Jeudi 12 juillet 2007
Reuters 11.07.07 | 16h43

PARIS (Reuters) - L'Inspection du travail a décidé de saisir le parquet de Versailles pour d'éventuelles poursuites pénales contre Renault après une enquête administrative sur les suicides de trois salariés du technocentre de Guyancourt (Yvelines) entre octobre 2006 et février 2007, apprend-on de source judiciaire.

Le parquet de Versailles a déclaré à Reuters avoir été informé par l'Inspection du travail de cette démarche, fondée sur l'article 40 du code de procédure pénale, qui oblige tout fonctionnaire ayant connaissance d'une infraction à en informer la justice.

Aucun document et aucun rapport sur l'affaire n'a cependant été remis à ce jour par cette administration au procureur Michel Desplan, qui n'a donc pris encore aucune décision. Il peut ouvrir une information judiciaire ou classer le dossier, s'il estime que la demande est infondée.

L'Inspection du travail estime avoir établi un lien entre les trois suicides qui, selon elle, seraient en rapport avec l'ambiance générale de travail caractérisée par une forme de harcèlement, dans le centre de Guyancourt dédié à la "conception automobile" de Renault, précise-t-on de source judiciaire.

Selon le Monde de jeudi, l'Inspection du travail devait présenter cette démarche mercredi 11 juillet lors d'un comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT).

Le premier des trois suicides de salariés du Technocentre de Guyancourt (Yvelines) a été classé en accident du travail par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine, un décision qui a provoqué un recours de la direction.

Un ingénieur en informatique de 39 ans, père d'un garçon de 11 ans, s'était jeté en octobre 2006 du cinquième étage du bâtiment principal du Technocentre. La veuve de l'ingénieur a annoncé de intention de faire condamner la société pour "faute inexcusable" car selon elle Renault avait l'obligation de protéger la santé physique et mentale de son salarié.

Un deuxième cas de suicide, celui d'un technicien qui s'est noyé le 22 janvier aux abords du Technocentre, n'a pas été reconnu comme un accident du travail, en raison notamment du fait que le corps a été retrouvé aux limites du site.

A la suite de ces affaires, le P-DG du groupe Carlos Ghosn a expliqué en juin qu'il existait des tensions dans l'entreprise en raison de ses difficultés actuelles, mais avait rappelé que ses employés avaient droit à l'échec.

"Il y a une notion de l'échec qui a été mal interprétée. L'entreprise n'y a pas droit et nous devons réussir nos engagements. Mais les individus, eux, ont droit à l'échec, sans tomber dans la complaisance bien sûr", a-t-il dit au Parisien.

Le groupe a mis en place à la mi-mars un plan pour éviter la surcharge de travail et de stress à Guyancourt. Ces suicides en série sont interprétés par les syndicats comme le résultat d'une pression accrue en raison de l'intensification des charges de travail et des impératifs de rentabilité accrue.

L'affaire de Guyancourt n'est pas unique puisque trois suicides se sont aussi produits en mai parmi le personnel du site de production d'automobiles PSA Peugeot-Citroën de Mulhouse (Haut-Rhin) au sein d'un même atelier, celui du ferrage.


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Mercredi 11 juillet 2007
NOUVELOBS.COM | 11.07.2007 | 11:03

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Le quadruple champion du monde de Formule 1 a été condamné mardi à Arles à verser 22.500 euros à deux de ses anciens employés de maison, au titre du "non-respect de la procédure de licenciement".

 

L'ancien champion du monde de Formule 1 Alain Prost.

L'ancien champion du monde de Formule 1 Alain Prost.

(c) AFP
Alain Prost, le quadruple champion du monde de Formule 1, a été condamné mardi devant le conseil de prud'hommes d'Arles (Bouches-du-Rhône), à verser une somme totale de 22.500 euros à deux de ses anciens employés, a-t-on appris mercredi 11 juillet de source judiciaire.
Serge et Annie Toussaint, respectivement âgés de 56 et 55 ans, réclamaient 180.000 euros, soit huit fois plus. Employés dans la maison de vacances d'Eygalières, au pied des Alpilles (Bouches-du-Rhône) de l'ancien pilote de formule 1, ils estimaient que la villa était occupée à temps plein et qu'ils devaient être disponibles en permanence. Ils reprochaient à leur employeur de n'avoir pu prendre de vacances pendant cinq ans et réclamaient le paiement d'heures supplémentaires.

Non respect de la procédure

Le conseil de prud'hommes a cependant estimé que leur licenciement était "basé sur des causes réelles et sérieuses" et a considéré que l'existence d'heures supplémentaires n'était pas prouvée. Le couple était chargé de l'entretien de cette demeure de 650 m2, entourée de 5 hectares de terrain. Le tribunal a toutefois accordé 12.500 euros à Annie Toussaint et 10.000 euros à son mari, au titre du "non-respect de la procédure de licenciement", pour les retards de congés payés, les dimanches et 1er mai non pris et les dommages et intérêts.
Alain Prost affirmait pour sa part que sa famille et lui passaient moins de cent jours par an dans les lieux et que ses employés étaient libres, le reste du temps, de prendre des congés. "On diffame, on attaque mon honneur, mon intégrité", s'était défendu le champion automobile. (AP)

Sur Internet

Situer Arles

Situer Eyguières

Une fiche sur Alain Prost (wikipédia)

Un portrait d'Alain Prost

Pourquoi et comment s'adresser aux prud'hommes

La procédure de licenciement

Une fiche sur les congés payés

Une fiche sur les heures supplémentaires



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Mercredi 11 juillet 2007
   
Mardi 10 juillet 2007 / 16h50
(Cercle Finance) - Le tribunal de grande instance de Paris a décidé mardi que le projet de transfert de trois centres de relation client de SFR pouvait se poursuivre.

Un juge du tribunal a estimé que le projet était compatible avec l'accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) signé par SFR en octobre 2006.

SFR, une filiale de Vivendi, avait annoncé le 23 mai dernier son intention de transférer trois centres de relation client à Téléperformance et Arvato, 'deux entreprises partenaires depuis 10 ans'.

Les organisations syndicales avaient récemment décidé de ne pas signer de protocole d'accord avec la direction, dans l'attente du jugement du tribunal.

Dans un communiqué, SFR souligne que Téléperformance et Arvato se sont engagés à maintenir l'emploi dans chaque ville pendant une période minimale de trois ans et à diversifier la clientèle de chaque centre.

L'opérateur de téléphonie mobile rappelle par ailleurs que les collaborateurs concernés par le projet de transfert conserveront leur salaire de base, leur 13ème mois, leur ancienneté et leur contrat de travail.

'Il n'y a pas de suppression d'emploi dans un projet de transfert', souligne le groupe.

Copyright (c) 2007 www.cerclefinance.com. Tous droits réservés.

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Mardi 10 juillet 2007
  AFP 09.07.07 | 18h18


Les syndicats CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC ont salué, lundi dans un communiqué commun, les "avancées significatives" contenues dans un projet de décret sur l'indemnisation des conseillers prud'hommes, une réforme qu'ils contestaient depuis plusieurs mois.

"Les avancées que nous avons pu enregistrer le 6 juillet 2007, au conseil supérieur de la prud'homie, sont significatives", se félicitent les syndicats qui dénonçaient une limitation à trois heures du temps indemnisé pour rédiger un jugement prud'homal.

Dans le nouveau projet de décret présenté par les représentants des ministères de la Justice et du Travail, chargés du dossier, "le temps consacré à la rédaction d'un jugement peut être porté à cinq heures, sur simple décision non motivée des juges prud'homaux chargés de juger l'affaire", expliquent les syndicats.

Au-delà de cinq heures de rédaction pour un jugement, "l'indemnisation au temps réellement consacré à la rédaction" sera possible "sans plafonnement aucun", à condition "que le président du conseil (...) ne s'y oppose pas", ajoutent-ils.

Les syndicats précisent néanmoins que "tout n'est pas réglé" et qu'ils veilleront "à ce que le nouveau système tel qu'il est projeté ne conduise pas à générer (...) des effets pervers".

"Ces décrets constituent un recul puisqu'ils vont forfaitiser les temps de rédactions des jugements, donc les limiter au détriment de la qualité", a réagi Christine Pourre (CGT), membre du conseil supérieur de la prud'homie, pour expliquer que son syndicat n'approuvait pas le projet de décret.

Incluse dans la loi sur la participation du 30 décembre, la réforme de l'indemnisation des conseillers prud'hommes est suspendue à la publication de son décret d'application, repoussé après des mois de manifestations syndicales.

Début juin, la CGT avait demandé à la ministre de la Justice, Rachida Dati, de relancer les négociations sur la réforme.

Un conseiller prud'homal salarié est payé par son employeur s'il statue pendant ses horaires habituels de travail. En dehors de ces horaires, il est indemnisé 6,05 euros brut de l'heure.



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Lundi 9 juillet 2007
 09/07/2007  Le Comité d'entreprise a voté à l'unanimité contre l'ouverture du Printemps le jour de la Fête Nationale, jour habituellement férié, chômé et payé, et a saisi le Tribunal pour non dénonciation de l'usage dans les règles.
Contrairement à la direction des Galeries Lafayette, le Printemps maintient la volonté d’ouvrir ses portes le samedi 14 juillet, malgré quelques grèves qui se sont succédées notamment au Printemps Haussmann et à Parly 2 depuis le 27 juin. Une décision à laquelle le comité d’entreprise s’est opposé à l’unanimité même si elle concerne uniquement les volontaires.

La CFDT dénonce « les pressions et le harcèlement exercés par les responsables, n’hésitant pas à faire des promesses verbales qu’ils ne pourront pas tenir comme des augmentations individuelles, des arrangements pour les vacances, des récupérations au choix du salarié, des RTT… » pour inciter les salariés à venir travailler le jour de la Fête Nationale. L’Unsa dénonce quant à elle « ces ouvertures sauvages motivées par une logique commerciale contre productive » rappelant que « Depuis que le Printemps s’est lancé dans la course aux extensions d’horaires le nombre de salariés a été divisé par deux ».

Par ailleurs, ayant été consulté moins d’un mois à l’avance, le CE a saisi la Justice pour non dénonciation de l’usage dans les règle puisque le 14 juillet a, jusqu’à présent, toujours été un jour férié, chômé et payé. L’affaire est aujourd’hui entre les mains du tribunal qui tranchera mercredi 11 sur l’ouverture ou non du magasin. Quelque soit le verdict, l’Unsa a d’ores et déjà lancé un appel à la grève pour le 14 juillet. La CGT et la CFDT attendent en revanche le rendu du jugement avant de prendre leur décision.

Nathalie Tran

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Lundi 9 juillet 2007
LONDRES (AFP) - Trois des six hommes accusés des attentats manqués du 21 juillet 2005 à Londres ont été reconnus coupables lundi de complot terroriste par la justice britannique.

Muktar Said Ibrahim, 29 ans, Yassin Omar, 26 ans, et Ramzi Mohammed, 25 ans, ont été reconnus coupables de complot en vue de commettre des meurtres, au tribunal de Woolwich à Londres.

Le jury, qui a délibéré sept jours pour arriver à ces conclusions, doit encore rendre son verdict concernant les trois autres inculpés.

Trois des six hommes accusés des attentats manqués du 21 juillet 2005 à Londres ont...Agrandir la photo Ces attentats, qui n'avaient fait aucune victime, étaient intervenus exactement deux semaines après les attentats du 7 juillet 2005, qui avaient fait 56 morts, dont les quatre kamikazes, dans les transports en commun de Londres.

Les quatre attentats manqués du 21 juillet, dont le mode opératoire était similaire à ceux du 7 juillet, avaient été menés de manière coordonnée et quasi-simultanée dans trois rames de métro et dans un bus à la mi-journée.

Le cinquième suspect avait visiblement pris peur et jeté son sac à dos dans un buisson. Le sixième avait participé aux préparatifs mais quitté le Royaume-Uni six semaines plus tôt.

Le procureur Nigel Sweeney avait accusé les six hommes, musulmans d'origine africaine habitant à Londres, d'avoir préparé pendant près de quatre mois ces "attaques suicide meurtrières", dans le cadre d'un "complot musulman extrémiste".

Il avait dressé le portrait de jeunes "kamikazes en puissance", déterminés à participer au jihad, dont les actes n'étaient pas "une copie hâtivement organisée" des attentats suicide du 7 juillet.

M. Sweeney avait raconté comment ils avaient transformé en "atelier de bombes" l'appartement de l'un d'entre eux, au 58 Curtis House, à New Southgate dans le nord de Londres.

Les accusés y avaient stocké de la farine, du peroxyde d'hydrogène liquide, des piles, des ampoules et de l'acide, utilisés pour fabriquer leurs bombes artisanales, selon lui.

Muktar Said Ibrahim s'était présenté au cours du procès comme "le principal responsable" de la fabrication des bombes, mais avait affirmé qu'il les avait rendues inoffensives et qu'elles avaient simplement vocation à faire peur, dans un geste de protestation contre la guerre en Irak.

Mais l'un des autres suspects, Manfo Kwaku Asiedu, avait décidé en cours de procès de ne plus faire corps avec cette thèse, défendue par ses co-accusés, en affirmant qu'Ibrahim avait voulu copier les attentats du 7 juillet, mais "à plus grande échelle".

Ce verdict intervient dix jours après qu'une autre série d'attentats manqués à Londres et Glasgow (Ecosse) eut rappelé à la Grande-Bretagne qu'elle restait sous la menace terroriste.



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Vendredi 6 juillet 2007
PARIS (Reuters) - Les sociétés Garnier, filiale du géant mondial des cosmétiques L'Oréal, et Adecco, spécialiste du travail intérimaire, ont été condamnées à 30.000 euros d'amende chacune dans un dossier visant une discrimination raciale à l'embauche en 2000.

Cette procédure visant de grandes sociétés cotées en Bourse était une première judiciaire en France, où les poursuites pénales pour racisme dans le monde du travail sont rares. "Cette décision signifie que nul n'est à l'abri désormais d'une condamnation pour de tels actes", a dit à la presse Dominique Sopo, président de SOS-Racisme.

Contre l'avis du parquet général, la cour a infirmé le jugement de première instance qui avait relaxé l'ensemble des prévenus en invoquant le bénéfice du doute.

Le partenaire de communication d'Adecco, Ajilon (ex-Districom), est aussi condamné à 30.000 euros d'amende. Une ancienne employée de Districom, Thérèse Coulange, est condamnée à trois mois de prison avec sursis.

Les condamnés devront payer solidairement 30.000 euros de dommages et intérêts à SOS-Racisme, partie civile, ainsi que 10.000 euros de frais de procédure. L'arrêt devra être publié aux frais des condamnés dans deux journaux.

L'ancien patron français de Garnier Laurent Dubois et le directeur commercial d'Adecco, Jacques Delsaut, voient en revanche leurs relaxes prononcées en première instance confirmées, car leur responsabilité personnelle n'est pas engagée, dit la cour.

"Garnier a décidé de se pourvoir immédiatement en cassation contre la décision qui vient d'être rendu", indique L'Oréal dans un communiqué "en rejetant catégoriquement toute accusation de discrimination". Adecco, qui a également toujours affirmé son innocence, devait également se pourvoir en cassation, selon son représentant à l'audience.

"Cette décision est totalement stupéfiante. Notre innocence a été totalement démontrée à l'audience", a dit Laurent Dubois.

Adecco a exprimé dans un communiqué son "étonnement eu égard au revirement de la cour d'appel, ceci alors qu'aucun fait nouveau n'est intervenu depuis (le premier jugement)". La société dit avoir mené depuis 1999 un grand plan d'action contre la discrimination.

"BBR", CODE RACISTE

La société Garnier est reconnue coupable d'avoir demandé d'exclure les candidates d'origine arabe, africaine ou asiatique d'emplois d'animatrices en grandes surfaces, lors d'une campagne promotionnelle en 2000 dans la région parisienne pour les produits "Fructis Style".

L'accusation s'appuie sur une mention portée sur un fax du 12 juillet 2000, envoyé par Thérèse Coulange, de Districom, aux agences d'intérim Adecco.

Ce document précisait les exigences requises pour les animatrices commerciales: être âgée de 18 à 22 ans, faire un taille de vêtements entre 38 à 42 et avoir le type "BBR".

Pour le parquet et de nombreux rapports officiels, cette mention, qui signifie "bleu-blanc-rouge", nom de la fête annuelle du Front national, est un code raciste connu des agences d'intérim pour exclure les candidats de couleur.

Thérèse Coulange a constamment affirmé qu'elle avait seulement voulu dire qu'elle souhaitait des personnes parlant correctement le français.

Une enquête de l'inspection du travail a cependant montré que pour la campagne Fructis, les candidats noirs, asiatiques et arabes avaient été quasi-exclus du recrutement de l'équipe, où ils ne représentaient que 4% des employés, alors qu'ils sont environ 40% dans les fichiers de Districom sur ce type d'emplois.

Pour accélérer l'action judiciaire en matière de discriminations, la ministre de la Justice Rachida Dati a annoncé dernièrement qu'elle mettrait en place des sections spécialisées dans tous les parquets.



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Vendredi 6 juillet 2007
La cour d'appel de Paris juge le CNE contraire à une convention de l'OIT

NOUVELOBS.COM | 06.07.2007 | 11:11

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La période de deux ans, durant laquelle l'employeur peut licencier un salarié sans justification, est estimée contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail, qui stipule qu'une période d'essai doit être "raisonnable".

 La cour d'appel de Paris a jugé, vendredi 6 juillet, que le Contrat nouvelles embauches (CNE) était contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail, estimant déraisonnable le délai de deux ans durant lequel un salarié embauché en CNE peut être licencié sans motivation.

Créé en août 2005, le CNE est un contrat de travail à durée indéterminée destiné aux entreprises de 20 salariés ou moins, débutant par une période de deux ans pendant laquelle l'employeur peut licencier son salarié sans avoir à fournir de justification.

Une première

La 18e chambre de la cour d'appel, présidée par Jean-Louis Verpeaux, était saisie d'une décision rendue le 28 avril par le conseil des prud'hommes de Longjumeau (Essonne), qui avait requalifié un CNE en CDI (Contrat à durée indéterminée), jugeant que l'ordonnance créant le CNE était contraire au droit international, un jugement de principe qui constituait une première.
Dans sa décision, la cour d'appel a repris, en le complétant, l'argumentaire développé en première instance.
Elle constate d'abord que "durant une période de deux années, le CNE prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement", le ramenant à une situation où la charge de la preuve de l'abus de la rupture du contrat de travail lui incombe.

Le "droit au travail"

"Cette régression, qui va à l'encontre des principes fondamentaux du droit du travail dégagés par la jurisprudence et reconnus par la loi, prive les salariés des garanties d'exercice de leur droit au travail", estime la cour.
La juridiction s'étonne au passage : "Dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés dans leur emploi semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier", et remarque "qu'il est pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements".
En conséquence, "le contrôle de proportionnalité [Ndlr : qui consiste à vérifier l'adéquation entre les moyens et un but recherché] ne permet pas de considérer que le délai de deux années institué par l'ordonnance du 2 août 2005 soit raisonnable" au regard de la convention 158 de l'OIT, conclut la cour. (AFP)

L'image “http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/ng/ne/rtrs/20070706/08/2521825173-le-contrat-nouvelles-embauches.jpg?x=404&y=399&sig=6e4xhW8gsuxl.HWrS1OIPw--” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Sur Internet

La décision du tribunal de Longjumeau

L'ordonnance d'août 2005 instituant le CNE

Une définition du principe de proportionnalité sur Wikipédia

"Le contrat nouvelles embauches un an après", une étude de la Dares publiée en mars 2007 (format PDF)

Qu'est-ce que le CNE ? (site du ministère de l'Emploi)

Les conditions de rupture du CNE

La convention 158 de l'OIT

"Les intégristes libéraux, le "contrat nouvelle embauche" et l'explosion qui vient", par Gérard Filoche

Normes, principes et droits fondamentaux au travail (site de l'OIT)

"Le CNE : entre sagesse des juges et obstination gouvernementale", sur le bog Dalloz



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Jeudi 5 juillet 2007
Jeudi 05 juillet 2007
40 000 euros d’indemnité et de dommages et intérêts pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse ». L’opérateur faisait triste mine hier après le verdict rendu par le conseil des prud’hommes de Paris.

France Télécom a été condamné pour avoir embauché durant 14 années, de 1992 à 2006, une salariée en contrat à durée déterminée multiples sur un emploi durable lié à l’activité permanente de l’entreprise en Martinique. Devant le refus de la société de lui octroyer un CDI, bien méritée, la salariée a saisi la justice, assistée par la fédération Sud PTT qui rapporte la décision du tribunal. Après lecture du jugement, France Telecom n’a pas fait appel.



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Jeudi 5 juillet 2007
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Société //

mercredi 4 juillet 2007, mis à jour à 12:03

Justice Marie Huret

Sept garçons et une fille comparaissent mercredi pour l'agression d'une jeune femme aux Invalides, en marge de l'une des manifestations parisiennes de mars 2006. Les huit suspects étaient mineurs au moment des faits.

e quotidien britannique The Sun, plus gros tirage d'outre-Manche, avait titré: «N'allez pas à Paris!» Sur les photos, une Parisienne élégante, en talons, était frappée, jetée au sol par une bande d'ados encapuchonnés. Personne n'a oublié la violence de la scène. Le 23 mars 2006, en pleine manifestation anti-CPE, la jeune femme traverse l'esplanade des Invalides. Il est 18 heures, elle rentre du travail. Des casseurs ont envahi la place. On lui arrache son téléphone. Elle se retrouve cernée. D'autres l'agrippent, lui volent son sac.

Le 4 juillet, sept garçons et une fille, mineurs au moment des faits, devraient comparaître pour «vol avec violence et en réunion» ou «non-assistance à personne en danger», devant le tribunal des enfants, à Paris. La plupart viennent du Val-de-Marne. Ils n'ont pas tous un profil de caïd. «Ce sont plutôt des lycéens, pas déscolarisés du tout, relève Me Sylvie Assoune, l'avocate de la victime. Ce jour-là, ils ont agi sans réfléchir, avec une spontanéité déconcertante.»

D'autres se sont contentés de regarder. En rigolant. «Je souriais, a rectifié un lycéen de Vitry, 16 ans, au cours de l'instruction. A cause de la manière dont elle était traînée!» Lui a suivi ses copains aux Invalides. Son père est mort, sa mère a du mal à le tenir. «Il fait partie de ces jeunes de banlieue influençables, relève Isabelle Uzan, son avocate. Ni ange ni délinquant, dans l'entre-deux.»

Très choquée, la victime a mis du temps à retrouver une stabilité. Elle a changé de ville, de coiffure, de petit ami. Et poursuivi l'hebdomadaire Paris Match pour avoir publié les clichés sans flouter son visage: le 26 avril, le tribunal de Nanterre n'a pas reconnu le «caractère humiliant» des photos. Elle a été déboutée. Le 4 juillet, la jeune femme souhaite entendre les excuses de ses agresseurs.


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