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Il a laissé derrière lui toute une génération de jeunes sociaux-démocrates nourris dans le sillon de leur maître à penser à l'internationalisme et à la solidarité, qui aujourd'hui perpétuent l'héritage ; à l'instar de Pierre Schori, ancien ministre de la coopération, aujourd'hui chef de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, ou de Helle Klein, 40 ans, rédactrice en chef politique d'Aftonbladet, le plus gros quotidien suédois, proche des sociaux-démocrates, qui lui doit son engagement. "Il a marqué ma génération", dit-elle.
Internationaliste, M. Palme était aussi un social-démocrate très traditionnel dans sa défense de l'Etat-providence. "Il a été le premier à parler d'égalité entre hommes et femmes, il a toujours oeuvré pour des syndicats forts et a réformé le marché du travail pour leur donner plus de poids, souligne Helle Klein. Sur ce plan, les sociaux-démocrates actuels ont continué dans cette voie."
"La social-démocratie d'Olof Palme était très offensive et radicale", dit le politologue Stig-Björn. C'était l'époque des fonds salariaux, qui devaient à terme donner le pouvoir dans les entreprises aux salariés, ou encore d'une vaste réglementation du marché du travail au profit des syndicats.
Si l'actuel premier ministre social-démocrate est lui aussi un défenseur traditionnel de l'Etat-providence, il n'a pas hésité à l'adapter. "Olof Palme était un visionnaire, Göran Persson est un pragmatique, analyse M. Ljunggren. C'est sous la direction de ce dernier que les sociaux-démocrates ont accepté les alternatives privées dans les soins ou à l'école, que les déréglementations de certains services publics ont été réalisés."
L'ENQUÊTE SE POURSUIT
A sept mois des élections législatives, la social-démocratie suédoise, devenue plus silencieuse sur la scène internationale, garde un fort pouvoir attractif, justement parce qu'elle a su adapter son modèle face à la globalisation. Même les partis suédois de droite sont imprégnés de ce modèle.
L'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre n'a toujours pas, elle, résolu l'énigme de son ou ses auteurs. Vingt après, une équipe d'enquêteurs continue de suivre les moindres pistes. Ses engagements valaient à Olof Palme beaucoup d'ennemis. Les recherches ont d'abord conduit à un toxicomane, Christer Pettersson.
Condamné pour le meurtre en juillet 1989 à la réclusion à perpétuité, il a été relâché quelques mois plus tard sur intervention de la Cour suprême suédoise, pour insuffisance de preuves. Il est mort depuis, à l'automne 2004.
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Le procureur de la République a requis un non-lieu à l'encontre de Marie Humbert et du Dr Chaussoy, poursuivis pour la mort de Vincent Humbert. En 2003, ils avaient aidé, à sa demande, le jeune tétraplégique à mourir. Le Dr Chaussoy s'est dit "soulagé" par cette réquisition et a affirmé n'avoir "aucun regret". Créé le 02 janvier 2006
Mis à jour le 02 janvier 2006 à 21h55
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Le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer Gérald Lesigne a requis lundi un non lieu, soit l'abandon des poursuites à l'encontre de Marie Humbert et du Dr Frédéric Chaussoy qui avaient aidé Vincent Humbert à mourir. La mort du jeune homme le 26 septembre 2003, aidé dans son suicide par sa mère puis par le chef de service de réanimation du centre héliomarin de Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) où il séjournait, avait relancé le débat sur l'euthanasie, interdite en France. Ce réquisitoire de non-lieu général se fonde "sur l'élément moral de l'infraction et non pas sur l'élément matériel et légal", a déclaré le procureur Gérald Lesigne. "Il y a des conditions qui n'étaient pas celles de la sérénité. On peut considérer qu'une contrainte s'est exercée dans cette affaire", a-t-il expliqué. Le magistrat instructeur n'est cependant pas lié par les réquisitions. Il est libre de les suivre ou de renvoyer le médecin devant les assises pour "empoisonnement avec préméditation" - un crime passible de la réclusion à perpétuité - et Marie Humbert en correctionnelle pour "administration de substances toxiques", un délit passible de cinq ans d'emprisonnement. "Quelques fractions de seconde pour se décider" Trois ans jour pour jour après un accident de la route qui l'avait laissé tétraplégique, muet et presque aveugle, Vincent Humbert avait obtenu de sa mère qu'elle mette fin à ses souffrances. L'injection d'un barbiturique l'avait plongé dans un profond coma. Deux jours plus tard, pour ne pas laisser le jeune homme "s'étouffer peu à peu" après avoir débranché le respirateur artificiel, le Dr Chaussoy lui avait administré une injection mortelle. Assumant son geste, il a toujours affirmé qu'il était de son "devoir de médecin" de l'"aider" à mourir. S'il avait la "possibilité de débrancher le patient en application d'une disposition de la loi Kouchner sur l'acharnement thérapeutique", le Dr Chaussoy "n'avait pas la possibilité d'injecter des produits mortels, ce qu'il a fait", a rappelé Gérald Lesigne. Mais son geste s'inscrit dans "un contexte bien particulier", selon le procureur. "Il subissait une pression exercée à la fois par la famille mais aussi par le grand débat médiatique qui avait lieu autour de cette affaire. Il a eu quelques fractions de seconde pour se décider", a-t-il jugé. Le Dr Chaussoy a qualifié d'"excellente nouvelle" le réquisitoire du procureur, réaffirmant n'avoir "aucun regret". "Si demain, il fallait aider de nouveau les patients, j'assure. C'est avant tout le patient. C'est la première préoccupation de nous médecins", a-t-il déclaré. S'agissant de Marie Humbert, le procureur a également retenu la notion de contrainte, évoquant le "conditionnement réalisé par son fils à son égard : elle était devenue véritablement son porte-parole au sens public du terme, et elle avait vraiment perdu beaucoup de son autonomie", a-t-il estimé. Dans ses derniers mois de vie, Vincent Humbert, qui communiquait avec le monde extérieur par une pression du pouce droit, avait interpellé le président de la République, lui réclamant le droit de mourir et publié un ouvrage dans lequel il racontait son souhait de "trouver un moyen de crever".
Photo d'ouverture : archives |
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Bonjour à tous,
Pour information, Marion PAOLETTI présentera son livre La démocratie locale qui paraît dans la collection "6ème République", Editions Odile Jacob
le vendredi 3 mars, à 18h30,
4-6 Place de valois, 75001 Paris
Venez nombreux !
Amitiés conventionnelles
Bureau de la C6R
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L'islamiste algérien Rachid Ramda comparaît à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste pour sa participation présumée à la préparation des attentats de 1995 en France. Créé le 26 février 2006
Mis à jour le 27 février 2006 à 10h26
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Rachid Ramda, 35 ans, dit Abou Farès, a été extradé de Grande-Bretagne en décembre. Il avait fait l'objet d'une ordonnance de renvoi devant le tribunal en date du 5 février 1999 en même temps que 23 autres islamistes, soupçonnés d'avoir participé à la préparation des attentats. Au cours de ce premier procès, les trois principaux membres du réseau islamiste impliqué, Boualem Bensaïd, Smain Aït Ali Belkacem et Karim Koussa avaient été condamnés à 10 ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Procédure irrégulière Mais la procédure de convocation de Ramda avait été déclarée irrégulière par le tribunal qui n'avait donc pas pu le juger. Rachid Ramda avait à l'époque fait l'objet d'une citation à un parquet étranger (en l'occurence la Grande-Bretagne) alors qu'il aurait dû faire l'objet d'une citation à sa dernière adresse connue, c'est-à-dire son centre de détention britannique. Le procès correctionnel qui débute lundi devant la 16e chambre du tribunal correctionnel, présidée par Jean-Claude Kross, ne doit viser que les actes préparatoires aux attentats et le soutien logistique apporté aux poseurs de bombes. "Un intellectuel de la mouvance islamiste" Ramda est par ailleurs poursuivi dans le cadre d'une procédure criminelle portant sur trois attentats perpétrés dans le métro à Paris en 1995 (Saint-Michel, Musée d'Orsay et Maison Blanche: 8 morts et 200 blessés au total) qui, comme pour les autres membres du réseau islamiste impliqués dans les attentats de 1995, peut le conduire à être renvoyé devant la cour d'assises de Paris. Considéré comme étant un "intellectuel" de la mouvance islamiste algérienne radicale, Ramda est accusé par les autorités françaises d'avoir financé - entre autres - la série d'attentats. Il avait été arrêté en Grande-Bretagne le 4 novembre 1995 et placé sous écrou extraditionnel à la prison de Belmarsh, au sud de Londres, où sont détenus la plupart des suspects d'actes liés au terrorisme. Malgré l'insistance de Paris à obtenir son retour, il avait jusque-là réussi à éviter son extradition en utilisant les recours offerts par une ancienne loi britannique. Demande de remise en liberté Son avocat Me Guillaume Barbe a indiqué qu'il allait former plusieurs demandes devant le tribunal, dès le début de l'audience. Tout d'abord d'une demande de renvoi, compte tenu de l'enquête en cours de l'IGPN (la police des polices) sur les conditions des auditions de Boualem Bensaïd, dont certaines sont à charge pour son client. Il compte aussi faire une demande de remise en liberté pour Rachid Ramda qui "a déjà purgé le maximum de la peine qu'il encourt", c'est-à-dire 10 ans d'emprisonnement. Au cas où les deux premières demandes seraient rejetées, Me Barbe a indiqué qu'il en formerait une troisième, sous la forme d'une requête en nullité des auditions de Boualem Bensaïd. |
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| ACTUALITÉ |
Comment faire des économies ? La question a été posée en début d’année aux acteurs judiciaires du TGI de Saint-Denis à l’annonce de la nouvelle enveloppe allouée pour 2006. Si d’un côté, les salaires s’alignent sur l’indice du coût de la vie, le budget des frais de justice 2006, lui régresse par rapport à celui de 2004 et passe à 1, 47 million d’euros soit 13% de moins qu’en 2004. Cette mauvaise nouvelle ne décourage pas François Basset, avocat général de la cour d’appel dionysienne qui, en rigoureux responsable de l’intendance judiciaire, affiche une certaine sérénité. Son secret. L’utilisation optimisée de la visio-conférence dans les débats. “J’arrive pratiquement à économiser une cession d’assise dans l’année grâce à une meilleure gestion des deniers publics”, s’exalte l’avocat général. Chiffres à l’appui, le passage à la visio depuis le 9 mai 2005 a fait épargner en frais de justice l’équivalent de 14 billets d’avion AR métropole ou Nouméa pour un total de 28 000 euros pour les seules conférences extérieures au département de la Réunion. L’entrée du grand écran au sein même de l’hémyclique de la justice a donc l’effet d’une mini révolution. Un exemple, une cession d’assises de deux semaines soit 10 jours d’audience représente en moyenne 30 000 euros. En 7 mois d’exercice, l’utilisation de la visio n’a d’ailleurs pas soulevé de critiques particulières et ce, malgré les deux incidents techniques survenus avec les experts de Nouméa et de Toulouse.
METHODIQUE
Au contraire, “la technique s’affine et les débats y gagnent en qualité” affirme son initiateur. Et tant mieux car l’achat et l’installation du matériel a évidemment un coût : 48 000 euros. Seuls quelques voix d’avocats déplorent le manque de fluidité dans les débats. “La profession n’est pas très à l’aise devant l’écran. La distance ne permet pas d’entrer dans le registre du question réponse d’usage. Je ne suis pas opposée à la visio lorsque cela est nécessaire mais je préfère de loin la présence de l’expert à l’audience”, s’exprime pour sa part Me Fernande Anilha. “Oui, à la visio mais de manière mesurée, estime pour sa part Marie Briot qui désapprouve son utilisation lorsqu’il s’agit d’intervention d’expert de Saint-Pierre. Les avocats et les témoins se déplacent, je ne vois pas pourquoi les experts ne pourraient pas faire également l’effort. Lors de la dernière cession d’assises, le président a dû faire interrompre les témoins car il avait calé l’heure de l’intervention d’un expert en direct de métropole !” Des économies de temps sont ainsi réalisées pour les magistrats comme pour les experts et les fonctionnaires lors de l’utilisation administratives de la visio. Le retour sur investissement est rapide. “En 2005, nous avons réalisé 14 visios vers la métropole ou Nouméa et 27 vers Saint-Pierre sachant que le prix moyen par expert est évalué à 2000 euros”, poursuit François Basset. La nouvelle année judiciaire va se dérouler au rythme de 60 affaires à juger au long des quatre cessions d’assises. Épinglée mauvais élève de l’Europe par une étude de la Commission européenne, en matière d’efficacité, la France arrive au 23e rang sur 40 pays et affiche la charge de travail la plus lourde d’Europe après la Norvège. Pourtant, cette situation ne décourage pas l’avocat général, François Basset qui dans sa juridiction se fait un point d’honneur à respecter et limiter les délais de jugements. “Je surveille la gestion de la cour comme le lait sur le feu ! Dans l’intérêt des victimes, des prévenus et de la société en général, j’arrive à faire juger les affaires dans un délai de 10 à 11 mois. Toutefois, une juridiction peut absorber un certain nombre de dossiers et il faut faire avec les moyens mis à disposition. Et jusque là, la cour n’a pas de retard.” Sur les 182 affaires criminelles en cours, 33% d’entre elles sont accompagnées de mesures de détention. Les affaires de viols représentent un volume de 111 dossiers dont 24 mandat de dépôt. “A partir du moment où la parole de l’enfant a été prise en compte dans les années 1980, les affaires se sont révélées plus nombreuses. L’envers de la médaille, c’est que nous avons à instruire des faits parfois très anciens ce qui rend les instructions laborieuses.” S’ensuivent 57 affaires d’assassinats et 14 affaires d’atteintes aux biens. Ce travail méthodique permet à la cour d’appel de mieux appréhender les cessions d’assises et de réunir dans des délais acceptables tous les acteurs d’une même affaire. La première cuvée à peine digérée, l’avocat général planche déjà sur les 7 dossiers de la cession d’avril.
Céline du Marteray
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| 26 février 2006 - Logiciels |
Un pas de plus pour les logiciels libres dans les administrations. Le gouvernement fédéral belge assurera, d’ici la fin de l’année 2006, la formation à Novell Linux Desktop et à OpenOffice.org de près de 4000 agents du SPF Justice. La formation de 4000 utilisateurs à Novell Linux et OpenOffice est, selon DataNews, une première en Europe vu son ampleur. La manoeuvre fait partie d’un large projet de réforme de la Justice belge, mis en marche en 2001. En 2003, l’approche, initialement basée sur .net de Microsoft, a été abandonnée pour une transition progressive vers les logiciels libres, qui s’étalera jusqu’en 2008 Les cours et tribunaux disposent déjà d’un parc de 1000 micro-ordinateurs sous Linux. L’opérateur chargé de la migration est la firme belge OPNS. 3000 nouveaux utilisateurs seront formés en 2006. Les différents départements de la justice belge représentent environ 21 000 agents. |
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