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| Ségolène Royal a vivement critiqué vendredi à Marseille les projets de la ministre de la Justice Rachida Dati |
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"Nous attendons des mesures urgentes sur la question des jeunes, et notamment de l'emploi. Là, on ne voit rien à l'horizon. On entend parler de l'abaissement de la majorité pénale pour les jeunes de 16 ans; ce qui est plus urgent pour empêcher la délinquance, c'est de donner du travail aux jeunes et la réussite scolaire", a déclaré l'ex-candidate à l'Elysée lors d'une conférence de presse à Marseille, où elle était venue soutenir les candidats socialistes aux législatives dans les Bouches-du-Rhône.
Selon Ségolène Royal, le gouvernement est en train d'"agiter aujourd'hui une nouvelle loi sur la pseudo prévention de la délinquance, une nouvelle loi répressive par ceux-là mêmes qui ont eu cinq ans pour régler ce problème".
Le texte de la Chancellerie fixe des sanctions minimales pour les récidivistes. Les 16-18 ans ne pourront pas systématiquement bénéficier de l'excuse de minorité.
L'« AVANT-PROJET de loi visant à renforcer la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs », est soumis à l'examen du Conseil d'État depuis mardi. Ces quatre articles de loi sont le prolongement attendu d'une promesse phare de Nicolas Sarkozy.
Mardi 5 juin, au Tribunal de grande instance de Lyon, se déroulera le TROISIÈME PROCÈS contre les discriminations à l’embauche sur des critères d’âge. Cela fait maintenant plus de deux ans que notre association milite activement sur ce thème majeur : le chômage des «seniors», et nous avons déjà obtenu deux décisions de Justice favorables. Rappelons qu'en France, plus de 400.000 chômeurs âgés de plus de 57 ans sont aujourd’hui dispensés de recherche d’emploi (DRE) : à ce titre, ils ne sont pas comptabilisés dans le taux de chômage officiel (la catégorie 1).
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PARIS (Reuters) - Deux gérantes de salons de coiffure de la région de Rennes ont été condamnées jeudi en appel à 500 euros d'amende chacune avec sursis pour "discrimination raciale à l'embauche" en 2001 envers une Maghrébine qui postulait pour un emploi de coiffeuse.
Les deux gérantes devront verser 100 euros de dommages et intérêts chacune à la plaignante, Radjita Alp, et un euro symbolique à l'association SOS-Racisme.
La cour d'appel a infirmé un jugement rendu en première instance en juin 2006 par le tribunal correctionnel de Rennes, qui avait relaxé les deux prévenues, mises en cause après une opération de "testing" menée par SOS-Racisme.
Le tribunal avait alors retenu l'argument d'une des prévenues, qui expliquait avoir refusé l'embauche car elle avait déjà une employée d'origine indienne.
"Ses intentions n'étaient manifestement pas de discriminer Mme Alp en raison de ses origines, mais d'user de sa liberté d'employeur pour préserver une certaine diversité parmi ses employées", disait alors le tribunal.
Pour la seconde prévenue, le tribunal retenait pour la relaxer qu'elle n'avait "fait qu'user de sa liberté d'employeur".
SOS-Racisme, qui avait fait appel avec le parquet général de Rennes, s'est réjoui de l'infirmation de cette relaxe dans un communiqué.
"C'est une grande victoire pour SOS-Racisme et pour le combat contre les discrimination que d'avoir cassé ce jugement de première instance qui avait osé donner aux entreprises la liberté de refuser ouvertement d'embaucher toute candidate maghrébine pour préserver leur diversité", dit l'association.
La Tribune.fr - 30/05/07 à 15:29 - 411 mots
La maternité a donné un véritable coup d'arrêt à la carrière de Catharina Tofeji, vendeuse expérimentée spécialisée sur les changes, rémunérée à hauteur de £70.000/an, sans les bonus. La faute de BNP Paribas ? C'est ce qu'a avancé en tout cas cette professionnelle avertie du front-office. Recrutée en 2000, elle accusait son ex-employeur de lui avoir refusé un 4/5e au retour de son congé maternité d'une durée d'an, de ne pas l'avoir autorisée à retravailler sur la liste des clients qu'elle avait bâtie avant son départ, dénonçant enfin un environnement hostile et machiste qui l'aurait conduit à la dépression. Catharina Tofeji, autrichienne, résidante en Angleterre, a réclamé au groupe français 2 millions d'euros de compensation. Sans succès. La banque a été déclarée non coupable.
Le cas de cette banquière n'est pas isolé. D'autres, avant elle, avaient porté plainte comme Stephanie Villalba, qui, elle aussi, avait perdu en 2004 cette fois contre Meryll Lynch. Mais l'issue de ces procédures peut être toute différente : le mois dernier, Morgan Stanley a dû débourser la somme de 34 millions d'euros face à une class action lancée en 2005 par 2.700 femmes travaillant pour l'établissement. Dresdner Kleinwort est actuellement engagé dans une bataille judiciaire du même ordre menée par 6 femmes, réclamant au total 810 millions d'euros.
Difficile toutefois de faire un lien entre la multiplication des procès et l'évolution du traitement des banques vis-à-vis de leurs collaboratrices tant le sujet est tabou. L'hebdomadaire anglais Financial News en a d'ailleurs fait les frais en menant une enquête sur le sujet, publiée début mai. Sur les 13 principales banques d'investissement européennes interrogées, seules deux ont accepté de fournir des données : Cititgroup et Royal Bank of Scotland, qui ont révélé avoir respectivement 10% et 14,3% de femmes à des postes de management. Dans le même temps les femmes représentent désormais la majorité ou plus des effectifs totaux de ces banques.
En revanche, tous, à l'exception de Dresdner Kleinwort, déclarent avoir nommé une personne en Europe chargée de promouvoir la diversité et l'égalité des chances dans leur groupe. Ces professionnels ont manifestement du pain sur la planche...
eFinancialCareers.fr
ROUEN (AP) - Parce qu'elle estime avoir été licenciée pour cause de grossesse, une ancienne employée de banque a attaqué jeudi devant le conseil des prud'hommes de Rouen (Seine-Maritime) le Crédit Agricole de Normandie pour "licenciement abusif", "harcèlement moral" et "discrimination".
Valérie Masson, 38 ans, employée depuis plus de 15 ans par le Crédit Agricole de Normandie, venait d'être promue conseillère en gestion de patrimoine lorsqu'en janvier 2003 elle a annoncé à son employeur qu'elle attendait son deuxième enfant.
"Dès lors, on m'a retiré tous mes dossiers, on m'a mise au placard et, en juin 2005, on m'a annoncé mon licenciement pour manque de disponibilité", indique la jeune femme, qui est aujourd'hui sans travail avec deux enfants à charge.
L'ex-salariée a donc saisi les prud'hommes en août 2005 et, lors de l'audience qui s'est tenue jeudi matin, son avocate, Me Sarah Balluet, a réclamé 37.000 euros au titre des dommages et intérêts et licenciement abusif et 15.000 euros pour harcèlement moral. L'avocat de la banque, Me Joël Cisterne, a quant à lui plaidé pour "des causes de licenciement sérieuses".
Le jugement sera rendu le 5 juillet prochain. AP
vei/se/mw
Le conseil de prud'hommes d'Albi a condamné mardi La Poste à verser 13.000 euros à une de ses salariées, Cendrine Cadars, qui avait effectué en neuf ans 150 contrats à durée déterminée (CDD). ALBI (AFP) - Le conseil de prud'hommes d'Albi a condamné mardi La Poste à verser 13.000 euros à une de ses salariées, Cendrine Cadars, qui avait effectué en neuf ans 150 contrats à durée déterminée (CDD).
Cette jeune mère de famille de 38 ans, qui a travaillé entre 1991 et 2000 à La Poste dans le Tarn, en Haute-Garonne et dans l'Eure avant d'obtenir un contrat à durée indéterminée (CDI) à temps partiel en 2001, s'est dite "satisfaite" de cette décision. Elle a obtenu 10.000 euros de dommages et intérêts et 3.000 euros au titre de la requalification de son statut. "Les sommes allouées par le conseil des prud'hommes sont à la hauteur de nos espérances", a déclaré Thomas Barba, syndicaliste à la CGT, qui assure la défense des postiers. Dans le Tarn, près de cinquante affaires de ce type ont été plaidées ces dernières années aux prud'hommes. "A l'exception d'une affaire actuellement en appel, nous avons gagné toutes les procédures engagées par les facteurs contre La Poste", a ajouté M. Barba. Le syndicaliste a précisé que ces CDD étaient illégaux car les personnes employées travaillaient sur des postes permanents. La Poste ne respectait pas le délai de carence entre deux CDD, les contrats n'étaient pas présentés 48 heures avant la prise de fonction aux deux parties et ne comportaient pas le nom de la personne remplacée, a-t-il précisé. En septembre 2006, La Poste du Tarn avait été condamnée à verser 60.000 euros à une des ses ex-salariés, qui avait effectué 574 CDD en 19 ans. La prochaine audience, concernant une Tarnaise ayant signé 247 CDD sur une période de 23 ans, aura lieu le 23 mai.| par Ph.L. |
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L'accord prévoyant de porter le temps de travail à 39 heures, restant payé 35, a été signé par FO et par la CFE/CGC. En revanche, il n'a pas été signé ni par la CGT, syndicat majoriaire, ni par la CFDT. Pour la direction de la Sogerma -qui a été reprise par la société TAT en janvier dernier-, il s'agit de rester concurrentiel sur le marché de la maintenance aéronautique en diminuant le coût de fonctionnement de 20%. La direction affirme que cet accord a reçu l'aval de la majorité des salariés, ce que conteste la CGT. Pour elle, en vertu du "principe de faveur", "un accord collectif ne peut s'appliquer que s'il est plus favorable que le contrat de travail". Tout en acceptant de travailler davantage face à la concurrence, certains salariés ont calculé qu'ils risquent de perdre l'équivalent d'un mois et demi de salaire. L'avocate de la CGT a dénoncé le "chantage à l'emploi" pratiqué par la Sogerma qui menace de licenciement les salariés qui ne sigeront pas l'avenant à leur contrat de travail. |
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