que tous les éléments étaient dans les mains des juges depuis très longtemps". Selon lui, "cette décision démontre parfaitement l'hypocrisie du système actuel : l'euthanasie est toujours sanctionnée par la loi, mais tout est fait pour éviter la médiatisation qui pourrait découler d'un procès".

Photo d'ouverture : archives


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Lundi 27 février 2006

Bonjour à tous,

Pour information, Marion PAOLETTI présentera son livre  La démocratie locale qui paraît dans la collection "6ème République", Editions Odile Jacob

le vendredi 3 mars, à 18h30,

4-6 Place de valois, 75001 Paris

 

Venez nombreux !

Amitiés conventionnelles

Bureau de la C6R


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Lundi 27 février 2006

Justice : Rachid Ramda jugé pour les attentats de 1995 L'islamiste algérien Rachid Ramda comparaît à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste pour sa participation présumée à la préparation des attentats de 1995 en France.

Créé le 26 février 2006  
Mis à jour le 27 février 2006 à 10h26  
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Pour aller plus loin
  Attentats de 1995 : Rachid Ramda va être jugé à Paris (26/02/2006)
  Affaire Rachid Ramda de retour en France : rappel des faits (01/12/2005)
  Première nuit de prison en France pour Ramda (02/12/2005)

Rachid Ramda, 35 ans, dit Abou Farès, a été extradé de Grande-Bretagne en décembre. Il avait fait l'objet d'une ordonnance de renvoi devant le tribunal en date du 5 février 1999 en même temps que 23 autres islamistes, soupçonnés d'avoir participé à la préparation des attentats. Au cours de ce premier procès, les trois principaux membres du réseau islamiste impliqué, Boualem Bensaïd, Smain Aït Ali Belkacem et Karim Koussa avaient été condamnés à 10 ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Procédure irrégulière

Mais la procédure de convocation de Ramda avait été déclarée irrégulière par le tribunal qui n'avait donc pas pu le juger. Rachid Ramda avait à l'époque fait l'objet d'une citation à un parquet étranger (en l'occurence la Grande-Bretagne) alors qu'il aurait dû faire l'objet d'une citation à sa dernière adresse connue, c'est-à-dire son centre de détention britannique.

Le procès correctionnel qui débute lundi devant la 16e chambre du tribunal correctionnel, présidée par Jean-Claude Kross, ne doit viser que les actes préparatoires aux attentats et le soutien logistique apporté aux poseurs de bombes.

"Un intellectuel de la mouvance islamiste"

Ramda est par ailleurs poursuivi dans le cadre d'une procédure criminelle portant sur trois attentats perpétrés dans le métro à Paris en 1995 (Saint-Michel, Musée d'Orsay et Maison Blanche: 8 morts et 200 blessés au total) qui, comme pour les autres membres du réseau islamiste impliqués dans les attentats de 1995, peut le conduire à être renvoyé devant la cour d'assises de Paris.

Considéré comme étant un "intellectuel" de la mouvance islamiste algérienne radicale, Ramda est accusé par les autorités françaises d'avoir financé - entre autres - la série d'attentats. Il avait été arrêté en Grande-Bretagne le 4 novembre 1995 et placé sous écrou extraditionnel à la prison de Belmarsh, au sud de Londres, où sont détenus la plupart des suspects d'actes liés au terrorisme. Malgré l'insistance de Paris à obtenir son retour, il avait jusque-là réussi à éviter son extradition en utilisant les recours offerts par une ancienne loi britannique.

Demande de remise en liberté

Son avocat Me Guillaume Barbe a indiqué qu'il allait former plusieurs demandes devant le tribunal, dès le début de l'audience. Tout d'abord d'une demande de renvoi, compte tenu de l'enquête en cours de l'IGPN (la police des polices) sur les conditions des auditions de Boualem Bensaïd, dont certaines sont à charge pour son client. Il compte aussi faire une demande de remise en liberté pour Rachid Ramda qui "a déjà purgé le maximum de la peine qu'il encourt", c'est-à-dire 10 ans d'emprisonnement. Au cas où les deux premières demandes seraient rejetées, Me Barbe a indiqué qu'il en formerait une troisième, sous la forme d'une requête en nullité des auditions de Boualem Bensaïd.


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Lundi 27 février 2006


AP | 27.02.06 | 09:22


MONTBELIARD (AP) -- Six personnes de tous âges, domiciliées à Audincourt (Doubs), ont été placées en garde à vue au commissariat de Montbéliard (Doubs) après la mort violente de Benoît Savéan, 54 ans, technicien chez PSA, a-t-on appris lundi de source policière.
La victime aurait, selon les premiers éléments de l'enquête, été enlevée, puis violemment frappée, en particulier à la tête, pour lui extorquer de l'argent.
Benoît Savéan avait été invité à une soirée à Audincourt, le soir du 18 février, avant de disparaître.
L'un des gardés à vue a conduit les policiers dans un endroit isolé, près de Mortzwiller (Haut-Rhin), où le corps supplicié avait été caché sous des branchages.
Benoît Savéan était revenu au mois de janvier d'une mission de longue durée en Slovaquie. Il devait repartir dans les jours prochains pour la Chine. Originaire de Bretagne, il était père de famille.
L'enquête a été confiée par le Parquet de Montbéliard aux policiers de Montbéliard et au SRPJ de Besançon. AP

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Lundi 27 février 2006
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ACTUALITÉ  
 
L’installation en mai 2005 de la visio-conférence dans les salles d’assises a révolutionné le déroulement des audiences.
  • L’installation en mai 2005 de la visio-conférence dans les salles d’assises a révolutionné le déroulement des audiences.
  • FAITS-DIVERS

    Le budget de la justice se rétrécit comme une peau de chagrin sans pour autant tuer dans l’œuf les tentatives de modernisation de l’appareil judiciaire. A la cour d’appel de Saint-Denis, la visio-conférence a fait son entrée et son utilisation depuis 7 mois est une réussite. Économie sur les frais de justice, délais de traitement des affaires respectés, sont autant de points positifs. Seul bémol évoqué par les avocats, “un outil à consommer avec modération.”

    [27 février 2006]

    Comment faire des économies ? La question a été posée en début d’année aux acteurs judiciaires du TGI de Saint-Denis à l’annonce de la nouvelle enveloppe allouée pour 2006. Si d’un côté, les salaires s’alignent sur l’indice du coût de la vie, le budget des frais de justice 2006, lui régresse par rapport à celui de 2004 et passe à 1, 47 million d’euros soit 13% de moins qu’en 2004. Cette mauvaise nouvelle ne décourage pas François Basset, avocat général de la cour d’appel dionysienne qui, en rigoureux responsable de l’intendance judiciaire, affiche une certaine sérénité. Son secret. L’utilisation optimisée de la visio-conférence dans les débats. “J’arrive pratiquement à économiser une cession d’assise dans l’année grâce à une meilleure gestion des deniers publics”, s’exalte l’avocat général. Chiffres à l’appui, le passage à la visio depuis le 9 mai 2005 a fait épargner en frais de justice l’équivalent de 14 billets d’avion AR métropole ou Nouméa pour un total de 28 000 euros pour les seules conférences extérieures au département de la Réunion. L’entrée du grand écran au sein même de l’hémyclique de la justice a donc l’effet d’une mini révolution. Un exemple, une cession d’assises de deux semaines soit 10 jours d’audience représente en moyenne 30 000 euros. En 7 mois d’exercice, l’utilisation de la visio n’a d’ailleurs pas soulevé de critiques particulières et ce, malgré les deux incidents techniques survenus avec les experts de Nouméa et de Toulouse.

    METHODIQUE

    Au contraire, “la technique s’affine et les débats y gagnent en qualité” affirme son initiateur. Et tant mieux car l’achat et l’installation du matériel a évidemment un coût : 48 000 euros. Seuls quelques voix d’avocats déplorent le manque de fluidité dans les débats. “La profession n’est pas très à l’aise devant l’écran. La distance ne permet pas d’entrer dans le registre du question réponse d’usage. Je ne suis pas opposée à la visio lorsque cela est nécessaire mais je préfère de loin la présence de l’expert à l’audience”, s’exprime pour sa part Me Fernande Anilha. “Oui, à la visio mais de manière mesurée, estime pour sa part Marie Briot qui désapprouve son utilisation lorsqu’il s’agit d’intervention d’expert de Saint-Pierre. Les avocats et les témoins se déplacent, je ne vois pas pourquoi les experts ne pourraient pas faire également l’effort. Lors de la dernière cession d’assises, le président a dû faire interrompre les témoins car il avait calé l’heure de l’intervention d’un expert en direct de métropole !” Des économies de temps sont ainsi réalisées pour les magistrats comme pour les experts et les fonctionnaires lors de l’utilisation administratives de la visio. Le retour sur investissement est rapide. “En 2005, nous avons réalisé 14 visios vers la métropole ou Nouméa et 27 vers Saint-Pierre sachant que le prix moyen par expert est évalué à 2000 euros”, poursuit François Basset. La nouvelle année judiciaire va se dérouler au rythme de 60 affaires à juger au long des quatre cessions d’assises. Épinglée mauvais élève de l’Europe par une étude de la Commission européenne, en matière d’efficacité, la France arrive au 23e rang sur 40 pays et affiche la charge de travail la plus lourde d’Europe après la Norvège. Pourtant, cette situation ne décourage pas l’avocat général, François Basset qui dans sa juridiction se fait un point d’honneur à respecter et limiter les délais de jugements. “Je surveille la gestion de la cour comme le lait sur le feu ! Dans l’intérêt des victimes, des prévenus et de la société en général, j’arrive à faire juger les affaires dans un délai de 10 à 11 mois. Toutefois, une juridiction peut absorber un certain nombre de dossiers et il faut faire avec les moyens mis à disposition. Et jusque là, la cour n’a pas de retard.” Sur les 182 affaires criminelles en cours, 33% d’entre elles sont accompagnées de mesures de détention. Les affaires de viols représentent un volume de 111 dossiers dont 24 mandat de dépôt. “A partir du moment où la parole de l’enfant a été prise en compte dans les années 1980, les affaires se sont révélées plus nombreuses. L’envers de la médaille, c’est que nous avons à instruire des faits parfois très anciens ce qui rend les instructions laborieuses.” S’ensuivent 57 affaires d’assassinats et 14 affaires d’atteintes aux biens. Ce travail méthodique permet à la cour d’appel de mieux appréhender les cessions d’assises et de réunir dans des délais acceptables tous les acteurs d’une même affaire. La première cuvée à peine digérée, l’avocat général planche déjà sur les 7 dossiers de la cession d’avril.

    Céline du Marteray


     

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    Lundi 27 février 2006

    Cinq cadres et militants du FFS seront présentés, aujourd’hui, devant le tribunal de Guelma.


    Il s’agit, selon un communiqué de ce parti rendu public hier, des deux secrétaires nationaux du FFS, Kamel Eddine Fekhar et Mohamed Djelmami, ainsi que de trois membres de la fédération du FFS de Ghardaïa. Ces cadres du parti et également militants des droits de l’homme ont été accusés « d’atteinte à l’intérêt national et incitation à l’attroupement ». Les faits remontent à mai 2005. En venant de Annaba vers Ghardaïa, ces derniers ont été arrêtés à Guelma en détention de CD montrant des scènes de liesse populaire après la libération des détenus de Ghardaïa, en 2004. Il est à rappeler que le procès des cinq cadres du FFS, prévu le 29 janvier dernier, a été reporté à la demande de la défense. La direction du FFS a, dans le même communiqué, condamné ce qu’elle appelle « la propagande mensongère » visant ses cadres et militants. Le parti s’interroge également sur les tenants et les aboutissants « de cet acharnement contre l’opposition politique en ce moment ».

    M. M.


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    Lundi 27 février 2006


    26 février 2006 -  Logiciels

    Un pas de plus pour les logiciels libres dans les administrations. Le gouvernement fédéral belge assurera, d’ici la fin de l’année 2006, la formation à Novell Linux Desktop et à OpenOffice.org de près de 4000 agents du SPF Justice.

    La formation de 4000 utilisateurs à Novell Linux et OpenOffice est, selon DataNews, une première en Europe vu son ampleur.

    La manoeuvre fait partie d’un large projet de réforme de la Justice belge, mis en marche en 2001. En 2003, l’approche, initialement basée sur .net de Microsoft, a été abandonnée pour une transition progressive vers les logiciels libres, qui s’étalera jusqu’en 2008

    Les cours et tribunaux disposent déjà d’un parc de 1000 micro-ordinateurs sous Linux. L’opérateur chargé de la migration est la firme belge OPNS. 3000 nouveaux utilisateurs seront formés en 2006. Les différents départements de la justice belge représentent environ 21 000 agents.


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