Dimanche 23 mars 2008
Ethiopie - Gouvernance - Justice
 
 

 

APA-Addis-Abeba(Ethiopie) Le tribunal fédéral éthiopien siégeant à Addis-Abeba a refusé vendredi d’accorder une liberté provisoire à 27 suspects impliqués dans un scandale de faux or d’une valeur de 20 millions de dollars américains qui a eu lieu à la banque centrale du pays.

Les accusés dont la plupart sont des responsables de différents ministères sont accusés de flouer la Banque nationale d’Ethiopie avec de faux or et d’avoir soutiré l’or authentique dont le coût est estimé à 20 millions de dollars.

Suite à ce scandale, la Banque a reçu l’ordre du gouvernement la semaine dernière de vérifier tous ses dépôts d’or après la découverte d’acier plaqué d’or dans une cargaison de lingots acheminée en Afrique du Sud.

« L’accusation est trop complexe et implique beaucoup de personnes dans une affaire pénale qui demande beaucoup de temps pour être étudiée", a indiqué le tribunal d’Addis Abeba dans son jugement.

« Nous allons poursuivre la détention des suspects pour 15 autres jours et l’affaire est renvoyée au 7 avril 7", a précisé le tribunal.

Les accusés parmi lesquels 11 employés de banque, ont été déférés au tribunal par la police.

Les autres suspects sont des employés de Geological Survey d’Ethiopie qui devait vérifier et certifier les dépôts d’or et des hommes d’affaires qui auraient profité du scandale.

Ils sont tous accusés d’avoir provoqué une perte d’environ 20 millions de dollars à la banque.

Des milliers de mineurs traditionnels extraient de l’or alluvionnaire dans le sud et sud-est de l’Ethiopie qui doit être expertisé par le Geological Survey avant d’être vendu à la banque nationale.

La Banque a ordonné la mise sous surveillance policière des centres commerciaux et des villas résidentielles appartenant et gérés par les suspects jusqu’à ce que l’affaire soit vidée.

Au début de l’année 2007, l’Ethiopie a pris de sévères mesures pour combattre la corruption.

Cette mesure a permis l’arrestation et la poursuite devant les tribunaux de centaines de responsables gouvernementaux.

 
DT/daj/dmz/aft/APA
22-03-2008
 
 

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Samedi 22 mars 2008
France 24 Imprimer

France 24

MAROC


Vendredi 21 mars 2008

Nadia Yassine a été poursuivie pour "atteinte à la monarchie" après des déclarations qu'elle a tenues en 2005. Mais son procès est sans cesse repoussé, comme s'il s'agissait de ne pas remettre en cause la transition démocratique.

Vendredi 21 mars 2008

L’affaire Nadia Yassine débute le 2 juin 2005, suite à un entretien accordé à l’hebdomadaire marocain Al-Ousbouiya al-jadida. Dans cette interview, elle exprime clairement ses positions concernant la monarchie et le système de gouvernance du Maroc.

Elle déclare préférer "la république à la monarchie", cette dernière "ne [convenant] pas aux Marocains", avant d’ajouter que "les jours de la monarchie sont comptés".

Poursuivie pour avoir porté "atteinte à la monarchie", son procès se tient le 28 juin 2005. A peine ouvert, il est immédiatement reporté. A son arrivée au tribunal, quelque 300 militants sont là pour manifester leur solidarité, de même que les télévisions du monde entier, présentes pour couvrir l’événement.

Le plus embarrassant pour la monarchie marocaine n’a pas été, finalement, la surmédiatisation de ce procès, mais bien plutôt l’attitude de Nadia Yassine. Sur sa bouche, un bâillon blanc marqué d’une croix rouge. Une façon de montrer que le droit à la liberté d’expression a été bafoué.

Une erreur colossale ?

Le fait de poursuivre Nadia Yassine pour "atteinte à la monarchie"  a été considéré par de nombreux experts comme une erreur colossale de la part des autorités marocaines. Le "makhzen" - terme populaire désignant le pouvoir royal et ses élites – aurait sous-estimé le charme contagieux de cette grand-mère de 49 ans, véritable experte dans l’art de communiquer avec les médias.

Il faut dire que Nadia Yassine a un beau pedigree. Son père, le cheikh Abdessalam Yassine, aujourd’hui âgé de 79 ans, est le fondateur du virulent mouvement antimonarchiste Justice et Spiritualité. Grand spécialiste de l’islam, révéré bien qu’idéologiquement imprévisible, ce dernier a passé une bonne partie de sa vie en prison pour avoir critiqué la monarchie. Femme intelligente, chouchou de la presse internationale, Nadia a su tirer parti de cet héritage de manière audacieuse.
     
“Ce procès est un don, un cadeau, à al-Adl al-Ihsane”, a déclaré Aboubakr Jamai, de la Fondation Nieman de journalisme à l’Université  d’Harvard, en référence au nom arabe de Justice et Charité. "Nadia Yassine utilise de manière astucieuse les questions d’ouverture et de liberté d’expression, car elle met le palais royal dans une situation embêtante : réprimer dans ce cas précis irait à l’encontre des valeurs adoptées par l’Occident."
   
La communauté internationale suit de près ce procès. Dans une déclaration envoyée par courriel à FRANCE 24 mercredi, un officiel du ministère américain des Affaires étrangères écrit : "Nous soutenons la liberté d’expression au Maroc, et nous considérons qu'une presse libre et un échange libre des idées sont un aspect fondamental dans une société démocratique. Nous suivons cette affaire, comme cela est le cas dans toutes les affaires ayant trait aux droits de l’homme au Maroc. Nous militons sans faille pour des procédures judiciaires justes et impartiales."
   
Etant donné la nature polémique de l’affaire, la justice marocaine semble avoir fait le choix de l’inaction depuis trois ans. Depuis le première audience, le 2 juin 2005, six autres audiences ont été repoussées. "Ils n’ont pas du tout envie de la juger", estime Ali Amar, directeur du Journal hebdomadaire. "Ils préféreraient que rien ne soit jamais arrivé."

Sortir des années de plomb
    
Après deux décennies de répression politique brutale dans les années 1960 et 1970 à l’époque du roi Hassan, connues comme "les années de plomb", le Maroc a opéré une lente transition démocratique. Situé à l’extrémité occidentale du monde arabe, séparé seulement par quelques kilomètres du continent européen, le Maroc est souvent considéré comme une nation arabe modèle, entretenant des liens étroits avec les capitales nord-américaines et européennes.
    
Depuis son accession au trône en 2000, le roi Mohammed VI agit de façon à tourner la page des années de plomb. De même, ses efforts pour enrayer la vague émergente de l’islamisme dans la région lui ont fait gagner de nombreux admirateurs dans les capitales occidentales.
 
Cependant, à l’intérieur du royaume, l’opposition politique et la liberté d’expression est encore strictement encadrée.
      
Le mois dernier, un ingénieur informaticien marocain a été condamné pour avoir créé, sur le site de sociabilité Facebook, un profil sous le nom du Prince Moulay Rachid, le jeune frère du roi. La condamnation a été prononcée malgré le plaidoyer de la défense présentant l’internaute comme un admirateur du prince dont le seul but avait été de s’amuser un peu.
    
Suite au large tollé lancé par les défenseurs des droits internationaux, le cyber-usurpateur d’identité a bénéficié d’un pardon royal mercredi à l'occasion de l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet. Le monarque marocain est particulièrement bien placé pour offrir un tel pardon, étant considéré comme le "prince des croyants".

En revanche, le pardon pour Nadia semble peu probable, car il faudrait d’abord qu’elle soit condamnée. Pour Jamai : "L’affaire devrait être débattue au tribunal. Or la seule déclaration de Nadia concernant la supériorité de la république sur la monarchie – une idée largement partagée dans la société actuelle –, cela donnerait matière à un débat intéressant. Mais c’est la dernière chose que la monarchie veut."

Nadia Yassine risque entre trois et cinq ans de prison ainsi qu'une amende de 10 000 à 100 000 dirhams.
 


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Mardi 18 mars 2008

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mardi 18 mars 2008, mis à jour à 09:47

PEKIN

 

AFP

Le dissident Hu Jia, l'une des voix les plus critiques du régime chinois, a été jugé mardi à Pékin, mais le Premier ministre Wen Jiabao assure que la Chine n'intensifie pas la répression avant les Jeux olympiques.

A l'issue d'une audience devant la première cour intermédiaire de Pékin, qui n'a duré que quelques heures mardi matin, le tribunal a mis son jugement en délibéré.

"Normalement il devrait être annoncé d'ici une semaine", a indiqué l'un de ses avocats Li Fanping.

Hu Jia, 34 ans, jugé pour "incitation à la subversion" et qui risque une lourde de peine de prison, a plaidé non coupable, a précisé Me Li.

Selon ses défenseurs, l'accusation repose sur huit articles, dont six publiés par le dissident sur le site en chinois Boxun, édité à l'étranger, et deux interviews accordées à la presse étrangère.

"Il exprimait seulement un point de vue pacifique qui n'interfère pas avec le pouvoir d'Etat, a estimé Me Li. Comme la Chine essaie d'établir une société harmonieuse, elle devrait laisser s'exprimer des voix différentes. Nous espérons que le gouvernement va se montrer plus tolérant", a-t-il ajouté.

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Sa femme Zeng Jinyan et ses amis n'ont pas pu assister au procès. L'un d'eux, Zhou Li, a estimé que la Chine devait "être fière de Hu Jia". "Si tous les Chinois étaient comme lui, la Chine aurait de l'espoir", a-t-il lancé, à l'extérieur du tribunal. Un autre, Teng Biao, professeur de droit, a indiqué, au téléphone, avoir été empêché de se rendre au tribunal. "La police est avec moi maintenant, je ne peux pas beaucoup parler", a-t-il expliqué.

Arrêté en décembre, Hu Jia avait plusieurs fois dénoncé le non-respect par Pékin de ses engagements en faveur des droits de l'homme, pris pour obtenir l'organisation des JO.

Au moment même où le dissident comparaissait, le Premier ministre Wen Jiabao, interrogé sur le cas, a assuré à la presse internationale que la Chine n'intensifiait pas la répression avant les JO. "Concernant ce cas individuel, je peux vous assurer que la Chine est un pays de droit et que ce problème sera traité par la loi, a-t-il dit. "Ces soi-disant accusations selon laquelle la Chine arrête les dissidents avant les Jeux olympiques sont fausses".

Après l'arrestation de Hu Jia, les organisations de défense des droits de l'Homme avaient dénoncé un nouveau tour de vis du régime communiste pour éviter tout incident avant l'événement sportif.

Le Parlement européen, les Etats-Unis et la Commission européenne sont intervenus en faveur de Hu Jia auprès des autorités chinoises, en vain pour l'instant.

Lundi, la présidence slovène de l'Union européenne s'est dite "profondément inquiète" par son maintien en détention, demandant à la Chine de le libérer.


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Lundi 17 mars 2008


17.03.2008 13:01

Le procès du dissident Hu Jia, l'une des voix les plus critiques du régime chinois, aura lieu mardi, a confirmé lundi l'un de ses proches.

"Le procès aura lieu à 09H30 (01H30 GMT) devant la première cour intermédiaire de Pékin", a indiqué à l'AFP l'avocat et militant des droits de l'homme, Teng Biao.

Hu Jia, 34 ans, sera jugé pour "incitation à la subversion" et risque une lourde de peine de prison.

Arrêté en septembre, le militant avait plusieurs fois dénoncé le non-respect par Pékin de ses engagements en faveur des droits de l'homme, pris pour obtenir l'organisation des JO.

Selon Li Fanping, l'un des défenseurs de Hu Jia, l'accusation repose sur des articles postés par le dissident sur le site en chinois Boxun, édité à l'étranger, ainsi que sur des interviews données à la presse étrangère.

Le Parlement européen, les Etats-Unis et la Commission européenne sont intervenus en faveur de Hu Jia auprès des autorités chinoises, en vain pour l'instant. (AFP)


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Lundi 17 mars 2008

L'ancien chef du renseignement serbe Jovica Stanisic, au Tribunal Pénal International de La Haye, le 13 juin 2003


LA HAYE (AFP) — Le procès pour crimes de guerre et contre l'humanité de l'ancien chef du renseignement serbe, Jovica Stanisic, a été ajourné lundi dès son ouverture devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, en l'absence de l'accusé.

Rien n'a filtré des raisons de l'absence de M. Stanisic, des discussions des juges ou des motifs de l'ajournement, car le huis clos avait été prononcé immédiatement lors de cette première audience.

Mais la défense et les autorités de Belgrade ont affirmé à plusieurs reprises que l'état de santé de l'accusé l'empêchait de comparaître.

M. Stanisic, 57 ans, un personnage-clé pour comprendre le rôle de la Serbie dans les guerres ayant déchiré l'ex-Yougoslavie dans les années 1990, souffrirait notamment d'un cancer de l'estomac, selon ces sources.

On ignorait lundi martin si et quand le procès se poursuivrait.

Le co-inculpé de M. Stanisic, un de ses anciens adjoints, Franko Simatovic, était en revanche présent.

Le procès des deux hommes pourrait prouver la "conspiration criminelle" des hommes d'Etat serbes voulant créer une Grande Serbie et dévoiler le rôle des Occidentaux dans cette guerre comme aucun autre depuis celui de Slobodan Milosevic.

Stanisic était chef de la sûreté de l'Etat (DB) du ministère de l'Intérieur serbe entre décembre 1991 et octobre 1998.

Pendant sept ans, il fut le témoin numéro un des faits et gestes du défunt président serbe Slobodan Milosevic.

Simatovic, dit "Frenki", 57 ans, était membre de la DB de 1978 à 2001, et dirigeait la division coordonnant les unités spéciales.

Tous deux plaident non coupable de crime de guerre et crimes contre l'humanité pour des exactions commises durant les guerres de Croatie (1991-1995) et de Bosnie (1992-1995) contre des civils non serbes.

Le procès devait initialement débuter le 10 mars, mais il avait été reporté d'une semaine à la demande du procureur, pour des raisons classées confidentielles.

Selon l'accusation, les deux hommes ont participé à une "entreprise criminelle commune", avec notamment Slobodan Milosevic, pour créer une Grande Serbie.

Celui-ci est mort il y a deux ans, le 11 mars 2006, au centre de détention des Nations unies à La Haye, à quelques mois de la fin prévue de son procès et donc avant que cette conspiration puisse être prouvée.

L'acte d'accusation des deux accusés a été amendé pour inclure le massacre de Srebrenica, durant lequel quelque 8.000 garçons et hommes musulmans furent exécutés en 1995.

En tant qu'ancien chef du renseignement, M. Stanisic était également au courant des contacts entre Slobodan Milosevic et les Occidentaux, voire d'éventuelles négociations, toujours démenties, dans des affaires comme celle des pilotes français détenus plus de 100 jours par les Serbes en 1995.

Arrêtés en mars 2003 par les autorités serbes, Simatovic et Stanisic avaient été remis en liberté provisoire en décembre 2004 dans l'attente de leur procès. Ils ont regagné la prison en février.


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Lundi 17 mars 2008
  • 17/03/2008-[16:49] - AFP

    WASHINGTON, 17 mars 2008 (AFP) - La Cour suprême de Géorgie (sud-est des Etats-Unis) a rejeté le recours de Troy Davis, un condamné à mort, qui se dit innocent et a échappé de peu à l’exécution en juillet, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

    A une majorité de quatre voix contre trois, la Cour suprême de Géorgie a estimé lundi qu’un tribunal qui avait refusé une première fois une révision de son procès avait pris la bonne décision. "Nous avons conclu que le tribunal n’a pas abusé de son pouvoir en refusant une demande pour un nouveau procès", indique le jugement. Troy Davis, un Noir de 38 ans, a été condamné en 1991 à la peine capitale pour le meurtre de Mark McPhails, un policier blanc de 27 ans, tué alors qu’il tentait de s’interposer dans une rixe sur le parking d’un fast-food à Savannah, en Géorgie. L’exécution était prévue pour le 17 juillet, mais la veille, le comité des grâces de l’Etat avait accordé 3 mois de sursis à M. Davis, le temps d’examiner les nouveaux éléments présentés par la défense. Agé de 20 ans au moment des faits, Troy Davis a reconnu qu’il était présent le soir du drame mais nie toute implication dans le meurtre. L’arme du crime est restée introuvable, mais sur la foi de neuf témoignages, Troy Davis a été incarcéré, inculpé et condamné à mort en août 1991. Il avait basé sa demande pour un nouveau procès sur le fait que sept des neuf témoins ont modifié leur déposition, plusieurs affirmant avoir menti sous la pression de la police. "Nous ne pouvons tout simplement pas revenir sur le verdict du jury", a affirmé la Cour suprême. Amnesty International, qui avait recueilli 60.000 signatures pour soutenir la requête de Troy Davis, s’est indignée de la décision qu’elle a qualifiée "de mépris évident pour la justice".


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Dimanche 16 mars 2008

LEMONDE.FR avec AFP | 15.03.08 | 17h35

rois anciens policiers ukrainiens ont été condamnés samedi 15 mars à Kiev à des peines allant de 12 à 13 ans de prison pour le meurtre en 2000 du journaliste d'opposition Guéorgui Gongadzé. Un verdict qui ne réjouit pas l'avocate de la veuve du journaliste décédé, pour qui "l'enquête concernant les commanditaires s'est de facto arrêtée" avec cette décision de justice. Un quatrième suspect, le général Olexy Poukatch, qui aurait organisé l'opération et même personnellement étranglé la victime, est en fuite et se trouverait à l'étranger. Les commanditaires sont toujours inconnus, et le suicide en 2005 d'un ancien ministre de l'intérieur, suspecté d'être lié à l'affaire, a privé les enquêteurs d'un témoin-clé.

Les avocats des accusés ont de leur côté dénoncé le verdict comme "injuste". "Compte tenu le rôle secondaire qu'a joué mon client, le verdict est trop sévère et injuste", a déclaré l'un d'eux.

Guéorgui Gongadzé, directeur du quotidien en ligne Ukraïnska Pravda, très critique à l'égard du pouvoir de l'époque, avait disparu en septembre 2000, à l'âge de 31 ans. Un corps décapité, retrouvé deux mois plus tard dans une forêt à une centaine de kilomètres de Kiev, a été identifié comme étant celui du journaliste. Sa tête n'a pas été retrouvée. Plusieurs mois avant sa disparition, Gongadzé avait affirmé être suivi par la police, ce que l'enquête a confirmé. Cet assassinat avait déclenché un scandale politique sans précédent en Ukraine.

 


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Vendredi 14 mars 2008
 
LE MONDE | 14.03.08 | 15h16  •  Mis à jour le 14.03.08 | 15h16
LA HAYE CORRESPONDANCE
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AFP/MICHAEL KOOREN
Charles Taylor, l'ancien président libérien, comparaît pour crimes contre l'humanité en Sierra Leone.


oseph Marzah, dit "Zigzag", ne sait ni lire ni écrire. Mais Zigzag sait tuer. Et il l'a fait sur ordre de Charles Taylor, ancien chef de guerre élu président du Liberia en 1997, jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (SCSL), pour des crimes contre l'humanité commis durant la guerre en Sierra Leone (1991-2002).
Jeudi 13 mars, Zigzag, ex-commandant d'un escadron de la mort de Charles Taylor, a raconté à la barre des témoins que l'ancien président libérien "nous a dit que nous pouvions même manger les Blancs des Nations unies, il disait que nous pouvions les utiliser comme des porcs, et les manger". Pendant la guerre, ajoute-t-il, les "ennemis" étaient promis au même sort.

L'avocat de Charles Taylor, Courtenay Griffiths, interroge : "Les avez-vous cuisinés ?" Le témoin, présenté par l'accusation, répond : "Oui, j'ai participé." Nouvelle question : "Et comment prépare-t-on un être humain ?""Nous coupons la gorge, ensuite, nous jetons la tête et les intestins. Après, nous mettons la chair dans une casserole et nous faisons cuire. Charles Taylor le sait (...). Il nous a dit que nous pouvions les manger. Mais je ne pouvais pas les manger cru, nous avons fait un barbecue, avec du sel et du poivre."

Joseph Marzah dit avoir tué une centaine de personnes, au cours d'une guerre déclenchée fin 1989 au Liberia avant de s'étendre à la Sierra Leone. Selon le témoin, Charles Taylor comptait s'emparer "de trois, voire quatre pays" : le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Côte d'Ivoire. Devant le tribunal spécial, qui siège à La Haye, l'ex-chef d'Etat, renversé à Monrovia en 2003, répond des seuls crimes commis en Sierra Leone.

Visage émacié, Joseph Marzah, père de 24 enfants, accompagne de gestes son récit sur la terreur infligée aux civils. "Quand une personne est exécutée, vous utilisez l'intestin comme une corde. Vous prenez la tête, vous la mettez sur un bâton au poste de contrôle, la face vers le terrain de bataille. L'intestin est long. Parfois, vous utilisez deux intestins. Vous retirez la merde et vous les liez ensemble pour les attacher en travers de la route", explique-t-il.

"Comment tue-t-on les bébés ?", demande Me Griffiths. "Ce n'est pas difficile", enchaîne le témoin. "Vous les cognez contre le mur et après, vous les jetez dans un trou ou à la rivière. Ensuite, vous faites rapport à Charles Taylor." "Etes-vous sadique ?", demande l'avocat. "Je servais mon chef, Charles Taylor", rétorque-t-il.

"PROTÉGER MA FAMILLE"

Les ordres du chef de guerre portaient aussi sur la livraison d'armes aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone et sur le trafic de diamants. "Quelquefois, nous prenions les armes à White Flower la résidence présidentielle de Charles Taylor ou d'un avion russe (...). Nous les amenions directement en Sierra Leone." Là où il reconnaît avoir tué et mangé ses victimes. Il ne pouvait faire autrement, se défend-t-il, "il fallait protéger ma famille et mes biens".

Les juges ont refusé l'audition du témoin à huis clos, malgré ses demandes de protection. Joseph Marzah n'est pas poursuivi pour ses crimes, le tribunal spécial, créé par les Nations unies en 2002, n'est habilité qu'à poursuivre les commanditaires, pas les complices. Au Liberia, en revanche, une commission Vérité, créée le 8 janvier 2008, se penche sur les crimes commis pendant la guerre civile.


Stéphanie Maupas
Article paru dans l'édition du 15.03.08

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Vendredi 14 mars 2008

Thomas Lubanga Dyilo le 14 juillet 2006 devant la Cour pénale internationale à La Haye


LA HAYE (AFP) — Le premier procès de la Cour pénale internationale (CPI), contre l'ancien chef milicien congolais Thomas Lubanga Dyilo, s'ouvrira le 23 juin, près six ans après son entrée en fonction, a-t-elle annoncé jeudi.

Dans ce procès très attendu par les organisations de défense des droits de l'Homme et la communauté internationale, Thomas Lubanga comparaîtra pour enrôlement d'enfants soldats, un crime de guerre commis lors de la guerre civile qui a ravagé l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Entrée en fonction en juillet 2002 après que le Statut de Rome fut ratifié par 60 pays, la CPI est le premier tribunal international chargé des juger les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

Sa compétence s'étend sur l'ensemble des pays qui adhèrent aux Statuts, 105 à cette heure, lorsque ces pays ne sont pas en mesure ou faillissent à juger d'éventuels criminels. La Cour peut également être saisie par le Conseil de sécurité des Nations unies.

S'il s'agit du premier procès, la Cour n'en est pourtant pas à sa première procédure.

Depuis sa création, le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo a lancé des enquêtes dans quatre pays d'Afrique: la RDC, l'Ouganda, le Soudan et en République centrafricaine, et il a rendu publics dix mandats d'arrêt.

Depuis lors, trois Congolais ont été arrêtés et transférés au centre de détention de la CPI à La Haye: Thomas Lubanga, le 17 mars 2006, Germain Katanga, le 18 octobre 2007 et Mathieu Ngudjolo Chui, le 7 février 2008.

Tous trois ont été impliqués, selon le procureur, dans des crimes de guerre commis en Ituri.

Conformément à la procédure en vigueur, les accusations contre Thomas Lubanga ont été confirmées le 29 janvier 2007 par une chambre préliminaire, dont la tâche est de déterminer s'il y a matière à poursuivre un suspect arrêté, sans préjuger d'une éventuelle condamnation de celui-ci.

Après six ans de fonctionnement, le procès Lubanga sera un véritable test pour la CPI. Il donnera en effet un aperçu de l'efficacité de la Cour, qui en six ans a éveillé beaucoup d'espoirs, et déjà provoqué quelques déceptions.

Certaines ONG estiment en effet que l'acte d'accusation contre Thomas Lubanga, qui repose essentiellement sur l'enrôlement forcé d'enfants, est trop maigre par rapport aux crimes commis.

Ces défenseurs des droits de l'homme voudraient que la Cour soit plus rapide et vise des responsables plus importants que le "second couteau" Lubanga.

Son procès se tiendra intégralement à La Haye, et non en partie en RDC comme envisagé un instant, Kinshasa craignant qu'il ne provoque des tensions au sein de la population.

Pour la première fois en justice internationale, les victimes seront représentées au procès et pourraient réclamer des dédommagements.

Initialement, le procès aurait dû s'ouvrir le 31 mars mais il a été retardé pour des questions légales et de procédure.

Les accusations contre Lubanga, 46 ans, couvrent la période de septembre 2002 au 13 août 2003, alors que sévissait une guerre civile en Ituri.

Cette région aux importantes ressources naturelles a été à partir de 1999 le théâtre d'un conflit particulièrement meurtrier entre milices des ethnies Hema et Lendu, mais la CPI ne peut être saisie de crimes commis avant son entrée en fonction en juillet 2002.

Selon des organisations humanitaires, les affrontements interethniques en Ituri et les violences entre milices pour le contrôle de ses mines d'or notamment auraient fait 60.000 victimes depuis 1999.

A l'époque des faits, Thomas Lubanga Dyilo était le président de l'Union des patriotes congolais (UPC). Selon l'accusation, les enfants étaient enrôlés au sein des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche militaire de l'UPC.

Son procès devrait durer plusieurs mois.


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Mardi 11 mars 2008

La police pakistanaise escorte l'un des cinq suspects de l'attentat ayant tué Benazir Bhutto, le 10 mars 2008 à Rawalpindi


RAWALPINDI (AFP) — Cinq islamistes soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat, le 27 décembre dans un attentat, de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, ont été présentés lundi devant un tribunal antiterroriste qui leur a remis une copie de l'acte d'accusation.

Le juge présidant le tribunal antiterroriste de Rawalpindi, Habibur Rehman, a ordonné que les copies de l'acte d'accusation soient remis aux cinq accusés, Aitzaz Shah, Hasnain Gul, Abdul Rashid, Sher Zaman et Rafaqat (un seul nom), a expliqué à l'AFP un responsable de la juridiction.

Une nouvelle audience doit avoir lieu le 18 mars pour détailler les accusations, a ajouté cette source, selon laquelle les accusés ont été autorisés à rencontrer brièvement des membres de leurs familles.

Les cinq hommes, dont les visages étaient masqués et les mains menottées, ont été conduits au tribunal de Rawalpindi, une grande cité dans la banlieue d'Islamabad, au milieu d'une imposante escorte de commandos de la police, a constaté un photographe de l'AFP.

Ils se trouvent en détention préventive à la prison de haute sécurité d'Adiala, à Rawalpindi, depuis le 6 mars.

La police avait arrêté Shah et Zaman près des zones tribales en janvier et les trois autres suspects à Rawalpindi en février.

Parmi ces derniers, Gul et Rafaqat ont, selon les enquêteurs, avoué avoir aidé et abrité le kamikaze qui a tué Mme Bhutto ainsi que 23 personnes à l'issue d'un meeting électoral, le 27 décembre 2007.

Le 1er mars, la police a formellement accusé le chef présumé d'Al-Qaïda au Pakistan, Baïtullah Mehsud, "commandant" des talibans pakistanais, d'être l'instigateur de l'attentat, ce qu'il a démenti.


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JUSTICE BRULANTE

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    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
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    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
  • Des caméras dans les prétoires ?
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