Vendredi 23 novembre 2007

Procès du gang des pilleurs de châteaux: des peines de trois mois à cinq ans ferme

AP | 23.11.2007 | 15:27

Des peines de trois mois à cinq ans de prison ferme ont été infligées vendredi par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand dans le procès de 30 personnes soupçonnées d'appartenir à un gang de cambrioleurs et de receleurs spécialisés dans les meubles anciens et antiquités. Des relaxes ont également été prononcées.

Dans ses réquisitions, le procureur Nicolas Rigot-Muller avait particulièrement visé la famille Dedinger, une famille de gens du voyage sédentarisés dans la Loire. Ce clan est soupçonné d'être la plaque tournante d'un trafic d'oeuvres d'art rayonnant sur toute la France au début des années 2000 jusqu'à l'arrestation de ses membres en 2005. Jean-François Dedinger écope ainsi de cinq ans ferme et 5.000 euros d'amende, son petit frère Johnny de trois ans ferme et 5.000 euros d'amende. Leur père, Louis, est condamné à un an d'emprisonnement pour recel.

Le cas de Georges, le frère aîné, qui avait été désigné comme la tête pensante du clan, a été renvoyé au 19 juin prochain. Invalide à 80% suite à une agression armée remontant à 1990, il doit faire l'objet d'une expertise médicale comme annoncé au premier jour du procès.

Côté receleurs, la peine la plus lourde frappe le Néerlandais Franciscus Tanis avec quatre ans d'emprisonnement et 5.000 euros d'amende. L'Alsacien Jean-Pierre Bodin a été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, assortis d'une amende de 10.000 euros. Un couple d'antiquaires de Haute-Saône écope de deux ans de prison, dont un an assorti d'une mise à l'épreuve avec obligation d'indemniser les victimes, ainsi qu'une ammende de 5.000 euros. Enfin, 18 mois de prison, dont neuf avec sursis, assortis de 5.000 euros d'amende ont été retenus contre Allemand Anton Winter.

Les membres de ce réseau de pilleurs de châteaux comparaissaient depuis le 12 novembre pour des chefs d'inculpation tels que recels, association de malfaiteurs, vols et vols aggravés.

C'est une cellule de gendarmes du Puy-de-Dôme qui a permis de démanteler ce gang ayant mis en place "un mode opératoire quasi militaire", avait expliqué au premier jour du procès le chef de la cellule Manoir 63, l'adjudant Serge Duard. Ce mode leur a permis de cambrioler châteaux et maisons bourgeoises sur l'ensemble du territoire avec une prédilection pour les régions situées au sud de la Loire, notamment l'Auvergne, riches en maison secondaires.

Le butin était revendu à des receleurs sur le territoire français qui se chargeaient de les revendre à des receleurs belges, néerlandais ou allemands. Après 18 mois d'enquête, les gendarmes avaient mis fin à leurs agissements en organisant un coup de filet en mars 2005 qui avait mobilisé près de 400 membres des forces de l'ordre dans 14 départements (Loire, Rhône, Indre-et-Loire, Hérault, Loiret, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Doubs, Corrèze, Pyrénées-Atlantiques, Bouches-du-Rhône, Oise, Aisne). AP





Par Laurence Addario AP - 

CLERMONT-FERRAND - Le ministère public a requis lundi après-midi des peines allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement assorties d'amendes pouvant s'élever jusqu'à 75.000 euros à l'encontre des 30 prévenus qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour une affaire de vols de châteaux et maisons bourgeoises, de trafics d'oeuvres d'art et d'antiquités.


Les plaidoiries devraient se terminer mardi et le jugement devrait être rendu vendredi.

Dans son réquisitoire, le procureur Nicolas Rigot-Muller a particulièrement visé une famille de gens du voyage sédentarisés dans la Loire, les Dedinger. Ce clan est soupçonné d'être la plaque tournante d'un trafic d'oeuvres d'art et d'antiquités rayonnant sur toute la France au début des années 2000 jusqu'à l'arrestation de ses membres en mars 2005.

Le procureur a été plus sévère avec le frère aîné, Georges, 44 ans, décrit pendant l'audience comme l'organisateur, celui qui faisait l'interface entre les casseurs et les receleurs. Cinq ans de prison et 75.000 euros ont été requis contre lui. Le procureur a ensuite requis cinq ans et 30.000 euros contre un autre frère, Jean-François, 40 ans, ainsi que trois ans et 15.000 euros contre un troisième, Johnny, 33 ans, et enfin deux ans, dont un avec sursis avec mise à l'épreuve, pour le père, Louis, 64 ans.

Les réquisitions n'ont guère été clémentes à l'endroit des receleurs, qui écoulaient la marchandise à l'étranger, notamment en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, comme le Néerlandais Franciscus Tanis contre lequel le ministère public a requis quatre ans de prison avec demande de mandat de dépôt.

Le receleur alsacien présumé Jean-Pierre Bodin n'a pas été épargné: quatre ans, dont un avec sursis avec mise à l'épreuve, assortis d'une amende de 75.000 euros ont été requis. Le procureur a demandé deux ans de prison et 5.000 euros d'amende contre un couple originaire de Haute-Saône et, contre le receleur allemand présumé Anton Winter, absent des débats, 18 mois de prison et 10.000 euros d'amende.

Démantelé par la cellule de gendarmes baptisée Manoir 63, ce gang avait fait l'objet de filatures et d'enquêtes entre décembre 2003 et mars 2005. Un vaste coup de filet mené les 15 et 16 mars 2005 par près de 400 gendarmes et policiers dans 14 départements (Loire, Rhône, Indre-et-Loire, Hérault, Loiret, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Doubs, Corrèze, Pyrénées-Atlantiques, Bouches-du-Rhône, Oise, Aisne) avait brisé le réseau. Les perquisitions ont alors permis la réalisation de 500 saisies, dont 100m3 de mobilier, des tableaux, des bronzes, des bijoux, des statuettes.

Les peines encourues par les prévenus varient selon leurs chefs d'inculpation (vols, recels, association de malfaiteurs, etc.). Certains risquent de sept à 14 ans d'emprisonnement pour vols en réunion aggravés du fait de récidive et d'autres jusqu'à dix ans pour recels aggravés. AP

lad/mw



ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Mardi 13 novembre 2007
CLERMONT-FERRAND - Des cambrioleurs aux receleurs, 31 membres présumés d'un gang de pilleurs de châteaux et maisons bourgeoises démantelé en mars 2005 par une cellule de gendarmes du Puy-de-Dôme baptisée "Manoir 63" doivent comparaître à partir de lundi et jusqu'au 23 novembre devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand.
Un gendarme de la cellule "Manoir 63" entouré ...

L'affaire débute une nuit de décembre 2003 dans la région d'Ambert (Puy-de-Dôme), lorsque des voleurs qui viennent de commettre une série de cambriolages dans des résidences secondaires, surpris par des gendarmes, s'enfuient à bord d'une Subaru, un secrétaire sur le toit.

Cette scène presque cocasse ouvre une longue enquête de dix-huit mois qui va permettre aux gendarmes du groupement de gendarmerie du Puy-de-Dôme de mettre à jour une filière complète, du vol jusqu'au recel, dédiée au trafic d'oeuvres d'arts, de meubles précieux et d'antiquités.

Franciscus Tanis, un antiquaire néerlandais soupçonné de trafic d'objets d'art,le 12 novembre 2007 à Clermont-Ferrand lors de l'ouvrture du procès.

Un vaste coup de filet mené les 15 et 16 mars 2005 par près de 400 gendarmes et policiers sur 14 départements (Loire, Rhône, Indre-et-Loire, Hérault, Loiret, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Doubs, Corrèze, Pyrénées-Atlantiques, Bouches-du-Rhône, Oise, Aisne) aboutit dans un premier temps à la mise en examen d'une vingtaine de personnes, qui seront rejointes par 12 autres dont un mineur à l'époque des faits.

Les perquisitions effectuées alors avaient conduit à 500 saisies, dont 100m3 de mobiliers, des tableaux, des bronzes, des bijoux, des statuettes (entreposés à Roanne, dans la Loire, à Besançon dans le Doubs, Sommières dans le Gard, Strasbourg dans le Bas-Rhin).

Les gendarmes de la cellule "Manoir 63" avaient jugé les saisies d'une valeur inestimable, avec certains objets pouvant valoir à eux seuls 20.000 euros, comme une coiffeuse Napoléon III, ou encore un bronze de Fratin représentant un sanglier estimé à 8.000 euros.

L'enquête révélera que maris, femmes, enfants, amis, la plupart issus des "gens du voyage" composaient ce réseau à la fois amical et familial où le rôle de chacun était bien réparti selon ses possibilités et connaissances.

Sur le banc des prévenus, comparaîtront ainsi les voleurs de voitures présumés, accusés de dérober les véhicules devant servir aux cambriolages, les auteurs présumés des vols de meubles et d'oeuvres d'art. Seront également présents les receleurs présumés dit primaires, soupçonnés de répondre aux commandes des receleurs de tout premier ordre, à l'image du Néerlandais Franciscus Tanis, receleur présumé connaisseur accusé de s'être chargé d'écouler les marchandises en Belgique et aux Pays-Bas, un receleur déjà impliqué dans le vol du château de Fontainebleau dans les années 90.

L'activité du réseau était telle que selon le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Michel Valet, interrogé par Associated Press, "l'impact de l'opération 'Manoir 63' s'est traduit par une baisse des cambriolages d'environ 40% pour le seul département du Puy-de-Dôme dans les deux années qui ont suivi le coup de filet".

Les peines encourues par les prévenus varient selon leurs chefs d'inculpation (vols, recels, association de malfaiteurs): certains risquent de 7 à 14 ans d'emprisonnement pour vols en réunion aggravés du fait de récidive, d'autres jusqu'à 10 ans de réclusion pour recels aggravés. AP

lad/sb



ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Lundi 5 novembre 2007

TF1-LCI mafiosi
Crédit Photo : Hodder Headline/"Cosa Nostra" (Buchet-Chastel) 
Mafiosi lors du maxi-procès de 1986, en Sicile.

Salvatore Lo Piccolo a été arrêté lundi après 25 ans de cavale, lors d'un raid des forces de l'ordre à la périphérie de Palerme.

Il aurait repris les rênes de l'organisation criminelle après l'arrestation l'an dernier du "parrain des parrains", Bernardo Provenzano.

- le 05/11/2007 - 14h08

Salvatore Lo Piccolo, le nouveau parrain présumé de la mafia sicilienne, a été arrêté lundi après 25 ans de cavale, a annoncé la police italienne. Agé de 65 ans, il a été capturé avec son fils de 32 ans, Sandro, lors d'un raid des forces de l'ordre à la périphérie de Palerme. Deux autres chefs de la "pieuvre", Andrea Adamo et Gaspare Pulizzi, ont également été arrêtés, a précisé la police. Les quatre hommes ont été capturés dans une maison de campagne où ils étaient réunis en sommet. Ils figurent parmi les 30 mafieux les plus recherchés du pays.

"Nous sommes très satisfaits de cette opération car ces gens ne sont pas seulement des fugitifs mais aussi des chefs de la Mafia qui exerçaient leur pouvoir", a déclaré le juge anti-mafia Francesco Messineo à l'agence italienne Ansa. Salvatore Lo Piccolo, surnommé le "baron", a entamé sa carrière comme garde du corps d'un chef mafieux sicilien avant de monter en grade progressivement. Il aurait repris les rênes de l'organisation criminelle après l'arrestation l'an dernier du "parrain des parrains", Bernardo Provenzano.

Selon les magistrats, il était engagé dans une lutte pour la direction de l'organisation avec Matteo Messina Denaro. Provenzano, surnommé le "tracteur" pour sa propension à "faucher" ses ennemis lorsqu'il était un jeune tueur à gages, a été arrêté l'an dernier après 43 ans de cavale. Dans les 18 mois qui sont suivi sa capture, quatre meurtres mafieux ont été attribués par la justice à la rivalité entre Lo Piccolo et Denaro pour le statut de nouveau parrain de l'organisation criminelle. 

(D'après agence)


ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Lundi 5 novembre 2007

Par Sylvie MALIGORNE AFP - Samedi 3 novembre

PARIS (AFP) - La guerre des gangs à Grenoble qui, depuis le début de l'année, a fait huit morts, est une illustration de la nouvelle génération de "voyous" venue des cités, plus violente et spécialisée dans les seuls stupéfiants, selon des experts en grand banditisme interrogés par l'AFP.


Cette nouvelle génération, venue des cités, constitue la relève du "milieu" français. Si, à Grenoble, les gangs font particulièrement parler d'eux, ils existent dans nombre de cités de grandes villes.

Dotés de tous les attributs du grand banditisme, au niveau de l'armement et de l'organisation surtout, "ces voyous sont, comme leurs aînés, des professionnels, la médiatisation en moins", relève Jérôme Pierrat, qui vient de publier "Gangs de Paris" (Editions Parigramme).

Pour lui, "c'est une erreur d'analyse de considérer que, venus des banlieue, ils ne sont que de la petite racaille qui fait des petits deals de rue". "Ils sont montés en gamme très vite, en autarcie d'abord. Puis, ils ont grandi en parallèle du +milieu+ traditionnel".

Leur spécialité: les stupéfiants. "Peu à peu, du petit revendeur de quartier, le dernier maillon, ils ont investi toute la chaîne, s'approvisionnant en Espagne, principale plaque tournante du trafic de cannabis en provenance du Maroc", poursuit-il.

"Jojo du bâtiment X de la cité Y, c'est pas du petit fretin, c'est un caïd, richissime, avec 500.000 euros et une kalachnikov", résume Jérôme Pierrat qui évoque le mariage somptueux de l'un d'eux qui aurait coûté "200.000 euros".

Analyse partagée d'un haut responsable de la police, spécialiste du grand banditisme: "Ils tiennent le marché, de l'importation, la distribution, à la revente aux consommateurs". Adeptes du "go fast" (ces véhicules qui font la navette à toute allure entre la France et l'Espagne, ndlr), ils n'utilisent pas d'intermédiaires".

Le policier, qui a requis l'anonymat, note, que par rapport à la génération précédente, leur progression dans le grand banditisme est "rapide". "Dès 6-7 ans, ils sont embarqués dans le cycle", dit-il.

Tous deux relèvent une violence accrue de ces voyous par rapport à leurs aînés. "Les armes? ils s'en servent davantage. Dans le milieu traditionnel, on tue quand il y a grosse embrouille ou concurrence. Là, ils sont très violents pour défendre leur territoire. Ils ont une approche de la vie très différente de celle de leurs aînés. Soit ils tuent, soit ils enlèvent pour faire pression sur les familles adverses", explique le policier, qui évoque "la violence inouïe" de certains dans des affaires à Rouen et au Havre.

Il souligne que deux tiers des affaires traitées par l'office central des stupéfiants viennent des cités.

Un magistrat, connaisseur du grand banditisme lyonnais et marseillais, tempère. Pour lui, il y a toujours eu "des petits gars des cités" dans le grand banditisme. Et de citer, dans les années 1970-1980, Edmond Vidal, du gang des Lyonnais, qui venait de la cité de Decines. "Ils se flinguaient déjà à tire-larigot dans certains coins", dit-il.

Le policier mentionne comme différence avec le "milieu" traditionnel, l'attitude de la nouvelle génération vis-à-vis de la police. "C'est systématiquement de l'anti-flic. Il n'y a aucun respect. Il faut particulièrement bien préparer ses arrières quand on intervient. Quand un Jacques Mesrine se faisait arrêter, il offrait le champagne pour signifier +bien joué, vous avez gagné cette fois+", constate-t-il avec un brin de nostalgie.



 

 

La liste des victimes s'allonge depuis le début de l’année

S.P. (lefigaro.fr), avec AFP.
 Publié le 01 novembre 2007
Actualisé le 01 novembre 2007 : 16h20


La guerre des gangs pour le contrôle du trafic de stupéfiants dans l'agglomération grenobloise, marquée par une nouvelle fusillade mercredi soir dans laquelle deux hommes ont été tués, a fait depuis le début de l'année huit morts.

 
- Le 31 octobre, alors qu'ils sont assis sur un muret de brique de la place des Géants dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, Christophe Morival, 35 ans et son neveu Frédéric Morival, 30 ans, sont abattus par un commando de trois hommes habillés de noir et cagoulés. Deux autres personnes sont grièvement blessées, Mauricio Torres, 27 ans, et Stéphane Morival, 32 ans. Une cinquième personne est plus légèrement blessée.
 
- Le 28 juillet, à Eybens, dans la banlieue grenobloise, deux hommes à la recherche de Christophe Morival abattent Bilel Boualita, un Grenoblois de 22 ans victime sans doute d'une erreur de la part du commando.
 
- Le 28 avril, attiré sur une route de montagne à Champagnier (Isère), Ali Kadraoui, 38 ans, est abattu. Son ami Oualid Mokrane, 31 ans, est grièvement blessé. Leur chauffeur, suspecté d'être de mèche avec les tireurs, est interpellé.
 
- Le 24 février, dans la banlieue grenobloise, à Sassenage, Azzouz Attalah, 22 ans, Houssan Nigri, 22 ans et Medhi M'Sallaoui, 22 ans, originaires de Fontaine (Isère), sont poursuivis par une voiture à gyrophare et abattus. M'Sallaoui a ensuite comparu en janvier pour une affaire de règlement de comptes avec quatre complices avant d'être acquitté faute de preuve. Dans cette affaire, un ancien gérant de snack, Amor Kaak, qui avait témoigné en janvier contre les cinq personnes, affirme être menacé de mort et demande des dommages et intérêts à l'Etat.
 
- Le 11 février à Fontaine, une commando blesse au fusil mitrailleur Ahmed Belabbes et Charles Aprile et tue Sabil Dibbih, 23 ans, ce dernier étant probablement une victime collatérale.

ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Samedi 27 octobre 2007


 
Télécharger la page
Croquis d’audience de Cathy Beauvallet 
L’accusé (au centre) : « Les deux braquages qu’on me reproche ne correspondent pas à ma façon d’opérer. » Son avocat, Me Vinet, a plaidé l’acquittement pour son client « victime de la présomption de culpabilité ».
Jusqu'au bout, Malik Djebbar a nié toute responsabilité dans les deux braquages de Mont-près-Chambord et d'Etreux (Aisne) en 2002. Le ministère public avait requis vingt ans contre le récidiviste.
 
Cour d'assises du Loir-et-Cher
 

Pour convaincre les jurés de son innocence, Malik Djebbar est prêt à beaucoup de choses. Y compris à chausser d'épaisses lunettes de soleil et à revêtir une veste en « jean » semblable à celle portée par l'auteur des braquages des agences du Crédit Agricole de Mont-près-Chambord et d'Etreux, en septembre et octobre 2002. Même l'avocate générale avoue qu'elle n'aurait pas osé le lui demander. Mais puisque l'accusé le propose. Quand on l'observe ainsi grimé en dévaliseur de banque, on ne sait si Djebbar joue la provocation ou si, au contraire, il prend l'attitude désespérée de celui qu'on accuse à tort.
Me Sebaux, représentant de la banque verte, n'a aucun doute. De l'avis de cet avocat rompu à tous les numéros du genre, Malik Djebbar possède toutes les qualités du menteur : bonne mémoire, sens de l'imagination et talent de comédien. « L'enjeu de la partie civile ne consiste pas tant à obtenir le remboursement des sommes volées mais bien à faire reconnaître la culpabilité de l'accusé et surtout à vous faire prendre la mesure du traumatisme subi par les salariés victimes de ces agressions. »
Plus tôt dans la matinée, le rapport d'expertise dressé par la psychologue n'était guère favorable à l'accusé, lequel a à son « actif » une dizaine de braquages et dix-sept ans de prison. L'accusé jugé en état de récidive est décrit comme un être « asocial, froid, psychorigide, réfractaire à toute remise en cause et prenant plaisir à jouer avec la loi. » Est-il nécessaire d'ajouter que l'experte se montre pessimiste quant aux espoirs de réinsertion de l'intéressé ?
 
“ Interpellé
avec
la panoplie
du braqueur
ce n'est pas futé ! ”

 
Au cours d'un réquisitoire aussi long que méthodique, l'avocate générale Joëlle Rieutort se déclare « absolument convaincue » de la culpabilité de Malik Djebbar. Pour étayer sa démonstration, l'accusation s'appuie sur les témoignages des victimes et les photos du braqueur « d'une ressemblance extraordinaire » avec Djebbar.
Il y a aussi les coïncidences troublantes : Malik Djebbar achète sa fameuse Mercedes le 13 juillet 2002 à Fribourg, en Allemagne. Or c'est ce même jour et dans cette même ville, qu'un homme lui ressemblant et circulant dans une voiture identique commet une filouterie d'essence.
La magistrate rappelle aussi les circonstances qui précèdent l'arrestation de Djebbar en janvier 2003 près de Reims : lors d'un contrôle routier, dans une Mercedes, avec des fausses plaques d'immatriculation, un revolver chargé, une perruque. « Interpellé avec toute la panoplie du braqueur, ce n'est franchement pas futé ! » N'oublions pas l'atout majeur de l'accusation : le téléphone portable et la carte bancaire de la compagne de l'accusé qui ont été utilisés à Mont-près-Chambord et ses environs, la veille et le jour du braquage. Jeudi soir, c'est Rodija, une amie de la famille, qui tentait de convaincre les jurés qu'elle avait emprunté la voiture, le téléphone et la carte bancaire, pour s'évader quelques jours. « Un conte des mille et une nuits »
Tenant compte des antécédents judiciaires (une dizaine de braquages reconnus et six comparutions devant les assises), de la dangerosité et du risque de récidive présentés par l'accusé, le parquet a requis vingt ans de réclusion criminelle assortis d'une interdiction des droits civiques, civils et de famille de dix ans.
« Vous n'avez pas les preuves nécessaires pour le condamner et vous devez absolument lutter contre la présomption de culpabilité qui pèse sur Malik Djkebbar », assure Me Damien Vinet, qui estime qu'au cours de cette affaire, on a toujours considéré son client comme le suspect idéal. « Le mode opératoire employé dans ces deux braquages n'est pas le sien. Il n'agissait jamais seul ni avec sa propre voiture. Djebbar est intelligent, pourquoi serait-il allé retirer de l'argent à Mont-près-Chambord avant de commettre le coup et sans porter de gants ? » La précision est importante pour la défense, qui rappelle que l'empreinte de doigt retrouvée sur une vitre de la banque de Mont n'était pas celle de Djebbar.
L'avocat blésois reproche également aux enquêteurs d'avoir influencé les témoins en leur présentant des albums photos du suspect trop subjectifs.La défense reconnaît que « certes, la compagne de l'accusé et son amie Rodija sont venues à son aide de façon maladroite », mais Me Vinet rappelle l'alibi de l'accusé, qui affirme s'être trouvé au travail les jours des faits. « C'est un vieux braqueur qui aspire aujourd'hui à profiter de sa vie de famille. »
Le verdict est tombé à 21 h 30 : Malik Djebbar a été reconnu coupable et condamné à quinze ans de réclusion criminelle dont dix ans incompressibles.
ironise la procureure, qui relève plusieurs dépôts d'argent effectués sur le compte de Malik Dkebbar juste après les vols à main armée.

Lionel OGER


ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Vendredi 26 octobre 2007


25.10.07 | 19h42

L'avocat du banquier italo-brésilien Salvatore Cacciola, arrêté le mois dernier à Monaco, a déposé plainte mercredi devant la justice monégasque pour "usage de faux criminel" au détriment de son client.

Me Franck Michel estime que le mandat d'arrêt qui a servi de base à l'arrestation et à la procédure d'extradition lancée par la justice brésilienne contre son client, était peut être un faux.

Si cette hypothèse se confirmait, l'ensemble de la procédure serait vicié et considéré comme irrégulier, a indiqué jeudi à l'AFP Me Michel.

Cacciola, recherché par la justice brésilienne pour détournement de fonds et gestion frauduleuse, avait été arrêté le 15 septembre dans un hôtel de Monaco.

Après son arrestation, le Procureur de la principauté monégasque avait demandé aux autorités brésiliennes communication de l'original du mandat d'arrêt lancé contre Cacciola. Ce document s'est trouvé être exactement le même qu'un précédent mandat lancé en septembre 2000 par un juge du Tribunal criminel de Rio de Janeiro à l'intention des autorités italiennes, sauf la signature.

Cette différence dans les signatures a fait naître un soupçon de contrefaçon, a précisé Me Michel.

L'avocat a demandé une expertise pour savoir à quelle date à été fait le mandat d'arrêt notifié aux autorités monégasques.

La décision éventuelle d'extradition a été renvoyée devant la Cour d'appel au 22 novembre, après communication des résultats de l'expertise.

L'affaire remonte à la forte dévaluation du real brésilien en janvier 1999. Le banquier a été condamné par contumace en 2005 à 13 ans de prison pour délits financiers, après que sa banque Marka eut reçu une aide de la banque centrale brésilienne, jugée frauduleuse, pour couvrir ses pertes sur des opérations de change.


ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Mardi 23 octobre 2007
L'image “http://www.lematin.ma/Images/logo.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Cour d'appel à Salé

  Publié le : 22.10.2007 | 12h45

La Chambre criminelle du 2e degré de la Cour d'appel à Salé a reporté, lundi, au 19 novembre le procès en appel de 31 membres du réseau Laâroussi, spécialisé dans le trafic de stupéfiants et le vol de voitures de luxe.

Ce report a été décidé suite à une requête de la défense qui a demandé à la Cour un délai supplémentaire pour lui permettre de consulter l'expertise médicale de l'accusé principal Ahmed Laâroussi alias Ch'rif.

Ce dernier n'avait pas été auditionné par la cour en 1ère instance en raison de son état de santé mentale, comme l'avait affirmé sa défense en première instance.

Dix-neuf membres de ce réseau avaient été condamnés le 6 février dernier à des peines allant de 2 mois à 10 ans de prison ferme. Douze autres prévenus, dont 8 policiers et une femme, avaient été acquittés.

Laâroussi avait écopé d'une peine de 10 ans de prison ferme. Son épouse Samira Fadili, avait été condamnée à six ans de prison par contumace.

Les accusés sont poursuivis, chacun en ce qui le concerne, pour ""constitution de bande criminelle, trafic de stupéfiants, vols qualifiés, falsification de documents administratifs et de plaques minéralogiques, participation à un crime, fuite d'un lieu de détention, corruption, détention illégale d'armes à feu, non dénonciation d'un crime, enlèvement et séquestration"".

Laâoussi avait été arrêté par la police judiciaire de Rabat en mai 2006 dans son domicile à Témara, lors d'une perquisition ayant permis la saisie d'une quantité de cocaïne et de chira (résine de cannabis), d'objets et de bijoux en or, d'une carabine de chasse et 14 cartouches. Etaient également saisis deux paires de menottes, une bombe lacrymogène, 2 talkies-walkies avec chargeurs, un coutelas, trois voitures portant de fausses plaques d'immatriculation, une carte grise, un permis de conduire, trois fausses cartes d'identité nationale ainsi qu'une somme de 74.000 DH.

Les investigations avaient abouti à l'arrestation de son lieutenant et co-accusé, Rachid Shaît (un proche parent de Laâroussi) condamné à 8 ans de prison ainsi que plusieurs complices.


| MAP



ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Lundi 22 octobre 2007


19.10.07 | 17h58

Noël Mariotti, l'un des lieutenants de l'ancien parrain marseillais Francis Vanverberghe dit le Belge, a été condamné vendredi par la cour d'assises d'appel du Var à la réclusion criminelle à perpétuité pour trois assassinats, dans une affaire de prise de contrôle d'une boîte de nuit.

Après trois heures et demie de délibéré, les jurés varois ont suivi les réquisitions de l'avocat général Roland Mahy qui, la veille, avait déclaré que l'acquittement en première instance de Noël Mariotti était "une erreur judiciaire".

En mars 2007, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, Noël Mariotti avait été acquitté des assassinats, en juin 1993, de deux candidats au rachat de la boîte Rétro 25 à Aix-en-Provence, Henri Maridet et Robert Dahan, puis trois mois plus tard, du fils de ce dernier, Mickaël Dahan, 20 ans, retrouvé criblé de 38 balles.

L'avocat général a insisté, dans son réquisitoire, sur l'assassinat du jeune homme, "le massacre de l'innocence tuée par de grands voyous".

A la clôture des débats, Noël Mariotti, 44 ans, a réaffirmé son innocence en déclarant: "je suis étranger à ces affaires".

Ses avocats, Me Lionel Moroni et Jean-Louis Pelletier, ont plaidé l'acquittement, insistant "sur l'absence d'aveux, de preuves matérielles et de témoins". "Dans ce dossier, il n'y a que des rumeurs, des ragots de parloirs et des dénonciations anonymes", a martelé Me Pelletier.

Un appel anonyme précis avait mis les policiers sur la piste de Noël Mariotti, homme de main de Francis le Belge et d'un autre parrain marseillais Jacques Imbert, dit Jacky le Mat.

Déjà condamné pour des braquages à main armée, Noël Mariotti a également été condamné en mai 2007, avec son frère Bruno, à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Marseille pour association de malfaiteurs en vue d'assassiner deux anciens complices qu'ils soupçonnaient d'avoir fourni des renseignements à la police.

Il a également été mis en examen dans l'assassinat, l'an dernier d'un bijoutier marseillais.



L'image “http://www.laprovence.fr/images/logo_home1_solo.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Noël Mariotti : un troisième procès pour trois règlements de comptes

Publié le lundi 15 octobre 2007 à 15H05


Noël Mariotti (à gauche) avec ses avocats Maître Moroni et Maître Jean-Louis Pelletier.

Noël Mariotti (à gauche) avec ses avocats Maître Moroni et Maître Jean-Louis Pelletier.

© SERGE ASSIER

Les policiers le présentent comme l’un des plus redoutables tueurs à gages du Milieu marseillais, dans les années 1990. Dépeint comme un pistolero de Francis Vanverberghe, ce célèbre parrain de la cité phocéenne, tombé sur le carreau parisien en 2000. Lui assure n’être qu’un petit braqueur.

Pour la 3e fois en un an et demi, Noël Mariotti, 44 ans, comparaît cette semaine devant la cour d’assises d’appel du Var pour répondre de trois violents règlements de comptes, commis à Marseille en 1993. Le parquet général a fait appel de son acquittement, prononcé à Aix, en mars dernier. Un an plus tôt, par défaut, d’autres jurés des Bouches-du-Rhône lui avaient infligé la réclusion criminelle à perpétuité. Pour cette "belle", le jeu judiciaire est donc grand ouvert.

Noël Mariotti est un survivant de la guerre des boîtes de nuit aixoises qui, à la charnière des années 80 et 90, avait provoqué une hécatombe. D’abord du côté des patrons des établissements de nuit, puis chez les voyous. Une vingtaine de morts violentes. Nombre de ceux qui auraient dû comparaître aux côtés de Mariotti, ont été exécutés : le Belge, mais aussi Jean-Marc Verdu, son homme-lige, ancien patron d’un établissement ayant pignon sur rue à Aix, et deux hommes de main, Jean-Jacques Maillet, dit Le Blond, et Laurent Boglietti, alias Lolo.

"Dommage pour moi que je suis pas mort",
avait lancé Noël Mariotti, lors d’un précédent procès, prenant argument de sa survie pour se dire "totalement innocent" des trois assassinats qu’on lui reproche. Des déluges de feu qui, en juin 1993, à Marseille, s’étaient abattus sur Henri Maridet et Robert Dahan, candidats à la reprise du Rétro 25, une boîte de nuit aixoise, convoitée par Francis Vanverberghe. 62 projectiles pour l’un, 44 pour l’autre… "Hachés de manière effroyable, avec une violence inouïe", selon un enquêteur. Deux mois après, Michaël Dahan, 20 ans, fils de Robert Dahan, était tué alors qu’il venait de s’amuser avec des amis à une bataille de polochons. Exécuté pour avoir clamé qu’il allait venger son père.

La mort de ce garçon, dans son quartier marseillais de Mazargues, est-il le meurtre de trop ? Comme si le Milieu l’avait condamné, des correspondants anonymes avaient conduit les enquêteurs vers Noël Mariotti et Jean-Jacques Maillet. Un témoin sans nom disait avoir vu les tueurs retirer leurs postiches et avoir reconnu les deux hommes. Un autre donnait, à deux numéros près la plaque du véhicule de Mariotti.

aigres liens pour l’accusation qui a reconnu manquer de "preuves formelles" pour les assassinats d’Henri Maridet et de Robert Dahan. La justice avait reconnu la faiblesse de ses armes qui, en 2001, avait fini par remettre Mariotti en liberté.

L’accusé avoue volontiers ne pas être un enfant de chœur. "J’ai commis des hold-up, j’ai été condamné par des cours d’assises mais j’assassine personne". Neveu d’un "parrain", Roland Cassone, fantasmagorique patron du Milieu, Noël Mariotti dit n’avoir vu Le Belge qu’une fois, alors qu’il l’avait pris en stop pour l’amener chez sa fille à Aubagne ! Le verdict des jurés est attendu vendredi. En dépit de son acquittement, Noël Mariotti comparaît détenu. Il a été mis en examen et en détention provisoire pour le meurtre d’un bijoutier marseillais.

Luc Leroux


Noël Mariotti condamné à la perpétuité pour trois règlements de comptes

3 réactions

Publié le samedi 20 octobre 2007 à 05H53


Acquitté en mars à Aix, un ancien lieutenant de Francis-le-Belge a été condamné en appel vendredi à Draguignan

Noël Mariotti, 44 ans, était jugé en appel pour trois assassinats.

Noël Mariotti, 44 ans, était jugé en appel pour trois assassinats.

Photo Serge Assier

Les jurés des cours d'assises d'appel ne se sentent décidément pas liés par les décisions rendues, avant eux, par d'autres citoyens. Huit jours après la condamnation, à Aix-en-Provence, de Maurice Agnelet pour l'assassinat d'Agnès Le Roux -alors qu'il avait été acquitté en décembre2006 -, la cour d'assises d'appel du Var a rebattu, vendredi, les cartes d'un vieux dossier impliquant le milieu marseillais. Noël Mariotti, 44 ans, avait été acquitté en mars par la cour d'assises des Bouches- du-Rhône qui le jugeait pour trois assassinats perpétrés en 1993, à Marseille.

Les jurés varois ont eu une tout autre lecture du dossier et l'ont condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. C'est la peine requise, jeudi, par Roland Mahy. "En première instance, avait expliqué l'avocat général, l'acquittement de Noël Mariotti était une erreur judiciaire. Ce dossier tient la route et doit vous permettre de condamner." Toute la semaine, les jurés varois ont arpenté le cimetière des victimes du Rétro 25, une boîte de nuit d'Aix-en- Provence dont le propriétaire avait été abattu, au volant de sa Porsche blanche. Ce règlement de comptes avait éloigné les candidats à la reprise de l'établissement, notamment des acheteurs corses qui s'étaient prudemment "repliés" sur Marseille. Les tractations commerciales avaient été "un jeu de massacre", a toujours souligné le fils du propriétaire du Rétro.Au moins une dizaine de morts violentes… Leur souci entêté d'acquérir cette boîte convoitée par l'ex-parrain marseillais Francis Vanverberghe, alias Le Belge, aura été fatal à Henri Maridet et Robert Dahan.

À 48 heures d'intervalle, les deux hommes étaient abattus de plusieurs dizaines de balles dans la tête. Deux mois plus tard, Michaël Dahan, fils de Robert, était tué de 38 projectiles. Un règlement de comptes "pour l'exemple", le jeune garçon disant, dans son quartier de Mazargues, qu'il voulait venger son père. La justice a eu toutes les peines du monde à boucler ce dossier dans lequel étaient mis en examen le parrain, Francis Vanverberghe, ses lieutenants et des prête-noms pour la reprise du Rétro 25 à la barre du tribunal de commerce.

Des appels anonymes précis, de témoins ayant croisé les meurtriers de Michaël Dahan, avaient conduit sur la piste de Noël Mariotti et de Jean-Jacques Maillet -abattu plus tard à Hyères. Filatures et écoutes ont fini par convaincre les jurés varois. Plaidant l'acquittement, Lionel Moroni et Jean-Louis Pelletier, ont largement mis l'accent sur "l'absence d'aveux, de preuves matérielles et de témoins".

Luc Leroux

ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (1)   

Vendredi 19 octobre 2007
 
 
Télécharger la page
Photo archives NR 
Le casse du musée du Petit Costume avait rapporté à ses auteurs 152 poupées de collection et une dizaine d’automates.
  Lire aussi
 • L'ancien comptable relaxé de l'abus de faiblesse
Auteurs et receleurs présumés du très violent casse du musée du Petit Costume, à Tours, en 2001, ont été jugés hier.
 
M adame le juge, je vais tout vous dire sur l'affaire mais je ne vous dirai pas grand-chose car je ne sais rien : la phrase résume à elle seule les déclarations des prévenus, hier, devant le tribunal correctionnel de Tours.
Six hommes comparaissaient à l'issue de la longue et difficile enquête qui avait suivi, en 2001, un casse d'une extrême violence commis boulevard Béranger, à Tours, au musée du Petit Costume, que les Tourangeaux surnommaient le « musée de la Poupée ».
La propriétaire de cette inestimable collection de 600 pièces, une femme alors âgée de 80 ans, avait été agressée avec une violence inouïe par deux ou trois hommes qui l'avait frappée avant de briser les vitrines. Ils avaient ainsi fait main basse sur 152 poupées de collection (certaines datant du XVIIIe siècle) et une dizaine d'automates.
A l'époque, les services de police et de gendarmerie enquêtaient sur des vols commis dans de belles demeures de l'Ouest de la France et, au hasard d'écoutes téléphoniques mises en place, virent surgir trois hommes qui, entre eux, évoquaient le casse du musée.
C'est ainsi que William Boivin (abattu depuis lors d'un cambriolage), Pierre Girac et Christophe Théatre furent immédiatement soupçonnés. Issus de la communauté des gens du voyage, ils étaient déjà connus pour un vol similaire commis en 1994.
Les enquêteurs remontèrent ensuite à Marceau Destrich, soupçonné d'être un receleur des poupées puis Jean-Paul Lemoine, un infirmier habitant Compiègne, brocanteur amateur mais avisé. Chez lui, furent retrouvées une cinquantaine de pièces provenant du vol ainsi qu'une douzaine d'autres et deux automates chez son grand copain, un gendarme de la même région, Jacques Baivier, pratiquant également la brocante. Lemoine mit alors en cause Michel Gargowitch, un forain marchand de matelas au casier judiciaire bien garni.
 
Un autre butin introuvable
 
Hier, à la barre, seuls Lemoine et Baivier ont reconnu du bout des dents avoir pressenti la provenance frauduleuse des poupées. Les autres ont nié en bloc, en chœur et avec une belle véhémence, toute responsabilité dans l'affaire.
Mais le vol avec violence ne s'est pas limité aux poupées. Ce jour-là, trois hommes ont également dérobé 40.000 € en liquide, des bijoux estimés à 90.000 €, une pièce d'orfèvrerie rarissime estimée à 90.000 € ainsi que des dollars américains or. Un butin dont les enquêteurs n'ont jamais retrouvé la trace.
Avocat de la partie civile, Me Leterme a évoqué la personnalité de la propriétaire, une femme « qui avait consacré sa vie aux arts et à la gentillesse ». Pour sa part, le procureur, Mme Delons, estimant « les écoutes parfaitement claires, les filatures positives et les alibis invérifiables » requit cinq ans de prison contre Christophe Théatre et Pierre Girac, deux ans de prison contre Marceau Destrich et Michel Gargowitch, et dix-huit mois dont six avec sursis contre Jaques Baivier et Jean-Paul Lemoine.
De leur côté, les avocats de la défense dénoncèrent un dossier vide basé sur des hypothèses, l'absence de témoins, de preuves matérielles, d'empreintes et d'ADN.
Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.

Michel EMBARECK


ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

Lundi 15 octobre 2007

L'image “http://www.7sur7.be/hlns/site/alg/gif/hln_alg_nieuwsHoofdingDetailLinks_FR.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

La cour de cassation a rejeté mercredi soir le pourvoi formé par Alexandre Varga, 45 ans, contre l'arrêt de la cour d'assises du Hainaut qui l'a condamné, le 6 mars dernier, à 18 ans de réclusion criminelle. Cette peine est désormais définitive.

Varga, défendu par Me Michèle Hirsch, avait bénéficié de plusieurs acquittements mais avait été reconnu coupable de quatre braquages de fourgon. Le premier a été commis à Villers-le-Bouillet, le 11 décembre 1997, le deuxième à Vilvorde, le 22 mars 2000, le troisième, le lendemain à Steenokkerzeel, et le quatrième à Wandre le 19 juillet 2000.

Me Hirsch avait développé six moyens qui, à ses yeux, devaient entraîner la mise à néant de l'arrêt de la cour d'assises du Hainaut. Le plus important de ceux-ci concernait des écoutes téléphoniques, illégales selon elle, qui avaient été placées dans une cellule où Varga a transité.

La cour suprême a rejoint les conclusions de l'avocat général Damien Vandermeersch qui avait considéré mercredi matin qu'aucun des moyens ne pouvait être accueilli, tout en reconnaissant qu'il avait beaucoup travaillé pour répondre au mémoire particulièrement minutieux déposé par Me Hirsch. Celle-ci a déjà indiqué que son client irait défendre sa cause devant la cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, affirmant qu'il a subi une violation de sa vie privée et de ses droits de défense. (belga)

ajouter un commentaire recommander publié dans : Mafia commentaires (0)   

JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
    - © Kelpfish - Fotolia.com $('#form_ami .text').focus( function() { $(this).css('background-color','#f9f7dc'); }); $('#form_ami .text').blur( function() { $(this).css('background-color','white'); }); ...
  • La cour d’assises revit la mort tragique d’Aurélie
    Dugny En octobre 2006, une jeune fille de 19 ans avait été entraînée dans le vide par l’ex-compagnon de sa soeur, qui s’y jetait avec elle. Dimitri a survécu. Il est jugé à...
  • La rencontre sur Internet tourne au drame
    Jean-Marc Aubert, le mardi 6 janvier 2009 à 04:00 lu 245 fois · aucun commentaire --> Cliquez pour agrandir ...
  • Sarkozy s'apprêterait à annoncer la suppression du juge d'instruction
    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
  • Des caméras dans les prétoires ?
    Ceci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où...
  • 3 hommes jugés pour l'attentat de Djerba
    UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 : Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi...
  • Procès Ferrara
    Antonio Ferrara Le "baveux" Comment "le Petit" est devenu caïd Ferrara, roi de la belle et du braquage Le roi de la belle Ouverture du procès Ferrara décontracté ...
  • 4 policiers condamnés pour violences
    Créteil - Quatre policiers condamnés pour violences Crédit Photo : TF1/LCI Des policiers ...
liste complète

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Réagissez