Dimanche 14 octobre 2007
PARIS - Arnaud Montebourg a demandé dimanche que "cessent les protections" accordées à Arnaud Lagardère, s'inquiétant de "l'influence" dans la République du président du groupe Lagardère, qui doit être entendu le 25 octobre par la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur les soupçons de délit d'initiés chez EADS.

Le député socialiste de Saône-et-Loire a souhaité sur Canal+ "que cessent les protections à Arnaud Lagardère", qualifiant le patron du Groupe Lagardère, l'un des principaux actionnaires d'EADS, de personnalité "influen(te)" dans la République "à cause de ses connivences entre les intérêts publics et privés".

Le patron d'EADS est surnommé le "frère" de Nicolas Sarkozy, a-t-il souligné, "pas le frère biologique, le frère politique". Et de déplorer "une ambiance générale" où l'"on protège les amis du pouvoir" et où l'on "enterre les affaires embarrassantes".

L'élu d'opposition a par ailleurs estimé "qu'un certain nombre de responsabilités" risquaient d'être engagées dans l'affaire de délits d'initiés chez EADS, parmi lesquelles celles des membres du gouvernement de l'époque, dont Nicolas Sarkozy "qui d'ailleurs à l'époque fréquentait assidûment (...) Arnaud Lagardère".

Dénonçant une "caporalisation" de la justice par la garde des Sceaux Rachida Dati, Arnaud Montebourg a considéré qu'il y avait "finalement deux lois" en France, "la loi pour le citoyen ordinaire, généralement impitoyable, et puis la loi pour les amis du pouvoir, qui, là, est plutôt celle des impunités". AP

pf/sb



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Mercredi 10 octobre 2007
Par PierreAntoine Souchard AP - 

PARIS - Un ancien responsable de la Sofremi, démis de ses fonctions en 1993 après l'arrivée de Charles Pasqua place Beauvau, a confirmé mercredi la réalité des prestations effectuées par Iskandar et Akram Safa, hommes d'affaires libanais, pour le compte de cette société. L'accusation soupçonne les deux frères d'avoir perçu environ 2,7 millions d'euros de commissions indues entre 1991 et 1994.



Philippe Melchior, ancien PDG de la Sofremi, a déclaré au tribunal correctionnel de Paris que cette société, sous tutelle du ministère de l'Intérieur, avait signé avec les Safa plusieurs mandats "d'assistance commerciale". Notamment un au Koweït dans le cadre d'un marché de déminage du pays après la guerre du Golfe. Sur un montant de près de 92 millions d'euros, ils ont perçu une commission de 3%.

"Ils ont bien travaillé. Ils m'ont apporté une connaissance pays, une connaissance culture. Qui est qui, qui peut quoi", a dit M. Melchior, cité comme témoin par les deux frères.

Iskandar et Akram Safa ont été entendus mercredi pour la première fois sur le fond du dossier. Auparavant, ils avaient refusé de venir s'expliquer devant le juge d'instruction qui avait lancé un mandat d'arrêt international contre les deux hommes.

Iskandar Safa, entre autre patron des Constructions mécaniques de Normandie, s'est expliqué sur les faits, assurant être intervenu une première fois pour la Sofremi dans le cadre du marché Miksa (fourniture de radars) en Arabie saoudite. Puis, via différentes de leurs sociétés, sur d'autres contrats au Koweït.

Les frères Safa ont expliqué au tribunal que les fonds virés sur l'un des comptes de Jean-Charles Marchiani, également sur le banc des prévenus, correspondaient à une commission qu'ils lui devaient pour leur avoir apporté un marché en Libye en 1988 portant sur des pièces de moteur et de peinture.

Si la nouvelle direction de la Sofremi a rompu les ponts avec les frères Safa, ils ont continué à toucher des reliquats de leurs commissions jusqu'en 1994, a expliqué Bernard Dubois, successeur de Philippe Melchior. M. Dubois a justifié cette mise à l'écart par les difficultés rencontrées par la Sofremi pour finaliser le contrat de déminage au Koweït.

Le nouvel intermédiaire, Etienne Leandri, présenté comme un proche de Charles Pasqua, touchera une commission de 1% sur le contrat initial de 92 millions d'euros.

"C'est beaucoup, mais je ne pense pas que l'on pouvait l'obtenir à moins", a avancé M. Dubois, assurant qu'ensuite les "choses ont repris un cours normal". Une réalité mise en doute par les frères Safa et M. Melchior, qui a dit n'avoir jamais entendu parlé de problèmes.

Une partie de la commission perçue par M. Leandri, décédé en 1995, a alimenté les Editions du Quotidien du Maire, tenues par un proche de Charles Pasqua. Questionné sur le paiement d'une nouvelle commission par la Sofremi, M. Melchior a estimé qu'elle ne paraissait "pas sérieuse". "Il n'est pas sûr que j'aurais géré la société comme elle l'a été par la suite", a-t-il ajouté.

L'accusation estime qu'une partie des commissions versées entre 1993 et 1995 par la Sofremi a alimenté des proches de l'ancien ministre de l'Intérieur.

M. Pasqua est mis en examen dans ce dossier, mais devant la Cour de justice de la République (CJR), seule instance autorisée à juger des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. AP

pas/mw



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Mardi 9 octobre 2007


NOUVELOBS.COM | 09.10.2007 | 18:09

Jugé dans le cadre d'une affaire de détournements présumés, pour laquelle comparaissent également le fils de Charles Pasqua et Pierre Falcone, l'ancien PDG de la société nationale, Bernard Dubois, a affirmé que celle-ci était "le bras armé du ministre" de l'Intérieur de 1993 à 1995.

Charles Pasqua (Reuters)

Charles Pasqua (Reuters)

L'ancien PDG de la Sofremi, Bernard Dubois a affirmé, mardi 9 octobre lors du procès pour détournements présumés au détriment de la société, que celle-ci était "le bras armé du ministre" de l'Intérieur Charles Pasqua dans les années 1993-95.
A la tête de la Société française d'exportation de matériels, systèmes et services (Sofremi), relevant du ministère de l'Intérieur, de 1993 à 1997, Bernard Dubois a toutefois été peu disert sur le bénéfice qu'aurait pu tirer l'ancien ministre de ces détournements.
Neuf personnes sont renvoyées devant la 12e chambre du tribunal correctionnel, dont le fils unique de Charles Pasqua et plusieurs proches de l'ancien ministre.

Sommes détournées

Elles sont soupçonnées d'avoir versé ou perçu des sommes détournées de contrats passés par la Sofremi, organisme dépendant de la place Beauvau chargé de vendre des équipements de police à l'étranger.
Charles Pasqua n'a pas été renvoyé en correctionnelle car le juge d'instruction Philippe Courroye s'est dessaisi au profit de la Cour de justice de la République, seule juridiction habilitée à enquêter et à juger des faits délictueux commis par un ministre dans l'exercice de ses fonctions.
Le nom de l'ancien ministre d'Etat a toutefois été très présent au cours de l'audition mardi après-midi de l'ancien PDG de la Sofremi, Bernard Dubois, nommé par Charles Pasqua en 1993.
"La Sofremi, c'était le bras armé du ministre, un organisme qui était là pour faire ce que le ministre voulait qu'on fasse", a d'emblée déclaré Bernard Dubois, 73 ans et aujourd'hui à la retraite, jugé pour abus de biens sociaux et abus de crédit.
Bernard Dubois est revenu sur le rôle prêté à Etienne Leandri, proche de Charles Pasqua et mort en 1995, soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire auprès de destinataires de nombreuses commissions.

"Un homme de l'ombre"

Présentant Etienne Leandri comme "clairement un homme de l'ombre", Bernard Dubois a affirmé que cet intermédiaire "avait beaucoup de poids". "Quand il parlait, c'était un peu la bouche du ministre qui parlait."
Concernant les "frais commerciaux extérieurs", sommes versées aux intermédiaires pour remporter des marchés, Bernard Dubois s'est dit "frappé" par la "dispersion des commissions" tout en jugeant "très difficile de s'y retrouver" et assurant ne pas être "en état de dire" s'il s'agissait de rémunérations complaisantes.
Alors que le président Dominique Pauthe lui demandait si Etienne Leandri avait été "le financier de Charles Pasqua", Bernard Dubois a simplement répondu que "c'était des choses qui se disaient".
En revanche, il a assuré que Charles Pasqua "n'a jamais prononcé le nom d'Etienne Leandri" en sa présence.
Interrogé à la suite de Bernard Dubois, l'ancien numéro deux de la Sofremi, Bernard Poussier, a plutôt justifié le versement de commissions : "On peut regretter des honoraires trop importants, ce qui compte c'est d'avoir le marché".
Proche d'Etienne Leandri, Bernard Poussier sait "très peu de choses" sur les relations Pasqua-Leandri.
Prévu jusqu'au 24 octobre, le procès devra aussi définir quel rôle exact ont joué dans les marchés passés par la Sofremi le fils unique de Charles Pasqua, Pierre-Philippe Pasqua, l'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani, les frères libanais Iskandar et Akram Safa ainsi que l'homme d'affaires Pierre Falcone.

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Mardi 9 octobre 2007


PARIS (AFP) — Pierre Falcone était présent lundi à Paris pour l'ouverture du procès sur des détournements de fonds présumés au préjudice de la Sofremi mais l'homme d'affaires franco-angolais, recherché depuis des années, a invoqué immédiatement son immunité diplomatique.

Les neuf prévenus de l'affaire de la Sofremi se sont retrouvés en rang serré sur les bancs de la 12e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour un procès prévu jusqu'au 24 octobre.

Parmi eux: Pierre-Philippe Pasqua, fils unique de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, les frères et hommes d'affaires libanais Iskandar et Akram Safa, le préfet Jean-Charles Marchiani et d'anciens dirigeants de la Société française d'exportation de matériels, systèmes et services relevant du ministère de l'Intérieur (Sofremi), organisme chargé de vendre des équipements de police à l'étranger, notamment en Afrique.

Mais la principale attraction de la première journée d'audience de cette affaire de contrats signés par la Sofremi en 1993-95, qui se seraient doublés de commissions occultes versées à un ou plusieurs intermédiaires, a été Pierre Falcone, 53 ans, arrivé au tribunal le visage bronzé et l'allure sportive.

Mis en cause également dans une affaire de trafic d'armes en direction de l'Angola, Pierre Falcone avait quitté la France en 2003 après une année de détention provisoire.

Il était visé depuis 2004 par deux mandats d'arrêt internationaux qui ont été levés le 3 octobre par la justice française, ce qui lui a permis de comparaître libre lundi, sous contrôle judiciaire et après le versement d'une caution, au même titre que Pierre-Philippe Pasqua, réfugié en Tunisie depuis 2000 et rentré en France le 28 septembre.

Pierre Falcone a brièvement décliné son adresse en Angola, son salaire (2,5 à 3 millions d'euros annuels) et sa situation, se présentant comme "membre de la représentation angolaise à l'Unesco et chargé de mission auprès de mon gouvernement".

Ce statut diplomatique, accordé en 2003 par le ministère angolais des Affaires étrangères, a longuement été développé par la défense de M. Falcone pour demander l'annulation des poursuites ou, à défaut, un jugement séparé.

"Pierre Falcone a un statut d'immunité diplomatique absolu dont la France n'a pu que prendre acte" en tant que pays hôte de l'Unesco, a insisté Me Pierre-François Veil.

Cette situation a pour conséquence que "tout acte de poursuite fait en violation de ce principe est entaché de nullité", ce qui vise le renvoi devant le tribunal correctionnel décidé par le juge d'instruction Philippe Courroye en 2006, a fait valoir Me Emmanuel Marsigny.

Les faits reprochés à M. Falcone et à ses huit coprévenus datent toutefois d'avant son statut diplomatique, durant la période 1993-1995 où Charles Pasqua était ministre de l'Intérieur.

Mais "à l'époque où le magistrat instructeur veut le poursuivre, Pierre Falcone bénéficie de ce statut", a insisté Me Marsigny qui a comparé cette immunité à celle de Jacques Chirac à l'époque où il était à l'Elysée.

Le parquet a opposé une fin de non recevoir aux avocats de M. Falcone. "Il vous est demandé surtout de ne pas juger cet homme-là", a expliqué le procureur Romain Victor. "Pierre Falcone bénéficie certes d'une immunité mais d'une portée limitée aux actes officiels accomplis dans l'exercice de ses fonctions", a-t-il ajouté.

Le tribunal a décidé de joindre l'affaire au fond et de se prononcer dans son jugement final.


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Lundi 8 octobre 2007
AFP - 

PARIS (AFP) - L'homme d'affaires Pierre Falcone était présent lundi devant le tribunal correctionnel de Paris, à l'ouverture de son procès, en compagnie du fils de l'ancien ministre Charles Pasqua et de sept autres prévenus dans une affaire de détournements de fonds au profit de la Sofremi.





PARIS (AFP) - Neuf personnes de l'entourage de l'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, dont son fils unique Pierre-Philippe, comparaissent à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de détournements de fonds au préjudice de la Sofremi dans les années 1990.
Pierre-Philippe Pasqua à Paris le 4 octobre ...

La Société française d'exportation de matériels, systèmes et services relevant du ministère de l'Intérieur (Sofremi) est un organisme dépendant de ce ministère, qui est chargé de vendre des équipements de police à l'étranger, notamment en Afrique. Nombre de contrats qu'elle a signés se seraient doublés de commissions occultes versées à un ou plusieurs intermédiaires.

Les faits reprochés aux neuf prévenus, des abus de biens sociaux ou recel, portent sur la période 1993-95, quand Charles Pasqua était ministre de l'Intérieur.

Le juge d'instruction Philippe Courroye avait clôturé en mars 2005 cette enquête ouverte en février 2001 en marge de l'affaire des ventes d'armes vers l'Angola, instruite par le même magistrat.

Charles Pasqua n'a pas été renvoyé en correctionnelle car le juge Courroye s'est dessaisi au profit de la Cour de justice de la République, seule juridiction habilitée à enquêter et à juger des faits délictueux commis par un ministre dans l'exercice de ses fonctions.

L'ancien ministre d'Etat est mis en examen par les magistrats de la CJR dans cette affaire depuis octobre 2004.

Son fils Pierre-Philippe Pasqua, 59 ans, son ex-conseiller diplomatique Bernard Guillet, 62 ans, et Jean-Charles Marchiani, ancien préfet du Var et ex-député européen, âgé de 64 ans, comptent parmi les prévenus jugés pour "recel d'abus de biens sociaux".

Les hommes d'affaires Pierre Falcone et les Libanais Iskandar et Akram Safa ainsi que l'ancien directeur financier de la Sofremi, Nicolas Maroslavac, sont poursuivis pour les mêmes faits.

Enfin, Bernard Dubois, nommé par Charles Pasqua en 1993 à la tête de la Sofremi et qui y restera jusqu'en 1997, et son adjoint Bernard Poussier sont eux renvoyés pour "abus de biens sociaux" au détriment de cette société.

Au total, douze personnes avaient été mises en examen dans l'affaire mais trois d'entre elles --dont Jean-Jacques Guillet, député UMP des Hauts-de-Seine, et son épouse-- ont fait l'objet d'un non-lieu.

Parmi les sommes détournées, qui transitaient généralement par un proche de Charles Pasqua (Etienne Léandri aujourd'hui décédé), selon l'accusation, 15 millions de francs, soit environ 2,3 millions d'euros, auraient été destinés à Pierre Falcone, qui agissait comme consultant pour des marchés en Amérique du Sud.

Sur ce montant, plus de 9,8 millions de francs (1,5 M EUR) ont été reversés sous forme de rétrocommissions à Pierre-Philippe Pasqua, selon les enquêteurs.

Le fils de l'ancien ministre va comparaître devant la 12e chambre correctionnelle au terme d'un spectaculaire revirement. Alors qu'il était réfugié en Tunisie depuis 2000, visé par un mandat d'arrêt international, il est rentré en France le 28 septembre pour être placé sous contrôle judiciaire.

Selon des sources proches du dossier, il aurait "négocié" son retour en France afin de pouvoir comparaître libre dans deux affaires.

Avant ce procès (qui doit durer jusqu'au 24 octobre), il a été jugé jeudi en appel dans une affaire de pots-de-vin extorqués en 1994 à la société Alstom. 18 mois de prison avec sursis ont été requis.






Par PierreAntoine Souchard AP - 

PARIS - Neuf proches de l'ancien ministre Charles Pasqua, dont son fils Pierre-Philippe, comparaissent à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des détournements de fonds présumés au détriment de la Sofremi, société sous tutelle du ministère de l'Intérieur, entre 1993 et 1995.

M. Pasqua père est mis en examen dans ce dossier mais devant la Cour de justice de la République (CJR), seule instance autorisée à juger des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Entre 1993 et 1995, période où Charles Pasqua était locataire de la place Beauvau, la Sofremi (Société française d'exportation de matériels, systèmes et services du ministère de l'Intérieur) aurait versé des commissions indues à trois principaux intermédiaires: Etienne Leandri, décédé en 1995, Pierre Falcone, spécialisé dans le négoce, dont celui des armes, et les frères Iskandar et Akram Safa, hommes d'affaires libanais. Une partie de ces commissions, selon l'accusation, a été reversée à des proches de Charles Pasqua.

Etienne Leandri est présenté par des protagonistes du dossier comme un proche de Charles Pasqua, un intermédiaire qui "déverrouillait" les situations les plus compliquées. Entre juillet 1993 et novembre 1994, il a reçu 18 millions de FF (2,7 millions d'euros) de commissions.

L'accusation soutient que ces commissions, étrangères à toutes les activités de Leandri avec la Sofremi, ont renfloué les caisses des Editions du Quotidien du Maire, tenues par un proche de Charles Pasqua, déficitaires quasi continuellement. Et ont également atterri sur les comptes suisses de Pierre-Philippe Pasqua ou de Bernard Guillet, le conseiller diplomatique de Charles Pasqua.

Pierre Falcone, via sa société Brenco Trading Limited, a signé plusieurs contrats de consultant avec la Sofremi, pour des contrats avec des pays d'Amérique latine. Il a perçu 15 millions de FF (2,25 millions d'euros) qui, toujours selon l'accusation, ont été reversés en partie aux proches de Charles Pasqua.

Pierre-Philippe Pasqua est soupçonné d'avoir été le destinataire de plus de 9 millions de FF (1,35 million d'euros), versés sur un compte en Suisse avant de les réinvestir, via des comptes bancaires au Liban, dans des activités légales, assure l'accusation.

Quant aux frères Safa, ils ont reçu près de 18 millions de FF (2,7 millions d'euros) de la Sofremi entre 1991 et 1994 pour leurs interventions supposées dans des contrats, notamment au Koweït. Les dirigeants de la Sofremi ont été incapables "d'expliquer la contrepartie de ces prestations".

Une partie de ces fonds serait revenue sur les comptes de Jean-Charles Marchiani, l'ex-préfet du Var. Condamné déjà à deux reprises dans des affaires de corruption, il a fait appel.

En moins d'une semaine, Pierre-Philippe Pasqua, réfugié depuis sept ans en Tunisie, les frères Safa, tous trois sous le coup d'un mandat d'arrêt international, sont revenus en France.

Pierre Falcone, opportunément nommé ambassadeur du gouvernement angolais auprès de l'Unesco en 1993, a obtenu la levée des deux mandats d'arrêt lancés contre lui, l'un dans cette affaire, l'autre dans l'Angolagate. Selon ses avocats, il devrait être présent à son procès. Celui-ci se déroulera devant la 12e chambre correctionnelle de Paris trois jours par semaine pendant trois semaines.

Jeudi, une peine de 18 mois d'emprisonnement avec sursis et 300.000 euros d'amende a été requise devant la cour d'appel de Paris contre Pierre-Philippe Pasqua dans l'affaire Alstom, où il est soupçonné d'avoir touché une commission occulte de 700.000 dollars. En première instance, il avait été relaxé. AP

pas/mw/cr



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Lundi 8 octobre 2007
L’affaire Sofremi, micmac de flux offshore autour de la galaxie Pasqua, atterrit au tribunal.
Par RENAUD LECADRE
QUOTIDIEN : lundi 8 octobre 2007
4 réactions  
On croyait avoir tout vu, l’affaire Elf, le financement occulte des principaux partis politiques. Mais voilà que le tribunal correctionnel va juger à partir d’aujourd’hui le plus consternant dossier politico-financier de la fin du siècle dernier : l’affaire Sofremi (Société française d’exportation du ministère de l’Intérieur). Un nouveau micmac de commissions occultes versées en marge des grands contrats internationaux, parfois suivies de rétro-commissions versées à des décideurs français, dans la plus parfaite opacité. Du grand classique, à ceci près que tout était centralisé Place Beauvau.
L’ancien président de la Sofremi a résumé avec lassitude cette vaste foire aux capitaux off-shore : «Je ne trouvais pas normal que le ministre de l’Intérieur me demande de piller la trésorerie, mais je n’ai pas voulu m’y opposer.»
Audit.  La Sofremi a été créée en 1986 pour aider les industriels français à obtenir des contrats auprès des polices étrangères. Son capital est réparti entre l’Etat et les principaux fabricants, mais c’est le ministère de l’Intérieur qui en nomme les dirigeants et en assure la tutelle directe. La Sofremi a toujours senti le souffre, son domaine d’activité étant pollué par des intermédiaires en tous genres. Chaque nouveau ministre de l’Intérieur a pour premier réflexe de commander un audit sur la gestion de la Sofremi par son prédécesseur.
Au cours de l’enquête, Charles Pasqua a raconté que, dès sa nomination en 1993, on lui avait fait part de rumeurs de financement du PS…
Après multiples audits, c’est pourtant la seule période Pasqua qui est visée, caractérisée par une explosion des commissions (170 millions de francs), dépassant 15 % du montant des marchés visés (avec une pointe à 24 % en Colombie). La Sofremi ne se donne même plus la peine de préserver les apparences : une commission est versée à l’occasion d’un marché brésilien alors qu’elle n’était même pas candidate… Dans cette gloutonnerie ambiante, la Sofremi va jusqu’à emprunter - en Suisse! - afin de rémunérer un intermédiaire impatient, l’usage étant de verser la commission à la signature du contrat (success fee).
Le procès va se concentrer sur trois contrats (Argentine, Colombie et Koweït). Les principaux bénéficiaires de commissions sont Pierre Falcone (réfugié à l’étranger grâce à un passeport diplomatique angolais, il vient de négocier son retour en France sans passer par la case prison) et Etienne Leandri (décédé en 1995, son ombre plane encore sur de nombreuses affaires). Le premier a la bosse du négoce : sitôt le bac en poche, il se lance dans la vente d’escargots, de pulpe de fruits au Brésil.
Déjà poursuivi dans l’Angolagate (procès prévu fin 2008), Falcone a encaissé 15 millions de francs de la Sofremi. Le second, condamné à la Libération pour intelligence avec l’ennemi, réhabilité grâce à la CIA au nom de la lutte anticommuniste, est un compagnon de route de Charles Pasqua. Collectionneur de commissions en Suisse, Léandri a encaissé 21 millions de francs de la Sofremi.
Ils en ont ensuite fait bénéficier des figures de la galaxie pasquaienne : Jean-Charles Marchiani (un million), Jean-Jacques Guillet (11 millions) et Pierre-Philippe Pasqua (10 millions). Le terme rétro-commission n’est pas évident à employer, faute de traçabilité financière directe : le fils Pasqua a ainsi encaissé des fonds de Leandri, qui les avait obtenus de Falcone, qui lui-même les avait obtenu de la Sofremi.
«Pillage».  L’accusation devra démontrer que l’argent versé par Leandri à Pasqua junior (tous deux étant par ailleurs en affaires en Corée), provient directement de la Sofremi. Jean-Jacques Guillet, pilier de l’UMP dans les Hauts-de-Seine, a ainsi bénéficié d’un non-lieu : Léandri, lui, a bien reversé 11 millions en vue de renflouer le Quotidien du maire qu’il éditait, mais Jean-Jacques Guillet ignorait que l’argent venait d’un «pillage» de la Sofremi… Quand à Marchiani, il prétend une fois de plus que ses comptes offshore n’avaient d’autres objet que de servir la France : «La DGSE n’ayant pas fait son travail, j’ai été obligé d’avoir recours à un financement privé.»
Tout tourne évidemment autour de Charles Pasqua, de ce que «lui ou son entourage allait demander de financer», selon l’ex-président de la Sofremi. Son cas a été disjoint devant la Cour de justice de la République (CJR). Pataquès garanti, comme en a témoigné le procès Alstom (ou l’on retrouve une même histoire de commission avec Leandri, Pasqua père et fils).
A l’audience, l’accusation cite des extraits de ses dépositions devant la CJR, puis tempère aussitôt : «Il n’est pas question de discuter la responsabilité de Charles Pasqua, mais il a un rôle de fait.»
Répit.  Un avocat dit «ne pas comprendre» pourquoi le juge d’instruction Philippe Courroye s’est dessaisi du cas Pasqua au profit de la CJR : à deux reprises (statuant à propos de Roland Dumas et Jacques Toubon), la Cour de cassation a affirmé qu’un ministre relève de la justice ordinaire quand il a agi hors du cadre strict de ses prérogatives. Et la valse des commissions ne semble pas faire partie des attributions d’un ministre de l’Intérieur. La saisine de la CJR a surtout offert un répit à Charles Pasqua, qui a pu se faire élire au Sénat après avoir transmis à Nicolas Sarkozy la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine. Des juristes chagrins soulignent que l’attitude de Courroye colle parfaitement aux nécessités de Sarkozy, qu’il tutoie.

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Vendredi 5 octobre 2007

PARIS - Une partie civile a demandé vendredi à la cour d'appel de Paris d'entendre l'ancien président de la République Jacques Chirac comme témoin au cours du procès de l'affaire des faux électeurs du IIIe arrondissement qui a été audiencé en mai 2008.

La 11e chambre de la cour d'appel doit examiner ce dossier dans lequel l'ancien adjoint du maire Jacques Dominati a été relaxé, du 14 au 30 mai, à raison de trois audiences par semaine, les mercredi matin et jeudi et vendredi après-midis.

"La cour ne réentend jamais les témoins, mais l'ancien chef d'Etat a été cité plusieurs fois dans ce dossier et il serait de bonne administration de la justice qu'il soit entendu", a noté Me Pierre-François Divier, à l'origine de la plupart des plaintes contre l'ancien maire de Paris.

La cour lui a demandé de faire cette demande par écrit et a promis de l'examiner à l'ouverture du procès. M. Chirac n'avait été entendu ni pendant l'enquête, ni par le tribunal correctionnel en raison de son immunité de chef d'Etat.

Les avocats des autres parties civiles ont simplement regretté que le procès soit audiencé après les élections municipales prévues en mars 2008.

Des 15 prévenus jugés en première instance, seul Guy Legris, ancien commissaire de police et responsable de la section professionnelle RPR de Paris, condamné à 12 mois d'emprisonnement avec sursis et 2.000 euros d'amende, a fait appel. Contre les autres prévenus, les parties civiles ont fait appel, mais cela ne remet pas en cause la peine pénale, mais uniquement les éventuels intérêts civils.

Le 20 décembre 2006, le tribunal a relaxé Jacques Dominati et son fils Laurent, nommé depuis ambassadeur au Honduras. Son fils aîné Philippe, 52 ans, sénateur non-inscrit de la capitale, a écopé de six mois avec sursis et 2.000 euros d'amende.

Selon l'accusation, 327 électeurs étaient inscrits en 1989 sur les listes électorales de l'arrondissement alors qu'ils résidaient soit dans un autre quartier, soit dans une autre commune. Jacques Dominati et ses proches étaient soupçonnés d'avoir recruté des électeurs, non domiciliés dans l'arrondissement mais favorables au maire, afin de privilégier son élection. AP

der/mw



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Jeudi 4 octobre 2007

AFFAIRE ALSTOM


NOUVELOBS.COM | 04.10.2007 | 18:52

L'avocat général a requis 18 mois d'emprisonnement avec sursis et 300.000 euros d'amende contre Pierre Pasqua, rejugé en appel pour recel d'abus de biens sociaux au détriment du groupe Alstom.

(Reuters)

(Reuters)

18 mois d'emprisonnement avec sursis et 300.000 euros d'amende. C'est ce qu'a requis l'avocat général de la cour d'appel de Paris contre Pierre Pasqua, le fils unique de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, rejugé, jeudi 4 octobre, pour son rôle dans une affaire de pots-de-vin extorqués en 1994 à la société Alstom.
"Nous sommes dans une affaire de racket. Les gens d'Alstom ont été rackettés, même s'ils ont été peut-être été plus consentants qu'ils ne le disent", a déclaré Denys Millet, l'avocat général.
La décision de la 9e chambre de la cour d'appel sera mise en délibéré à l'issue des plaidoiries de ses avocats.

Relaxé en 2006

"Je suis ici de mon plein gré et si j'avais pu le faire en première instance, je me serais présenté", a-t-il déclaré.
A l'époque, en janvier 2006, il avait été jugé par défaut et relaxé, mais le parquet, qui avait requis 2 ans de prison ferme, avait interjeté appel.
Agé de 59 ans, Pierre Pasqua est revenu vendredi en France après plus de 7 années passées en Tunisie, et a été placé sous contrôle judiciaire.
Il devait être jugé aux côtés de 8 proches, à partir de lundi, par le tribunal correctionnel de Paris, dans le cadre d'une affaire de détournements de fonds présumés au détriment d'une société dépendant du ministère de l'Intérieur, la Sofremi.

Caution de 200.000 euros

Alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international, il avait été arrêté par les autorités françaises le 28 septembre à son arrivée au Bourget dans un avion privé. Il avait alors été présenté à un juge des libertés et de la détention avant de quitter le palais de justice libre. Une caution de 200.000 euros lui avait été imposée, dont la moitié devra être versée d'ici lundi.
Selon son avocat, Pierre Haïk, "il n'y a pas eu de négociations" pour le retour de son client, qui "n'a pas été arrêté": "il a tout simplement décidé de venir s'expliquer devant ses juges et les autorités compétentes ont pris les décisions qui s'imposaient".

Recel d'abus de biens sociaux

Concernant l'enquête sur la Sofremi (Société française d'exportation de matériels, systèmes et services du ministère de l'Intérieur), Philippe Courroye a enquêté sur des proches soupçonnés d'avoir bénéficié de commissions à l'occasion de l'obtention de marchés par cette société pour la vente d'équipements de police à l'étranger.
Pierre Pasqua, l'ex-conseiller diplomatique de son père, Bernard Guillet et Jean-Charles Marchiani, un ancien préfet du Var proche de Charles Pasqua, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris pour "recel d'abus de biens sociaux".

Pasqua mis en examen

Les hommes d'affaires Pierre Falcone, Iskandar et Akram Safa ainsi que l'ancien directeur financier de la Sofremi, Nicolas Maroslavac, sont poursuivis pour les mêmes chefs d'accusation, tandis que l'ancien directeur général de la Sofremi, Bernard Dubois, et son adjoint, Bernard Poussier, seront jugés pour "abus de biens sociaux".
Charles Pasqua est également mis en examen dans les dossiers Alstom et Sofremi. En revanche, c'est la Cour de justice de la République (CJR) qui se chargera de son dossier, comme seule instance autorisée à juger des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.
Ce volet de l'enquête est toujours en cours.
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Mercredi 3 octobre 2007

AP | 03.10.2007 | 19:44

Rentré vendredi en France après plusieurs années d'exil en Tunisie, Pierre-Philippe Pasqua, fils de l'ex-ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, comparaît jeudi devant la cour d'appel de Paris dans l'affaire Alstom. En mars 2006, le tribunal correctionnel de Paris l'avait relaxé, une décision frappée d'appel par le parquet qui avait requis deux ans d'emprisonnement ferme.

Le fils de l'ancien ministre, poursuivi pour "recel d'abus de biens sociaux" au détriment de GEC-Alstom, est soupçonné d'avoir bénéficié d'une commission occulte de 700.000 dollars à l'occasion du transfert du siège social de l'entreprise en 1994.

Lors du procès de première instance, les anciens dirigeants de GEC-Alstom avaient expliqué qu'ils n'avaient pu faire autrement que de verser une commission à un proche de Charles Pasqua, Etienne Léandri, décédé depuis. Elle était destinée à obtenir un agrément du ministère de l'Aménagement du territoire, placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, pour la construction du nouveau siège social de la division transport à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). L'agrément sera donné en mai 1994 et la commission versée le 16 du même mois.

Les magistrats de la cour d'appel devront déterminer si les 700.000 dollars, crédités en deux virements les 17 et 20 juin 1994 d'un compte suisse appartenant à Etienne Léandri vers un autre compte, toujours en Suisse, dont l'ayant-droit économique était Pierre-Philippe Pasqua, proviennent de la commission versée par GEC-Alstom.

Dans son jugement, le tribunal correctionnel a considéré que rien dans le dossier ne permettait "de reconstituer des mouvements de fonds croisés ou complémentaires qui pourraient caractériser un lien entre l'abus de biens sociaux au préjudice de GEC-Alstom" et le compte d'Etienne Léandri.

Le tribunal a estimé par ailleurs qu'il n'y avait pas de "lien" entre ces abus de biens sociaux et les sommes versées sur le compte Dowman, ouvert le 2 juin 1994 en Suisse. Même si les versements provenaient "peut-être d'une source délictueuse compte tenu de l'implication d'Etienne Léandri dans d'autres affaires (...) et des refus répétés de Pierre-Philippe Pasqua de s'expliquer devant la justice".

Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur de 1993 à 1995, est aussi poursuivi dans ce dossier, mais devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger des ministres pour des délits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Trois anciens dirigeants du groupe industriel, dont son ex-PDG, Pierre Bilger, ont été condamnés à des peines d'emprisonnement avec sursis et des amendes. Pierre-Henri Paillet, ancien délégué à la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (Datar), a été condamné à deux ans, dont 18 mois avec sursis. Une peine confirmée en appel.

Pierre-Philippe Pasqua comparaît à partir du 8 octobre avec huit autres personnes dans l'affaire de la Sofremi (Société française d'exportation de matériels, systèmes et services du ministère de l'Intérieur). AP


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Mercredi 3 octobre 2007


NOUVELOBS.COM | 03.10.2007 | 16:37

Le tribunal correctionnel a levé le second mandat d'arrêt sur l'Angolagate visant l'homme d'affaires, recherché depuis près de quatre ans. Le premier, concernant l'affaire Sofremi, a été levé ce matin.

Pierre Falcone

Pierre Falcone

Le tribunal correctionnel de Paris a levé, mercredi après-midi 3 octobre le second mandat d'arrêt visant l'homme d'affaires français Pierre Falcone, recherché depuis près de quatre ans, ouvrant la voie à son retour en France. Ce mandat le visant concernait l'affaire de vente d'armes présumée illégale dite de l'"Angolagate". Un peu plus tôt, le tribunal avait levé le premier mandat d'arrêt international à l'encontre de Pierre Falcone, concernant cette fois-ci l'affaire de détournement de fonds présumé au préjudice de la Sofremi, société qui dépendait du ministère de l'Intérieur du temps où Charles Pasqua était place Beauvau. Le négociant est cité à comparaître à partir du 8 octobre.

"Main levée"

Ce matin, le président de la 12e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, Dominique Pauthe, a déclaré recevable la requête "en main levée du mandat d'arrêt" international visant Pierre Falcone dans l'affaire de la Sofremi depuis 2004.
Le magistrat a également ordonné le placement sous contrôle judiciaire de Pierre Falcone qui devra verser une caution de 300.000 euros au plus tard le 8 octobre, date du début du procès de la Sofremi.

Retour de Pierre Pasqua

La décision de Dominique Pauthe intervient après le "retour" de trois autres proches de l'ancien ministre de l'Intérieur, renvoyés devant le tribunal pour cette affaire de détournements de fonds présumés, entre 1993 et 1995, au préjudice de la Sofremi.
Pierre Pasqua, fils de l'ancien ministre de l'Intérieur, également recherché dans cette affaire, est rentré vendredi en France, avant d'être placé sous contrôle judiciaire. Les frères libanais Iskandar et Akram Safa, qui étaient aussi visés par des mandats d'arrêts internationaux dans deux affaires financières, dont celle-ci, ont aussi été placés lundi sous contrôle judiciaire.
Au total neuf personnes avaient été renvoyées devant le tribunal dans cette affaire et pourraient être toutes présentes au tribunal lundi.

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