Mercredi 13 juin 2007

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Mercredi 6 juin 2007

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Samedi 2 juin 2007
  Publié le 01/06 à 21:02

 


Ségolène Royal a vivement critiqué vendredi à Marseille les projets de la ministre de la Justice Rachida Dati
- Ségolène Royal à Marseille le 1er juin 2007 - AFP/BORIS HORVAT  -
Ségolène Royal à Marseille le 1er juin 2007 - AFP/BORIS HORVAT
 L'abaissement de la majorité pénale, "c'est le tout carcéral", a-t-elle estimé.

"Ca veut dire qu'à 16 ans, la solution ce sera la prison et non plus la  prévention ou l'éducation (...) Comment ne pas voir qu'une école qui ouvre c'est  une prison qui ferme!", a-t-elle lancé (la formule est de Victor Hugo).

"Nous attendons des mesures urgentes sur la question des jeunes, et  notamment de l'emploi. Là, on ne voit rien à l'horizon. On entend parler de  l'abaissement de la majorité pénale pour les jeunes de 16 ans; ce qui est plus  urgent pour empêcher la délinquance, c'est de donner du travail aux jeunes et la  réussite scolaire", a déclaré l'ex-candidate à l'Elysée lors d'une conférence de  presse à Marseille, où elle était venue soutenir les candidats socialistes aux  législatives dans les Bouches-du-Rhône.

Selon Ségolène Royal, le gouvernement est en train d'"agiter aujourd'hui une  nouvelle loi sur la pseudo prévention de la délinquance, une nouvelle loi  répressive par ceux-là mêmes qui ont eu cinq ans pour régler ce problème".


Vidéo Royal: l'abaissement de la majorité pénale, "la pire des solutions" ( AFP, samedi 2 juin 2007, 18h43)

Royal dénonce un rapport "caché" sur la sécurité dans le 93 ( Reuters, samedi 2 juin 2007, 18h24)


Ouverture du procès des attentats de Casablanca lundi à Paris ( AP, samedi 2 juin 2007, 17h23)

Royal (PS): l'abaissement de la majorité pénale, "la pire des solutions" ( AFP, samedi 2 juin 2007, 13h53)

Ségolène Royal s'oppose à l'abaissement de la majorité pénale ( Reuters, samedi 2 juin 2007, 13h37)



La loi antirécidive vise même les simples délits

STÉPHANE DURAND-SOUFFLAND.
 Publié le 02 juin 2007
Actualisé le 02 juin 2007 : 21h18



En complément



Le texte de la Chancellerie fixe des sanctions minimales pour les récidivistes. Les 16-18 ans ne pourront pas systématiquement bénéficier de l'excuse de minorité.

 
L'« AVANT-PROJET de loi visant à renforcer la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs », est soumis à l'examen du Conseil d'État depuis mardi. Ces quatre articles de loi sont le prolongement attendu d'une promesse phare de Nicolas Sarkozy.
 
Principale innovation : les « peines planchers ». Cependant, elles n'auront pas de caractère automatique, ce qui laisse aux magistrats et aux jurés une relative latitude pour les appliquer ou non (lire ci-dessous). Ce qui évite aussi d'encourir le couperet du Conseil constitutionnel promis par des juristes, rappelant que l'individualisation des peines demeure un principe fondamental en France.
 
Qui est potentiellement concerné ? Tous les récidivistes coupables d'une infraction passible de trois ans de prison ou plus. La Chancellerie s'est donc cantonnée à cette notion, sans en modifier la définition, et sans élargir le spectre jusqu'à celle, beaucoup plus large, de « réitération ».
 
En matière criminelle, un individu récidive dès lors qu'il commet, après une condamnation définitive, un autre crime. En clair : un braqueur qui, en sortant de prison, se rend coupable d'un viol, sera jugé en état de récidive légale - ce qui constituait déjà une circonstance aggravante. En matière de délits, il faut que la seconde infraction soit « assimilable » à la première. Exemple : un revendeur de drogue condamné puis repris pour vol de voiture n'est pas considéré comme un récidiviste au sens légal.
 
La possibilité laissée aux magistrats d'ignorer les peines planchers est interprétée, dans les milieux judiciaires, comme un retour effectif à la notion de « circonstance atténuante », bannie des éditions récentes du Code pénal. Mais les juges correctionnels devront motiver leur décision par écrit, et leur liberté d'interprétation est réduite pour les infractions les plus odieuses. La plus grande sévérité vise les multirécidivistes auteurs de faits violents. Pour échapper à la peine plancher, ils devront présenter des « garanties exceptionnelles d'insertion ou de réinsertion ».
 
«Finement joué »
 
Or les observateurs notent que ces individus, dans l'ensemble, en sont par nature incapables, qu'ils font rarement pitié et que les planchers imaginés par l'avant-projet correspondent aux peines qui leur sont déjà infligées, généralement, par leurs juges.
 
Les mineurs sont concernés par les peines planchers, bien que les juridictions spécialisées aptes à les juger soient maintenues en l'état. Les 16-18 ans qui récidiveraient pour la deuxième fois ne pourront plus bénéficier, sur le papier, de l'« excuse de minorité », mesure spécifique destinée à adoucir la ­peine.
 
Cependant, les cours d'assises et les tribunaux pourront continuer à l'accorder, à charge pour les seconds - les verdicts ne sont jamais motivés - de rédiger une décision motivée. La suppression de l'excuse de minorité était déjà possible : quand, par exemple, Patrick Dils - avant d'être acquitté en 2002 - avait été condamné en 2001 à 25 ans de réclusion pour un double meurtre, il avait été jugé comme un majeur alors qu'il avait 16 ans lors du crime.
 
L'avant-projet suscite une controverse : est-il en deçà des promesses du candidat Sarkozy, ou bien plus sévère qu'attendu ? Tout dépend de l'angle sous lequel on le considère. Son champ d'application est vaste, puisqu'il va bien au-delà des seuls multirécidivistes et auteurs de faits violents, dont il avait été souvent question pendant la campagne. À terme, il pourrait contribuer à aggraver la surpopulation carcérale.
 
Mais, pour nombre de pénalistes, le quantum des planchers paraît calé sur la jurisprudence actuelle. « Politiquement, c'est finement joué, analyse l'un d'eux. Les peines ne seront pas spectaculairement plus lourdes, mais elles seront plus nombreuses, car les juges rechigneront à motiver des dérogations à l'infini, au risque de se retrouver sur la sellette en cas de récidive d'un prévenu qu'ils auraient épargné. »

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Samedi 2 juin 2007

Vendredi, 01 Juin 2007

En 2005, 7 membres d’APNÉE/Actuchomage saisissaient la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) de 40 annonces de recrutement présentant des critères d’âge restrictifs et illégaux. Si le Procureur de la République de Paris a classé sans suite les plaintes relevant de sa juridiction, quelques Procureurs de province ont décidé d’engager des poursuites contre les entreprises incriminées. Le 13 février 2007, le Tribunal de grande instance de Lyon condamnait pour la première fois en France une entreprise. Le 5 mars, une société bordelaise était elle aussi condamnée à 3.000 € d’amende. Troisième procès, le 5 juin.

Mardi 5 juin, au Tribunal de grande instance de Lyon, se déroulera le TROISIÈME PROCÈS contre les discriminations à l’embauche sur des critères d’âge. Cela fait maintenant plus de deux ans que notre association milite activement sur ce thème majeur : le chômage des «seniors», et nous avons déjà obtenu deux décisions de Justice favorables. Rappelons qu'en France, plus de 400.000 chômeurs âgés de plus de 57 ans sont aujourd’hui dispensés de recherche d’emploi (DRE) : à ce titre, ils ne sont pas comptabilisés dans le taux de chômage officiel (la catégorie 1).
Se posent aussi deux autres questions essentielles : Peut-on repousser l’âge légal de la retraite alors qu’à 50 ans on vous fait comprendre que vous êtes «trop vieux» pour travailler ? Et quid des régimes spéciaux en vigueur dans certaines entreprises et établissements publics qui imposent des limites d’âge discriminatoires et illégales à l’embauche (40 ans à EDF) ?

Quelques mesurettes bidons en guise de réponse

Cela fait donc plus de deux ans que notre association engage des actions (dont certaines ont connu de forts retentissements médiatiques), sans obtenir la moindre réponse concrète de la part de ceux qui sont en charge de ce dossier. Les mesurettes du «Plan Seniors» (le fumeux «CDD-vieux»), annoncées il y a quelques mois à grand battage médiatique par Gérard Larcher et Jean-louis Borloo, ne sont pas à la hauteur de cette crise qui couve et conduit des centaines de milliers de travailleurs opérationnels, âgés de plus de 50 ans - parfois même de 40/45 ans dans certains secteurs d’activité -, sur des voies de garage en attendant la retraite. Et nous en savons quelque chose ici, sur Actuchomage, nous qui comptons parmi nos 4.000 membres et adhérents un grand nombre de «Seniors».

Le scandale continue… Pour combien de temps encore ?

Aujourd’hui, plus de deux ans après avoir alerté les plus hautes autorités de ce pays sur cette situation affligeante, nous devons nous contenter de «petits procès» à Lyon et Bordeaux pour rappeler à ceux qui nous gouvernent que rien n’est réglé. Maigre résultat !
Vous trouverez ci-dessous les principales démarches que nous avons entreprises depuis 2005 et qui restent pour la plupart sans réponse… quand elles n’ont pas été tout simplement «classées sans suite» par la Justice. Le scandale continue…

Tout savoir sur :

Discrimination à l’embauche : 3.000 € d’amende pour une entreprise bordelaise.

Procès de Lyon : La sélection par l'âge reconnue comme une discrimination.

7 membres d’APNÉE/Actuchomage portent plainte.

Discriminations : le Premier ministre, le ministre de l’Industrie, les Présidents de la SNCF et d'EDF doivent se justifier !

Le Procureur de Paris classe sans suite nos plaintes.

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Vendredi 1 juin 2007


Un arrêté royal provisoire fixe les montants que la partie perdante d'un procès devra payer à la partie adverse comme participation aux frais d'avocat, rapporte jeudi De Standaard.

En mars dernier, la Chambre avait approuvé à l'unanimité le projet de loi relatif à la répétibilité des honoraires et des frais d'avocat. Une personne qui se tourne vers la justice pour un montant entre 250 et 750 euros et qui gagne son procès recevra 200 euros pour ses frais d'avocat.

Pour un différend portant sur un montant entre 750 et 2.500 euros, la participation aux frais de la partie gagnante s'élèvera à 400 euros. Les montants augmentent en fonction de la hauteur du litige. A partir de 5.000 euros, la participation aux frais d'avocat sera d'un dixième du montant réclamé. La mesure devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2008. (belga)
31/05/07 11h30

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Jeudi 31 mai 2007
31 mai 2007, 18h39

CONDAMNATION POUR DISCRIMINATION RACIALE À L'EMBAUCHE À RENNES
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PARIS (Reuters) - Deux gérantes de salons de coiffure de la région de Rennes ont été condamnées jeudi en appel à 500 euros d'amende chacune avec sursis pour "discrimination raciale à l'embauche" en 2001 envers une Maghrébine qui postulait pour un emploi de coiffeuse.

Les deux gérantes devront verser 100 euros de dommages et intérêts chacune à la plaignante, Radjita Alp, et un euro symbolique à l'association SOS-Racisme.

La cour d'appel a infirmé un jugement rendu en première instance en juin 2006 par le tribunal correctionnel de Rennes, qui avait relaxé les deux prévenues, mises en cause après une opération de "testing" menée par SOS-Racisme.

Le tribunal avait alors retenu l'argument d'une des prévenues, qui expliquait avoir refusé l'embauche car elle avait déjà une employée d'origine indienne.

"Ses intentions n'étaient manifestement pas de discriminer Mme Alp en raison de ses origines, mais d'user de sa liberté d'employeur pour préserver une certaine diversité parmi ses employées", disait alors le tribunal.

Pour la seconde prévenue, le tribunal retenait pour la relaxer qu'elle n'avait "fait qu'user de sa liberté d'employeur".

SOS-Racisme, qui avait fait appel avec le parquet général de Rennes, s'est réjoui de l'infirmation de cette relaxe dans un communiqué.

"C'est une grande victoire pour SOS-Racisme et pour le combat contre les discrimination que d'avoir cassé ce jugement de première instance qui avait osé donner aux entreprises la liberté de refuser ouvertement d'embaucher toute candidate maghrébine pour préserver leur diversité", dit l'association.


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Jeudi 31 mai 2007

La Tribune.fr - 30/05/07 à 15:29 - 411 mots

focus emploi


Les femmes en banque se reconnaissent-elles dans Catharina Tofeji, 38 ans, qui vient de perdre son procès contre son ex-employeur BNP Paribas pour discrimination ?

La maternité a donné un véritable coup d'arrêt à la carrière de Catharina Tofeji, vendeuse expérimentée spécialisée sur les changes, rémunérée à hauteur de £70.000/an, sans les bonus. La faute de BNP Paribas ? C'est ce qu'a avancé en tout cas cette professionnelle avertie du front-office. Recrutée en 2000, elle accusait son ex-employeur de lui avoir refusé un 4/5e au retour de son congé maternité d'une durée d'an, de ne pas l'avoir autorisée à retravailler sur la liste des clients qu'elle avait bâtie avant son départ, dénonçant enfin un environnement hostile et machiste qui l'aurait conduit à la dépression. Catharina Tofeji, autrichienne, résidante en Angleterre, a réclamé au groupe français 2 millions d'euros de compensation. Sans succès. La banque a été déclarée non coupable.

Le cas de cette banquière n'est pas isolé. D'autres, avant elle, avaient porté plainte comme Stephanie Villalba, qui, elle aussi, avait perdu en 2004 cette fois contre Meryll Lynch. Mais l'issue de ces procédures peut être toute différente : le mois dernier, Morgan Stanley a dû débourser la somme de 34 millions d'euros face à une class action lancée en 2005 par 2.700 femmes travaillant pour l'établissement. Dresdner Kleinwort est actuellement engagé dans une bataille judiciaire du même ordre menée par 6 femmes, réclamant au total 810 millions d'euros.

Difficile toutefois de faire un lien entre la multiplication des procès et l'évolution du traitement des banques vis-à-vis de leurs collaboratrices tant le sujet est tabou. L'hebdomadaire anglais Financial News en a d'ailleurs fait les frais en menant une enquête sur le sujet, publiée début mai. Sur les 13 principales banques d'investissement européennes interrogées, seules deux ont accepté de fournir des données : Cititgroup et Royal Bank of Scotland, qui ont révélé avoir respectivement 10% et 14,3% de femmes à des postes de management. Dans le même temps les femmes représentent désormais la majorité ou plus des effectifs totaux de ces banques.

En revanche, tous, à l'exception de Dresdner Kleinwort, déclarent avoir nommé une personne en Europe chargée de promouvoir la diversité et l'égalité des chances dans leur groupe. Ces professionnels ont manifestement du pain sur la planche...

eFinancialCareers.fr


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Jeudi 24 mai 2007
24 mai 2007, 12h09
 

ROUEN (AP) - Parce qu'elle estime avoir été licenciée pour cause de grossesse, une ancienne employée de banque a attaqué jeudi devant le conseil des prud'hommes de Rouen (Seine-Maritime) le Crédit Agricole de Normandie pour "licenciement abusif", "harcèlement moral" et "discrimination".

Valérie Masson, 38 ans, employée depuis plus de 15 ans par le Crédit Agricole de Normandie, venait d'être promue conseillère en gestion de patrimoine lorsqu'en janvier 2003 elle a annoncé à son employeur qu'elle attendait son deuxième enfant.

"Dès lors, on m'a retiré tous mes dossiers, on m'a mise au placard et, en juin 2005, on m'a annoncé mon licenciement pour manque de disponibilité", indique la jeune femme, qui est aujourd'hui sans travail avec deux enfants à charge.

L'ex-salariée a donc saisi les prud'hommes en août 2005 et, lors de l'audience qui s'est tenue jeudi matin, son avocate, Me Sarah Balluet, a réclamé 37.000 euros au titre des dommages et intérêts et licenciement abusif et 15.000 euros pour harcèlement moral. L'avocat de la banque, Me Joël Cisterne, a quant à lui plaidé pour "des causes de licenciement sérieuses".

Le jugement sera rendu le 5 juillet prochain. AP

vei/se/mw


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Mercredi 16 mai 2007
15 mai 2007, 16h42

Le conseil de prud'hommes d'Albi a condamné mardi La Poste à verser 13.000 euros à une de ses salariées, Cendrine Cadars, qui avait effectué en neuf ans 150 contrats à durée déterminée (CDD).
• Bertrand Guay (AFP/AFP/Archives - mardi 15 mai 2007, 16h42)

ALBI (AFP) - Le conseil de prud'hommes d'Albi a condamné mardi La Poste à verser 13.000 euros à une de ses salariées, Cendrine Cadars, qui avait effectué en neuf ans 150 contrats à durée déterminée (CDD).

Cette jeune mère de famille de 38 ans, qui a travaillé entre 1991 et 2000 à La Poste dans le Tarn, en Haute-Garonne et dans l'Eure avant d'obtenir un contrat à durée indéterminée (CDI) à temps partiel en 2001, s'est dite "satisfaite" de cette décision. Elle a obtenu 10.000 euros de dommages et intérêts et 3.000 euros au titre de la requalification de son statut. "Les sommes allouées par le conseil des prud'hommes sont à la hauteur de nos espérances", a déclaré Thomas Barba, syndicaliste à la CGT, qui assure la défense des postiers. Dans le Tarn, près de cinquante affaires de ce type ont été plaidées ces dernières années aux prud'hommes. "A l'exception d'une affaire actuellement en appel, nous avons gagné toutes les procédures engagées par les facteurs contre La Poste", a ajouté M. Barba. Le syndicaliste a précisé que ces CDD étaient illégaux car les personnes employées travaillaient sur des postes permanents. La Poste ne respectait pas le délai de carence entre deux CDD, les contrats n'étaient pas présentés 48 heures avant la prise de fonction aux deux parties et ne comportaient pas le nom de la personne remplacée, a-t-il précisé. En septembre 2006, La Poste du Tarn avait été condamnée à verser 60.000 euros à une des ses ex-salariés, qui avait effectué 574 CDD en 19 ans. La prochaine audience, concernant une Tarnaise ayant signé 247 CDD sur une période de 23 ans, aura lieu le 23 mai.

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Mercredi 16 mai 2007
BORDEAUX, 15 mai 2007 (AFP) - 19h04


La section CGT de Sogerma services à Mérignac (Gironde) a demandé mardi à la justice d'annuler des articles d'un nouvel accord d'entreprise prévoyant de porter à 39 heures le taux hebdomadaire de travail au lieu de 35, sans hausse de salaire. La première chambre civile du tribunal de Bordeaux, statuant dans le cadre d'une procédure d'urgence, d'assignation à jour fixe, a mis sa décision en délibéré au 26 juin prochain. Le 5 avril, un accord d'entreprise a été signé dans cette société de maintenance aéronautique par la CFE/CGC et par Force ouvrière prévoyant de passer de 35 heures à 39 heures par semaine pour les non-cadres et pour les cadres la suppression de 7 jours de RTT, à salaire constant. Deux autres syndicats minoritaires dans l'entreprise, la CGT et la CFDT, ont refusé de signer cet accord qui doit entrer en vigueur le 1er juin. Pour cette société, qui en janvier dernier a quitté le giron du groupe EADS pour être reprise par l'entreprise TAT, il s'agit "de diminuer le coût de fonctionnement de 20%" et de mettre ainsi "le prix des heures de maintenances aéronautiques au prix du marché", selon l'avocat de la Sogerma Services, Me Jean Neret. L'avocate de la CGT, Me Monique Guédon, a vivement contesté la légalité de cet accord, affirmant "qu'en vertu du principe de faveur", "un accord collectif ne peut s'appliquer que s'il est plus favorable que le contrat de travail". Selon Me Guédon, 35 des 475 salariés de l'entreprise ont refusé de signer l'avenant à leur contrat de travail qui entérine la diminution de leur rémunération horaire. L'avocate bordelaise a dénoncé "le chantage à l'emploi" pratiqué selon elle par Sogerma services qui "menace de licenciement les salariés qui ne signeraient pas l'avenant à leur contrat de travail" permettant de se conformer à ces nouvelles dispositions. Elle a également ironisé sur "la carotte", une prime d'entrée en vigueur de 1.500 euros. D'après un calcul effectué "par un expert comptable", a-t-elle expliqué, pour 39 heures de travail hebdomadaire, "la perte de salaire mensuel serait de 300 à 350 euros par salarié". De son côté, Me Neret a indiqué que 400 salariés avaient signé l'avenant à leur contrat de travail, l'avocat parisien évoquant "un dispositif ingénieux" permettant de concilier "de ne pas perdre du pouvoir" avec "l'intérêt de l'entreprise". S'appuyant sur un rapport d'expert faisant état d'un marché de la maintenance aéronautique qui va connaître "une croissance vigoureuse de 4 à 5% par an", Me Guédon a réfuté la nécessité économique d'une telle baisse de rémunération.

© 2007 AFP.

Publié le 16/05 à 11:24

Sogerma : la CGT se plaint du temps de travail




Le syndicat désapprouve l'augmentation du temps de travail de 35 à 39 heures sans hausse de salaire
par Ph.L.
- France3 Aquitaine -
France3 Aquitaine
Le 5 avril dernier à la Sogerma Services de Mérignac (33), deux syndicats sur trois avaient signé un accord d'entreprise prévoyant l'augmentation du temps de travail sans hausse de salaire.
La CGT vient de demander à la justice d'annuler cet accord. Le tribunal de Bordeaux rendra publique sa décision mise en délibéré le 26 juin prochain.

L'accord prévoyant de porter le temps de travail à 39 heures, restant payé 35, a été signé par FO et par la CFE/CGC. En revanche, il n'a pas été signé ni par la CGT, syndicat majoriaire, ni par la CFDT.

Pour la direction de la Sogerma -qui a été reprise par la société TAT en janvier dernier-, il s'agit de rester concurrentiel sur le marché de la maintenance aéronautique en diminuant le coût de fonctionnement de 20%. La direction affirme que cet accord a reçu l'aval de la majorité des salariés, ce que conteste la CGT. Pour elle, en vertu du "principe de faveur", "un accord collectif ne peut s'appliquer que s'il est plus favorable que le contrat de travail".

Tout en acceptant de travailler davantage face à la concurrence, certains salariés ont calculé qu'ils risquent de perdre l'équivalent d'un mois et demi de salaire. L'avocate de la CGT a dénoncé le "chantage à l'emploi" pratiqué par la Sogerma qui menace de licenciement les salariés qui ne sigeront pas l'avenant à leur contrat de travail.




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