Mercredi 13 juin 2007
13 juin 2007, 16h13

BORDEAUX (AP) - L'avocat général de la cour d'appel de Bordeaux a requis mercredi après-midi une peine de prison avec sursis à l'encontre du porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire Stéphane Lhomme, poursuivi pour rébellion et violences sans ITT sur un magistrat.

Stéphane Lhomme avait été condamné à 1.000 euros d'amende avec sursis en première instance pour les faits qui lui sont reprochés, et qu'il conteste. Le parquet avait fait appel de cette condamnation qu'il considérait trop clémente. "Je veux bien être condamné pour des faits que j'ai commis comme arrêter un train de déchets nucléaires en gare de Bordeaux, mais pas pour des faits dont je suis innocent", a déclaré M. Lhomme mercredi.

Le 27 octobre 2006, le militant avait escaladé un échafaudage installé au Palais de justice de Bordeaux pour demander l'instruction d'une plainte déposée trois ans auparavant contre EDF et la centrale nucléaire du Blayais qui avait rejeté ses eaux de refroidissement dans la Gironde sans autorisation pendant plusieurs mois, un délit passible de deux ans d'emprisonnement, selon le militant antinucléaire.

Un officier de police était intervenu pour le faire descendre de l'échafaudage, avant qu'un substitut du procureur ne rejoigne Stéphane Lhomme à 15 mètres du sol. Ce dernier aurait ensuite refermé une trappe métallique sur la jambe du magistrat. Il affirme que le substitut a volontairement engagé son pied dans la trappe au moment où il refermait celle-ci. Il nie donc la rébellion et les violences à magistrat.

Le jugement a été mis en délibéré au 19 septembre. AP

sau/mw


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Samedi 9 juin 2007
07 Jun 2007

L’Opus Dei, bien connu maintenant grâce au Da Vinci Code, attaque en justice Catherine Fradier pour son ouvrage « Camino 999 ».

Pour l’Opus Dei « Camino 999 » porte atteinte à l’honneur et à la considération de la Prélature de l’Opus Dei. Pour l’ordre « l’ouvrage mêle fiction et réalité sans précaution particulière et sans avertissement aux lecteurs sur la distance qu’il conviendrait de prendre aux faits annoncés ». L’Opus Dei réclame donc 30000 euros de dommages et intérêts à l’auteur de « Camino 999 ».

Catherine Fradier est poursuivie pour complicité de diffamation aux cotés de son éditeur mais suite à cette plainte ils sont soutenus par de très nombreux auteurs qui se sentent menacés par cette attaque en justice. Une grande mobilisation est en train de naître autour de Catherine Fradier et de son éditeur

Commentaires

Où est le problème ? : Eric
Bonjour,
Je n'ai aucune proximité ni avec l'Opus Dei ni avec Catherine Fradier.
Mais une chose est sûre : dans un état de droit, quiconque s'estime diffamé a le droit de saisir la justice pour réclamer réparation.
Après, que la justice tranche dans un sens ou dans un autre est une autre histoire.
Il y a toujours une partie gagnante et une partie perdante.
Mais le principe de s'adresser à la justice pour trancher un contentieux est la marque d'un état de droit.

Ségolène Royal a saisi la justice car elle s'estime diffamée par le livre "la femme fatale".
C'est son droit. La liberté littéraire n'est pas en question. Mais cette liberté est bornée par les limites du respect des personnes. Et c'est bien le travail de la justice que de dire où sont ces limites.
Cela se fait au cas par cas. Cela ne fera pas jurisprudence et n'empêchera pas un autre auteur de critiquer Ségolène Royal pour d'autres raisons. Si Ségolène Royal s'estime à nouveau diffamée, elle portera à nouveau plainte et ainsi de suite, nous avons la chance d'avoir une justice, il faut s'en servir !

Il en est de même dans le cas présent. L'opus Dei en tant que personne morale s'estime diffamée et demande à la justice de trancher le débat, je ne vois pas où est le problème.
C'est le risque que prennent auteurs et éditeurs en écrivant sur d'autres personnes, physiques
ou morales, et c'est d'ailleurs une part intéressante de leur métier que de se situer souvent à la frontière entre critique et diffamation. Les uns y verront une critique nécessaire, les autres une diffamation excessive, la justice doit permettre justementun débat serein sur le fond du problème.
C'est d'ailleurs souvent une source de ventes et de profit pour les éditeurs que d'être convoqués par la justice, bien souvent, ils n'en sont pas vraiment malheureux... Qu'ils gagnent ou qu'ils perdent, ils y trouvent d'autant plus de lecteurs...

Je pense que c'est en réalité un faux problème, inhérent au métier de l'écriture et de l'édition.
Souhaitons un débat intéressant portant sur le fond et que le meilleu gagne, la justice en sortira grandie.

June 08, 2007
Droit de se défendre : Cyril
Bonjour,

Je connaîs bien l'Opus Dei pour en faire partie depuis l'âge de 21 ans c'est-à_dire depuis plus de 14 ans. Par l'Opus Dei j'ai appris à me soucier plus des autres, à prier plus, à m'efforcer de vivre avec plus de cohérence ma foi catholique. Des années lumières de l'organization criminelle décrite par Catherine Fradier.

Bien sûr l'Opus Dei comme tout le monde qui est attaqué publiquement a le droit et le devoir de défendre son intégrité. Sinon cela signifirait que ceux qui ont suffisament de moyens pour écrir et publier peuvent diffamer les autres. La diffamation est un acte de violence et nuit aussi au bien des lecteurs qu'aux victimes.

En se défendant l'Opus Dei ne fait que défendre un droit de tout citoyen ou institution.
June 09, 2007

busy


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07-06-2007 Ecrit par midori - 172 hits

  
Dernière mise à jour : ( 07-06-2007 )


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Samedi 9 juin 2007

J'étais convoqué ce matin à 9h pour un débat contradictoire entre le Juge d'Application des Peines et un gros procureur (ces gens-là ne se présentent jamais), je devais répondre par rapport à des condamnations toujours pas éxécutées suite à mes actions vélorutionnaires (jet de yaourts sur la bagnole de l'ex sinistre de l'intérieur, outrages imaginaires à poulets et magistrats, entrave à la circulation des bus invisibles, etc.). Le procureur a, comme d'habitude, refusé de s'expliquer sur les violations permanentes et manifestes du droit par les magistrats dans toutes les affaires me concernant :

 dissimulation des dossiers d'accusation à la défense, malgré les demandes multiples et répétées dans chacune des "affaires" ;
 instructions toujours réalisées à charge et jamais à décharge, en l'espèce les 40 plaintes déposées par mes soins avec constitution de partie civile n'ont jamais été instruites, malgré les preuves flagrantes et manifestes des violations du droit par les flics et magistrats ;
 dissimulation et dévoyement des preuves à décharge par les magistrats.

La discussion a tournée court car au fil des minutes le gras procureur s'amusait à jouer les "vierges effarouchées" par mes condamnations, prétendant que j'étais à la porte de la prison. Faut dire que je lui ai balancé que le droit était criminel au vu des crimes commis en toute impunité par les ordures pétrolières et automodébiles, sans compter l'impunité de certains "fonctionnaires" pour leurs saloperies (Papon, magistrats impliqués dans l'affaire Allègre, etc.). Il a même été jusqu'à "défendre" -tiens il change de casquette au gré de ses humeurs- la prétendue innocence d'un pauvre procureur mouillé jusqu'au cou dans l'affaire Allègre (28 crimes reconnu, une instruction baclée si ce n'est volontairement tronquée, des tonnes de vice de procédure avec dissimulations de preuves, faux et usages de faux, vols, etc.). Au final l'audience a de nouveau été reportée au 10 octobre 2007 à 9h45. La pauvre JAP, obligée de se coltiner un dossier supplémentaire truffé de vices de procédures et d'arbitraires en tout genre et qui, manifestement, ne savait pas comment trouver un compromis.

Le public n'a toujours pas le droit d'assister à "l'audience", la "justice" se fait dans le dos du peuple et ne sert qu'à protéger les intérêts mafieux des notables et de leurs valets en uniformes ou en robe. Le "droit" reste bafoué par ceux qui sont chargés de l'appliquer, l'impunité est toujours de mise avec les serviteurs de la "république" pour les délits et crimes qu'ils commettent. le proc a même affirmé que 5 magistrats avaient été incarcérés en France (soi-disant preuve que la "justice" fonctionne dans les deux sens mais je me demande vraiment comment), les milliers d'innocents qui croupissent en taule ou en contrôle "judiciaire" ne sont toujours pas dignes de son attention...Il n'y a donc pas de compromis possible. Pas de Justice, pas de paix !

Sous O !, toujours commandant vélorutionnaire de la Bicycleta Negra toulousaine

le vendredi 8 juin 2007 à 12h33

 Auteur:


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Samedi 9 juin 2007
L'image “http://www.rue89.com/sites/all/themes/rue89dev/layout/rue89_logo.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Action anti publicité

Johann Lechèvre est barbouilleur. Un drôle de zozo qui, entouré d'amis, se retrouve une fois par mois, dans les rues de Rouen, pour recouvrir des panneaux publicitaires de slogans afin de dénoncer l'omniprésence de la publicité dans les rues.
Rattaché au mouvement national des Déboulonneurs, ses actions n'ont rien d'improvisé.



Si il y a trois barbouilleurs à Rouen, de nombreux autres militants sont présents lors des actions, pour prévenir tout débordement et transformer cette forme particulière de manifestation en une fête digne de ce nom. Ils sont ou ont été formé à la désobéissance civile et à l'action non-violente. Les policiers sont prévenus, accueillis avec courtoisie, le sens de l'action est expliqué avec pédagogie.

Et il en faut, car barbouiller les panneaux est un délit. L'objectif est, pour les barbouilleurs, de se faire arrêter, puis d'être jugé. C'est le cas d'un des trois Rouennais, François Vaillant, qui a comparu le 11 mai 2007 au Tribunal de Grande Instance de Rouen pour des barbouillages de panneaux publicitaires commis le 22 juin 2006 et le 23 décembre 2006. Il risquait 5 ans de prison et d’une amende de 75.000 euros. Le verdict sera rendu le 12 juin, mais le procureur a créé la surprise, après 3 heures de procès, en demandant une dispense de peine.

Pour Johann Lechèvre, témoin lors de l'audience, ce serait une victoire inespérée. Mais juste une étape, pas de quoi jubiler. Les barbouilleurs de Rouen, qui s'inscrivent dans le mouvement des Déboulonneurs, voient plus loin. "C'est une action non-violente de désobéissance civile pour aboutir à une nouvelle loi. On sensibilise le public, puis les politiques. Il y aura des résistances, qu'on espère pas trop violentes. Puis, dans le meilleur des cas, on arrivera à ce qu'un projet de loi limitant la taille des espaces publicitaire soit proposé. Dans deux ans. Au mieux."


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Lundi 4 juin 2007


écrit le 03/06/07 à 16:14:21 par Nicole

Cet article a été accepté par 2 modérateureuses.

Je vous transmet les notes que j'ai prises lors du procès, il manque des passages...donc ce n'est pas complètement le compte-rendu de ce qui s'est passé...mais il y a quand-même pas mal d'éléments :

Procès pour refus de prélèvement d’ADN. 31-05-2007

5 appelés.
Jugement contradictoire condamnés à 150 euros d’amende avec sursis pour refus de prélèvement d’ADN.
Infraction non constituée car dispensés de peine.

Présentation des prévenus.

Déclaration des prévenus :

- Gilles :
… désigné comme porte-parole. Lors du procès précédent, le procureur a suggéré que si je refusais le prélèvement, c’était pour cacher des méfaits futurs… (Rappelle les faits par rapport au déboulonnage des plaques de la rue Thiers et par rapport à l’historique de la commune de Paris)… Une fois fini le travail des plaques, j’ai appelé l’Hôtel de police. Nous ne sommes pas des gens qui nous cachons. Si nous faisons ça, c’est pour que ça se sache. Nous ne sommes pas des criminels, nous sommes des militants. Lors du précédent procès, j’ai déjà évoqué le livre de Georges Orwell « Big Brother ». Est-ce que nous en sommes déjà là ? Nous sommes dans une société qui met en place des outils pour une société totalitaire… (Puis parle d’un reportage sur Vichy qu’il a vu à la télévision dans la semaine)… S’il y avait eu des fichiers informatisés sous la police de Vichy, il n’y aurait plus eu un résistant en 1943 et plus un juif. Nous ne sommes pas une société totalitaire, mais nous en forgeons les outils.
La CNIL s’est opposé au fichage. Nous sommes contre d’étendre le fichage. Le président de la CNIL à l’époque considérait ça grave et dangereux, c’était un sénateur UMP. (Cite St Bernard)…, ça correspond bien à la situation.
… le coût du prélèvement est de 400 euros par fiche… 800 000 fiches par an. Cet argent pourrait être mieux utilisé ailleurs. Autre chose, … l’idée sournoise et dangereuse qu’il y aurait dans les gênes…(cite le cas de deux enfants qui ont volé dans un supermarché)... Je pense que cette voie n’est pas bonne… Servan, avocat révolutionnaire, disait : « Quand les lois ne sont pas bonnes, il faut les changer ». Je sais que vous n’avez pas ce pouvoir, mais vous pouvez nous relaxer. Notre camarade à Lisieux a été relaxé, vous pouvez aussi le faire.

- Jérôme :
Avec le fichage…faire du citoyen un coupable potentiel. Les délits d’initié aujourd’hui ne font pas l’objet de prélèvement….A qui profite le crime ? …

- Antoine :
… montant total des prélèvements … moi, je suis atteint d’une maladie orpheline. ….il y a des téléthons… on donne de l’argent pour la recherche…. A côté de ça, il y a 300 millions d’euros pour ficher les gens… Je verse des impôts, ok, mais pas pour qu’on me qualifie de suspect potentiel.

- Georges :
…On est actuellement dans une société où tout doit être traçable…on gère la société comme une entreprise…fichier génétique pour faire du chiffre, pour quoi faire ? La question est là …

L’avocate générale :
…Cette loi existe, elle s’impose à nous. Elle prévoit que lorsqu’on devrait se soumettre et qu’on refuse, on se soumet à un délit. Mais ici, la question c’est la dispense de peine. Je pense là qu’on est amené à trancher une question. La Cour de cassation a affirmé à nombreuses reprises que les personnes dispensées n’étaient pas condamnées. On est dans le cas d’un délit spécifique… C’est l’article 469.1 de la procédure pénale qui correspond à la dispense de peine…. Cet article est fait car on veut faire une différence avec les autres condamnations. Il y a ce procès de Lisieux où il y a relax, qui n’est pas conforme, donc pas de jurisprudence.
Pour la dispense de peine, toutes les décisions disent que ce n’était pas une condamnation au titre tant de la loi. Or, ce n’est pas le cas pour nous. Donc il faut réfléchir sur une autre base. Ce fichier est constitué à partir d’un certain nombre d’infractions par rapport à la loi. Ce qui compte, c’est le lien qu’on a avec. Pour s’y trouver, il y a deux cas : si je suis une personne condamnée ou aussi si je suis une personne suspect. Donc là, au stade du soupçon, je peux être soumis à un prélèvement. Si à la suite de la procédure, je fais l’objet d’un non lieu, mon empreinte doit être détruite, car il n’y a pas de lien avec la décision de justice car plus de soupçon. Donc ce n’est pas lié à la nature de la peine, mais où une décision me définit en lien avec la suspicion. Le lien est là. … peu importe après…c’est pourquoi, je soutiens à mon avis que c’est à juste titre qu’on demande un prélèvement et qu’à juste titre ils doivent être condamnés à une somme de 800 euros.

L’avocat des prévenus :
On attend des moments difficiles. …. jugement de la procédure initiale : 8 personnes…(rappelle les faits). C’est une affaire d’opinion d’abord…assassin de la commune, il faut le rappeler, on ne peut pas le contester, c’est un fait historique. …destruction d’édifice public, pas de préjudices, pas de victimes. A l’époque, satisfaction d’obtenir une dispense de peine. J’avais plaidé la relax. Ce n’était pas des voleurs, il n’y avait pas d’intention de vol…effectivement, quand un tribunal vous déclare coupable mais vous dispense de peine, on a accepté cette décision. Aujourd’hui, je me demande si je n’aurais pas dû refuser cette décision car comme condamnés en 09/2003, maintenant prélèvement. J’ai dit qu’on attend des moments difficiles car depuis 4 ans, le …justice rajoute 137 délits dans les cas de prélèvements. Aujourd’hui, le même bonhomme dévie ( ?) la Constitution (parle de Sarkozy). Avec la loi de 03/2003, vous protestez, vous manifestez, vous désobéissez civilement, vous êtes fichés. …. Je salue la loyauté de l’avocate générale qui reconnaît que c’est un débat juridique. L’ADN se substitue aux empruntes digitales. En 2003, on ne leur a pas demandé…L’analogie…le jugement de Lisieux m’a motivé, condamnation et dispense de peine, ce n’est pas la même chose. Une dispense de peine, ce n’est pas une condamnation, alors que le texte dit « toute personne condamnée »…si je soumets à la Cour de cassation que ces personnes n’ont pas été condamnées…dés lors, ils ne pouvaient pas être convoqués. Ce sont des personnes qui n’ont pas été condamnées, aujourd’hui, c’est clair, ce sont des personnes qui ont été dispensées de peine.

Décision rendue le 5 juillet.


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[?]Infokiosques.net : Super-bulletin n°20 (huit nouvelles brochures)
le 04/06/07 à 05:33 par [infokiosques.net]
[?]LUTTES DE CLASSES ET OPPRESSION ULTRA-LIBERALE A MILLAU
le 03/06/07 à 13:29 par [Sanrival]
[?]Le parti, un État dans l'État.
le 03/06/07 à 11:15 par [Alexandre Q.]
[?]Rappel à la raison au maquis économique
le 01/06/07 à 10:14 par [Constructeur]
[?]Services secrets suisses et mensonges d'Etat
le 31/05/07 à 10:59 par [Michel Lepertuis]
[?]halte aux colonies !
le 30/05/07 à 22:23 par [ahad haam]
[?]le VENEZUELA et la liberté de la presse
le 29/05/07 à 17:26 par [Isabelle, Carmen, Marion et Lalo, Oscar, ...]

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Lundi 4 juin 2007





Les organisations de défense des prisonniers politiques corses et basques ont décidé d'unir leurs forces pour dénoncer les lois d'exceptions et demander ensemble un statut de prisonnier politique pour leurs prisonniers politiques. C'est ce qu'il faut retenir des deux conférences de presse que le CAR et Askatasuna ont tenu à Paris puis à Aiacciu dans le cadre d'un débat organisé au palais des congrès.

Le statut de prisonnier politique


La France ne reconnaît pas aujourd'hui le statut de prisonniers politiques à ceux qui se battent pour leurs idées. Pourtant, au cours de sa longue Histoire, la France avait toujours eu l'honneur de reconnaître un statut différent, spécial, à ces prisonniers.

En 1922, la circulaire du 15 septembre accordait des avantages aux prisonniers qui avaient commis des " infractions pour motifs politiques ". On n'avait pas peur à l'époque de reconnaître la caractère politique des infractions.

En 1960, ce " régime politique " a été remplacé par un " régime spécial " pour les personnes poursuivies ou condamnées pour " atteinte à la sûreté de l'Etat ". Ce régime spécial accordait de nombreux avantages aux prisonniers politiques :

-> Affectation dans un quartier distinct des autres détenus et si possible dans une cellule individuelle ;
-> Réception de livres et de journaux d'actualité ;
-> Possibilité de recevoir des visites tous les jours, dans des parloirs sans dispositif de séparation ;
-> Faculté d'être réunis aux heures de la journée fixées par le chef d'établissement ;
-> Droit de porter leurs propres vêtements ;
-> Non soumission au travail obligatoire ;
-> Certaines améliorations des conditions matérielles en détention. On peut lire également dans le décret n°71-769 du 16 septembre 1971 qu'il existe à cette époque un " régime spécial " comportant " des avantages " pour les détenus qui en bénéficient. Ce décret organise la mise en place d'une commission pour que les détenus qui ne seraient pas soumis à ce régime puissent en faire la demande auprès du ministre de la justice.

Le décret précise " les personnes condamnées ou poursuivies " qui peuvent en bénéficier : " les personnes (…) dont il est établi au vu des circonstances de la cause que, lorsqu'elles ont commis les faits constitutifs de l'infraction, elles étaient animées par des mobiles présentant un caractère politique, ou n'étaient mues ni par un intérêt personnel, ni par un esprit de vengeance. "

Il est important de s'intéresser à l'esprit de ce décret qui démontre qu'à une époque relativement récente, la France, dans ses lois, faisaient la différence entre un détenu de droit commun et un prisonnier politique.

Le caractère politique de " l'infraction " était à l'époque déterminant quant au traitement carcéral que la personne incarcérée allait subir. En 1975, un décret précisait même que les personnes poursuivies devant la Cour de Sûreté de l'Etat ou condamnées par cette juridiction bénéficiaient d'office de ce statut spécial.

Il y avait incontestablement dans toutes ces mesures une prise en compte de la dimension politique et une reconnaissance du combat des personnes prévenues ou condamnées qui n'étaient pas assimilées aux détenus de droit commun et qui avaient un régime nettement plus avantageux.


L'histoire des juridictions spéciales

Face aux menées anarchistes de la fin du XIXe siècle, le législateur a inventé " l'association de malfaiteur ", mise en examen bien connue qui sert encore aujourd'hui de fourretout et qui permet de maintenir en détention pendant très longtemps les personnes à qui l'on a rien de précis à reprocher, surtout si aujourd'hui cette association de malfaiteur est en relation avec une " entreprise terroriste ".

Mais, même à cette époque, il n'y avait pas de juridiction spéciale pour juger ce type de délits. C'est sous le régime de Vichy que vont apparaître les premières juridictions d'exception avec notamment l'acte dit loi du 5 juin 1943 des sections de Cour d'Appel de sinistre mémoire.

Puis, à la libération, ce sera la mise en place des Cours de Justice et des Chambres civiques qui prononceront plus de 2000 peines de mort pour collaboration.

Lors de la guerre d'Algérie (pardon, les événements d'Algérie), l'Etat français met en place une extension de compétence des Tribunaux militaires. Puis, pour faire face à l'OAS, on instaure en 1961 un Haut Tribunal Militaire remplacé l'année suivante (pour manque de fidélité…) par la Cour Militaire de Justice. Mais les condamnations de cette cour se trouveront annulées par le Conseil d'Etat après l'indépendance de l'Algérie. Le législateur créera alors pour pallier cela, la Cour de Sûreté de l'Etat par la loi du 15 janvier 1963.

La Cour de Sûreté de l'Etat survivra presque 20 ans à la guerre d'Algérie et ne sera supprimée qu'avec l'arrivée de la Gauche au pouvoir en 1981. En 1982, la Gauche met en place, pour protéger le secret de Défense Nationale, une cour d'Assises composée uniquement de magistrats professionnels. La survie ainsi organisée d'une juridiction d'exception pour un motif apparemment légitime allait se révéler être l'aubaine de la Droite revenue au pouvoir en 1986. En septembre 1986, au prétexte d'un certain nombre d'attentats qui avaient été commis au cours de l'année, la Droite étend la compétence de ces Cours d'Assises spéciales sans jury populaire à la répression des infractions commises dans un contexte dit terroriste, ainsi d'ailleurs qu'à toutes les atteintes à la sûreté de l'Etat français.

La dérobade providentielle d'un jury populaire chargé d'examiner un dossier antérieur à cette loi devait même conduire le législateur, le 30 décembre suivant, à donner un effet rétroactif à cette loi… Ces lois reprennent en la forme certains éléments de définition des textes qui avaient régi autrefois la compétence de la Cour de Sûreté de l'Etat.

Le caractère politique du débat judiciaire en matière d'infractions aux lois assurant la protection de l'ordre institutionnel et de l'aire de souveraineté n'est donc pas au départ le fait de la défense, mais bien le fait de la loi et des juridictions d'exception chargées de l'appliquer.

Ainsi, l'un des principes fondamentaux du droit pénal français qui est de considérer que le mobile de l'auteur ne saurait être pris en compte pour déterminer la qualification de l'infraction est bafoué dans tous les cas de prisonniers politiques renvoyés devant des Cours d'Assises spécialement composées.

Depuis 1986, tous les inconvénients de la Cour de Sûreté de l'Etat ont donc été rétablis, y compris les peines de plus en plus sévères qui sont prononcées, mais aucun des avantages qu'avaient les prisonniers qui dépendaient du " statut spécial " n'ont été remis en place. Au contraire, aujourd'hui, les prisonniers politiques que l'administration pénitentiaire appelle " détenus de droit commun appartenant à une mouvance terroriste " ont un traitement carcéral, sous couvert d'une présumée dangerosité, beaucoup plus stricte et plus dure que les autres détenus.

Si la France, dans ses lois et ses pratiques, avait toujours accordé un statut avantageux dans le système carcéral à ceux qui s'étaient battus pour leurs idées, force est de constater qu'aujourd'hui, c'est exactement l'inverse. A force d'être critiquée, la Cour de Sûreté de l'Etat a fini par être supprimée. Il en sera de même un jour des Cours d'Assises spécialement composées.


Bilan de la répression en Corse depuis 1986

Les conférences du CAR et de Askatasuna ont eu pour but d'évoquer la " justice " dite anti terroriste. Les organisations de défense des prisonniers politiques ont expliqué qu'il était important de s'arrêter sur le sens des mots. Le dictionnaire nous apprend que le sens premier du mot terrorisme, c'est la " politique de terreur pratiquée pendant la Révolution ". Ou encore, " l'emploi systématique par un pouvoir ou par un gouvernement de mesures d'exception et/ou de la violence pour atteindre un but politique ". Le mot terrorisme apparaît en fait dans le vocabulaire français le 14 novembre 1794 pendant la Révolution, c'est la " doctrine des partisans de la Terreur ". On parlera à cette époque de " terrorisme jacobin ". Le seul problème, c'est qu'aujourd'hui les Jacobins sont toujours au pouvoir en France et que nous en subissons encore les conséquences.

Le terrorisme dans sa définition philosophique, c'est le fait de faire volontairement des victimes innocentes au sein d'une population. Ni les Corses, ni les Basques ne se sont jamais attaqués volontairement à leur peuple, au peuple français ou à celui espagnol.

Les organisations humanitaire ont donc lancé un appel aux journalistes parisiens : " Mesdames, messieurs les représentants des médias français, ne tombez pas dans les pièges tendus par le gouvernement et avant de parler en Corse ou au Pays Basque de "terroristes", pensez qu'entre 1940 et 1944 en France, les juges et les médias officiels de l'époque parlaient aussi de "terroristes" pour des gens que l'on honorent aujourd'hui comme des résistants. La presse corse n'utilise jamais ce mot, c'est bien parce qu'elle est au contact d'une réalité qui est différente de ce que Paris voudrait. Dire d'un militant politique corse ou basque que c'est un terroriste, c'est une insulte. Merci de respecter l'honneur de ceux qui se battent pour un idéal ".

Depuis que les lois dites antiterroristes sont entrées en vigueur en 1986, la Corse et les Corses ont eu à subir des vagues répressives au gré des politiques menées par les différents gouvernements qui se sont succédés. Les premières années de répression de la " justice " dite antiterroriste (1986/88) ont été menées d'une main de fer par un Charles Pasqua qui voulaient " terroriser les terroristes ", c'est-à-dire semer la terreur chez les nationalistes.

C'est l'époque où l'on fait passer en jugement les responsables d'associations de défense des prisonniers politiques corses, les avocats ou encore le directeur de publication du journal U Ribombu, pour " diffamation " envers l'Etat. Le nombre d'arrestation et de prisonniers politiques est élevé.

Depuis la suppression du statut de prisonniers politiques, les conditions de détentions se sont de plus en plus détériorées, les prisonniers malades n'ont plus qu'à mourir en prison. Jean-Pierre Antonelli, incarcéré depuis mars 87, avait subi un très grave accident de la route avant son arrestation. Par défaut de soin, dès le début de son arrestation, son état s'aggrave et une vis maintenant la plaque dorsale qu'il portait au niveau des vertèbres lombaires se casse. JP Antonelli devient grabataire et toutes ses demandes de remises en liberté pour raison de santé incompatible avec la détention sont rejetées.

Seule la très grande mobilisation populaire (en Corse, mais également à Paris avec une manifestation devant la prison de Fresnes) permettra d'obtenir sa libération en janvier 88. C'est couché sur une civière qu'il sera accueilli par plusieurs centaines de militants à l'aéroport de Bastia. A la fin de l'année 1988, 31 prisonniers politiques corses sont incarcérés dans 10 prisons différentes de l'hexagone. La politique d'éloignement et d'éparpillement pratiquée par l'Etat français est désormais bien en place. Les années de prisons pleuvent, les préventives à n'en plus finir sont monnaie courante (Felice Tomasi, après 6 années de préventives, sera finalement acquitté au procès de Bordeaux fin 88).

L'Etat français pratique la politique des otages et réclame de véritables rançons pour libérer les prisonniers politiques. Ainsi, en 88, ce sont 19 millions de centimes (de francs) de rançons qui seront demandés par l'Etat pour la libération de patriotes corses ! (Ghjaseppu Caviglioli : 75.000 F ; Iviu Stella : 50.000 F ; Ghjuvan'Michele Rossi : 35.000 F ; Patrick Ceccaldi : 20.000 F ; Francescu Viola : 5.000 F, etc).

Au milieu de l'année 1988, la Gauche revient au pouvoir et change radicalement de stratégie. Aux velléités répressives de la Droite, la Gauche répond par une volonté feinte de dialogue et d'avancées politiques. Une loi d'amnistie est même votée en 89 et tous les prisonniers politiques sont libérés. Cette volonté affichée de dialogue se révèlera en faite être un piège. La Droite revient au pouvoir en 93 et va continuer ce pseudo dialogue qui n'a pour but que de diviser les nationalistes en passe d'atteindre une position de prise démocratique du pouvoir à l'Assemblée de Corse. Les germes de la division ajoutées à un " saupoudrage " de provocations déclanchera une guerre fratricide entre 1995 et 96. Pendant ce temps, depuis 1988, pratiquement pas d'arrestation ni d'incarcération, une vingtaine tout au plus. La " justice " antiterroriste ne s'occupe pas de la Corse, ni des Corses, et surtout pas des assassinats entre nationalistes. Les nôtres peuvent mourir, ce ne sont jamais des " crimes odieux qui doivent être punis ", ils ne sont pas Français, et même pas préfets.

Aux élections de 1995, la Droite retrouve les pleins pouvoirs, mais les maladresses de Juppé et de Debré qui n'arrêteront pas de se contredire, de fausses promesses en petites déclarations pour faire croire que l'Etat va s'occuper du problème politique corse, finalement les nationalistes lassés rompent le dialogue (la mairie de Bordeaux en garde encore certainement les stigmates) et les forces répressives vont redécouvrir la Corse. Nous sommes en 1996, il y a 10 ans. L'Etat français réactive la XIVe section anti-terroriste du Parquet de Paris et son bras armé la D.N.A.T. dans son combat répressif contre les Corses.

Depuis, la Droite et la Gauche ont continué à se partager le pouvoir, avec un fil directeur : la répression. Mettre en garde à vue, ficher, et si possible incarcérer un maximum de nationalistes. Voici la politique répressive que les différents gouvernements français ont menés depuis 10 ans, même au moment des dialogues comme le processus de Matignon, on a continué à interpeller et à incarcérer. On est allé jusqu'à mettre en prison des militants nationalistes à qui l'on reprochait d'avoir participé à une conférence de presse au cours de laquelle les mouvements clandestins appelaient à une grande trêve pour donner toutes ses chances au processus de Matignon !

En 1996 et 1997, on peut estimer le nombre d'interpellation à 200. Au début de l'année 1998, le préfet Erignac est assassiné par des nationalistes. L'Etat va alors déchaîner une répression sans précédant dans l'Histoire de la Corse. En une seule année, près de 2200 personnes sont interpellées. Les premières interpellations ont lieu en présence des caméras de télévision pour faire croire à l'opinion publique française que l'Etat de Droit règne en Corse.

Puis, à la fin de l'année, pour éviter une explosion entière de la Corse, les interpellations continuent et même augmentent, mais dans la plus grande discrétion afin que les Corses ne se rendent pas compte qu'ils sont tous susceptibles un jour ou l'autre d'être arrêtés, soit parce qu'ils ont le même patronyme qu'un nationaliste connu, soit parce que leur nom apparaît sur une pétition de soutien à telle ou telle idée nationaliste, soit parce qu'ils sont abonné au journal autonomiste Arritti…

En 1999, il y a près de 600 interpellations, surtout dans la première moitié de l'année, avant l'arrestation du commando qui a mené l'action contre le préfet Erignac. Dans les années 2000 et 2001, il y a 200 interpellations. Et Depuis 2002, la moyenne des arrestations est de 150 par an. On interpelle tout ce que l'on peut, on serait presque tenté de dire " tout ce qui bouge ", ou au moins, tout ce qui est nationaliste et qui n'a pas été interpellé récemment, encore qu'il arrive à certain de nos militants de subir des perquisitions et des gardes à vue par des services différents à 15 jours d'intervalle… Le Canard enchaîné lui-même explique dans son édition du 28 mars 2007, que " depuis 2002, le nombre des gardes à vue en France a littéralement explosé " expliquant que c'est suite aux directives de Nicolas Sarkozy qui demande de faire un maximum de chiffre, à des années lumières de la pensée philosophique du code pénal ou du code de procédure pénale.

D'ailleurs, les services de l'ex ministre et candidat à la présidentielle n'ont pas manqué de mettre au jour leurs chiffres à la fin de l'année 2006 en expliquant, sourire triomphant aux lèvres, qu'il y avait eu près de 150 interpellations en Corse pendant l'année, ce qui représente 50 % du travail de la DNAT sur toute la France !

Et tant pis si d'aventure certains véritables terroristes décident de faire sauter des bombes dans le métro pour tuer des innocents, l'important c'est d'arrêter des nationalistes. Quant au milieu corse, il n'y a guerre que l'ex ministre de l'intérieur pour croire qu'il est affaibli, à moins que certains de ces chefs n'aient eu des problèmes de santé, la voyoucratie a encore de beaux jours devant elle en Corse, elle peut dormir sur ces deux oreilles, elle n'a rien à craindre de la " justice " française.

Ces dernières années, la " justice " antiterroriste n'a reculé que devant la pression populaire. Dans le cas des interpellations de leaders nationalistes politiques (Corsica Nazione, Rinnovu) ou syndicalistes (STC et agriculteurs), des manifestations populaires particulièrement importantes, des actions spontanées (blocages des routes, des ports…) ont ridiculisé l'Etat français et l'ont fait reculer en l'obligeant à libérer ces personnes.

Cependant, dans le cas de militants moins médiatisés, on a connu au cours de l'année 2006, une montée en puissance de la violence d'Etat avec des interpellations de plus en plus musclées allant du militant frappé jusqu'au coup de feu. Si la politique de la femme otage est aujourd'hui systématisée, on peut se réjouir qu'encore une fois la pression populaire ait empêché cette violence d'Etat de perdurer et on semble être revenu depuis un an à des interpellations, toujours aussi nombreuses, mais moins violentes.

Si l'on excepte les années 1988 à 96 où la politique des gouvernements français était autre, et si l'on fait le bilan de ces 10 dernières années de répression de la " justice " dite antiterroriste en Corse, les chiffres sont choquants !

Entre 1996 et 2006, la Corse et les Corses ont donc subi près de 4000 interpellations. La Corse compte 280 000 habitants, dont 145 000 âgés de 20 à 59 ans. Donc, on peut dire que pratiquement 3 % de la population active corse a connu les foudres de la DNAT en l'espace de seulement 10 ans. Rapporté à la France (31 millions d'habitants actifs), cela représenterait près de… 9 millions d'interpellations en 10 ans !

Au-delà des personnes directement concernées, ce sont des familles entières qui sont touchées et nous pouvons dire qu'aujourd'hui en Corse, personne n'est épargné et personne n'est à l'abri.

Avec le gouvernement Sarkozy, cette répression s'est accélérée, " faire du chiffre " est devenu le mot d'ordre d'une juridiction d'exception qui est devenue pour nous le " droit commun ". Les lois Perben II renforcent encore un dispositif répressif de plus en plus liberticide.

Aujourd'hui, il y a une soixante de prisonniers politiques corses, et seulement 4 sont incarcérés en Corse, tous les autres sont éparpillés dans les différentes prisons françaises y compris la vingtaine de condamnés.

Ghjuvan Filippu ANTOLINI


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Vendredi 1 juin 2007
1 juin 2007, 16h36
 

ORLÉANS, Loiret (Reuters) - La cour de cassation a confirmé le jugement en appel d'Orléans qui avait condamné, en juin 2006, 49 "faucheurs volontaires" ayant détruit une parcelle de maïs génétiquement modifié appartenant à la société américaine Monsanto dans le Loiret en août 2004 et en juillet 2005.

La plupart des faucheurs avaient été condamnés à de la prison avec sursis assortie d'amendes. Seul Jean-Émile Sanchez, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, a été condamné à deux mois de prison ferme.

Tous avaient été relaxés en première instance, le tribunal correctionnel d'Orléans ayant accepté "l'état de nécessité" comme base de leur action.

Deux autres anciens porte-parole de la Confédération ont déjà par le passé été condamnés à de la prison ferme pour arrachage, José Bové et René Riesel.

"On aurait pu espérer la même sagesse que le tribunal de première instance qui nous avait relaxés", a souligné Jean-Émile Sanchez. "Maintenant, la balle est dans le camp des responsables politiques. Nous exigeons de leur part la mise ne place d'un moratoire sur les essais en plein champ, 86% des citoyens français y sont favorables.

Face à une cinquantaine de militants regroupés sur le parvis du palais de justice d'Orléans, le militant syndical a indiqué qu'il allait saisir la cour européenne des Droits de l'homme. Cette saisine n'a pas d'effet suspensif.

"J'attends de voir ce que le juge d'application des peines de Millau va me proposer", a indiqué Jean-Émile Sanchez. "Je suis ouvert à toutes les propositions, exception faite du bracelet électronique", a-t-il ajouté.


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Mercredi 30 mai 2007
FOUGÈRES (IlleetVilaine), 30 mai 2007 (AFP) - 21h45
La justice a ordonné mercredi l'évacuation du pylône occupé depuis mardi par quatre militants anti-nucléaires près de Fougères, a-t-on appris de sources concordantes. Les protestataires ont décidé s'y maintenir. Le tribunal de grande instance de Rennes a ordonné l'évacuation immédiate du pylône avec 15.000 euros d'astreinte par personne et par jour, sur requête de Réseau de transport d'électricité (RTE) qui a déposé une plainte mardi, a-t-on appris auprès du Réseau Sortir du Nucléaire. Le tribunal a autorisé également l'utilisation de la force publique si besoin pour faire appliquer la décision. Mais l'huissier a été empêché par des militants au sol de gravir le pylône avec du personnel de RTE pour notifier la décision aux militants installés sur un plancher en hauteur, a dit à l'AFP un militant anti-nucléaire. "Les militants restent tant que la décision ne leur a pas été signifiée par voie d'huissier", a affirmé Stéphane Lhomme, porte-parole des anti-nucléaires. Ces informations ont été confirmées par RTE, qui s'est félicitée de la décision de justice. "Le TGI de Rennes a reconnu notre argumentation. Nous avons des responsabilités en tant qu'opérateur industriel. Il y a des risques pour la sécurité des personnes, on ne peut pas laisser n'importe qui escalader à sa guise une installation comme ça", a déclaré un responsable du groupe. Les militants écologistes réclament l'abrogation du décret pris dix jours avant l'élection présidentielle, qui autorise EDF à construire l'EPR sans tenir compte du "Grenelle de l'environnement" annoncé pour l'automne par le gouvernement. La construction de l'EPR doit commencer à la fin de l'année. Sa mise en service est prévue en 2012. Les travaux de terrassement sont déjà largement entamés à Flamanville.

© 2007 AFP.

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Mardi 29 mai 2007
           CHASSE

 
Crédit Photo : TF1-LCI
 
. La dizaine d'accusés chassait des espèces protégées avec des fusils munis de lunettes à infrarouges.
. Le tribunal correctionnel de Tarascon a condamné mardi le "braconnier en chef" de ce réseau, un récidiviste, à six mois de prison ferme.

- le 29/05/2007 - 19h31

 

Jean-Pierre Bouchet avait déjà été interdit de chasse pour braconnage. Mais cela ne l'avait pas empêché de reprendre ses fusils. Il avait même édité des plaquettes vantant ses "lapins de France", avec "la qualité et le sérieux en plus". Mardi, le "braconnier en chef" a écopé de six mois de prison ferme et 7500 euros d'amende. Deux de ses comparses ont également été condamnés à de la prison ferme par le tribunal correctionnel de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône. Neuf autres ont bénéficié de sursis.

Le réseau avait élevé le braconnage  "à l'échelle industrielle", livrant sur commande des restaurants et des particuliers du Gard et des Bouches-du-Rhône. Les hommes, qui sévissaient en Camargue, utilisaient des appelants, des projecteurs et des magnétophones pour diffuser des chants d'oiseaux. Ils chassaient hors période d'ouverture, la nuit, parfois dans des réserves et avec des fusils munis de silencieux et de lunettes à infrarouge. Quand les gendarmes ont mis fin à ces pratiques, ils ont découvert des congélateurs remplis de centaines d'animaux, dont certaines espèces protégées comme les fauvettes et les mésanges.

Les deux sociétés de chasse qui ont bénéficié des animaux capturés devront payer 10.000 euros d'amende chacune, échappant de justesse à la dissolution. Tous les prévenus ont dit chasser par passion de la nature et non par appât du gain. Les enquêteurs ont pourtant découvert 54.000 euros répartis sur différents comptes. Le chef du réseau assure, lui, n'avoir gagné "que 5 à 7000 euros", à raison de 23 euros par lapin vendu. Le reste ? Un héritage, a-t-il expliqué...

D'après agence


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Lundi 28 mai 2007
NOUVELOBS.COM | 28.05.2007 | 15:39

Réagissez à l'article13 réactions


Un Malien en situation irrégulière, qui devait être expulsé par un vol d'Air France Paris-Bamako annulé samedi car des passagers avait pris la défense de cet homme, sera jugé le 28 juin.

 

Un Malien d'une cinquantaine d'années, qui devait être expulsé samedi sur un vol Paris-Bamako d'Air France, finalement annulé, a été laissé libre dimanche par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) qui a renvoyé l'examen de l'affaire au 28 juin, a-t-on appris, lundi 28 mai, auprès du Réseau éducation sans frontières (RESF). Selif Kanaté, Malien sans papiers, a été "renvoyé libre à une audience le 28 juin prochain" après avoir été présenté dimanche en "comparution préalable au juge des libertés et de la détention" du tribunal de Bobigny, a expliqué à l'AFP Jean-Michel Delarbre de RESF. "Nous ne savons pas où se trouve cet homme mais nous allons tout faire pour assurer une défense coordonnée pour son audience le 28 juin", mais "cette libération infirme les propos du ministère de l'Intérieur à l'encontre de M. Kanaté", a ajouté Jean-Michel Delarbre.
Selon RESF, Michel Dubois, un passager du vol Paris-Bamako (Mali) qui avait tenté de s'interposer pour empêcher l'expulsion de Selif Kanaté et avait également été interpellé samedi, a été relâché samedi soir.

 
"Râles de douleur"


Le vol Paris-Bamako d'Air France au départ de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle a été annulé samedi après-midi après l'intervention de plusieurs passagers contre l'expulsion de Selif Kanaté. Plusieurs témoins présents dans l'avion ont raconté à l'AFP qu'avant le départ, Selif Kanaté s'était levé, ce qui avait entraîné l'intervention des agents de police l'accompagnant. "Nous avons entendu des bruits de strangulation et des râles de douleur", a notamment affirmé à l'AFP Laurent Cantet, membre de RESF, présent dans l'avion. Selon Air France, qui n'a fourni aucun détail, "le commandant de bord a estimé que les conditions de sécurité n'étaient pas remplies". Le vol devait décoller à 16h40 samedi. Ses passagers ont été reportés sur le vol Paris-Bamako de dimanche. (AFP)

Sur Internet

Situer le Mali

Le Mali sur le site du ministère des Affaires étrangères

Les relations politiques France-Mali

Le site du ministère de l'Intérieur

Le site de RESF

Le communiqué de RESF

Les droits des étrangers en situation irrégulière


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