Jeudi 6 septembre 2007


AP | 06.09.2007 | 13:50

Un vaste réseau de cambrioleurs qui a sévi en 2004 et 2005 et commis 2.700 vols en moins de deux ans, essentiellement dans des villas des Bouches-du-Rhône, est jugé depuis jeudi par le tribunal correctionnel de Marseille.

Vingt-et-un prévenus, issus de la communauté des gens du voyage de l'Europe de l'Est, dont sept membres d'une même famille, sont cités à comparaître, mais seuls 13 étaient présents jeudi à l'ouverture de leur procès. Neuf d'entre eux sont détenus.

Pas moins de 1.275 bijoux et 18 kilos d'or ont été saisis lors des diverses perquisitions dans le camp des Fouitades à Rognac (Bouches-du-Rhône), dans des caravanes, mais aussi neuf véhicules et plus de 13.000 euros en espèces. Parfois, les bijoux avaient été enterrés dans des jardins ou dissimulés dans des caches dans les véhicules.

Au total, les gendarmes qui ont mené l'enquête ont recensé 440 victimes. Les plongeurs ont même retrouvé quatre coffres-forts immergés dans l'étang de Berre. L'or était ensuite revendu à Paris, Marseille, mais surtout en Italie. Il était négocié entre cinq et neuf euros le gramme. Certains des prévenus ont reconnu qu'ils revendaient jusqu'à un kilo par mois et tiraient de leur activité illégale 5.000 euros en moyenne de revenus.

A la barre jeudi, les mis en cause ont minimisé les quantités revendues. Ils utilisaient pour communiquer des codes qu'ils pensaient ingénieux et comptaient en "grands-mères" ou en "fleurs".

Deux des prévenus sont aussi renvoyés pour "provocation directe de mineurs de 15 à 18 ans à commettre un crime ou un délit", les équipes de voleurs étant le plus souvent composées de leurs enfants mineurs.

Le procès doit durer jusqu'à vendredi soir. AP


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Dimanche 2 septembre 2007
Boisson alcoolisée dans un bar

DR ¦ Boisson alcoolisée dans un bar

 
Vingt-sept personnes sont jugées à partir de lundi par le tribunal correctionnel de Nantes dans le cadre d'une affaire de prostitution présumée dans des bars à hôtesses à Nantes et Rennes dont les bénéfices étaient blanchis dans l'immobilier, notamment en Thaïlande.

Ce procès, prévu pour durer deux semaines, fait suite à un vaste coup de filet lancé en décembre 2004 après plus d'un an d'enquête. Une quarantaine de personnes suspectées d'appartenir au réseau avaient alors été interpellées.

Double comptabilité

Les enquêteurs avaient découvert, dans le cadre d'une information judiciaire, ouverte à l'origine pour prostitution, une double comptabilité dans onze bars à hôtesses. Une partie de l'argent des clients était détournée via des comptes-taxi et blanchie dans des opérations immobilières, en France mais surtout en Thaïlande dans un complexe immobilier de huit villas.

Deux des trois gérants soupçonnés d'être à la tête du réseau comparaissent à partir de lundi, le troisième étant en fuite à l'étranger. Ils sont jugés pour «tolérance habituelle de la prostitution dans un lieu ouvert au public, blanchiment et abus des biens ou du crédit d'une société par actions par un dirigeant à des fins personnelles». Les autres prévenus, des gérantes de bars ou des titulaires de comptes-taxi, comparaissent pour prostitution ou pour blanchiment.



20Minutes.fr, éditions du 01/09/2007 - 09h53

dernière mise à jour : 01/09/2007 - 09h53

 

 

La justice se penche sur les "bars à hôtesses" de Nantes

03.09.07 | 09h06

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NANTES (Reuters) - Vingt-sept personnes soupçonnées d'être impliquées dans un réseau de proxénétisme et de blanchiment d'argent de 2001 à 2004 dans le milieu des "bars à hôtesses" sont jugées devant le tribunal correctionnel de Nantes (Loire-Atlantique) à partir de ce lundi.

Selon l'accusation, l'achat de bouteilles de champagne dans ces établissements donnait droit à des prestations sexuelles. Une partie des profits aurait été réinvestie dans un complexe immobilier en Thaïlande, à Phuket. Une autre n'aurait pas été déclarée aux services fiscaux.

Au centre de l'affaire, se trouve Didier Chevalier, un ancien ouvrier chaudronnier de 50 ans, qui a acheté son premier bar au début des années 1990.

"On le décrit comme le patron du milieu nantais, mais ça n'a aucun sens", s'insurge son avocat, Me Yvan Trebern. " Il a juste racheté des bars à des gens du milieu, et certains de ses clients en étaient."

L'un des ses frères, poursuivi pour les mêmes faits, fait l'objet d'un mandat d'arrêt. L'homme serait en Thaïlande, selon le parquet de Nantes.

Hormis un troisième patron de bar, les autres personnes poursuivies dans cette affaire sont les tenancières effectives des bars, des amis et connaissances des patrons, ainsi que des clients occasionnels. Ces derniers sont soupçonnés d'avoir encaissé des chèques sur leurs comptes bancaires, avant de les reverser aux gérants.

Le procès doit durer deux semaines.

Au total, une dizaine de bars avaient été fermés et une quarantaine de personnes arrêtées, lors d'un vaste coup de filet en décembre 2004.


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Dimanche 2 septembre 2007
Par Par Françoise MICHEL AFP - 

ROME (AFP) - Plus d'une trentaine de mafieux présumés, dont trois découverts dans un bunker, ont été arrêtés jeudi dans le village de San Luca et ses environs (sud de l'Italie), où deux clans se livrent à une vendetta sanglante qui pourrait être à l'origine de la tuerie de Duisbourg (Allemagne).<a href="http://fr.ard.yahoo.com/SIG=12pgn6507/M=200089151.201329822.202708844.200401909/D=frnews/S=2022421297:LREC/Y=FR/EXP=1188891187/A=200570451/R=0/id=flashclicks/SIG=11qhdj84p/*http://fr.sports.yahoo.com/une-annee-de-rugby/index.html"><img src="http://eur.a1.yimg.com/eur.yimg.com/a/eu/any/300x250cobrand1.gif" width=300 height=250 border=0></a>

Tuerie de Duisbourg: vaste opération contre les clans mafieux en CalabreAgrandir la photo 

Quelque 350 carabiniers ainsi que 150 policiers ont participé à l'opération déclenchée à l'aube sur ordre du parquet antimafia de Reggio de Calabre, chef lieu de la province du sud de l'Italie, qui a émis au total 44 mandats d'arrêt, a précisé à l'AFP le chef des carabiniers en charge de l'opération, le colonel Antonio Fiano, joint par téléphone à Reggio.

Trente-trois personnes, dont huit femmes, avaient effectivement été arrêtées en milieu d'après-midi alors que l'opération était toujours en cours, a précisé le responsable.

Le village de San Luca, survolé par deux hélicoptères, était encerclé par les forces de l'ordre.

Selon les autorités italiennes, l'exécution de six Italiens dans la nuit du 14 au 15 août à Duisbourg (ouest de l'Allemagne) devant un restaurant italien est le dernier épisode d'une vendetta à laquelle se livrent deux familles originaires de ce village et qui a fait plus d'une dizaine de morts depuis 1991.

"Il s'agit d'une réponse forte et nécessaire lancée par l'Etat à San Luca pour briser la vendetta mafieuse entre clans de la 'Ndrangheta (la mafia calabraise) qui a déjà semé tant de terreur", a commenté le ministre italien de l'Intérieur Giuliano Amato dans un communiqué.

Les mandats d'arrêt ont été émis dans le cadre d'une enquête sur cette vendetta, qui a été ouverte avant le massacre de Duisbourg.

"Trois hommes qui se cachaient dans un bunker" d'un petit immeuble de San Luca, ont également été arrêtés après la découverte de la cache par un carabinier, selon le colonel Fiano, qui a fait état de nombreuses perquisitions.

Parmi les personnes visées par un mandat d'arrêt figurent notamment deux frères de deux des victimes de Duisbourg et un chef de l'un des deux clans impliqués dans la vendetta, époux d'une femme tuée à San Luca le jour de Noël 2006, a précisé le colonel Fiano.

Les commanditaires et les exécutants présumés du meurtre figurent également parmi les suspects dont l'arrestation a été requise, a affirmé l'Ansa.

La tuerie de Duisbourg est selon Rome la réponse au guet-apens de Noël qui avait également fait trois blessés dont un enfant. Ce règlement de comptes a été suivi de plusieurs meurtres en Calabre (au moins quatre selon les médias italiens).

Les suspects interpellés jeudi sont accusés d'association mafieuse, homicides et trafic d'armes.

Il s'agit de la plus importante opération menée en Italie contre les clans Strangio-Nirta et Vottari-Pelle depuis Duisbourg.

Elle a été déclenchée au lendemain de l'arrivée en Italie du chef de la police criminelle allemande, Jorg Ziercke, pour faire le point sur l'avancement de l'enquête.

Dans un communiqué publié jeudi, la police criminelle allemande a indiqué étudier une "piste très prometteuse" sur le sextuple meurtre, sans toutefois donner plus de détails.

Les enquêteurs allemands indiquent avoir perquisitionné plusieurs logements "dont les occupants semblent avoir fui précipitamment" et disent avoir retrouvé dans certains des enveloppes contenant plusieurs centaines d'euros en espèces.

En outre, la police allemande "peut confirmer les informations des médias italiens" selon lesquelles les six meurtres auraient eu lieu "non pas après une fête d'anniversaire mais après une cérémonie d'initiation dans la N'Drangheta". "Sur l'une des victimes, un élément de preuve sous la forme d'une image pieuse calcinée, a été trouvé", ajoute le communiqué.



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Samedi 1 septembre 2007
La Mafia négocierait sa reddition avec un Etat italien sur ses gardes.
Par ÉRIC JOZSEF
QUOTIDIEN : jeudi 16 août 2007
 
Les cerveaux de la Pieuvre en discuteraient. L’hypothèse circulerait même depuis plusieurs années : une partie de la Mafia sicilienne envisagerait de décréter le cessez-le-feu et d’annoncer la fin des hostilités contre l’Etat.
Sur le même sujet
Jusqu’à présent, une telle perspective avait été épisodiquement évoquée sur la base de déclarations individuelles ou de messages colportés par les avocats de plusieurs parrains emprisonnés.
Lundi, La Stampa est allée plus loin en publiant ce qu’elle désigne comme «l’histoire secrète des négociations pour la reddition de Cosa No stra». Selon le quotidien de Turin, «les boss seraient prêts à déposer les armes en échange de remises de peines et de conditions carcérales moins drastiques.»
Armistice.  Depuis la fin des années 90, un groupe de mafieux condamnés à perpétuité et placés en quartier de haute sécurité auraient pris acte de l’impasse dans laquelle ils se trouvent et auraient cherché à négocier avec les autorités une forme d’armistice. Car, après les attentats contre les juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, en 1992, l’Etat italien a décimé les rangs de la Pieuvre : tour à tour, des dizaines de parrains sont tombés, parmi lesquels le sanguinaire Toto Riina qui avait voulu défier militairement le pouvoir et qui a été appréhendé en 1993 à Palerme.
Ses successeurs à la tête de l’organisation criminelle ont également été arrêtés : Leoluca Bagarella, Giovanni Brusca et, en avril 2006, Bernardo Provenzano capturé près de Corleone après quarante-trois ans de cavale. «Pietro Aglieri, le boss qui fait des études de théologie et le magistrat Piero Luigi Vigna, qui a toujours cru possible de parvenir à une reddition de Cosa Nostra, ont été les protagonistes d’une première approche» pour une négociation il y a près de dix ans, raconte le très sérieux «mafiologue» de La Stampa Francesco La Licata. A l’époque, Piero Luigi Vigna était le procureur national antimafia. Depuis sa cellule, Aglieri aurait proposé d’abandonner la bataille sans que les parrains n’aient à collaborer avec la justice ou à dénoncer leurs complices. Le chef de la mafia de Catane Nitto Santapaola ou encore Salvatore Biondino, l’homme de confiance de Toto Riina auraient fait partie du clan des «colombes».
Irréductibles.  Mais le projet a une première fois avorté en 2000 lorsque la négociation a été révélée par la presse. Surtout, au sein de la Mafia comme de l’Etat, certains refuseraient catégoriquement cette solution.
C’est notamment le cas de l’actuel procureur national antimafia Piero Grasso qui estime qu’il s’agit d’un piège redoutable et que, pour les parrains, seule une pleine et entière collaboration avec les autorités peut leur ouvrir la voie à des remises de peines. D’autant que du côté de Cosa Nostra, un cercle d’irréductibles continue de menacer les institutions et fait toujours planer la terreur sur la Sicile. Selon La Stampa, l’hypothèse n’aurait toutefois pas totalement disparu.
Depuis des mois, les chefs emprisonnés chercheraient ainsi à déjouer les règlements des quartiers de haute sécurité pour se réunir «en assemblée» et décider ensemble de la marche à suivre.

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Mercredi 29 août 2007

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP | 28.08.07 | 17h54  •  Mis à jour le 28.08.07 | 18h57

n juge fédéral américain a approuvé, mardi 28 août, l'extradition de l'ancien dictateur panaméen Manuel Noriega vers la France, où il a été condamné à dix ans de prison. Incarcéré aux Etats-Unis depuis 1992, Manuel Noriega doit être libéré pour bonne conduite le 9 septembre.L'ancien homme fort du Panama avait été capturé lors d'une intervention militaire américaine en 1989 et condamné à quarante ans de prison pour trafic de drogue, avant de bénéficier d'une remise de peine pour bonne conduite la ramenant à dix-sept ans.

L'ancien dictateur du Panama, Manuel Antonio Noriega. (Photo non datée) | AP

AP
L'ancien dictateur du Panama, Manuel Antonio Noriega. (Photo non datée)

En cas d'extradition vers la France, Manuel Noriega devra à nouveau être jugé. En 1999, le tribunal correctionnel de Paris l'avait condamné par contumace pour blanchiment d'argent de la drogue via des banques françaises, ainsi qu'à une amende de 11,2 millions d'euros. Des mandats d'arrêt contre lui et sa femme avaient également été délivrés.

"PRISONNIER DE GUERRE"

La décision du juge William Turnoff confirme celle prise, vendredi, par un autre magistrat fédéral, William Hoeveler, qui avait rejeté l'argument des avocats de Noriega selon lequel sa qualité supposée de "prisonnier de guerre" impliquait un rapatriement dans son pays d'origine à sa remise en liberté.

L'extradition de Manuel Noriega vers le Panama est aussi demandée par la justice panaméenne, qui souhaite qu'il purge une peine de prison de quinze ans pour meurtre. "Je peux vous assurer que vous n'avez pas fini d'entendre parler de cette affaire", a déclaré, mardi, Frank Rubino, l'avocat de Manuel Noriega, assurant qu'il allait faire appel de la décision judiciaire.

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Samedi 18 août 2007
Mais la recrudescence des vols montre un nouvel engouement du banditisme pour ce secteur.
Par Vincent Noce
QUOTIDIEN : samedi 18 août 2007
 
Et de deux : l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) va pouvoir restituer un élément du grand retable flamand qui a été dérobé il y a deux mois dans la cathédrale Saint-Pierre de Rennes. Un nouveau succès à mettre à son actif après la récupération, à Paris, et en collaboration avec la Brigade de répression du banditisme, des Picasso volés chez la petite-fille du peintre (Libération du 8 août).
Consacré à la vie de la Vierge, le retable en bois doré du XVe siècle est le chef-d’œuvre de la cathédrale. Le 25 juin, le voleur s’était laissé enfermer la nuit et avait défoncé une porte pour sortir. Accroché dans une chapelle, le retable n’était protégé que par une vitre.
Un mois plus tard, un homme s’est présenté chez des antiquaires d’Anvers pour proposer les éléments du retable. Prévenue, l’OCBC alertait les autorités belges. Le 28 juillet, ils ont arrêté un Roumain, en possession du panneau central, circulant dans une voiture volée à Rennes, à bord de ­laquelle se trouvait tout un matériel de casseur.
Un mandat d’arrêt européen a été lancé et son extradition ­devrait être demandée. Mais l’homme n’a rien voulu dire du sort des deux autres panneaux, qu’il a probablement déjà vendus. Une perquisition chez un autre marchand, avec lequel il avait été en contact, est restée infructueuse.
L’affaire des Picasso et le hold-up commis au musée des Beaux-Arts de Nice - au cours duquel des hommes armés se sont emparé d’un Monet et d’un Sisley (toiles qui n’ont pu encore être restituées) -, ainsi que de deux panneaux de Brueghel de Velours, confirment l’engouement du banditisme pour le vol et le trafic d’art, qui sont peu réprimés : le vol d’œuvres d’art, même dans un musée, est passible de la même peine qu’un vol de voiture. Il est prescrit au bout de trois ans. Jeudi, sur le plateau de l’émission C’est dans l’air (France 5), le lieutenant-colonel Pierre Tabel, qui dirige l’OCBC, a souhaité une aggravation des peines en cas de vol d’un «trésor national». Ainsi qu’une harmonisation européenne : de nouveau, la Belgique, dont la législation est ­particulièrement laxiste, est désignée comme la place centrale du trafic en Europe.
Les cambrioleurs de la petite-fille de Picasso avaient été repérés en train de proposer les œuvres volées dans ce pays.

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Mardi 14 août 2007
Justice - Trois Malaisiens condamnés à 28 ans de prison pour trafic de drogue.-
La Cour municipale de Phnom Penh a condamné les trois ressortissants à 28 années de prison, et à une amende de 70 millions de riels. Les condamnés, d'origine chinoise, étaient arrivés au Cambodge en novembre 2006, se faisant passer pour des joueurs de casino. Les officiers des douanes les ont interceptés à l'aéroport International de Phnom Penh en possession de 24 paquets contenant 4.1 kilos de drogue.

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Lundi 13 août 2007
Mise à jour: 13/08/2007 12h04


Montréal - Le parrain présumé de la mafia comparaît Montréal
Le parrain présumé de la mafia comparaît


Procès de Nicolo Rizzuto - L'enquête sur remise en liberté se poursuit




Le parrain présumé de la mafia montréalaise est en cour aujourd'hui pour son enquête sur remise en liberté.

Nick Rizzuto, âgé de 83 ans, a été arrêté en novembre dernier lors de l'opération Colisée, qui visait le trafic de drogue et le gangstérisme.

Il s'agit du père de Vito Rizzuto, qui purge présentement une peine de 10 ans de prison aux États-Unis pour son implication dans une affaire de meurtre.

L'enquête sur remise en liberté de Rizzuto est frappée d'une ordonnance de non-publication.


 

La justice canadienne n'a jamais réussi à mettre en échec Vito Rizzuto, arrêté mardi à la demande des États-Unis

Brian Myles
Édition du jeudi 22 janvier 2004

Les Anglos le surnomment le «Teflon Don», c'est-à-dire l'homme auquel aucune affaire n'a jamais collé. Jusqu'à son arrestation, mardi, pour trois meurtres commis en 1981 aux États-Unis, Vito Rizzuto n'avait jamais été inquiété par la justice, ou à peine.

La justice canadienne n'a jamais réussi à mettre en échec Vito Rizzuto, arrêté mardi à la demande des États-Unis

Les Anglos le surnomment le «Teflon Don», c'est-à-dire l'homme auquel aucune affaire n'a jamais collé. Jusqu'à son arrestation, mardi, pour trois meurtres commis en 1981 aux États-Unis, Vito Rizzuto n'avait jamais été inquiété par la justice, ou à peine.

Les États-Unis réussiraient-ils là où le Canada a échoué? Si la Cour supérieure consent à l'extradition de Rizzuto, le présumé parrain de la mafia montréalaise devra répondre aux plus sérieuses accusations de sa vie, soit le meurtre de trois capitaines déloyaux de la famille Bonanno (Alphonso Indelicato, Phillip Giaccone et Dominik Trinchera), criblés de balles dans un restaurant de Brooklyn, le 5 mai 1981. Selon les témoignages de deux transfuges de la famille Bonanno, Vito Rizzuto, âgé de 35 ans à l'époque, aurait lui-même appuyé sur la gâchette avant de prendre la fuite avec l'aide de complices.

La famille Rizzuto, d'origine sicilienne, et le clan calabrais des Cotroni entretenaient tous deux d'étroits liens avec les Bonanno, mais ils se sont retrouvés au coeur d'un conflit qui a fait une vingtaine de morts à Montréal et en Italie entre 1976 et 1981, et dont le clan Rizzuto est sorti gagnant.

Nick Rizzuto, toujours vivant et domicilié à Montréal, de même que son fils Vito se seraient alignés sur les puissants Cuntrera-Caruana. Frank Cotroni avait pour sa part délégué son pouvoir à Paolo Violi. Violi et ses deux frères sont tombés sous les balles en moins de quatre ans, de 1977 à 1980.

Un seul de ces crimes a été résolu, celui de Paolo Violi. Giovanni Dimora, Agostino Cuntrera (un cousin de la toute puissante famille) et Dominico Manno, le beau-frère de Nick Rizzuto, ont plaidé coupables à des accusations réduites de complot pour meurtre sur Violi, écopant de sentences variant de cinq à sept ans.

La famille Cuntrera-Caruana n'a jamais fait parler d'elle jusqu'à l'arrestation de ses principaux membres, en 1998, dans le cadre du projet Omerta. Alfonso Caruana, deux de ses frères et un neveu ont écopé de peines de quatre à dix-huit ans de pénitencier pour avoir dirigé un réseau international de trafic de cocaïne et d'héroïne dirigé à partir de Toronto et de Montréal. Au Canada seulement, le clan aurait fait entrer 1,5 tonne de cocaïne.

Les liens de la famille Rizzuto avec les Cuntrera-Caruana avaient été mis au jour par Tomasso Buscetta, un important mafioso qui avait participé à la création de la commission sicilienne pour résoudre les conflits entre les différentes familles. Buscetta avait retourné sa veste en 1983, collaborant entre autres aux enquêtes menées par le célèbre juge Giovanni Falcone, en Italie. Ses révélations n'avaient cependant pas permis d'arrêter les membres du clan Rizzuto.

La justice canadienne a bien tenté de coincer Vito Rizzuto, mais sans succès. En 1987 et en 1988, il était accusé dans deux affaires séparées d'importation totalisant plus de 40 tonnes de haschisch, mais il bénéficiera d'un acquittement dans un dossier et d'un arrêt des procédures dans l'autre.

Le fisc a également poursuivi Vito Rizzuto pour des impôts non payés sur un revenu de 1,5 million, mais il conclura une entente à l'amiable en 2001.

À ce jour, le dossier judiciaire de Vito Rizzuto ne présente que deux petites taches: condamnation pour avoir troublé la paix en 1965 et condamnation pour crime d'incendie et fraude en 1972.

Certains membres de son entourage ont dû affronter la justice, comme Joseph Lagana, décrit par les policiers comme le conseiller financier de Rizzuto. Cet avocat avait été condamné à 18 ans de pénitencier pour l'importation de 558 kilos de cocaïne et le blanchiment de 47 millions de dollars, dans un bureau de change du centre-ville qui avait fonctionné de 1990 à 1994. D'autres sont tombés sous les balles. Vito Rizzuto, lui, a poursuivi son chemin.


 

LCN - Faits divers - Nick Rizzuto arrêté

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Vendredi 10 août 2007


Les malfrats utilisaient le système dit du "skimming" [TSR]
10.08.2007 18:39
Trois pilleurs de bancomats ont été condamnés vendredi à des peines de 4 et 3 ans et demi d'emprisonnement pour avoir dérobé plus de 370'000 francs en trafiquant des distributeurs à billets.
Ainsi en a décidé le Tribunal correctionnel de Vevey (VD). Ces ressortissants roumains avaient commis leurs méfaits entre 2004 et 2006.
Les trois hommes ont été reconnus coupables de soustraction de données et d'utilisation frauduleuse d'un ordinateur par métier. Les peines sont légèrement inférieures à celles de 6 ans, 5 ans et demi et 5 ans qu'avait requises le Ministère public. Tant le Parquet que la défense ont annoncé leur intention de déposer un recours.
"Criminalité particulièrement néfaste"
Dans son jugement, la Cour a retenu la majorité des infractions contenues dans l'acte d'accusation à l'encontre des trois hommes. Les juges ont condamné «une forme de criminalité particulièrement néfaste», qui génère «de lourds préjudices financiers».

Les auteurs, «mobiles» et «insaisissables», se livrent à une criminalité «organisée» et «endurcie». L'un des trois condamnés, un «authentique repris de justice», est recherché en Allemagne après avoir écopé de 8 ans de réclusion en 1997 pour brigandage qualifié. Le quatrième membre de la bande, en fuite, fait l'objet d'une procédure distincte.
Plus de 100 victimes
Agés de 28, 30 et 38 ans, les condamnés sont originaires de la région de Bacau, en Roumanie. En octobre 2004, avril 2005 et mars 2006, ils sont venus en Suisse pour y commettre plusieurs vagues de retraits frauduleux. Agissant par paire, ils ont sévi à Lausanne, Bussigny (VD), Aigle (VD), Martigny (VS) ainsi que dans plusieurs villes de Suisse alémanique.

Les méfaits de la bande ont lésé au moins 109 personnes. A l'audience, les trois hommes n'ont admis que les faits prouvés durant l'enquête, notamment sur base de photographies prises par les distributeurs de billets. Même dans les cas reconnus, ils ont cherché à minimiser leur rôle, se faisant passer pour de simples chauffeurs ou complices du quatrième larron. La Cour n'a pas suivi leur version.

ats/hof


Pilleurs de bancomats devant la justice

Les malfrats utilisaient le système dit du "skimming" [TSR]
07.08.2007 16:39
Trois pilleurs de bancomats ont comparu mardi devant le Tribunal correctionnel de Vevey. Ils sont accusés d'avoir dérobé plus de 380'000 francs en trafiquant des distributeurs à billets entre 2004 et 2006.
Un quatrième comparse est en fuite. Agés de 28, 30 et 38 ans, les accusés sont originaires de la région de Bacau, en Roumanie.
En octobre 2004, avril 2005 et mars 2006, ils seraient venus en Suisse pour y commettre plusieurs vagues de retraits frauduleux. Ils auraient sévi à Lausanne, Bussigny (VD), Aigle (VD), Martigny (VS) ainsi que dans plusieurs villes de Suisse alémanique.
Plus de cent victimes
Parmi les 109 victimes enregistrées, plusieurs ont retiré leur plainte. Remboursées par les banques, la plupart des personnes concernées ont renoncé à se constituer partie civile au procès. Seules trois d'entre elles se sont présentées à l'audience.

Devant la Cour, les accusés n'ont admis que les faits établis avec certitude durant l'enquête, notamment sur la base de photographies prises par les distributeurs de billets. Même dans les cas reconnus, ils ont cherché à minimiser leur rôle, se faisant passer pour de simples chauffeurs ou complices du quatrième larron, toujours en fuite. Le jugement est attendu vendredi.

ats/hof

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Jeudi 9 août 2007


Les drôles de voleurs des Picasso étaient filés par la police bien avant leur arrestation.
Par PATRICIA TOURANCHEAU
QUOTIDIEN : jeudi 9 août 2007
 
De mémoire de flics traqueurs d’œuvres d’art, jamais des receleurs n’avaient agi avec «autant de désinvolture et de négligence» que ces deux «fourgues» attrapés avant-hier avec des toiles de Picasso… sur le dos. Ces deux œuvres majeures du peintre espagnol, «Maya à la poupée et au cheval de bois» dessinée pour sa fille en 1938 et «Portrait de Jacqueline», sa seconde épouse en 1961, volées il y a cinq mois chez sa petite-fille valent pourtant plus de 50 millions d’euros.
«La queue de Mickey».  Un receleur notoire, âgé de 58 ans, du quartier Saint-Paul à Paris, et un comparse «occasionnel de la chose» étaient repérés et filés depuis six semaines par la brigade de répression du banditisme (BRB) de Paris. «Nous les suivions de bistrots en rendez-vous, persuadés qu’ils tentaient de négocier, mais sans jamais voir l’ombre des tableaux, rapporte le commissaire Loïc Garnier. Mardi, il y a un coup de chaud, on les sent fébriles. Et puis on les voit fleurir avenue Marceau avec des tubes en plastique noir en bandoulière sur le dos. Comme ils n’ont rien d’étudiants des Beaux-Arts, on les a coincés tout de suite.» Sans attendre un rendez-vous avec un hypothétique acheteur : «Trop risqué». Le commandant Bernard Darties, second de l’office central de répression du trafic des biens culturels (OCBC) pense que «dans ce genre de manège, la queue de Mickey ne repasse pas 36 fois : on a préféré intervenir. Et on a bien fait. Les deux toiles se trouvaient bel et bien dans les tuyaux. Mais les bourricots les avaient roulées si serrées qu’ils ont fait craqueler la couche picturale. C’est une preuve d’ignorance et de bêtise d’abîmer de telles œuvres d’art et de les trimballer comme ça dans la rue en plein Paris».
Fric-frac.  Le nom du «fourgue» du quartier Saint-Paul avait été livré début juillet à l’OCBC, selon le patron de cet office, Pierre Tabel, «par un marchand belge de Bruxelles, auquel ce Monsieur avait déposé, sous son véritable nom, une statue de bronze qui provient d’un vol.» Partageur, l’OCBC avait refilé le renseignement à la BRB qui connaissait le receleur en cheville avec un «casseur notoire». Ce cambrioleur condamné à quatre ans pour des fric-frac similaires, des «vols au faux poulet» (en s’introduisant chez les gens avec une fausse carte de police) a été interpellé dans la foulée.
Dans le petit milieu des chineurs qui gravitent autour des puces de Saint-Ouen, Abdelatif Redjil, 52 ans, de Sartrouville, passe pour un héros. «Il chinait avec Belkacem vers le pont de l’Alma le soir du crash de la Mercedes de Lady Di. Il a foncé sous le tunnel et a vu la princesse mourir», raconte un de ses copains. Abdel passe aussi pour «un bon pro qui bosse à la carte». Entendez : un cambrioleur qui n’a pas son pareil pour ouvrir les portes au moyen d’une carte magnétique .
La nuit du 26 au 27 février, la porte de l’hôtel particulier de Diana Picasso a été ouverte sans effraction pendant son sommeil, et les deux tableaux de son grand-père se sont envolés des murs du salon.


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