Samedi 20 septembre 2008

Actualité Tourcoing


« Dehors, tu peux te faire violer. Autant que ce soit par moi... » : huit ans de prison ferme

samedi 20.09.2008, 05:07 - La Voix du Nord

|  ASSISES DU NORD |

« Les plus grandes fautes sont celles dont les auteurs font le moins de cas ». Ce proverbe arabe, cité hier devant la cour d'assises, n'a pas ému Slimane Ghoul, resté impassible, quand après une heure trente de délibéré, il a été condamné à huit ans de prison ferme, pour viol.

Des dénégations les plus farouches, Slimane Ghoul en a fait deux jours durant (lire notre édition d'hier). Inflexible sur sa ligne de défense, il a répété hier encore que dans la nuit du 11 juin 2006, Saliha, 20 ans, une jeune femme connue par hasard, était consentante pour avoir des relations sexuelles. Un viol ? « C'est faux, je ne l'ai jamais fait. Tu veux assassiner ma vie ? Je sais qu'elle ment. Bien sûr qu'elle joue la comédie... » Plutôt qu'une comédie, c'est un drame qu'a décrit entre des flots de larmes cette jeune femme que la vie n'a guère épargnée. Tout commence par la rencontre avec Slimane Ghoul à Lille par l'intermédiaire d'une connaissance commune. Puis vient la virée en Belgique pour acheter de l'alcool, le détour par le parc du Héron... Et, une fois Slimane débarrassé de son copain trop encombrant, il a eu le champ libre pour tenter de s'attirer les faveurs de Saliha.

« Il a fait comme s'il voulait m'embrasser. Je l'ai repoussé mais il a insisté. Je suis sortie de la voiture mais il m'a attrapée par les cheveux », raconte-t-elle. Et c'est là que tout a basculé. La fellation qu'elle refuse de faire, Slimane qui la maintient sur le siège, lui arrache son pantalon. Quelle alternative s'offrait à Saliha, isolée dans une voiture au bord d'un terrain vague, au fin fond de Wattrelos ? « Dehors, tu peux te faire violer par n'importe qui. Autant que ce soit par moi...  », rapporte Saliha. «  Je lui ai dit qu'il allait gâcher ma vie. Être vierge, c'est important... » Mais il n'en a eu cure et a pénétré la jeune femme à plusieurs reprises. « Je récitais des versets du Coran pour qu'il me laisse tranquille. Je suis musulmane je pensais que ça allait le toucher. J'ai demandé de l'aide à Dieu, mais ça ne faisait rien... »

« Crédible »

Ce récit, des éléments matériels comme le jean déchiré ou des constatations médicales l'ont étayé. Des expertises ont conclu à la crédibilité de Saliha. « Ce qu'elle dit a été vérifié lors des investigations. Ce n'est pas votre cas  », a fait entendre la présidente à Slimane Ghoul. Le prévenu, qui avait nié au début de l'enquête par crainte que sa femme n'apprenne tout, a modifié ses déclarations jusqu'à aboutir à son unique remord : ne pas avoir raccompagné Saliha chez elle, à Lille. Car trop grisé par l'alcool et le cannabis, il n'avait pas voulu rentrer à Lille, de peur de perdre son permis de conduire... « J'aurais espéré que Slimane Ghoul adopte une ligne de défense plus digne et qu'il présente des excuses  », a insisté Me Badaoui, l'avocate de la victime. « Au début, il a tout nié. Mais il n'avait aucune conscience d'avoir commis un viol. Alors oui, tout n'est pas permis. Qu'elle ait la rage car elle a été abandonnée, c'est possible », a argumenté Me Lammens, l'avocat du prévenu, considérant comme tout à fait crédible le fait que la victime ait porté plainte pour viol dans le but de se venger. « C'est grotesque  », a considéré l'avocat général, rappelant le «  calvaire abominable » vécu par la victime. Pour un «  double viol commis dans des conditions crapuleuses et dans le mensonge », il a demandé dix ans de prison ferme. La cour d'assises a condamné Slimane Ghoul à huit années de réclusion. Le prévenu, qui avait été libéré après trois demandes et cinq mois détention préventive, a été conduit hier soir en maison d'arrêt. •

MARC GROSCLAUDE


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Samedi 20 septembre 2008


VERDICT | La Cour d’assises s’est montrée sévère pour le criminel du Jardin anglais.

© Dessin: Patrick Tondeux | Cour d’assises. A gauche: les avocats de la partie civile, Mes Marc Hassberger et Vincent Spira. A droite: la défense avec Mes François Canonica et Christian Reiser.

CATHERINE FOCAS | 20.09.2008 | 00:00

Le jeune homme de 19 ans qui a tué Loïc, un garçon du même âge, d’un coup de couteau en plein cœur durant les Fêtes de Genève 2005, a été reconnu coupable de meurtre par la Cour d’assises. Il a été condamné à sept ans et demi de réclusion. Auparavant, le substitut du procureur, Pierre-Yves Mauron, avait requis huit ans.

La Cour a souligné la violence inutile et les motifs futiles qui ont conduit au meurtre. Elle a estimé que L. méritait dix ans de prison! Peine qu’elle a légèrement atténuée en raison de la vodka consommée avant le coup de couteau. A ce propos, le jury a écarté une expertise psychiatrique jugée trop favorable à l’accusé. Celle-ci estimait en effet que sa responsabilité était moyennement restreinte en raison de la quantité d’alcool ingurgitée avant les faits. Ce qui revenait à baisser sa peine de moitié. La Cour, elle, a considéré que la boisson avait joué un rôle, mais minime. C’est pourquoi elle n’a retenu qu’une légère diminution de responsabilité. Elle a écarté les circonstances atténuantes du repentir sincère et du jeune âge.

Il suffit de boire
Il n’est pas rare qu’une expertise psychiatrique suscite la polémique dans un prétoire. C’est ce qui s’est passé cette fois-ci. Me Vincent Spira, avocat de la partie civile, a estimé qu’il était un peu facile de dire à un accusé: vous avez trop bu, alors ce qui s’est passé n’est pas de votre faute. Le substitut du procureur, Pierre-Yves Mauron a enchaîné sur cette thématique. Selon lui, suivre cette expertise revient à livrer un message laxiste à la jeunesse: il suffit de boire de grandes rasades de vodka puis d’avoir la chance de tomber sur un expert qui vous déclare irresponsable de votre crime pour vous en sortir finalement assez bien.

Le jury a été sensible à cette argumentation. Il s’est écarté du travail de l’expert, ce qui arrive rarement. Il a estimé que le calcul du taux d’alcool était sujet à caution puisqu’il n’a été établi que sur la base des déclarations de l’accusé et non sur une prise de sang. Par ailleurs, l’expertise explique que le coup de couteau du Jardin anglais était la première explosion de violence de l’accusé. Or ce dernier avait déjà été impliqué dans des bagarres où l’alcool avait joué un rôle important. Ces «imprécisions» ont conduit la Cour à s’éloigner de l’expertise. L’accusé, a-t-elle conclu, n’était pas «ivre mort» au moment des faits. Il a pris la fuite, il s’est lavé et il a choisi de ne pas se dénoncer.

Cour d’assises. A gauche: les avocats de la partie civile, Mes Marc Hassberger et Vincent Spira. A droite: la défense avec Mes François Canonica et Christian Reiser. (dessin: patrick Tondeux)

 

Alcool et couteau: le jury sanctionne

ÉDITORIAL | La Cour d’assises a condamné, hier, le meurtrier du jardin Anglais à sept ans et demi de prison. Ce jeune homme, 19 ans au moment des faits, avait tué un garçon du même âge au cours des Fêtes de Genève 2005.


CATHERINE FOCAS | 20.09.2008 | 00:00

La Cour d’assises a condamné, hier, le meurtrier du jardin Anglais à sept ans et demi de prison. Ce jeune homme, 19 ans au moment des faits, avait tué un garçon du même âge au cours des Fêtes de Genève 2005. Il lui avait planté un couteau en plein cœur. Trois ans après le drame, on ne comprend toujours pas pourquoi.

La Cour d’assises, ce n’est pas courant, s’est écartée de l’expertise psychiatrique. Qu’est-ce que cela dénote? Que ce jury populaire en a eu peut-être assez des coups de couteau qui fauchent des jeunes vies pour un regard de travers ou un mot de trop. Que ce jury populaire en a eu peut-être assez des expertises psychiatriques trop compréhensives qui trouvent des circonstances atténuantes aux actes les plus graves et dont le raisonnement comporte, en l’occurrence, des «inexactitudes». Et hier, le message a été clair. Non, l’alcool n’excuse pas tout.

La boisson constitue-t-elle d’ailleurs une circonstance atténuante lorsqu’il s’agit d’un accident de la route? En aucun cas. Pourquoi le deviendrait-elle lorsqu’on prend un couteau, qu’on se rend dans un lieu public et qu’on «plante» le premier venu?

Cette sévérité de la Cour ne ­signifie pas qu’elle considère le meurtrier du jardin Anglais comme un monstre. Mais que penser de sa douleur authentique et de ses regrets sincères lorsque peu avant le procès, il ne trouve rien de mieux à faire que de se remettre à boire et à se bagarrer? Hier, ces petites incartades lui ont coûté cher.


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Vendredi 19 septembre 2008


Séverine Pardini, le vendredi 19 septembre 2008 à 04:00

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Trente ans de réclusion criminelle assortie d’une mesure de sûreté aux deux tiers pour Jean-Claude Douliery, 20 ans pour Béatrice Frustieri. Mercredi soir, la cour d’assises du Var a reconnu ces deux ex-amants coupables du meurtre de Jean-Pierre Faure, le mari de Béatrice Frustieri.

Jusqu’au bout, ils auront clamé leur innocence. Répété haut et fort qu’ils n’étaient pour rien dans la mort de Jean-Pierre Faure, un entrepreneur de maçonnerie disparu à Sanary-sur-Mer, dans le Var, dans la nuit du 15 au 16 mars 2005. Mais mercredi soir, Jean-Claude Douliery et Béatrice Frustieri, les anciens amants, ont été condamnés par la cour d’assises du Var.

Le verdict est tombé en début de nuit, très attendu par la famille Faure qui avait accueilli Béatrice « comme une fille » et donné du travail à Douliery, ancien pâtissier reconverti dans la maçonnerie : 30 ans de réclusion criminelle pour Jean-Claude Douliery, pour le meurtre de Faure, le mari de son ex-maîtresse, Béatrice Frustieri, elle-même condamnée pour complicité à 20 ans de réclusion. La peine de Douliery a été assortie d’une période de sûreté des deux tiers. Immédiatement après, la cour a décerné un mandat de dépôt à l’encontre de Béatrice Frustieri. Et dans son arrêt, la cour d’assises a requalifié les faits : poursuivis pour assassinat et complicité d’assassinat, Douliery et Frustieri ont été respectivement condamnés pour le meurtre et pour avoir été complice du meurtre de Jean-Pierre Faure.

« Sous influence »

Un procès douloureux pour la famille Faure : mardi, un médecin légiste avait présenté à des jurés médusés le crâne de la victime, retrouvé au pied de la falaise du cap Canaille, près de Cassis, dans les Bouches-du-Rhône, grâce aux révélations de son épouse, lors d’un premier procès en novembre 2007 devant les mêmes assises.

Me Virginie Pin, l’avocate de Frustieri, a pourtant tenté de démontrer que sa cliente était sous influence : « Elle était sous la contrainte de quelqu’un de dangereux. » « Vous réclamez la peine capitale parce que vous n’avez pas de preuves », a plaidé de son côté Lionel Moroni, l’avocat de Douliery. Le conseil a plaidé l’acquittement de son client, maintenant qu’« il n’y a pas d’aveux, pas de preuves, pas de confidences ». Les deux condamnés devraient faire appel.

Un procès douloureux, aussi, pour la famille Ortiz : Dominique Ortiz, l’ancienne compagne de Douliery, avait disparu à Marseille en mars 2001. Elle était enceinte de trois mois de Jean-Claude Douliery. Et au pied de la falaise, à Cassis, les enquêteurs ont également retrouvé les ossements de Dominique. Son père, Manuel, se trouvait d’ailleurs à l’audience.

L’instruction concernant la disparition et la mort de Dominique est toujours en cours, à Marseille.

Edition France Soir du vendredi 19 septembre 2008 n°19906 page 12


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Vendredi 19 septembre 2008
Actualité Roubaix


vendredi 19.09.2008, 04:54 - La Voix du Nord

|  COUR D'ASSISES DU NORD |

« On a eu une relation simple, banale. Je sais que je lui ai peut-être fait du mal, mais c'est sûr que je ne l'ai pas violée... » Ainsi se défend depuis hier Slimane Ghoul, un Roubaisien de 25 ans, devant la cour d'assises du Nord.

Le jeune homme a deux visages. Il y a d'abord l'adolescent, élevé entre Wattrelos et Roubaix dans une famille sans histoire, où tout le monde s'en sort à force de travail. Sauf Slimane, qui chez lui passe pourtant pour un bon garçon. «  J'étais un fouteur de merde », concède-t-il, ce qui lui a valu, à force d'agressions d'autres élèves, de professeurs ou l'organisation d'une fausse tombola, d'être renvoyé de deux collèges et d'un lycée professionnel. Entre deux condamnations pour vol, il y a des formations qu'il ne fait pas déboucher sur quoi que ce soit. Et puis, la révélation. Il apprend le métier de maçon, et depuis ce temps travaille sans discontinuer.



Autre terre de contrastes, sa vie affective. Son mariage éphémère avec Fatiha, qui voulait un enfant alors qu'il n'en désirait pas, leur rabibochage le temps de mettre un autre gamin en route, et puis cette plainte pour viol que son ex-épouse dépose puis retire, par peur dit-elle. Mais aujourd'hui, Slimane Ghoul dit être rangé, avec une femme qui pourtant avoue se prêter à tous ses désirs pour qu'il ne la quitte pas. Lui dit avoir trouvé l'équilibre avec elle.

Mais cela ne l'a pas empêché de la tromper avec Saliha, dans la nuit du 11 juin 2006. « Vous n'avez pas cherché à aller à l'hôtel ?

 », l'interroge le procureur. Non, cela s'est passé dans sa 306 grise, au Beck, à côté d'un terrain vague entre Leers et Wattrelos. Slimane Ghoul regrette seulement, aujourd'hui, d'avoir laissée Saliha là, au bout de nulle part.

Soirée sordide

La jeune fille, âgée de 20 ans à l'époque, erre un long moment avant de trouver une cabine téléphonique, d'où elle appelle la police. Rapidement prise en charge, elle raconte son histoire. À Lille, elle est dans une soirée avec Yassine, une connaissance. Celui-ci appelle Slimane, son copain de formation, qui récupère les deux autres devant la gare de Lille Flandre. Que faire pendant la soirée ? Ils décident d'aller en Belgique, acheter de l'alcool et du cannabis, qu'ils projettent d'aller consommer au parc du Héron, à Villeneuve-d'Ascq. Puis, c'est le retour vers Roubaix. Yassine y voit des amis. Descend. Slimane repart, demande à Saliha de s'asseoir sur la banquette avant. Ils tournent un long moment en voiture, puis, arrivé à Wattrelos, il fait des avances à la jeune fille.

Si les versions, jusqu'ici, étaient très vaguement concordantes, l'appréciation des faits suivants diverge. Lui, assure qu'elle l'a volontairement masturbé, puis qu'il l'a pénétrée à plusieurs reprises, sans contrainte. Elle, racontera aux enquêteurs qu'elle a tenté de s'échapper, qu'elle a envoyé un message avec le portable de Slimane à sa soeur (ce qui a permis de le retrouver), qu'elle a même cherché un petit couteau pour se défendre. Mais malgré sa volonté farouche de garder sa virginité, elle a été violée.

Issue d'un environnement familial ravagé, arrêtant tôt l'école mais s'exprimant avec aisance, enchaînant tentatives d'insertion sociale et échecs, Saliha a connu la marginalité, la drogue, de très mauvaises fréquentations, les petits boulots non déclarés, l'absence de logis... Mais «  malgré une personnalité fragilisée, elle tente de rester fière ». Hier, elle a pourtant fondu en sanglots quand Slimane Ghoul a raconté sa version des faits. La sienne sera de nouveau évoquée ce matin, avant les réquisitions et les plaidoiries. Le prévenu, qui a passé cinq mois en détention, comparaît libre devant la cour d'assises. •

MARC GROSCLAUDE


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Vendredi 19 septembre 2008


Il est accusé du meurtre à coups de couteau de Nathan Griffiths en septembre 2005 dans un hôtel de Salvaza.

Joël Ruiz | 18 Septembre 2008 | 09h06
L'accusé (en haut) est défendu par Me Leguay qui plaidera aujourd'hui. Délibéré dans la soirée. Croquis DDM, MOR
L'accusé (en haut) est défendu par Me Leguay qui plaidera aujourd'hui. Délibéré dans la soirée. Croquis DDM, MOR

Si ç'a n'avait pas été Nathan Griffiths, peut-être que Terence Kelly aurait été la victime décédée de la sordide bagarre de cette nuit là, du 15 au 16 septembre 2005. En effet, quand le médecin légiste décrit les blessures relevées sur la dépouille du jeune Griffiths, 22 ans, comme sur l'auteur présumé du meurtre, 45 ans aujourd'hui, tout laisse penser que le pugilat entre les deux hommes ne pouvait que se terminer par la mort. De l'un ou de l'autre.
Sauf que depuis hier matin, Terence Kelly est censé s'expliquer devant la cour d'assises de l'Aude pour le geste qu'il est soupçonné d'avoir commis. Et surtout, il est pressé de questions pour aider le tribunal à reconstituer ce qui s'est passé cette nuit-là… Sauf que l'instruction orale du procès est loin d'être simple. Kelly ne parle pas français et ne le comprend pas. C'est donc une interprète, la quatrième depuis le début de l'affaire, qui est à ses côtés. En outre, l'accusé affirme avoir perdu la mémoire quant à ce qu'il aurait fait et ne se souvient que de ce qu'il a subi. Il dit donc avoir pris des coups, nombreux, dont un à l'aide d'un pack de bière et un autre avec un tire-bouchon. Il reconnaît en avoir donné aussi, mais n'a aucun souvenir d'avoir asséné les deux coups de couteau (sur cinq en tout) qui ont causé la mort de Griffiths.

Le prétexte de cette amnésie ? L'alcool bien sûr, qu'ils avaient, la victime comme lui, consommé avec une grande exagération. A tel point, que c'est peut-être lui, l'alcool, qui a tenu le couteau qui a donné la mort. C'est lui aussi qui, peut-être, est le seul mobile de la dispute qui a dégénéré. On ne sait qu'une chose : le ton est monté entre Kelly et Griffiths car le second affirmait croire en la sorcellerie gitane, chose que le premier n'appréciait guère. C'est pour ce motif futile que la soirée qui avait été ponctuée de verres de rosé, de rouge et de bière a tourné au vinaigre. Deux hommes étaient présents, deux Lettons, témoins quasi oculaires des faits. Mais ils sont, depuis, rentrés dans leur pays. Or, la justice lettone, pas plus que la justice britannique d'ailleurs, n'a donné suite à aucune sollicitation de la part du juge français… et ces personnes sont absentes au procès.

La position de Kelly semble claire : il n'aurait agi en quelque sorte que pour se défendre. C'était lui, ou l'autre. Et c'est ce qu'il a toujours affirmé durant l'instruction, même si ses récits ont évolué, voire fluctué au fil du temps. Sur ce point aussi, il prend la tangente, prétextant un mauvais travail des interprètes. « Vous vous focalisez sur des problèmes de traduction, alors que je n'y ai trouvé aucun piège à votre encontre », s'est même irrité le président Masia.

Il semble clair que l'accusé se sent « victime ». Il est prolixe sur les coups qu'il a reçus et bien moins sur ceux qu'il a donné. Il est « peiné » mais sur la défensive. Enfin, comme l'a souligné le président, dans cette affaire « on est à la fois dans le vague et le précis ».

Le précis : c'est une bagarre entre deux Anglais en mission en France pour le travail, dont le hasard veut qu'ils sont originaires du même village, qui ont 20 ans d'écart, qui se retrouvent dans une chambre d'hôtel, boivent, se disputent, se battent et se servent de tout ce qui leur tombe sous la main, y compris des couteaux. Ce qui est clair : c'est qu'un homme au parcours sans écart se retrouve sur le banc des accusés d'une cour d'assises, au cœur d'un système judiciaire qu'il ne connaît et ne comprend pas et qu'il encourt 30 ans de réclusion. Ce qui est flou, et c'est la grande question qui va occuper la cour aujourd'hui encore, c'est dans quelles conditions il a donné les coups mortels, s'il a voulu tuer ou se défendre, si son amnésie est un prétexte ou une réalité liée à l'alcool… De toute évidence, la boisson a tenu son rôle dans cette sanglante affaire. « Mais il faut rappeler que désormais, c'est une circonstance aggravante et non plus atténuante », a insisté plusieurs fois hier le président Masia.


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Mardi 16 septembre 2008

Par Stéphanie LEROUGE AFP - il y a 1 heure 31 minutes

MELUN (AFP) - La cour d'assises de Seine-et-Marne a condamné mardi à la réclusion criminelle à perpétuité Cyril Koskinas, reconnu coupable d'avoir assassiné une prostituée puis sa maîtresse, les 7 et 19 juillet 2004, en les jetant vivantes dans le canal de l'Ourcq, à l'issue de séances sado-masochistes.


L'avocate générale avait requis la perpétuité, assortie de la peine de sûreté maximale, 20 ans. "C'est un homme dangereux, avait-t-elle dit, pervers, qui ne doit pas rejoindre notre société. Je dis rarement quelque chose d'aussi dur, mais Cyril Koskinas n'a pas sa place parmi nous".

Cyril Koskinas, 27 ans, n'a pas cillé à l'énoncé du verdict. Il a indiqué à son avocate son intention de faire appel.

Tout au long du procès, il s'est dit innocent du meurtre d'Omeyna, une "escort girl" rencontrée par petites annonces, qui aurait été tuée par un autre à son propre domicile de Mitry-Mory. Il a parlé d'un accident, survenu au cours d'une partie à trois, à propos du décès de son amie Angélique.

L'avocate générale a, au contraire, estimé qu'il était le seul responsable, et que les meurtres étaient "prémédités". Elle a rappelé les précautions prises par Cyril Koskinas, avant la mort d'Omeyna et d'Angélique, pour ne pas être mis en cause, puis ses tentatives de "manipulation".

Alors qu'Angélique gisait inconsciente près de lui, victime d'un malaise après une séance sado-masochiste, il a envoyé depuis son portable des SMS destinés à impliquer un de ses ex-petits amis.

Puis, comme il l'a reconnu, il a jeté son corps dans le canal de l'Ourcq, à hauteur de l'écluse de Fresnes-sur-Marne.

Le lendemain, il est allé chez ses parents, et a parié une bouteille de champagne avec son père qu'elle serait revenue avant la nuit.

"Sadique", "irrécupérable": les six experts psychologues et psychiatres qui ont examiné l'accusé ont tous conclu à sa "dangerosité".

"M. Koskinas tire sa jouissance de la souffrance infligée à l'autre. Il dit +c'est excitant de la voir attachée. Si elle ne se débat pas, ça n'a pas d'intérêt+. C'est face à ce spectacle de l'autre réduit à un objet qu'il tire sa jouissance (...) cela lui donne un statut de domination, de suprématie, de toute puissance", a expliqué la psychologue Corinne Descamps.

L'accusé s'est présenté à l'audience en arborant un look haut en couleurs, cheveux et bouc tressés et ornés de perles rouges, veste rouge et noir brodée d'une grande Betty Boop. Il a multiplié les provocations, les grossièretés, les phrases insultantes et désinvoltes à l'égard de la cour et de la salle.

Ses derniers mots ont été pour la famille d'Angélique, particulièrement sa mère: "Qu'elle accepte mes excuses (...) J'ai connu sa maman elle n'était pas comme ça. Elle est cachetonnée (elle prend des médicaments, ndlr). Je ne sais même pas si elle comprend".

L'avocate de Koskinas, Me Daphné Pugliesi, a tenté de retourner à son avantage les obscénités de son client: "Quand on est normal on ne signe pas les procès verbaux (en dessinant) des sexes! Quand on est normal on ne joue pas avec le président de la cour d'assises à +Qui veut gagner des millions+!", a-t-elle notamment lancé.

Elle a plaidé la "folie" de son client et l"abolition" de son jugement au moment des faits, bien qu'aucun expert psychiatre n'ait décelé de maladie mentale de nature à altérer ou abolir le jugement de l'accusé.


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Mardi 16 septembre 2008
AFP - Lundi 15 septembre, 18h59

DRAGUIGNAN (AFP) - Jean-Claude Douliery, accusé de l'assassinat du mari de son ex-maîtresse, Béatrice Frustieri, elle-même poursuivie pour complicité d'assassinat, s'est dit innocent lundi devant la cour d'assises du Var où s'est ouvert le procès des ex-amants.


"Je plaide innocent", a déclaré Jean-Claude Douliery, 38 ans, à l'ouverture des débats, alors que sa coaccusée a reconnu une partie des faits.

"Je reconnais en partie seulement. Je reconnais avoir vu le corps de mon mari et avoir aidé à le transporter sous la contrainte", a-t-elle expliqué.

Elle a reconnu aussi avoir nettoyé la pièce où se trouvait le corps ensanglanté puis, avoir repeint les murs.

Jean-Pierre Faure, le mari de Mme Frustieri, avait disparu à Sanary (Var) dans la nuit du 15 au 16 mars 2005.

Prévu en novembre 2007, le procès avait été renvoyé à la suite des révélations de Béatrice Frustieri au premier jour des débats, le 14 novembre: elle accusait M. Douliery, d'avoir tué son mari puis jeté son cadavre du haut de la falaise du Cap Canaille, près de Cassis (Bouches-du-Rhône).

Deux jours après, des ossements humains, des vêtements d'homme mais aussi de femme étaient découverts au pied du Cap Canaille.

Les expertises médico-légales et génétiques ont permis d'identifier ces restes comme étant ceux de Jean-Pierre Faure et de Dominique Ortiz, l'ancienne fiancée de Douliery, disparue en 2001.

Après la disparition de cette jeune femme de 30 ans, Douliery avait bénéficié d'un non-lieu.

Lundi, Béatrice Frustieri a insisté sur les circonstances qui l'ont poussée à garder le silence: "Je n'avais pas le choix, il m'a donné des ordres et m'a menacé de mort. Il m'a dit que même en prison il pourrait m'atteindre ainsi que ma famille".

Au président Jean-Luc Tournier qui souhaitait connaître la raison de ses aveux, elle a répondu: "Pour la mémoire de mon mari, pour ma fille. Il n'avait pas droit à une telle mort... Je n'avais pas envie de terminer comme Dominique Ortiz".

L'essentiel des débats a été consacrée à l'étude des personnalités des deux accusés.

Ils ont mis en évidence chez Douliery, un homme à la double personnalité, obsédé par les femmes, qui pouvait être violent et entretenait une relation fusionnelle avec sa mère.

Béatrice Frustieri s'est efforcé de donner l'image d'une épouse éprouvée par sa vie conjugale et qui avait trouvé en Douliery une épaule pour la consoler.

Elle s'est dit encore amoureuse de son mari dont elle parle au présent mais a eu du mal à justifier ses dépositions contradictoires.

Le verdict est attendu mercredi.


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Samedi 13 septembre 2008

Brèves Région




mercredi 10.09.2008, 19:24 - La Voix du Nord

Cossarini jugée pour la disparition du recteur Migeon Cossarini jugée pour la disparition du recteur Migeon

| Région |

Le troisième procès aux assises de Joseph Cossarini se déroule en ce moment à Bordeaux. Il est accusé du détournement des bateaux de Gérard Faity, professeur de guitare, et Michel Migeon, président de Lille I puis recteur de Lille de 1984 à 1986.

A la retraite, il était parti en mer où il était porté disparu en 1999. Des recherches avaient été menées, en vain, dans les Caraïbes.

Entre temps, un homme est retrouvé à bord du navire du recteur. Il s'appelle Cossarini, et il est déjà sous le coup d'une recherche.

En février 2006, la cour d'assises des Pyrénées-Orientales acquitte Cossarini pour meutre mais le condamne à 18 ans de prison pour détournement de bâteaux. En décembre de la même année, c'est à Montpellier que se déroule le procès en appel de celui qu'on surnomme "le pirate des Caraïbes". Peine confirmée, puis cassée.

Le verdict devrait tomber vendredi.



Affaire du recteur Migeon : quinze ans de réclusion pour une disparition inexplicable

samedi 13.09.2008, 05:00 - La Voix du Nord

 À Lille I, une salle et une plaque sont dédiés au recteur Migeon. À Lille I, une salle et une plaque sont dédiés au recteur Migeon.

|  ASSISES DE LA GIRONDE |

La cour d'assises de la Gironde vient de condamner Joseph Cossarini à 15 ans de réclusion. Il est au coeur de la disparition de Michel Migeon, ancien président d'université et recteur de Lille.

Michel Migeon est-il mort ? A-t-il été assassiné ? Depuis 1999, plus personne n'a de nouvelles de celui qui a présidé l'université Lille I et qui fut recteur de Lille de 1985 à 1986. À sa retraite en 1993, il prend le large à bord de son bateau. Jusqu'à sa disparition dont personne ne sait rien sinon Joseph Cossarini, condamné hier à 15 ans de réclusion pour « détournement de navire avec violence » à l'issue d'un troisième procès en assises.

En février 2006, il avait « pris » 18 ans, peine confirmée en appel. Le jugement avait été annulé par la Cour de cassation pour un problème de formulation.

Donc, nouveau procès, nouveaux jurés qui ont à nouveau répondu positivement à la question : « Joseph Cossarini est-il coupable ? » La famille et les proches de Michel Migeon étaient hier soir satisfaits du jugement, tombé après quatre heures de délibérations. Bien sûr, ils ne savent toujours pas ce qui a entraîné la disparition de Michel Migeon et Gérard Faity, lui aussi retraité et parti avec son bateau dans les Caraïbes.

Probablement, ils ne sauront jamais ce qui s'est réellement passé entre les trois hommes. Mais la mémoire de leur père, grand-père et ami reste vierge des accusations de Cossarini.

Sa stratégie de défense : puiser dans les quelques conversations partagées avec Migeon et Faity pour livrer une version à charge : «  C'est lui (Michel Migeon) qui m'a demandé de couler son voilier qui était en très mauvais état, avait les voiles déchirées et les cordages à changer afin d'escroquer l'assurance. » L'accusé ajoute des problèmes de femmes... De son côté, Cossarini présente un lourd passé d'escroc. Surtout, il a été retrouvé sur le bateau de Migeon avec des effets appartenant à Faity. Cependant, il nie toute implication dans leur disparition. Mais une fois de plus, les jurés ne l'ont pas cru. Cossarini n'a plus rien à perdre, il s'est pourvu en cassation pour la deuxième fois de cet épisode judiciaire à rebondissements. •

GEOFFROY DE SAINT GILLES


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Mardi 9 septembre 2008


NOUVELOBS.COM | 09.09.2008 | 15:13

Les deux femmes, une prostituée et l'amante de l'accusé, sont mortes noyées respectivement le 7 et le 19 juillet dernier, après avoir participé à des jeux SM avec l'accusé.

La cour d'assises de Seine-et-Marne a ouvert samedi 9 septembre le procès d'un homme de 27 ans, accusé d'avoir assassiné une prostituée, puis sa maîtresse, les 7 et 19 juillet 2004, en les jetant vivantes et attachées dans le canal de l'Ourcq, à l'issue de séances sado-masochistes.
L'apparence de Cyril Koskinas, 27 ans, au visage fin et longiligne, a pour le moins surpris la cour. Il s'est présenté vêtu d'une veste rouge et noir floquée d'une grande "Betty Boop", les cheveux longs, la barbe séparée en deux pointes tressées et ornées de perles rouges.

Position fœtale

Adoptant une attitude à la fois provocante et détachée, émaillant ses explications des mots les plus crus, il a confirmé maintenir la dernière version des faits qu'il avait donnée à l'instruction.
Selon celle-ci, la première femme, Omeyna Bourmani, une prostituée de 26 ans, dont le corps ligoté en position fœtale avait été retrouvé dans le canal de l'Ourcq le 19 juillet, a été tuée par un ami, Christophe, à son propre domicile de Mitry-Mory.
La seconde, Angélique Despotes, 23 ans, qui était son amante, avait été retrouvée le lendemain au même endroit que celui d'Omeyna. Selon Koskinas, elle est décédée accidentellement au cours d'un jeu sexuel sado-masochiste, et il se serait débarrassé de son corps dans le canal, la croyant morte.

Vivante pendant la submersion

Alice, la sœur de Christophe et ancienne petite amie de Koskinas, qui s'est fait tatouer son visage sur le ventre, aurait été présente et complice de ce jeu sexuel.
Mais l'accusé a tu le nom de cette jeune femme, pendant un certain temps, expliquant qu'il souhaitait alors la "couvrir".
Les autopsies ont montré que les deux femmes étaient vivantes au moment de leur submersion, et qu'au moins l'une d'entre elle, Omeyna, était tout à fait consciente.
Le verdict est attendu mardi prochain. A l'issue de ce procès, Cyril Koskinas encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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Lundi 8 septembre 2008
Maubeuge et sa région


samedi 06.09.2008, 04:57 - La Voix du Nord

Un Fourmisien comparaîtra à partir de lundi après-midi, devant la cour d'assises du Nord, à Douai. Il est poursuivi pour récidive de viol mais également pour violences sur sa concubine.

Un Fourmisien comparaîtra devant les assises du Nord, à partir de lundi après-midi, pour un procès qui devrait s'achever mercredi.

L'homme est poursuivi devant la justice pour récidive de viol. Il a déjà comparu à deux reprises, une première fois devant le tribunal correctionnel et une autre fois devant les assises, pour des faits similaires. La dernière fois, le Fourmisien s'en était pris à une auto-stoppeuse belge qui se rendait à son travail outre-Quiévrain. Il l'avait conduite dans le bois des étangs des Moines où il lui avait fait subir des sévices sexuels.

Des querellesavec sa concubine

Pour cette troisième comparution, les faits remontent à décembre 2006, à Fourmies. L'homme, qui était domicilié dans une caravane, s'en serait pris cette fois-ci à sa concubine.

Les querelles semblaient ne pas être rares au sein du couple et pouvaient dégénérer puisque le Fourmisien est également poursuivi pour violences sur conjoint. Là encore, il serait aller trop loin en la battant puis la violant.

L'homme était en liberté conditionnelle au moment des faits il sera défendu par Me Vincent Demory et encourt vingt ans de réclusion criminelle.


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