Dans le cadre de l’enquête lancée après le décès, en 1995 à Djibouti, du juge français Bernard Borrel, la justice française ordonne l’audition du chef des services secrets djiboutiens, Hassan Saïd, sur une éventuelle subornation de témoin.
Dans l'affaire Borrel, la justice française vient d’ordonner l'audition du chef des services secrets djiboutiens. Hassan Saïd est soupçonné de « subornation de témoins » dans l'affaire du décès de ce juge français retrouvé mort en 1995 à Djibouti. Le chef des services secrets aurait notamment demandé au chef de la garde présidentielle de faire un faux témoignage pour discréditer un témoin-clef. Dans sa décision, la justice a aussi réclamé l'audition du procureur de la République de Djibouti.
Cette subornation de témoins présumée est en fait une affaire dans l’affaire. En 2000, un ancien membre de la garde présidentielle révèle plusieurs conversations auxquelles il a assisté, après la découverte du corps de Bernard Borrel. D'où il ressort que les plus hautes autorités savent que le « juge fouineur » comme le surnomme, a bel et bien été assassiné.
Des témoins placés sous protection en Belgique
Réaction immédiate de Djibouti : un démenti cinglant, mais aussi une déclaration du chef de la garde présidentielle qui discrédite ce témoignage. Quelques temps plus tard, c'est au tour de cet officier de gendarmerie de faire défection : il révèle qu'on l'a obligé à produire ce faux témoignage. Il met en cause le chef des services secrets, Hassan Saïd.
Le procureur de la République, Djama Souleiman, lui, est accusé d'avoir cherché à obtenir la rétractation du premier témoin. Nous l'avons joint à Djibouti, il n'a pas souhaité faire de commentaires. Si les deux hommes refusent de répondre à la convocation de la justice française, ils pourraient faire l'objet d'un mandat d'arrêt international.
De leur côté, les deux témoins, réfugiés à Bruxelles, font toujours l'objet de pressions diverses. Des menaces prises très au sérieux par la police belge qui, depuis plusieurs semaines, les a placé sous protection.
Justice : Huit clubs de L1 et L2 perquisitionnés
04 octobre 2005 -
Rédaction Football365
Marseille, Troyes, Sochaux, Nice, Auxerre, Lille, Metz en Ligue 1, Montpellier en Ligue 2 font l’objet de perquisitions mardi dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en juin à Marseille pour exercice illégal de l'activité d'agents de joueurs.
Les enquêteurs de la police judiciaire marseillaise enquêtent à propos des activités d'un agent de joueurs, dont l'identité n'a pas été révélée. Les sièges des clubs de Marseille, Troyes, Sochaux, Nice, Auxerre, Lille, Metz et Montpellier font l’objet de perquisitions mardi, les enquêteurs tentant d’établir si plusieurs transferts ont donné lieu à des manœuvres illicites.
M.B
Article datant du 04 Octobre 2005 - Mis en ligne par Rygo
Après avoir animé les derniers jours du mercato estival, le transfert du milieu de terrain parisien, Lorik Cana, vers le rival marseillais fait de nouveau parler de lui, cette fois devant la justice.Certains supporters parisiens ne s’en sont toujours pas remis et pourtant, depuis le 25 août dernier, Lorik
Cana est Marseillais. Un transfert qui a soulevé beaucoup d’interrogations, un mot était sur toutes lèvres : « Pourquoi ? »Aujourd’hui, quelques questions ont peut être trouvé une réponse. En effet, les policiers de la sûreté urbaine de Marseille ont saisi le procureur de la République sur les conditions de ce transfert. Le rapport de police parle d’un complément de salaire occulte et indique que la société intermédiaire serait la société USM. Cette dernière aurait versé 480 000 euros sur un compte monégasque. Cette somme correspondrait à une prime de 10% du salaire du joueur pour les quatre années à venir. Un revenu occulte qui échapperait à toute charge fiscale et sociale.Ces fonds versés dans la Principauté auraient bénéficié au père de Lorik
Cana. Celui-ci est très influent sur les choix de carrière de son fils et tout porte à croire qu’il aurait tout fait pour que ce transfert se réalise et peut être même contre l’avis premier du joueur. Christophe Monguai, responsable de la société USM, reconnaît que le père de Lorik
Cana a bien touché cette somme : « C'était pour nous un apporteur d'affaires et à ce titre, il était normal de lui rétrocéder une part de l'opération. C'est une pratique courante dans le football ». Cependant, la somme serait selon lui « très exagérée ».Du coté des clubs, on se renvoit la balle. Pape Diouf, président délégué de l’OM, déclare ne pas avoir connaissance des versements au père de Lorik
Cana. Jean-Michel Moutier, responsable du secteur professionnel du PSG, se dit lui aussi pas concerné : « Si de l'argent a été versé illégalement, il ne vient pas de chez nous. Il faut aller voir du côté de Marseille et de l'agent du joueur. En revanche, le père de Lorik
Cana m'a menacé physiquement quelques jours avant le transfert et c'est notamment pour ça que le joueur est parti ». Une affaire de plus donc dont se seraient bien passés les deux clubs
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