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Texte Libre

Je déteste le crime, cette expression humaine et imbécile du malheur. Une société qui ne serait pas aberrante devrait sans cesse être préoccupée du malheur, comme du cancer ou de la tuberculose..

Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société.

 

Robert BADINTER

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Mercredi 24 décembre 2008
par David Castel publié dans : Intime Conviction ajouter un commentaire recommander
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Lundi 22 décembre 2008



TF1-LCI/R.Bousquet

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Crédit Photo : TF1-LCI/R.Bousquet

  • Un homme de 47 ans, déjà incarcéré pour agression sexuelle sur sa fille, a avoué le meurtre de sa femme, disparue depuis 1998. Il a expliqué avoir découpé le corps pour s'en débarrasser.

  • Il s'était séparé de plusieurs parties du cadavre en les jetant dans des poubelles et avait fait dévorer le reste par ses chiens.

 

Pour le procureur de la République de Nîmes, Robert Gély, il s'agit d'un meurtre "perpétré dans des circonstances exceptionnelles". Et il posait problème à la police depuis une dizaine d'années. Cette énigme vient apparemment de trouver sa solution avec les aveux d'un homme de 47 ans, déjà condamné pour agression sexuelle sur son fils, et incarcéré depuis 2006 pour avoir agressé sexuellement sa fille dont il avait la garde.

La victime du meurtre n'était autre que sa compagne. Mais le corps manquait. Comment prouver le crime, un "crime sans cadavre", selon le mot du procureur  Robert Gély ? Extrait de sa cellule la semaine dernière, l'homme a été placé en garde à vue pendant 48 heures. Il a fini par avouer au juge d'instruction qu'il avait poignardé sa compagne en août 1998 à Avèze, dans le Gard, alors que celle-ci venait lui réclamer la garde de leur fille.

A la recherche d'indices

Une dispute aurait éclaté dans le couple et l'homme se serait saisi du couteau avec lequel sa compagne le menaçait et aurait frappé cette dernière à la poitrine, provoquant la mort immédiate de la jeune femme. Il a expliqué avoir ensuite découpé le corps de sa compagne, s'être séparé de plusieurs parties du cadavre en les jetant dans des poubelles et avoir fait dévorer le reste par ses chiens.

L'homme a été mis en examen pour homicide volontaire. Le procureur souhaite que "compte tenu de l'évolution des dernières techniques criminelles et scientifiques, et malgré le délai de 10 ans qui vient de s'écouler, on puisse retrouver dans la maison d'Avèze, ou sur des terrains ayant régulièrement été fréquentés par l'homme, des indices matériels probants".

par Benjamin Brame publié dans : Intime Conviction ajouter un commentaire recommander
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Dimanche 21 décembre 2008


dimanche 21.12.2008, 04:49 - La Voix du Nord


L'ALCOOLFAIT DES RAVAGESÀ LA BARRE


En voiture, au-dessus d'un taux de 0, 5 g/l, le conducteur est hors la loi. Soit deux verres d'alcool. Certainement trop peu pour les prévenus du tribunal, qui pour certains, ont été condamnés à des peines de prison ferme.

> Alcool et accident de cyclo.

E. P., 31 ans, circulait presque tranquillement le 16 octobre, en plein après-midi, sur son scooter. Un peu trop même. Il était à peine 15 h mais l'homme affichait un taux de 2,25 g/l d'alcool. Suffisant pour se croire bon pilote. Mais embué par les vapeurs éthyliques, E. P. a chuté du cyclomoteur et a provoqué un accident. En état de récidive, il a été condamné à trois mois de prison avec sursis mise à l'épreuve et 700 E d'amende.

> Alcool et fuite.

Le 27 juillet, vers 23 h 30, S. F., 21 ans, circule à Gravelines avec quatre amis à bord. Avec 1, 20 g/l, la route lui semble plus large : il empiète sévèrement sur la piste cyclable. Après un mystérieux choc, il ne trouve rien de mieux que de prendre la fuite. Il écope de quatre mois de prison ferme, 400 E d'amende et son permis est annulé pour deux ans.

> Alcool, ceinture et téléphone.

Dans la série « faire plusieurs chose en même temps », C. V., 23 ans, ne s'est vraiment pas loupé. Le 29 juillet, à 20 h 50, à Bray-Dunes, le jeune homme circule avec 1, 50 g/l, sans ceinture et au téléphone. Il aura beau expliquer au tribunal que l'appel était urgent, l'amas de délits est ennuyeux. « Le problème, c'est que monsieur accumule », déplore le procureur. C. V. a été condamné à quatre mois de prison avec sursis mise à l'épreuve, 330 E d'amende et son permis est annulé pour deux ans.

VIOLENCES CONJUGALES : UN AN FERME

En état de récidive légale, Reynald Wacogne, Bray-Dunois de 36 ans, a été condamné à un an de prison ferme pour des violences sur sa conjointe.

Les peines planchers imposent au tribunal une certaine peine en dessous de laquelle il ne peut aller. Ce type de loi, visant les multirécidivistes, a été prononcé à l'encontre de Reynald Wacogne, qui comparaissait pour des violences sur sa conjointe.

Le 5 novembre, à Bray-Dunes, son amie et lui, ivres tous les deux selon leur fille, se disputent. Déjà condamné maintes fois pour des actes similaires, il en vient aux mains et frappe sa conjointe. «  Je ne lui ai donné qu'une seule claque », se justifie-t-il. La présidente n'est pas convaincue et décrit la victime comme une personne «  meurtrie après la dispute ».

Aujourd'hui séparé de cette femme et vivant avec une autre, Reynald Wacogne assure ne plus avoir de contacts avec son ex-conjointe. «  Je vis à Lille maintenant. Je ne viens plus par ici. » Insuffisant néanmoins pour rétablir la balance de son côté.

Évoquant les peines planchers, le procureur a demandé douze mois de prison dont quatre avec sursis mise à l'épreuve. Reynald Wacogne a écopé de trois ans de prison dont deux avec sursis. Le mandat de dépôt a été prononcé.

par David Castel publié dans : Justiciables au quotidien ajouter un commentaire recommander
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Dimanche 21 décembre 2008


SOCIETE - Il est arrivé souriant, presque détendu. A écouté sans broncher, pendant deux heures et demie, la présidente faire une lecture monocorde d'une instruction entièrement à charge. Kamel Bouchentouf, 35 ans, chauffeur routier originaire de Nancy, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes. Lors de son interpellation, en mai 2007, on a retrouvé à son domicile deux bonbonnes de gaz, un extincteur vide, 500 cartouches de 22 long rifle, de la documentation sur les armes et la fabrication d'explosifs.


Pendant ses quatre jours de garde à vue, Kamel Bouchentouf est rapidement passé aux aveux. A déclaré qu'il préparait des attentats pour le compte de l'organisation Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI, ex-groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC). A détaillé ses cibles : le consulat américain au Luxembourg, le 13e régiment des dragons parachutistes de Dieuze (l'un des régiments d'élite de l'armée française) et la préfecture de Meurthe-et-Moselle à Nancy. Mais devant son juge d'instruction, il est revenu sur ses aveux et a expliqué qu'il avait subi des pressions lors de sa garde à vue. A révélé qu'il était depuis six ans en contact étroit avec la direction de la surveillance du territoire (DST). Et que ce serait à la demande de ces services secrets qu'il est rentré en relation avec AQMI.


"Pizzas"

Dans le répertoire de son téléphone portable, on a retrouvé, enregistré sous le diminutif "Alex", le numéro d'un agent de la DST de Metz. Sa relation étroite avec ces services ne peut pas être contestée. La facture détaillée de ses communications montre, pour la période allant du 29 juin 2006 au 30 avril 2007, l'existence de 26 coups de fils échangés avec deux lignes fixes des services locaux de la DST. Mais de cela, apparemment, la présidente a moins envie de parler. "Je dis que les experts disent que vous vous êtes connecté à un site qui permet d'entrer en contact avec le chef des talibans en Afghanistan, répète-t-elle en boucle. Sur ce site, vous proposez de partir en Afghanistan faire le jihad." Kamel Bouchentouf lève les bras, mimant l'impuissance : "On m'a imposé des relations avec des groupes islamistes. Les services secrets ne m'ont pas contacté pour acheter des pizzas !"
Lors de l'instruction, ses avocats ont réclamé une confrontation entre Bouchentouf et ses contacts de la DST. Au lieu d'ordonner cette rencontre, qui semblait indispensable au vu du dossier, le juge d'instruction Philippe Coirre a demandé la permission aux services secrets. Qui ont refusé. "Il est incompréhensible que le juge d'instruction demande l'autorisation à la DST", s'insurge Frédéric Berna, l'avocat de Kamel Bouchentouf. "Trois des agents qui m'ont recruté intervenaient également dans mon enquête", enchaîne son client, attirant ainsi l'attention sur ce qui semble une aberration. En vertu de la double casquette de la DST, à la fois police judiciaire et service de renseignement, ses agents peuvent mener des enquêtes accusatoires pour le compte du parquet sur les mêmes individus qu'ils ont auparavant recrutés.
En 2001, Bouchentouf est repéré par les services de sécurité français. L'homme a les caractéristiques d'une recrue idéale pour infiltrer les mouvements jihadistes. Né en France, d'origine algérienne, ayant étudié en Algérie, ex-militaire français, doué en informatique, il se passionne pour la cause arabe et l'islam. Et passe des heures sur des sites consacrés au sujet.


"Frères"

D'après Bouchentouf, la DST lui demande alors d'effectuer des voyages dans le monde arabe pour entrer en contact des groupes jihadistes. Il aurait refusé, mais accepté de rendre d'autres services via Internet : création de sites, envoi de mails et de vidéos en vue de surveiller les communautés islamistes. Dans un mail lu à l'audience, il explique à ses "frères" de l'AQMI qu'il compte fabriquer une bombe, la mettre dans un sac à dos, "et filmer le sac en train de se promener dans les rues françaises".
Après son arrestation, une autre vidéo s'est retrouvée au JT de 20 heures de TF1 dans un sujet sur le terrorisme. Bouchentouf y était facilement identifiable. De cette vidéo, pourtant, il n'existait qu'une copie, placée sous scellés dans le dossier d'instruction. "La DST a essayé de me faire passer pour un déséquilibré, parce que je ne voulais plus répondre à ses demandes", a dit Kamel Bouchentouf. Le procureur a requis huit ans avec deux tiers de sûreté.


Ondine MILLOT

par David Castel publié dans : Police / Armée ajouter un commentaire recommander
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Dimanche 21 décembre 2008
par David Castel publié dans : Justice Commerciale ajouter un commentaire recommander
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Samedi 20 décembre 2008
par David Castel publié dans : International / Etranger ajouter un commentaire recommander
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Samedi 20 décembre 2008
par David Castel publié dans : Justiciables au quotidien ajouter un commentaire recommander
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Samedi 20 décembre 2008

Condamné pour viol 

Acquitté, Pierre Royal poursuit

Affaire Royal: relaxe pour l'accusatrice



par David Castel publié dans : Dysfonctionnements ajouter un commentaire recommander
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Samedi 20 décembre 2008
par David Castel publié dans : Siège et Parquet ajouter un commentaire recommander
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Samedi 20 décembre 2008
par David Castel publié dans : Cours d'Assises ajouter un commentaire recommander
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