Samedi 31 mars 2007

Femmes Sans Complexes


Catherine Sanderson, secrétaire de direction dans le cabinet d’expertise comptable Dixon Wilson, avait été licenciée l’année dernière en raison de son blog petiteanglaise.com. Selon son employeur, ce blog nuisait à l’image de la société.

Or Catherine, maman célibataire d’une petite fille de 3 ans et anglaise exilée à Paris, faisait avec son blog ce que fait tout un chacun : y raconter sa vie. Alors bien sûr elle parlait de son travail, de ses collègues (ça fait bien partie de la vie non ?) mais sans jamais avoir cité le nom de sa société ou des gens qu’elle côtoyait.

Estimant que la sanction était trop dure, Catherine avait mené l’affaire devant le conseil des prud’hommes qui vient de lui donner raison.

L’employeur, qui a un mois pour faire appel, a été condamné à verser à la petite anglaise près de 44.000 euros de dommages et intérêts - un an de salaire - ainsi que 500 euros de frais de justice et le remboursement aux ASSEDIC de six mois d’indemnités de chômage.



Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit


Affaire Petite Anglaise : la victoire de la blogueuse.

Petite Anglaise a gagné son procès aux prud'hommes. Le Conseil vient de rendre son délibéré, et a condamné l'employeur de Petite Anglaise à lui payer presque 44.000 euros de dommages intérêts[1], outre 500 euros d'article 700, c'est à dire de frais d'avocat, et le remboursement aux ASSEDIC de six mois d'indemnité de chômage de Petite Anglaise.

Je n'ai malheureusement pas encore accès aux motifs du jugement, il faudra attendre quelques jours, probablement une quinzaine pour cela. Commentaire à venir.

Champagne, Petite ! And Champomy for Tadpole.

Notes

[1] 43.981,32 € précisément.

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Commentaires

1. Le jeudi 29 mars 2007 à 13:52, par nouvouzil

Excellent!

Y a-t-il exécution provisoire pour les DI?

Non, pas d'exécution provisoire.

Eolas

2. Le jeudi 29 mars 2007 à 13:52, par johann

Cela fait chaud au coeur, ceci dit ne risque-t-il pas d'y avoir des appels divers et variés retardant d'autant l'aspect définitif du jugement ?? le versement de l'argent est-il suspendu ou doit-il être effectué indépendamment des appels ?

God save petite anglaise:)

C'est suspendu, puisque tout est qualifié d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Seuls des retards de salaire eussent été exécutoires de droit.

Eolas

3. Le jeudi 29 mars 2007 à 14:04, par MrPeer

Bonne nouvelle donc :)
J'imagine que celui qui l'avait dénoncé à l'époque doit se faire tout petit...

4. Le jeudi 29 mars 2007 à 14:04, par hi

Ah ben ça pour une nouvelle... C'est une bonne nouvelle.
Mon patron peut alors toujours tomber sur mon blog.

D'après toi, cher maître, cette décision peut-elle faire jurisprudence ? Je ne connais pas du tout le droit.

hi

Non, il faut se méfier des transpositio ndes décisions de justice d'une situation à une autre, surtout d'une décision de première instance.

Eolas

5. Le jeudi 29 mars 2007 à 14:51, par Jean Marc

C'est un non événement, le pourcentage d'affaires défavorables aux salariés doit être infime.

L'an dernier avec un mois d'ancienneté, les prud'hommes avaient donné 15 000 de DI pour rupture d'un CNE .

Coincidence aujourd'hui l'ancien directeur de Moulinex débouté pour sa demande de rupture de contrat.

Ce tribunal est hautement verrouillé

6. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:03, par vanille

super,
j'ai donc été pessimiste en prédisant un départage.
43.981,32 €, c'est à dire combien de mois de salaire ?

7. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:05, par Upsilon

Jean Marc, votre commentaire m'intrigue. Il me semblait que les Conseils des prud'hommes étaient constitués d'autant de représentants des salariés que des employeurs, il me paraîtrait donc étrange que ce tribunal soit si défavorable pour les employeurs ?

"L'an dernier avec un mois d'ancienneté, les prud'hommes avaient donné 15 000 de DI pour rupture d'un CNE ."
Oui, mais peut être que le salarié sous CNE méritait ses 15.000 euros ? N'avez vous pas plus de détails sur l'affaire ? Et de même pour le directeur de Moulinex, d'ailleurs ?

J'aurais personnellement tendance à être du côté des salariés (sans stigmatiser les méchants patrons, soyons sérieux), mais je ne pensais pas que le tribunal des Prud'hommes était partial. Pouvez-vous me donner plus d'informations ?

8. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:10, par nouvouzil

Notre Petite Anglaise est au coeur de l'actualité.

Elle nous interpelle même sur une récente loi sarkosienne plutôt étrange:

www.petiteanglaise.com/ar...

Interestingly (well scarily, actually) bystanders are no longer allowed to broadcast films showing acts of violence (including police violence) on the internet according to a law passed by Nicolas Sarkozy at the beginning of March. The offence is punishable by up to 5 years in prison. Which means that the footage shot from a balcony should not, by rights, even be circulating.

Good luck policing the internet Nicolas, I suspect it might be harder than you think.

9. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:21, par Clems

Et une deuxième coupe pour la tête des râleurs. Enfin bon il ne faut pas tout boire et en laisser pour l'appel. Car je devine un caractère bien généreux avec tout ce qui peut porter une robe courte ou moins courte.

10. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:33, par hi

"Ah ben ça pour une nouvelle... C'est une bonne nouvelle.
Mon patron peut alors toujours tomber sur mon blog.

D'après toi, cher maître, cette décision peut-elle faire jurisprudence ? Je ne connais pas du tout le droit.

hi

Non, il faut se méfier des transpositio ndes décisions de justice d'une situation à une autre, surtout d'une décision de première instance.

Eolas"

Merci pour ta réponse. Je me coucherai un peu moins niais ce soir.

Sinon je t'ai écouté sur Radio Big Bang, très bonne prestation, et émission particulièrement intéressante. le lien pour les intéressés : www.bigbangblog.net/artic...


hi

11. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:35, par Raph

Mais comment arrivent-il à 43.981,32 € ?
Pourquoi ne pas arrondir à 44000 € ? Essaye-t-il de faire un sudoku ?

12. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:44, par Loop

Bonne nouvelle, mais attendons la confirmation pour la Cour, car je ne vois pas comment l'employeur ne ferait pas appel...

Cela étant, cela est de bon augure pour la liberté d'expression dans ce pays. Y compris sur son lieu de travail.

Merci pour votre réactivité absolument impressionnante. Applause!

13. Le jeudi 29 mars 2007 à 15:53, par landrellec

@ Vanille : Petite signale que cela correspond à une année de salaire : www.petiteanglaise.com/ar...

14. Le jeudi 29 mars 2007 à 16:25, par pangloss

Eh bah tant mieux. Enfin une raison de se réjouir.

15. Le jeudi 29 mars 2007 à 16:26, par Stéphane Boudin

Il ne s'agit pas ici de voir dans la décision du Conseil de Prud'hommes la consécration de la liberté d'expression sur l'Internet des salariés.

Le Conseil de Prud'hommes fait une stricte application de la jurisprudence en matière de perte de confiance comme motif de licenciement et du revirement opéré par la Cour de cassation dans son arrêt du 29 mai 2001, arrêt qui énonce que la seule perte de confiance ne constitue pas une cause de licenciement.

Quant aux fautes reprochés à Petite Anglaise à propos de la tenue de son blog (tenue de propos dénigrant l'entreprise et non-respect des clauses de son contrat de travail notamment), le principe veut que d'une part, le motif du licenciement doit être sérieux, c'est à dire être d'une certaine gravité et d'autre part, que la motivation de la lettre de licenciement doit être précise, c'est à dire que la lettre doit viser des griefs matériellement vérifiables.

Or, invoquer des dénigrements et des propos dans une lettre de licenciement qu'un employeur ne peut même pas rapporter sauf éventuellement par des attestations puisque en l'espèce, comme l'a indiqué Eolas "l'employeur crée un nouveau concept : le licenciement pour faute inconnue.", conduira a priori la Justice à considérer une telle lettre de licenciement comme imprécise et le motif de licenciement non sérieux.

C'est a priori la motivation de la décision rendue par le Conseil de Prud'hommes.

Dès que je serai en posession de la décision, je la commenterai plus longuement sur mon blog.

A noter que contrairement à son habitude, il semble que le Conseil de Prud'hommes, conscient de l'enjeu médiatique de l'affaire, ait motivé, pour une fois, en droit leur décision.

16. Le jeudi 29 mars 2007 à 16:49, par Rivan

@ 15 A noter que contrairement à son habitude, il semble que le Conseil de Prud'hommes, conscient de l'enjeu médiatique de l'affaire, ait motivé, pour une fois, en droit leur décision.

le CPH de Longjumeau concernant les motivations (CNE) avait semble t'il heureusement surpris les "professionnels" par sa qualité.
sauf erreur de ma part le Président était d'ailleurs du "mauvais collège" (E) :)

et donc pour petite anglaise appel ou pas
DW(Paris) à cette heure ne souhaite pas commenter

17. Le jeudi 29 mars 2007 à 16:57, par vanille

@ landrellec : merci pour l'info
@ raph : ce sont des montants précis, car pour fixer le montant des dommages et intérêts, le cph prend comme unité de valeur la moyenne des salaires bruts perçus par le salarié avant son licenciement (la moyenne des 3 ou 12 derniers, le montant retenu est celui le plus favorable au salarié).
une fois cette unité de valeur fixée, le cph décide, en fonction des circonstances du licenciement et du préjudice du salarié, de lui attribuer un certain nombre de mois de salaire, ici donc 1 an, ce que je trouve pas mal.(mais je ne connais pas la réalité du préjudice de petite anglaise)
attention, ces sommes restent des dommages et intérêts (pas d'impôt sur le revenu, que la csg et la crds)

18. Le jeudi 29 mars 2007 à 18:16, par Me Amoral

Elle ne pouvait que gagner!

19. Le jeudi 29 mars 2007 à 18:30, par winston

happy end !

champagne for everybody !!

bon ... je m'en vais creer un blog de ce pas!

20. Le jeudi 29 mars 2007 à 18:31, par Le Monolecte

Bonne nouvelle!!! Vraiment!
Nous ne voyons pas toujours les choses de la même manière, mais je pense qu'on se rejoint contre la censure des blogueurs(ses).
Est-ce qu'il existe une forme de jurisprudence en prud'homme? Et si oui, il peut y avoir une jurisprudence Petite Anglaise qui pourrait protéger les blogueurs qui ont un patron?

21. Le jeudi 29 mars 2007 à 18:50, par Blop

Je me demande sur quels critères ils peuvent pondre un chiffre aussi rond que 43.981,32 €.
C'est basé sur le salaire ?

22. Le jeudi 29 mars 2007 à 19:12, par Salomon ibn Gabirol

@ Raph: C'est très bien de créer un blog, d'écrire des "J'accuse...", des recettes de pate a crepes, etc., mais, si vous avez dans l'idée de vous créer un auditoire fidèle, je ne peux que vous conseiller de soigner et l'orthographe et la syntaxe de vos billets. Pour l'instant, c'est illisible.

Well done lil briton.

23. Le jeudi 29 mars 2007 à 19:13, par La fédédents

@Bop (n°21)

Lire le commentaire n°17...

24. Le jeudi 29 mars 2007 à 19:31, par Maître Debillère

Excellent ! Cela me fait penser à cette décision, identique sur le fond, rendue en juin 2005 par le Conseil des Prud'hommes de Paris : le groupe Bayard (édition-presse) avait été condamné pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse" dans une affaire similaire.
Bayard a fait appel, et, d'après quelques sources bien informées l'affaire qui devait être jugée en février dernier à été renvoyée à l'automne 2007. Affaire à suivre.

Bref, pour l'instant cette décision ne me paraît pas extraordinaire.

25. Le jeudi 29 mars 2007 à 19:47, par Jean Marc

@Upsilon

pour Moulinex
www.boursorama.com/intern...

Pour l'affaire de l'été dernier je n'ai plus le souvenir exact je ne note pas les événements, c'est juste de mémoire. Ca été une des premières contestations il me semble.
Savoir si il meritait autant après un mois de travail, alors qu'il devait gagner le smig cela ressemble plus à un jackpot.

Et enfin j'aimerais bien trouver les pourcentages des rendus des prud'hommes.
Je veux bien croire que seules les affaires les moins favorables aux entreprises ou patrons comme vous le personnalisez, arrivent devant ce bureau mais le pourcentage de décision donnerait une idée.

voici quand même un lien ou il est indiqué que le medef veut supprimer ces conseils car trop favorables aux salariés.
sipm-cnt.org/article.php3...

26. Le jeudi 29 mars 2007 à 20:56, par Vulgus pecum

Ne crions pas victoire trop tôt.
Si l'employeur fait appel de cette décision, l'arrêt rendu par la cour d'appel peut être diamétralement opposé au jugement de première instance. Si si, c'est possible !
N'est-ce pas Maître Eolas ?

27. Le jeudi 29 mars 2007 à 21:13, par Fred

plusieurs ommentateur ont parlé d jurisprudence

pourtant j'ai toujours entendu dire que ledroit français n'est pas un droit de jurisprudence, pouvez vous m'aider à clarifier la situation?

Merci

pour moi la question du blog est réglée, mon employeur le connait car il est menionné dans mon CV! mais c'est un blog purement technique, jene vois pas vraiment quels genre de litige il pourrait provoquer...

28. Le jeudi 29 mars 2007 à 21:42, par Guillermito

Enfin une bonne nouvelle dans ce monde de brutes.

29. Le jeudi 29 mars 2007 à 21:53, par jean philippe

Bonne nouvelle mais 500 euros d'article 700 c'est pas un peu léger ? Un dossier aux prud'hommes prend énormément de temps à l'avocat je doute que les honoraires soient si faibles.

30. Le jeudi 29 mars 2007 à 22:05, par zadvocate

et oui, quelle générosité pour l'article 700 du NCPC :)

comme le fait remarquer jean-philippe, impossible de facturer si peu pour un dossier cph sauf à faire du dumping et perdre de l'argent.

31. Le jeudi 29 mars 2007 à 23:56, par David

Un jour, vous devriez nous faire un article sur l'article 700 et ses équivalents au pénal et en droit administratif...

Je trouve ça assez dur de déterminer ce montant...

32. Le vendredi 30 mars 2007 à 00:39, par Laura

YES!!!! je suis super heppy pour la petite anglaise.... Congratulations à la winner anglaise

sinon j'ai une question la petite anglaise touchera une indeminisation pour la perte de son emploi mais du coup elle n'a plus d'emploi. en tout cas je vois mal qu'elle puisse retravailler pour le même patron??!!!??

33. Le vendredi 30 mars 2007 à 04:41, par Esurnir

@27: La jurisprudence est de s'appuyer sur des decisions anterieur concernant les meme circonstance pour definir la peine. Dans ce genre de cas le juge n'a que peu de choix pour choisir sa peine car elle aurra dans la plupart des cas ete definit par un juge precedent dans les limites du cadre legislatif.

Si l'on regarde une decision de la cour suppreme des etats unis (je n'en ai survoler qu'une seule) on remarque que la cour supreme fait reference a d'autre affaire et d'autre arbitrage anterieur a l'affaire en question pour decider de la decision a rendre.

En France le fondement juridique d


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Jeudi 29 mars 2007


L'article L226-1 du code pénal stipule qu'une personne est puni d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende lorqu'elle a volontairement porté atteinte à l'intimité de la vie d'autrui. Dans le dossier des photos intimes à caractère pornographique qui circulaient au Centre de formation des apprentis en BTP (CFA-BTP) de Ducos (près de Fort-de-France) en janvier 2005, le juge du tribunal correctionnel de Fort-de-France s'est appuyé sur la deuxième partie de ce texte, celle qui indique que toute personne, en fixant, en enregistrant ou en transmettant, sans le consentement d'autrui, son image, porte atteinte à la vie de cette personne. C'est ce que le magistrat a tenté d'expliquer au formateur mis en cause.

Délégué syndical au CFA-BTP de Ducos, il avait été le premier à à être entendu par les gendarmes de la commune. On lui reproche d'avoir reçu des photos mettant en scène l'épouse du directeur du centre dans des ébats amoureux. Ce que réfute le prévenu. Parce que s'il admet que ces photos ont bien circulé au centre, il dément formellement en être le diffuseur. Pendant près de deux heures, le formateur va tout faire pour se disculper. Sans succès pour l'instant.
Le magistrat semble s'appuyer sur de nombreuses auditions de témoins et les investigations menées ces deux dernières années sur des disques durs d'ordinateurs, des clés USB saisies et l'examen à la loupe d'e-mails dans lesquels ces photos étaient visibles. Les investigations du juge vont se poursuivre. Le magistrat doit entendre d'autres employés du CFA BTP et du CFA de Rivière Salée afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

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Jeudi 29 mars 2007


par David Avrot: Mardi 27 Mars 2007, 9:13

L’instituteur russe, dont la poursuite pour piratage avait été abandonnée, se voit de nouveau inquiété.

Une cour de justice plus élevée que la précédente a décidé qu'Alexandre Ponosov devrait tout de même faire face à ses responsabilités pour avoir utilisé des copies illicites de logiciels Microsoft.

Le cas Ponosov avait pris du relief après l’appel de Mikhaïl Gorbatchev à Bill Gates au nom de l'instituteur. Alexandre Ponosov avait dans un premier temps fait face à la juge Elvira Mosheva dans une cour de Perm, à 1000 kilomètres à l'est de Moscou, pour avoir utilisé des copies de Windows et de Word qui, comme il le prétend, étaient déjà installés sur les ordinateurs livrés à son école.

La juge avait classé l’affaire suggérant que les dommages financiers pour Microsoft étaient « trop insignifiants pour une recherche criminelle ».

Mais l’action menée par Gorby pourrait avoir un effet boomerang. L’affaire a beaucoup fait parler d’elle, aussi une autre cour de justice russe estime qu’il faut rouvrir le dossier et montrer que la Russie prend très au sérieux les affaires de copyright.

Microsoft indique ne pas être impliqué dans ce processus et qu’il appartient à la justice russe de choisir ce qu’elle doit faire.

Adaptation d’un article The Inquirer UK le 27 Mars 2007.

à lire également:
Mikhaïl Gorbatchev s’adresse à Bill Gates
Microsoft ignore l’appel de Mikhaïl Gorbatchev
La justice russe rejette les accusations de piraterie


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Lundi 26 mars 2007


26/03/2007 00:10:02 par Christian D. | 0 commentaire(s) - 0 nouveau(x)

La cour de justice de Virginie n'a pas suivi la plainte de NTP contre Palm Inc. pour violation de brevets. Palm pourra continuer de vendre ses smartphones en attendant la décision de l'USPTO.

Palm nouveau logoLa société américaine NTP n'en est pas à son coup d'essai concernant le dépôt de plaintes autour du push email. Son dernier coup d'éclat a concerné le différend judiciaire de 4 ans envers Research In Motion ( RIM ) et ses BlackBerry, accusée d'avoir violé plusieurs brevets sur l'email mobile.

On se souvient que RIM avait fini par accepter de verser plus de 600 millions de dollars de royalties afin de poursuivre son activité librement aux Etats-Unis, alors que l'examen des brevets par l' USPTO (organisme américain chargé de la gestion des brevets) n'a toujours pas tranché  pour  déterminer si oui ou non il y a bien eu violation de propriété intellectuelle.

A la suite de cette victoire obtenue à l'usure, qui s'ajoutait à celles contre d'autres sociétés spécialisées dans le push email, comme Good Technology ou Visto, NTP avait aussitôt enchaîné par une attaque à l'encontre de Palm Inc. pour les mêmes motifs, espérant bien que les décisions antérieures fassent office de jurisprudence pour la suite.


Décision de justice favorable
Cependant le juge James Spencer de la Cour de Virginie en a décidé autrement. Il a permis à Palm de poursuivre la commercialisation de ses PDAs et smartphones en attendant la décision de l'USPTO sur la réalité de la plainte et a allégé cette dernière de certains de ses éléments.

D'autre part, le juge a estimé que toute nouvelle plainte de même nature ne pourrait être recevable tant que l'USPTO n'aurait pas rendu son verdict, afin d'éviter une surenchère sur des bases non vérifiées. L'affaire NTP-RIM a en effet montré une faille dans le système  qui permet de faire pression sur des entreprises en se fondant sur la seule valeur de brevets très généraux. Face à un risque menaçant directement son activité, l'entreprise attaquée a peu de marges de manoeuvre pour négocier.

Palm Inc. s'est dit confiante dans le résultat de l'examen des brevets par l'USPTO, ce qui annulera les plaintes, tandis que NTP ne s'est pas encore exprimée sur sa décision de faire appel.
 

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Samedi 17 mars 2007


par Cyril Fussy: Mercredi 28 Février 2007, 3:39

Le magazine en ligne WIRED rapporte que Alcatel-Lucent ne seraient pas les seuls gagnant d'un arrêté de la cour fédérale de justice condamnant Microsoft à verser 1,52 milliards de dollars.

Le magazine estime que les rivaux du format de compression audio MP3, dont fait partie Open Sauce, seraient les véritables gagnants. Depuis des années l'industrie cherche à enterrer le MP3 dont les performances n'ont pas à rougir devant des formats plus récents. Il y a pléthore de formats comme MP3Pro, MPEG, Windows Media de Microsoft et de formats libres de droits comme Ogg Vorbis.

Ces formats n'ont jamais atteint la popularité du MP3. Cependant, suite au jugement de la cour fédérale de justice, les données légales vont changer et les sociétés profitant du MP3 devront se tourner vers d'autres standards.

Wired pense que le standard AAC d'iTunes et Apple serait un des choix possibles. Bien que Apple l'enveloppe de DRM, l'AAC en lui-même est un format ouvert créé à partir de la technologie MPEG-4. Il n'est pas libre de droits, mais reste un sérieux concurrent. Le format Windows Media est handicapé par ses composants DRM.

Un sérieux outsider est Ogg Vorbis, open-source, rival libre de droits du MP3 déjà employé dans les jeux Xbox.

Traduction et adaptation d'un article de Nick Farrell pour INQ


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Vendredi 16 mars 2007

Un tribunal de Tokyo a condamné vendredi à deux ans et six mois de prison ferme Takafumi Horie, ex-PDG du portail internet Livedoor et jeune gourou de l'internet, pour un scandale de falsifications comptables et de manipulation de cours qui a ébranlé le Japon.
• (AFP/AFP/Jiji Press - vendredi 16 mars 2007, 8h06)


Un tribunal de Tokyo a condamné vendredi à deux ans et demi de prison ferme Takafumi Horie, ex-patron du portail internet Livedoor et jeune "gourou" de la nouvelle économie, pour un scandale financier qui a profondément choqué le Japon début 2006.
• (AFP/AFP/Jiji Press - vendredi 16 mars 2007, 12h36)


TOKYO (AFP) - Un tribunal de Tokyo a condamné vendredi à deux ans et six mois de prison ferme Takafumi Horie, ex-PDG du portail internet Livedoor et jeune gourou de l'internet, pour un scandale de falsifications comptables et de manipulation de cours qui a ébranlé le Japon.

Takafumi Horie, 34 ans, était jugé pour avoir truqué les comptes de Livedoor afin de transformer une perte en bénéfice au deuxième trimestre 2004, et pour avoir dupé les investisseurs en diffusant de fausses informations visant à manipuler le cours d'une action. M. Horie avait plaidé non coupable, s'estimant victime d'une chasse aux sorcières orchestrée par l'establishment nippon qui ne cachait pas son aversion pour ce patron ultra-médiatique et non conformiste. Au terme d'un procès-fleuve de six mois, le procureur avait requis quatre ans de prison ferme, accusant M. Horie d'être "le cerveau du crime". L'ancien PDG est arrivé vendredi au tribunal vêtu d'un costume sombre et d'une chemise blanche à col ouvert (il a tout de même mis une cravate juste avant d'entrer dans la salle d'audience), au milieu d'une véritable hystérie médiatique. Il a écouté le verdict debout et sans réagir. Il s'est ensuite incliné devant les magistrats et s'est rassis en affichant un sourire narquois. Le palais de justice était investi par des centaines de journalistes, les télévisions nippones diffusant en direct la progression dans les rues de Tokyo de la limousine de M. Horie grâce à des caméras embarquées à bord d'hélicoptères. Toutes les chaînes de télévision ont interrompu leurs programmes pour présenter des flashes spéciaux, au cours desquels même le patron du restaurant coréen favori de M. Horie a été longuement interviewé en direct. Le jeune homme avait été arrêté en janvier 2006 et avait passé trois mois en prison, avant d'être libéré sous caution. Sa chute brutale avait stupéfié le Japon. L'affaire avait également provoqué un phénoménal vent de panique à la Bourse de Tokyo, où des milliers de petits porteurs affolés avaient soudainement bradé tout leur portefeuille, manquant de peu de faire exploser le système informatique du marché. Adepte des tenues décontractées et des déclarations à l'emporte-pièce, Takafumi Horie a longtemps été la coqueluche des médias et d'une partie de la jeunesse, qui voyaient en lui le symbole de la "nouvelle économie" triomphante et un antidote aux moeurs compassées des milieux d'affaires nippons. "Tous les maux viennent des patrons âgés", déclara un jour M. Horie, qui était devenu la bête noire du patronat nippon traditionnel. Personnalité médiatique, il avait même été courtisé politiquement par l'ex-Premier ministre libéral-populiste Junichiro Koizumi, qui avait personnellement parrainé sa candidature (finalement ratée) à un siège de député. Quatre autres anciens dirigeants de Livedoor, qui ont à l'inverse choisi de plaider coupable, ont été jugés séparément et devraient bientôt être fixés sur leur sort.

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Vendredi 16 mars 2007

Tf1 / LCI google
 
 

Une femme américaine avait cherché le meilleur moyen de tuer son mari sur le moteur de recherche

Elle est aujourd'hui jugée pour ce meurtre.

C.A. - le 15/03/2007 - 18h41

Depuis son bureau, Melanie McGuire, infirmière dans le New Jersey, avait passé une partie de sa journée du 18 avril 2004 sur Google et MSN Search. Elle y avait cherché plusieurs choses : "Comment tuer quelqu'un", "poison immédiat", "poison indétectable", ainsi que des renseignements sur la législation concernant les armes à feu dans les Etats du New Jersey et de la Pennsylvanie.

Elle est soupçonnée, dix jours plus tard, d'avoir abattu son mari à l'aide d'un revolver acheté en Pennsylvanie. Elle l'avait auparavant drogué. Et l'avait ensuite découpé en morceaux, rangés dans trois valises. Elle est jugée en ce moment par un tribunal, et pourrait être confondue avant toute chose par les traces de ses recherches.

Mails suspicieux

Car les policiers ont trouvé plus précis encore que les recherches effectuées quelques jours avant le meurtre : le jour du meurtre, de l'hydrate de chloralétait acheté dans une pharmacie de sa ville. Celui la même qui a servi à droguer la victime. Or, le même jour, Mélanie McGuire avait cherché l'adresse de la même pharmacie. Elle avait acheté le chloral-hydrate sous pseudonyme, mais grâce à une ordonnance délivrée par un certain docteur Miller, à l'époque l'amant de Mélanie McGuire, comme l'ont attesté... plusieurs emails retrouvés dans l'ordinateur de cette dernière.

Le jury doit encore voir les résultats des analyses ADN. Mais de l'avis général, internet a déjà fait une grande partie du travail. Le jugement doit être rendu dans la semaine...


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Jeudi 15 mars 2007


par Christophe Alix

mercredi 14 mars 2007

tag : vidéo

Le groupe réclame un milliard de dollars pour la diffusion de 160 000 vidéos.

Après des mois de négociations, le géant des médias Viacom change de tactique avec YouTube. Présent dans la télévision et le cinéma, le groupe a annoncé hier avoir porté plainte, devant un tribunal de New York, contre Google et sa filiale de partage de vidéos. Le motif ? « Violation massive et intentionnelle des droits d’auteur », avance Viacom, qui a recensé sur YouTube près de 160 000 clips non autorisés extraits de ses émissions. 160 000 vidéos que les internautes auraient déjà consommé « plus de 1,5 milliard de fois ». Une infraction à un milliard de dollars de dommages et intérêts d’après Viacom, qui demande également à la justice d’interdire à l’avenir toute diffusion de ses contenus sur YouTube.

Jusqu’à présent, YouTube, dont l’effet subversif dans le monde de la télévision rappelle celui de Napster dans la musique au début des années 2000, était parvenu à calmer les ardeurs procédurières des majors. En retirant les clips litigieux à la demande des ayants droit d’une part. En promettant, d’autre part, un partage des recettes publicitaires en compensation de la libre diffusion en ligne de contenus sous copyright. Le problème, c’est qu’aucune de ces deux garanties ne s’est révélée payante (c’est le cas de le dire), pour les majors. Sitôt retirés, les clips litigieux sont à nouveau « postés » sur le site par des internautes, et comme YouTube se refuse à exercer un filtrage a priori ce petit jeu peut durer indéfiniment. Quant aux recettes publicitaires, elles restent à peu près inexistantes malgré les 41 % de part de marché de YouTube sur la vidéo en ligne, consulté par 30 millions de visiteurs uniques chaque mois. De toute manière, elles sont « illégales », accuse Viacom, qui dénonce un modèle économique fondé sur la tentative d’exploitation commerciale de contenus non autorisés. Pour sa défense, Google avance qu’il ne fait qu’indexer des contenus sans violer aucune propriété intellectuelle. Suite de ce dialogue de sourds devant les prétoires.


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Lundi 12 mars 2007
  lundi 12 mars 2007, 17h47
 

UN BLOGUEUR CONDAMNÉ À DE LA PRISON EN ÉGYPTE
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LE CAIRE (Reuters) - La justice égyptienne a confirmé en appel la condamnation à quatre ans de prison infligée à un "blogueur" pour blasphème et insulte au président Hosni Moubarak.

Abdelkrim Souleïmane, 22 ans, est devenu en février le premier Egyptien condamné à de la prison pour des écrits sur internet. Les défenseurs des droits de l'homme et de l'utilisation d'internet ont qualifié ce jugement de dangereux précédent.

"Ce verdict n'a pas été rendu sur des fondements juridiques", a regretté Gamal Eid, l'un des avocats de Souleïmane. "C'est un verdict religieux similaire à ceux de l'Inquisition", a-t-il ajouté.

Le tribunal d'Alexandrie a en outre autorisé un groupe d'avocats islamistes, se sentant offensés en tant que musulmans, à engager des poursuites au civil contre le blogueur.

Souleïmane a été condamné en raison d'une plainte déposée par l'Université Al Azhar pour huit articles écrits depuis 2004.

Souleïmane accusait l'institution sunnite de promouvoir une pensée extrémiste et avait qualifié de "terroristes" certains compagnons du prophète Mahomet. Il avait également comparé Moubarak aux pharaons de l'ancienne Egypte.


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Vendredi 9 mars 2007
 

TOULOUSE (AP) - Le tribunal correctionnel de Montauban a confisqué vendredi les 48 CD gravés saisis au domicile de Marie-Thérèse Olivet, une retraitée de 66 ans qui avait téléchargé 2.889 fichiers de musique illégalement, et l'a condamnée à verser 495 euros de dommages et intérêts, a-t-on appris de source judicaire.

"La décision reste acceptable même si j'aurais préféré une relaxe", a déclaré Me Jean-Louis Pujol, avocat de Marie-Thérèse Olivet, mise en examen pour piratage et recel d'objets volés.

Dans son réquisitoire début février, le procureur n'avait demandé "ni peine d'emprisonnement ni amende" mais "la confiscation des CD saisis à titre de peine principale".

La sexagénaire était accusée d'avoir téléchargé illégalement sur Internet 2.889 fichiers de musique à partir d'une plate-forme d'échange P2P (peer to peer). L'internaute avait été démasquée par le service anti-piraterie de la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) qui avait porté plainte au parquet de Nanterre.

Le dossier avait été transmis au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse qui avait effectué fin 2005 une perquisition au domicile de Marie-Thérèse Olivet à Albias (Tarn-et-Garonne).

Les enquêteurs avaient alors effectué des prélèvements sur le disque dur de la retraitée et trouvé quelque 3.000 fichiers téléchargés illégalement et copiés sur 48 CD. AP

som/se/cr

 

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