Mardi 11 décembre 2007
PARIS - Le juge Thierry Montfort qui était chargé de l'instruction dans le double crime de Montigny-lès-Metz (Moselle), au cours duquel Alexandre Beckrich et Cyril Beining, huit ans, ont été tués sauvagement le 28 septembre 1986, a déclaré mardi que cette affaire "devrait effectivement se terminer par un non-lieu" pour le tueur en série Francis Heaulme, principal suspect dans ce dossier depuis l'acquittement en appel de Patrick Dils en 2002.

"Faute d'éléments à charge contre Heaulme, on est obligé de le laisser sortir. On n'a rien contre lui. Pour le moment, il n'y a plus de piste. Il n'y a plus rien. Plus personne n'a d'idée pour orienter les recherches sur qui que ce soit", a dit le juge sur RTL. Selon RTL, le procureur de la République de Metz a requis un non-lieu en faveur de Francis Heaulme dans une ordonnance d'une dizaine de pages.

Pour autant, ce non-lieu ne signifierait pas une libération pour celui qu'on surnomme le "routard du crime" qui a été condamné à plusieurs reprises, dont deux à perpétuité, pour assassinats et meurtres.

Francis Heaulme avait été mis en examen le 9 juin 2006 pour "homicides volontaires" pour le meurtre d'Alexandre et Cyril. Avant lui, Patrick Dils avait été condamné à deux reprises pour ce crime puis innocenté par la justice en avril 2002.

Le 5 juin dernier, les avocats et les familles des victimes de ce double crime avaient annoncé avoir reçu la notification de fin d'instruction du juge Thierry Montfort. Dans sa notification, le magistrat n'avait pas caché qu'un non-lieu allait intervenir et qu'une nouvelle information contre X pouvait être ouverte. AP

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Lundi 10 décembre 2007
ERREUR JUDICIAIRE

André Kaas obtient 103.000 euros d'indemnisation

NOUVELOBS.COM | 10.12.2007 | 17:46

L'homme d'affaires, soupçonné d'avoir organisé le meurtre de sa femme, a été détenu à tort pendant plus de trois ans. Le parquet réclamait 539.719 euros de dommages et intérêts, il a obtenu 103.000 euros.

André Kaas (Sipa)

André Kaas (Sipa)

André Kaas, un homme d'affaires de Rouen qui avait été détenu à tort pendant plus de trois ans, entre 1993 et 1996, s'est vu accorder, lundi 10 décembre, 103.000 euros de dommages et intérêts par la Commission nationale d'indemnisation de la détention provisoire. Il était soupçonné d'avoir organisé l'assassinat de sa femme.
Cette somme, bien qu'importante, est très en-deçà des 539.719 euros requis le 5 novembre dernier par l'avocat général Yves Charpenel pour réparer le préjudice moral et économique d'André Kaas, 55 ans, un promoteur immobilier de la région de Rouen, ruiné depuis sa sortie de prison. Yves Charpenel avait suivi les conclusions d'un expert qui avait estimé à 70.000 euros le préjudice moral et à 469.000 euros le préjudice économique subi par André Kaas.

35 mois en détention

Le 27 juillet 2005, saisie en première instance, la cour d'appel de Rouen ne lui avait accordé que 70.000 euros pour le préjudice moral, dont 67.000 avaient tout de suite été saisis par le fisc. La cour n'avait pas jugé nécessaire de lui accorder une réparation pour le préjudice matériel.
La défense d'André Kaas, qui a bénéficié d'un non-lieu définitif en 2004, demandait près de 4,8 millions d'euros pour réparer la faillite et le préjudice moral de l'homme d'affaires, qui a passé au total 35 mois en détention.

Aucun recours

Si la Commission avait suivi les réquisitions de l'avocat général, l'indemnisation aurait constitué l'une des plus importantes accordées à ce jour par la justice française, aux côtés du million d'euros obtenu par Patrick Dils ou des centaines de milliers d'euros reçus par les acquittés d'Outreau.
La décision rendue lundi n'est susceptible d'aucun recours. Mais André Kaas a d'ores et déjà annoncé son intention de poursuivre l'Etat français pour faute lourde, d'ici février.
Sylviane Kaas a été tuée le 5 avril 1992 dans la luxueuse villa du couple à Anneville-Ambourville, près de Rouen (Seine-Maritime). Elle avait été retrouvée étranglée et son corps présentait trois impacts de balles tirées par une carabine appartenant au couple.

Information judiciaire toujours en cours

L'enquête confiée dans un premier temps aux gendarmes qui avaient privilégié la thèse du crime crapuleux, avait été reprise par le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen qui s'était alors orienté sur l'hypothèse d'un assassinat commandité par son époux pour toucher l'assurance vie. André Kaas a bénéficié d'un non-lieu définitif en mars 2004.
Une information judiciaire est toujours en cours à Rouen pour exploiter la piste d'un homme qui, quelques jours avant le crime, serait venu vendre des lithographies au domicile de la famille Kaas. (avec AP)

Sur Internet

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Vendredi 7 décembre 2007

           AFFAIRE EMILE LOUIS
 
 
Crédit Photo : TF1/LCI
 
. Les nouvelles expertises réalisées sur l'homme qui avait démasqué Emile Louis avant d'être retrouvé mort avec 2 balles dans le crâne n'ont pu déterminer les causes du décès.
. Mais l'instruction pour assassinat reste ouverte, a-t-on appris auprès de l'avocat de la famille.

- le 06/12/2007 - 18h40

 

Les circonstances de la mort du gendarme Jambert en 1997 resteront-elles à jamais mystérieuses ? Les expertises médico-légale et balistique réalisées mercredi sur la dépouille du gendarme qui avait démasqué le tueur en série Emile Louis, a révélé des positions contradictoires des experts en présence : "Il y a ceux qui émettent la possibilité d'un suicide et d'autres qui disent que cela peut ne pas être un sucide", a indiqué à LCI.fr Didier Seban, l'avocat des enfants Jambert. "C'est une déception, car nous n'irons pas plus loin sur l'aspect médecine légale et en attendant, ajoute-t-il, deux questions restent sans réponse : pourquoi s'est-on planté à ce point au démarrage de cette enquête et, pourquoi Jambert se sentait menacé peu de temps avant sa mort ?".

Malgré les résultats de cette expertise, le juge chargé d'instruire le dossier a assuré maître Seban que l'enquête allait se poursuivre sur la qualification d'assassinat. "Nous aimerions notamment que soit auditionné le procureur de l'époque pour comprendre pourquoi il n'y a pas eu d'enquête sur le moment et nous souhaiterions que l'agenda du gendarme Jambert au moment des faits soit reconstitué", explique Didier Seban. 

Aucune autopsie en 1997 

Le juge d'instruction d'Auxerre, Charles Prats, avait révélé le 21 septembre aux parties civiles que la thèse du suicide avait été corroborée par une expertise, ordonnée en février à l'issue d'une confrontation organisée entre les différents experts, en désaccord sur les causes de la mort du gendarme. Les  parties civiles avaient alors demandé une deuxième exhumation du corps. Exhumation qui s'était déroulée fin novembre.
  
Il n'y avait pas eu d'autopsie lors de la découverte en août 1997 à son domicile du cadavre de celui qui avait été le premier à établir un lien entre Emile Louis et six des sept assassinats de jeunes femmes dans l'Yonne, mais un simple examen du corps. L'enquête avait alors conclu au suicide de ce dernier, âgé de 56 ans et dépressif. A la demande des parties civiles, la justice avait reconsidéré le dossier en novembre 2003 et décidé d'exhumer le corps du défunt. A la suite d'un premier rapport d'autopsie estimant le suicide peu probable, le parquet d'Auxerre avait ouvert en avril 2004 une information judiciaire pour assassinat. Mais les deux rapports d'autopsie suivants avaient conclu que le suicide était possible.

  Enquête : Bientôt la vérité sur la mort du gendarme...
Jambert : Jambert : une troublante contre-expertise

 


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Mardi 4 décembre 2007
STRASBOURG - Un juge d'instruction de Strasbourg vient de classer par un non-lieu l'affaire Suzie Mostberger, une richissime Alsacienne de 58 ans tuée de 12 coups de couteau au cours de la nuit du 26 au 27 février 1998 sur l'île Moustique, a-t-on appris mardi auprès de sa soeur, Francine Marrie.

Ce crime reste donc mystérieux. Mme Mostberger est morte à la veille de son retour en France. Son billet d'avion avait été volé mais non utilisé, alors que ses bijoux n'avaient pas été dérobés. Elle a été surprise dans la somptueuse villa Fort Shandy qu'elle louait depuis plusieurs années par son meurtrier alors qu'elle revenait d'une fête mondaine.

Ce fait divers unique sur ce paradis des Caraïbes fréquenté par la jet-set avait provoqué l'émotion des milliardaires qui y séjournent. Le SRPJ de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) avait enquêté avec difficulté, leurs collègues de l'Etat de Saint-Vincent-et-les-Grenadines n'étant guère coopératifs, selon eux. De multiples hypothèses ont été évoquées: celle du crime d'un rôdeur ou d'un maniaque sexuel ou encore une piste liée à sa grande fortune.

Héritier majoritaire de Suzie Mostberger, son jeune compagnon, fils d'un diplomate yougoslave, avait été entendu. Il était rentré en Suisse quelques jours auparavant. La piste d'un meurtre commandité a été explorée aussi, sans résultats. La famille de Mme Mostberger, qui avait porté plainte à Strasbourg, a indiqué qu'elle ne fera pas appel du non-lieu. Une trace de sang laissée sur le rebord d'une fenêtre n'a pas été expertisée. Des traces détectées sur le couteau présumé du crime prouvent qu'il a été manipulé par une main large, donc d'homme.

Au moment de sa mort, Suzie Mostberger, héritière d'un industriel avec lequel elle a vécu 25 ans et qui lui avait légué sa fortune, voulait acheter une villa sur l'île où elle projetait de vivre six mois par an. AP

xbez/mw


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Jeudi 8 novembre 2007

MEAUX (AFP) - Le procès de 29 hommes et femmes accusés d'avoir participé à l'organisation de mariages blancs s'est poursuivi jeudi en l'absence des 14 avocats et de la majorité des prévenus, à la suite d'un incident survenu mercredi soir.

Le procureur de la République René Pech avait invité au cours d'une interruption d'audience les médias présents à filmer un tableau figurant les relations entretenues entre les différents prévenus, puis l'avait fait verser au dossier, constatant qu'il avait pour une raison inconnue été "dissocié", et ne figurait donc pas dans le dossier des avocats.

"Ce tableau comporte des erreurs grossières sur les liens entre les protagonistes. Y apparaissent le nom de personnes qui ne sont pas citées, et l'identité complète de certains mineurs. Le procureur a invité la presse à le filmer de près pendant une interruption d'audience. Nous considérons que c'est une atteinte à un procès équitable, une atteinte à la présomption d'innocence, et une violation de la loi de protection des mineurs", a expliqué jeudi Me Céline Quoirez.

"Il y a dans ce tableau des choses considérées comme acquises qui n'ont pas été établies, et n'ont pas été discutées", a-t-elle poursuivi. "Nous avons demandé hier (mercredi) la nullité des débats, la présidente a décidé ce matin de joindre l'incident au fond, ce qui revient à faire de ce procès une mascarade. Nous avons décidé de quitter les débats", a-t-elle ajouté.

"C'est un document qui était dans les pièces de la procédure. Cela a été dissocié pour une raison que j'ignore. Dans le souci de rétablir l'égalité des armes, et selon une jurisprudence qui autorise à tout moment le parquet à verser des pièces au débat, nous avons décidé de verser ce tableau", a plaidé le procureur. "Ce qui est interdit, c'est de s'appuyer sur des éléments de preuve qui ne seraient pas soumis à la libre discussion. Nous avons réparé une lacune", a-t-il souligné.

Le procès devait se poursuivre jusqu'à son terme, et les avocats feront appel du jugement.



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Lundi 5 novembre 2007

PARIS (Reuters) - Une indemnisation record de 539.719 euros a été demandée lundi par le parquet général de la Cour de cassation en faveur d'André Kaas, homme d'affaires de Rouen incarcéré à tort pour le meurtre de sa femme durant 35 mois entre 1993 et 1996.

André Kaas (Sipa)

André Kaas (Sipa)

Pour cette erreur judiciaire devenue emblématique des dysfonctionnements du système français, l'avocat général Yves Charpenel a déclaré à la Commission nationale d'indemnisation de la détention provisoire, instance suprême en la matière, qu'elle devait suivre les deux expertises ordonnées pour évaluer le préjudice économique et le préjudice moral.

La décision sera rendue le 10 décembre. Si la Commission suivait le réquisitoire, André Kaas obtiendrait l'indemnisation la plus forte jamais ordonnée depuis que cette procédure a été rendu obligatoire, en 2000.

En première instance, en 2005, la cour d'appel de Rouen ne lui a accordé que 70.000 euros, dont 67.000 ont été immédiatement saisis par le fisc. A l'audience lundi, son avocat a demandé près de cinq millions d'euros.

André Kaas a été mis en examen et incarcéré à deux reprises, de novembre 1993 à juin 1995, puis de juillet 1995 à octobre 1996, dans l'enquête sur l'assassinat de son épouse Sylvianne en 1992.

Riche promoteur immobilier à l'époque des faits, il dit avoir tout perdu de ses affaires à l'époque florissantes, mais le fisc, représenté aux audiences, conteste cette analyse.

Un juge d'instruction lui imputait la commandite du meurtre de sa femme sur la foi d'un seul témoignage recueilli auprès d'un trafiquant de drogue, dans le cadre d'une autre procédure. Cet homme s'est rétracté.

Après une nouvelle enquête en 2005, il est apparu qu'une piste mettant en cause un démarcheur à domicile, condamné de nombreuses fois pour des violences, n'avait jamais été exploitée. La procédure continue. André Kaas va attaquer parallèlement l'Etat pour "faute grave du service public de la justice".



Affaire Kaas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir Kaas.

Le 5 avril 1992, Sylviane Kaas est assassinée alors que son mari et leurs enfants sont sortis au cinéma. Sur la base d'un dénonciation douteuse, André Kaas est jeté en prison un an et demi après. Un non-lieu général est prononcé le 26 mars 2004. L'assassin n'a pas été retrouvé, alors que des pistes, connues peu de temps après le meurtre mais non ou mal exploitées, auraient peut-être pu permettre son arrestation.

Un mobile intriguant [modifier]

André Kaas a été accusé de tuer sa femme Sylviane, pour toucher l'héritage. Or, cette dernière était endettée, et de ce fait, l'assurance-vie devait théoriquement être reversée à la banque. Par ailleurs, André Kaas, riche promoteur immobilier, était au contraire loin d'être endetté.

Une piste inexplorée [modifier]

Un vendeur en lithographie, prétendant œuvrer pour l'aide à la réinsertion des personnes sortant des maisons d'arrêts, se serait présenté au domicile 15 jours avant le meurtre (la gendarmerie en a eu connaissance 5 jours après le début de l'enquête suite à la déposition d'un des enfants Kaas). L'homme correspond au portrait-robot constitué à partir de différents témoignages. Il est soupçonné d'une vingtaine d'agressions et en a reconnu treize. C'est un faux démarcheur, impulsif et violent. Or, lors du meurtre, une dizaine de tableaux a été volée (le matériel hi-fi a été ignoré).

Des méthodes peu orthodoxes [modifier]

Les aveux des deux prétendus complices d'André Kaas ne concordent pas avec la vérité (dans leurs aveux le corps avait été déposé dans le coffre de la voiture de la victime, alors qu'il a été retrouvé dans sa chambre à coucher). Ils ont déclaré avoir été abusés par la police, qui selon eux, faisait les questions et les réponses.

Un juge lui a reproché son comportement sexuel hors-norme.

Plus d'un an après le meurtre, la police va rechercher notamment deux des enfants aux collèges pour les faire parler. À l'un des deux, alors âgé de quinze ans, l'inspecteur lui met devant les yeux, des photos du cadavre de sa mère, en lui disant calmement "Tu ne veux pas une petite ligne, histoire de te détendre un peu ?". Ce policier a été depuis révoque de la Police.

Épilogue [modifier]

André Kaas a passé trois ans derrière les barreaux, et est resté neuf ans sous contrôle judiciaire. Sa carrière a été brisée, et sa famille ruinée.

Au moment de son interpellation, sa fille aînée Nathalie a 21 ans et vient de passer sa maîtrise de Droit, son fils Julien a 14 ans, Jérôme en a 12, et le petit dernier 4.

Nathalie s'est occupée de ses frères durant l'incarcération de son père. Elle a été contrainte d'arrêter ses études de droit, et a divorcé.

Julien, qui a été le plus malmené par la police, était devenu toxicomane (il en est sorti aujourd'hui). Il avait commencé à travailler à seize ans pour aider sa sœur et son frère.

Jérôme, frappé en pleine adolescence, a dû se battre avec un soutien psychologique.

Nathalie a créé récemment l'association "Enfant de Victime" qui a pour objectif d'aider les enfants et les adolescents en leur apportant un soutien psychologique, scolaire et juridique.

Augustin le fils illégitime d’André Kaas moins frappé que ses frères par la crise fut bachelier à 15 ans en 2006 . Il est actuellement en deuxième année école d’ingénierie d’informatique à SUPINFO .

Publications [modifier]



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Samedi 3 novembre 2007






Renaud Lecadre
QUOTIDIEN : samedi 3 novembre 2007
 
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Un innocent est en prison depuis six mois. C’est la seule certitude de ce règlement de comptes dans le Val-d’Oise. Deux hommes sont poursuivis pour l’assassinat d’un troisième ; ils s’accusent mutuellement, un seul des deux ayant pu commettre le crime. Dans le doute, les deux ont été placés en détention.

Poudre d’escampette. Le 30 avril, Nadim gare sa 307 Peugeot devant un immeuble de Deuil-la-Barre. A l’intérieur, des stupéfiants d’une valeur de 8 000 euros, en attente de livraison. Nadim passe la soirée au Milliardaire, boîte de nuit des Champs-Elysées, quand on lui apprend que sa voiture a été fracturée et vidée de son précieux contenu. Son sang ne fait qu’un tour, il se rend dans la cité pour une explication musclée avec Ramzi et Samir, les deux principaux suspects à ses yeux.

Les trois personnages se retrouvent le lendemain dans un recoin à l’abri des regards. Aucun autre témoin n’assiste à la scène, mais des coups de feu sont échangés. Nadim, le trafiquant spolié la veille, s’effondre pour de bon. Ramzi et Samir prennent alors la poudre d’escampette. Ils n’ont pas pu le tuer ensemble : des deux armes ayant permis d’échanger les coups de feu, l’une appartenait à Nadim, muni de gants pour l’occasion ; quand à l’autre, Dieu sait qui l’avait alors en main. L’enquête a seulement permis d’établir que Samir aurait planqué l’une des deux armes sous une voiture après la fusillade fatale, puis que Ramzi l’aurait récupérée pour la jeter dans une poubelle.

La justice n’est guère plus avancée. De leurs cellules respectives, Ramzi et Samir se renvoient la balle. Le premier a été blessé à la jambe au cours de la fusillade, mais cela ne prouve rien : une balle perdue est si vite partie. Le parquet de Pontoise est très soucieux de ne ménager aucune piste : Samir étant rapidement écroué pour assassinat, la justice a fait appel du cas Ramzi, poursuivi dans un premier temps pour destruction de preuve et laissé libre, puis incarcéré à son tour – pour le même assassinat…

Envolée. Jusqu’à présent, la chambre de l’instruction a refusé leurs demandes de remises en liberté. Au nom de la sacro-sainte «atteinte à l’ordre public» et en essayant de les raccrocher pour trafic de stups – sauf que la marchandise s’est envolée. Ce faisant, la justice française entérine un peu plus ce principe conjoncturel qui n’est pourtant gravé nulle part : mieux vaudrait un innocent en prison qu’un coupable en liberté.



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Vendredi 2 novembre 2007







(Tahitipresse) - La commission de révision des procès, à Paris, a décidé de renvoyer Olivier Teamo devant la cour de révision. Celui-ci avait été condamné en 2005 à quatorze ans de prison pour le viol de sa fille adoptive laquelle affirme, aujoud'hui, avoir inventé le crime.


Déjà, au mois de mars dernier, un complément d'information avait été ordonné par l'autorité judiciaire. Ce complément s'est, semble-t-il, montré suffisamment probant, pour que la commission de révision des procès décide finalement de renvoyer Olivier Teamo devant la cour de révision.

Pour les membres du comité qui soutient depuis plusieurs mois cette démarche, la nouvelle étape juridique qui se profile constitue déjà une première victoire, même si le but reste l'acquittement d'Olivier Teamo.

La fille adoptive se rétracte

Pompier âgé d'une quarantaine d'années, celui-ci avait été condamné une première fois, en cour d'assises, à Papeete, en 2004, puis une seconde fois, en appel, en 2005, écopant ainsi de quatorze ans de prison.

Mais depuis, sa fille adoptive s'est retractée, par le biais notamment d'un courrier adressé au procureur, en indiquant avoir inventé l'accusation de viol.





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Vendredi 2 novembre 2007
LA HAYE (AFP) - La Cour internationale de justice de La Haye va entamer le 21 janvier ses audiences publiques concernant la plainte de Djibouti contre la France dans l'affaire du magistrat français Bernard Borrel, a-t-elle annoncé vendredi.
Le juge Bernard Borrel, retrouvé mort en ...

Copyright © 2007 AFP

Djibouti avait saisi en janvier 2006 la Cour internationale de justice (CIJ) contre la France, l'accusant de manquer à ses devoirs d'entraide judiciaire dans l'enquête sur la mort du magistrat français Bernard Borrel en 1995.

Le programme exact des audiences sera communiqué ultérieurement, a ajouté la CIJ.

Le corps à moitié calciné de Bernard Borrel avait été retrouvé dans un ravin à Djibouti en 1995.

Une enquête djiboutienne avait conclu à un suicide, mais l'enquête française privilégie désormais la thèse de l'assassinat et certains témoignages mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

Selon Djibouti, les autorités gouvernementales et judiciaires françaises avaient refusé "d'exécuter une commission rogatoire internationale" en refusant de lui transmettre le dossier relatif à l'instruction par des juges français autour de la mort de Bernard Borrel.

Ce "refus" de transmettre aux autorités judiciaires djiboutiennes des dossiers sur l'affaire Borrel constitue une "violation des obligations internationales de la France découlant de la Convention de coopération judiciaire en matière pénale entre la France et Djibouti en date du 27 septembre 1986", selon Djibouti.

Djibouti accuse aussi la France d'avoir "violé son obligation de prévenir les atteintes à la personne, la liberté ou la dignité d'individus" jouissant d'une protection internationale en convoquant notamment comme témoin assisté le chef de l'Etat, Ismaël Omar Guelleh.

En octobre 2005, la justice française avait délivré deux mandats d'arrêt internationaux contre le procureur de la République de Djibouti, Djama Souleiman Ali, et contre le chef des services secrets djiboutiens, Hassan Saïddes.

Quelques jours plus tard, Djibouti, qui réclame de son côté les résultats de l'enquête française, avait répondu en suspendant l'entraide judiciaire entre les deux pays.

Selon la veuve du magistrat, Elizabeth Borrel, son époux enquêtait sur des trafics d'armes et des attentats dans lesquels Ismaël Omar Guelleh aurait été impliqué.



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Mercredi 31 octobre 2007


 Le procès a été annulé à la dernière minute, après que le greffe de la cour d’assises s’est aperçu de la méprise.

C’est l’histoire d’un type que le destin n’a jamais rattrapé. Ancien mineur de fond, ancien légionnaire, ancien clochard, il s’est un jour retrouvé mêlé à une drôle d’affaire. Mais la justice n’a pas fait mieux que le destin…
PAR ÉRIC DUSSART
region@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES « LA VOIX »


C’était un enfant de l’immigration. Ses parents étaient polonais, venus à Bruay-sur-l’Escaut pour descendre à la mine, et c’est ce qu’il a fait, également, alors qu’il avait à peine 16 ans.
Seize ans, c’est aussi l’âge de son premier mariage, avec une fille à peine plus âgée que lui, enceinte de ses oeuvres. Mais on le dit alors jaloux, déjà un peu alcoolique, et cette fragile union n’est en fait que le début d’une errance désespérée.

Pas son truc…
Il s’engage dans la légion, saute à Calvi, est blessé à Tahiti, revient au pays. Deuxième mariage, retour à la fosse, nouvel échec. «  Il se clochardise », raconte le document qui le renverra un jour devant une cour d’assises.
Une association le rattrape alors par les cheveux. Il devient croyant, s’abstient de boire… se marie à nouveau. Mais le mariage, ce n’est décidément pas son truc. En 1989, à 40 ans, il devient agent de sécurité, et au café des Fleurs de Bruay-sur-l’Escaut, rencontre sa dernière compagne.
C’est avec elle qu’il se retrouvera mêlé à la mort d’un autre pauvre bougre. Un soir de « bamboche », à tenaillé par la jalousie et excédé par le comportement leste et les privautés » de l’autre envers sa belle.
Il vit ainsi, au gré de ses errements et des nouvelles sinuosités de sa vie, pendant quatre ans et demi. Jamais inquiété par la justice, jamais rattrapé. Même s’il ne bouge plus.
Le peut-il encore, d’ailleurs ? Le 23 janvier 2005, à 56 ans, cette vie tumultueuse s’arrête. Il n’empêche que le juge d’instruction remet la main sur son dossier neuf mois plus tard et se fend d’une ordonnance de mise en accusation devant la cour d’assises du Nord, le 17 mars 2006, pour «  administration volontaire de substances nuisibles ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
« ,  •



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JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
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  • La rencontre sur Internet tourne au drame
    Jean-Marc Aubert, le mardi 6 janvier 2009 à 04:00 lu 245 fois · aucun commentaire --> Cliquez pour agrandir ...
  • Sarkozy s'apprêterait à annoncer la suppression du juge d'instruction
    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
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    Ceci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où...
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