Dimanche 16 décembre 2007

 

14.12.07 | 18h15

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi à cinq ans de prison, dont deux ans et demi ferme, une greffière et sa fille pour avoir, à l'été 2005, dérobé 98 kilos de haschich placés sous scellés au tribunal de grande instance (TGI) d'Auxerre.

 

(Reuters)

(Reuters)

Suivant en grande partie les réquisitions du parquet, la 16e chambre a également condamné Monique Verger, 59 ans, et sa fille de 23 ans, Florence, qui a participé au vol et à la revente, à payer chacune 5.000 euros d'amende.

(Photo d'archives)|© Owen Franken/CORBIS/Owen Franken

(Photo d'archives)
© Owen Franken/CORBIS/Owen Franken

Les deux femmes, qui n'ont passé que neuf mois de détention provisoire, devraient retourner en prison, dans l'attente d'un aménagement de peine.

Toutefois, vendredi soir, l'avocate de Mme Verger, Virgine Satorra, a indiqué qu'elle envisageait de faire appel, celui-ci étant alors suspensif.

Durant les quatre jours d'audience, la greffière est apparue fragile psychologiquement. Elle, qui avait la gestion de la salle des scellés du TGI d'Auxerre, a reconnu avoir volé la drogue mais a dit y avoir été contrainte par sa belle-soeur, Nora.

Des explications qui n'ont pas convaincu le procureur Olivier Bray pour lequel elle "était parfaitement d'accord pour participer et se faire de l'argent facile".

Monique Verger a "trahi son serment", ainsi que "l'image d'honnêteté, de rigueur et de droiture qu'elle devait incarner", a dénoncé jeudi le représentant du ministère public.

Il a tout de même mis un bémol à tout cela, en reconnaissant que les expertises psychiatriques avaient relevé "l'état psychotique" de la greffière, ainsi qu'une possible "altération" de sa responsabilité pénale au moment des faits.

La belle-soeur de la greffière, Nora Berriah, ainsi que le petit ami d'alors de sa fille, ont été condamnés à quatre ans de prison, dont deux ans ferme et 5.000 euros d'amende.

Pour ce qui est des huit autres prévenus, principalement des petits revendeurs, le tribunal a prononcé une relaxe, et des peines de prison allant jusqu'à 18 mois ferme.

Sur Internet

 


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Samedi 15 décembre 2007

clicanoo.gifFaits-Divers


CLICANOO.COM | Publié le 14 décembre 2007

Hier, Brigitte Mania, alias « la femme aux varices », comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. L’escroc en jupons de 43 ans répondait de ses dernières arnaques avant sa mise en détention provisoire en août 2006. C’est une femme méconnaissable qui s’est présentée devant les juges. En plus de changements physiques, elle assure vouloir mettre un terme à sa carrière judiciaire.

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Les faits

En attente d’une décision du tribunal, l’arnaqueuse multirécidiviste remet les couverts dès sa sortie de prison. En juillet 2006, Brigitte Mania endosse le personnage de « Bernadette Grondin ». À Saint-André, elle sympathise avec M. Selay. Elle lui demande de lui prêter sa voiture, prétextant la recherche d’un travail. Elle obtient de surcroît deux chèques signés de la main de sa victime. Elle disparaît avec le véhicule. La « femme aux varices » fait la connaissance de Mme Cadet. Veuve et âgée de 70 ans, la gramoune se laisse séduire. La fausse agent en assurance repart de chez elle avec son carnet de chèques, dont quatre signés. Vingt-cinq chèques seront utilisés, pour des achats divers allant de 20 à 200 euros. Sa malheureuse victime se retrouve très vite interdite bancaire, avec deux mois de loyer de retard. Elle est contrainte de demander assistance à ses enfants. Brigitte Mania s’évanouit dans la nature. De Saint-André, elle part pour l’Ouest. À Saint-Leu, elle devient « Marie Germinal », une fille de militaire ayant quitté récemment son mari. Elle échange un chèque de 1 000 euros contre des espèces à une dénommée Belin. Dans une résidence saisonnière, elle sympathise avec le propriétaire signe un bail locatif d’un mois. Au bout de 8 jours, elle prend la poudre d’escampette après avoir obtenu le véhicule de M. Caro. Elle poursuit sa route. Dans le Sud, elle fait une halte à la Ravine-des-Cabris. Mme Beaupage, une nouvelle proie, fait la connaissance de « Sabine Florès », une nouvelle identité. Croyant obtenir des produits sortis de l’intendance militaire, la victime se fait soutirer 410 euros. Le 26 août, les gendarmes mettent un terme à cette fuite en avant.

L’audience

Brigitte Mania purge une peine de 5 ans de prison dont 2 avec sursis pour des faits antérieurs. Cette fois, elle surprend son auditoire avec un nouveau visage à la barre. « Je leur demande pardon et je veux les rembourser. Après un an de psychothérapie, j’ai compris bien des choses. J’ai également eu la chance de rencontrer quelqu’un qui me soutient. Il me fait pleinement confiance. C’est la première fois que ça m’arrive. Malgré mon passé, cet homme vient me voir au parloir. Par ailleurs, ma mère est revenue dans ma vie. Je prépare une formation à la maison d’arrêt. Depuis quelques mois, je construis beaucoup de choses. » Le président du tribunal Bruno Vidon n’est pas dupe. « Vous savez, présenter quelqu’un d’autre, c’est devenu chez vous une seconde nature. » Avec énergie, « la femme aux varices » dément jouer la comédie. « C’est la dernière fois que vous me voyez au tribunal », assure-t-elle. Le vice-procureur Sami Ben Hadj Yahia résume le parcours incroyable de l’escroc. « Aujourd’hui, nous jugeons 33 faits délictueux. Vous possédez 29 condamnations à votre casier. Vous avez entendu 21 fois des procureurs. Et tout cela ne vous a pas empêché de récidiver. Votre discours est intéressant. On se demande comment et quand croire la prévenue quand on sait que le moteur de ces escroqueries, c’est le mensonge », explique le parquet. Il demande 2 ans de prison dont 1 avec sursis. Selon Me Frédéric Hoareau, sa cliente a réellement changé. « On ne peut pas présumer de la mauvaise foi. La femme aux varices est redevenue Brigitte Mania ces derniers mois. Elle a fait de nombreux efforts. Grâce à sa psychothérapie, elle a mis le doigt sur ses problèmes. Elle en voulait à l’humanité tout entière. Aujourd’hui, elle veut changer de vie. »

Le jugement

• Brigitte Mania écope de 18 mois avec sursis.

Nouveau procès pour la femme aux varices

CLICANOO.COM | Publié le 13 décembre 2007

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Brigitte Mania, alias « la femme aux varices », 43 ans, comparaît aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Cette arnaqueuse multirécidiviste, au casier judiciaire fort de plus de 25 condamnations, répond de nouvelles escroqueries. Dès sa sortie de prison en 2006, l’escroc en jupons reprend ses activités délictueuses. Elle est jugée aujourd’hui sur une courte période de sa carrière. Les faits d’abus de confiance, de vols, de contrefaçon, d’escroquerie et de filouterie (sic !) lui étant reprochés remontent à juillet et août 2006. À l’époque, elle veut se faire oublier. Elle pose donc ses pénates à Saint-Pierre au mois de juillet. Dans un bar de la Ligne-Paradis, elle prétend être un adjudant-chef de la gendarmerie de Saint-Pierre. Volubile, elle donne au commerçant l’impression de tout connaître, même si certains détails dans son emploi du temps paraissent étranges. Le patron demeure sur ses gardes. Grâce à la description de cette curieuse cliente, il obtient la confirmation qu’il s’agit bien de « la femme aux varices ». Il la congédie et signale sa présence aux gendarmes. Recherchée, Brigitte Mania s’installe à la table d’une boutique à un kilomètre de là. Elle engage la conversation avec son nouveau pigeon, et affirme disposer de gros moyens. C’est sans compter sur la perspicacité du gérant. Ce dernier lui tend un piège. Il lui parle d’un bas de laine de 300 000 euros. L’escroc multicarte mord à l’hameçon, mais, méfiante, annule le rendez-vous. Pourtant, quelques jours plus tard, c’est la famille de son nouveau compagnon qui la confond. Pour la famille de Bois-d’Olives, elle s’appelle cette fois « Sabine Dorès » et est militaire au RSMA. Très vite, elle apitoie ses hôtes sur son sort et réclame de l’argent. Finalement, elle est reconnue par un membre de la famille grâce à sa photo dans le journal. Les gendarmes mettent fin à sa cavale le 27 août 2006. Depuis, elle est en prison et purge une peine de 5 ans dont 2 avec sursis. Aujourd’hui, la durée de sa détention risque de s’alourdir davantage.

Romuald Lenormand


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Vendredi 30 novembre 2007
MARSEILLE - Alexandre Gabriel, un escroc belge de 52 ans, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Marseille à huit ans de prison ferme, 375.000 euros d'amende et à une interdiction définitive d'exercer toute activité liée au monde bancaire.

Il était accusé d'être l'auteur d'une vaste escroquerie aux placements financiers miracles. Alexandre Gabriel, qui a déjà effectué deux ans et demi de détention provisoire, a été maintenu en prison. Il avait été arrêté en mars 2005 au Luxembourg.

Le tribunal l'a reconnu coupable vendredi "d'escroquerie et blanchiment", mais l'a en revanche relaxé pour l'escroquerie en bande organisée.

Avec la complicité de 17 commerciaux ou intermédiaires, il était poursuivi pour avoir causé, entre 1997 et 2005, un "trou" de 30 millions d'euros et fait plusieurs centaines de victimes à Marseille (Bouches-du-Rhône), dans le Vaucluse, mais surtout en Polynésie française, en promettant de prétendus investissements qui devaient rapporter aux épargnants entre 18 et 25% de rentabilité annuelle.

Le procureur de la République Marc Rivet avait réclamé contre lui une peine de sept à huit ans de prison, dont une petite partie avec sursis.

Les divers intermédiaires ou commerciaux jugés à ses côtés se sont vu infliger des peines de prison allant de six mois avec sursis à trois ans de prison ferme, et des peines d'amende allant de 5.000 à 250.000 euros, selon le degré d'implication de chacun.

Le tribunal a en outre ordonné la confiscation de trois biens immobiliers appartenant à Alexandre Gabriel et situés dans les communes très prisées de Gordes, L'Isle-sur-la-Sorgue et Malemort-du-Comtat (Vaucluse) pour une valeur totale de plus de 840.000 euros, ainsi que la saisie de plusieurs comptes en Belgique et au Luxembourg.

L'escroc avait monté une société de droit américain à l'activité fictive, International Marketing Corporation (IMC), élisant domicile à Cheyenne dans le Wyoming.

L'ensemble des condamnés devront verser solidairement à 430 parties civiles une somme totale de 32 millions d'euros de dommages et intérêts. AP

xnis/se/lp/mw


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Mardi 20 novembre 2007
VERSAILLES (AFP) - Mata-Hari ou simple stagiaire maladroite? Le tribunal correctionnel de Versailles, près de Paris, se penche mardi sur le cas de l'étudiante chinoise Li Li, soupçonnée d'espionnage industriel alors qu'elle effectuait un stage en 2005. 
Li-Li répond aux questions des journalistes ...

Les magistrants devront déterminer si la jeune femme, aujourd'hui âgée de 24 ans, a commis une simple faute professionnelle en sortant des fichiers informatiques de l'équipementier Valeo à La Verrière, en région parisienne, ou si elle s'est comportée réellement en espionne éprouvée.

L'affaire éclate le 26 avril 2005, lorsque Valéo dépose plainte pour vol de données informatiques.

Mise en examen (inculpée) peu après pour "abus de confiance" et "accès frauduleux à un système informatique", Li li, fraîchement diplômée de l'université française de technologie de Compiègne, est écrouée. Elle ressort en juin 2005, après 53 jours d'incarcération.

Présentée par une source proche du dossier comme une étudiante "brillante", polyglotte, "d'une exceptionnelle compétence" et bardée de diplômes, Li Li semble être la parfaite réincarnation de Mata-Hari, version made in China.

Les premiers éléments des perquisitions indiquent que six ordinateurs d'"une puissance énorme" contenant des données "confidentielles" ont été saisis chez elle.

Le PDG de Valeo, Thierry Morin, tente en personne de calmer le jeu, en récusant "le terme d'espionnage industriel". Aujourd'hui, Valeo maintient cette version mais réclame 150.000 euros de dommages et intérêts pour atteinte à son image de marque.

Li li a toujours nié tout piratage, expliquant que l'ordinateur de la société étant saturé, elle l'avait vidé et transféré les données sur son disque dur personnel pour les sauvegarder.

De fait, l'instruction n'a fait apparaître aucun transfert à l'étranger, selon son conseil Me Raphaël Pacouret. "Li li est une stagiaire maladroite qui s'est rendue coupable de légèreté", a-t-il expliqué à l'AFP, précisant qu'il plaiderait la relaxe.

Pour le parquet, ce n'est pas "l'affaire d'espionnage du siècle" mais "l'infraction était bien caractérisée".

Li li comparaîtra libre. Elle a obtenu en France un diplôme d'ingénieur et travaille actuellement sur une thèse de doctorat.


Espionnage industriel : de la faute professionnelle à la psychose
Le Point - Il y a 22 heures
L'affaire a sans doute pris une ampleur que la jeune étudiante chinoise Li-Li Whuang ne soupçonnait pas. Mise en examen en juin 2005 pour "abus de ...
Li Li, mi-fraudeuse, mi-naïve à son procès
20minutes.fr - 21 nov 2007
A voir Li Li, frêle jeune femme de 24 ans, à la barre, on hésite entre la stagiaire qui a commis une bévue et la future ingénieur qui a supprimé et copié en ...
L’ingénieure trop ingénue
Libération - 20 nov 2007
Soupçonnée d’espionnage chez l’équipementier automobile Valeo en 2005, cette étudiante chinoise est jugée pour copie de données confidentielles. ...
Espionnage chez Valeo: 2 mois de prison ferme requis contre l ...
AFP - 20 nov 2007
VERSAILLES (AFP) — L'étudiante chinoise Li Li a apparemment réussi à démontrer qu'elle n'était pas une espionne industrielle sans toutefois convaincre le ...
L'ex-stagiaire se défend de tout espionnage industriel
20minutes.fr - 19 nov 2007
Le tribunal correctionnel de Versailles doit examiner aujourd'hui le cas de Li Li, une étudiante chinoise aujourd'hui âgée de 24 ans et soupçonnée ...
Valeo : l'étudiante suspectée d'espionnage au tribunal
TF1 - 19 nov 2007
Le tribunal correctionnel de Versailles examine mardi le cas de l'étudiante chinoise soupçonnée d'espionnage industriel chez l'équipementier Valeo en 2005. ...
Li-Li est-elle une stagiaire maladroite ou une espionne chinoise ...
Le Matin Online - 19 nov 2007
Li-Li Whuang a été condamnée en 2005 pour avoir copié des données confidentielles de son employeur sur son propre disque dur. En 2005, Li-Li Whuang, ...
Valeo : l’affaire de la stagiaire « trop curieuse » en suspens ...
LeMoci.com - Il y a 4 heures
« Li-Li Whuang », cette étudiante chinoise ex stagiaire chez l'équipementier automobile Valeo, passait devant la justice en début de semaine, ...
Valeo/espionnage : 2 mois ferme requis contre l'étudiante chinoise ...
Argus de l'automobile - 21 nov 2007
Une peine d'un an de prison, dont dix mois avec sursis, a été requise mardi au tribunal correctionnel de Versailles contre l'étudiante chinoise Li Li, ...
Valeo : une étudiante chinoise risque un an de prison pour espionnage
Europe 1 - 20 nov 2007
Le tribunal correctionnel de Versailles examine ce mardi le cas de l'étudiante chinoise, accusée d'avoir sorti des fichiers informatiques de l'équipementier ...
Etudiante chinoise en stage chez Valeo : espionnage industriel ou ...
Paris Match - 20 nov 2007
Ce n'est pas «l'affaire d'espionnage du siècle» mais «l'infraction était bien caractérisée» a déclaré le tribunal correctionnel de Versailles qui se penche ...
Li Li: Mata Hari ou victime de fantasmes sur la Chine?
Rue89 - 20 nov 2007
En 2005, justice et médias faisaient de cette étudiante stagiaire chez Valeo une espionne. Son procès s'ouvre aujourd'hui. Si Li Li n'avait pas été chinoise ...
Li Li, espionne ou mauvaise stagiaire ?
Metro France - 19 nov 2007
Elle s’appelle Lili, à tout juste 24 ans, travaille sur une thèse de doctorat et se présente aujourd’hui (mardi) devant le tribunal correctionnel de ...
L'étudiante chinoise suspectée d'espionnage chez Valeo jugée à ...
20minutes.fr - 20 nov 2007
Mata-Hari ou simple stagiaire maladroite? Le tribunal correctionnel de Versailles, près de Paris, se penche mardi sur le cas de l'étudiante chinoise Li Li, ...

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Dimanche 18 novembre 2007


MARSEILLE - Le ministère public a réclamé vendredi devant le tribunal correctionnel de Marseille une peine de sept à huit ans de prison, dont une petite partie assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve avec obligation de soins, et le maintien en détention à l'encontre d'Alexandre Gabriel, un Belge de 52 ans jugé depuis lundi pour une vaste escroquerie aux faux placements financiers.

Le principal mis en cause a été qualifié de "deus ex machina" de la fraude. "Vous avez su générer, produire, distiller une confiance qui confinait à l'aveuglement", a insisté le procureur Marc Rivet.

L'accusation a aussi demandé une interdiction d'exercer toute activité en liaison avec le monde financier et bancaire. Alexandre Gabriel a déjà effectué deux ans et demi de détention provisoire. Il avait été arrêté en mars 2005 au Luxembourg.

Avec la complicité de 17 commerciaux ou intermédiaires, il est accusé d'avoir causé, entre 1997 et 2005, un "trou" de 30 millions d'euros et fait plus de 300 victimes, en promettant de prétendus investissements qui devaient rapporter aux épargnants entre 18 et 25% de rentabilité annuelle.

A l'encontre des intermédiaires, le procureur a réclamé vendredi des peines de six mois avec sursis à quatre ans ferme. Contre deux avocats avignonnais, poursuivis pour "complicité d'exercice de l'activité d'intermédiaire en opérations de banque", le magistrat a demandé 12 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve et 30.000 euros d'amende pour le premier, deux ans avec sursis et mise à l'épreuve, 300.000 euros d'amende et une interdiction d'exercer dans le monde financier et bancaire pour le second.

L'accusation a enfin sollicité la confiscation intégrale des biens achetés par le principal mis en cause avec l'argent détourné sur les sites très prisés de Gordes, L'Isle-sur-la-Sorgue et Malemort-du-Comtat (Vaucluse) pour un montant total estimé à plus de 840.000 euros.

Pour cela, l'escroc présumé avait monté une société de droit américain, à l'activité fictive, International Marketing Corporation (IMC), élisant domicile à Cheyenne (Wyoming). Les victimes, domiciliées à Marseille, dans le Vaucluse et surtout en Polynésie française, ont longtemps cru à ses racontars.

Les débats s'achèveront lundi avec les plaidoiries de la défense. AP

xnis/se/mw



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Samedi 17 novembre 2007

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Le cas des Comoriens fraudeurs à la SECU

Le tribunal correctionnel de Paris a renvoyé mercredi à une date ultérieure le procès d'une cinquantaine de Français d'origine comorienne, soupçonnés d'avoir escroqué la Sécurité sociale à Paris en déclarant des hospitalisations fictives aux Comores.
Après l'appel des prévenus, l'avocate de l'une d'entre eux, Me Lilia Mhissen, a soulevé une nullité de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal, à laquelle se sont associés ses confrères présents à l'audience.

Reconnaissant que cette ordonnance avait été rédigée de manière incorrecte, le président de la 12e chambre, Serge Portelli, a renvoyé l'affaire.
D'ici là, le ministère public devra repousser le dossier devant le juge d'instruction afin que celui-ci rédige une nouvelle ordonnance de renvoi. Le nouveau procès ne devrait pas se tenir avant plusieurs mois.

Lire la suite sur : http://www.lemonde.fr


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Dimanche 11 novembre 2007
MARSEILLE - Le procès d'un escroc présumé de haut vol, qui se serait fait passer tantôt pour un ancien gendarme habilement reconverti dans les affaires, tantôt pour un financier international ayant ses entrées à la Banque mondiale, doit s'ouvrir lundi devant le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). Il doit durer jusqu'au 20 novembre.

Sept jours de débats seront nécessaires pour juger Alexandre Gabriel, un ressortissant belge de 52 ans, qui comparaît détenu. Il est accusé d'avoir fait pas moins de 320 victimes et causé un préjudice estimé à 30 millions d'euros entre 1997 et 2005.

L'escroc présumé serait parvenu à convaincre des centaines de particuliers de consentir, grâce à lui, des placements financiers censés leur rapporter 18% de rentabilité annuelle. Pendant quelque temps, Alexandre Gabriel aurait entretenu l'illusion auprès de ses clients qu'ils tireraient effectivement de ces investissements des dividendes particulièrement lucratifs, puis les versements cessaient tout à coup et les victimes ne revoyaient plus leur argent.

Pour cela, le mis en cause aurait monté une société de droit américain, International Marketing Corporation (IMC), élisant domicile à Cheyenne, dans le Wyoming.

Alexandre Gabriel se serait appuyé aussi sur un réseau de commerciaux et d'intermédiaires, percevant 10 à 15% sur chaque contrat vendu. Les victimes, demeurant à Marseille (Bouches-du-Rhône), dans le Vaucluse, mais surtout en Polynésie française, ont longtemps cru à ces chimères.

Parmi les dix-huit prévenus jugés à partir de lundi, figurent les complices présumés d'Alexandre Gabriel, ses commerciaux présumés les plus zélés, mais aussi deux avocats avignonnais poursuivis pour "exercice illégal de la profession d'intermédiaires de banque".

Avec l'argent détourné, l'escroc avait investi pour plus de 840.000 euros dans l'achat de biens immobiliers à usage personnel sur les sites très prisés de Gordes, L'Isle-sur-la-Sorgue et Malemort-du-Comtat (Vaucluse). AP

xnis/sb



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Vendredi 9 novembre 2007

Par Dorothée MOISAN AFP - 

PARIS (AFP) - Plus de 30.000 supporteurs floués, des millions d'euros escroqués à des tours-opérateurs étrangers: dix ans après les faits, le tribunal correctionnel de Paris a enfin pu se pencher jeudi sur la retentissante escroquerie de la billetterie de la Coupe du Monde de football organisée en France en 1998.

Le logo de France 98 gravé sur un ballon ...

Le parquet devrait prendre ses réquisitions vendredi après-midi et le procès s'achever dans la soirée.

L'enquête judiciaire, menée par le juge d'instruction parisien Jean-Paul Albert, s'était achevée en juin 2001 mais, depuis, le dossier s'est embourbé dans des questions procédurales.

Alors qu'une dizaine de personnes avaient été mises en examen, seuls quatre prévenus comparaissaient jeudi à la barre, les autres ayant bénéficié depuis de non-lieux.

Dix ans après les faits, le dossier semblait jeudi avoir quelque peu perdu en substance. Pourtant, l'affaire avait fait grand bruit à l'époque: des milliers de supporteurs, notamment japonais, belges, néerlandais et brésiliens, victimes d'aigrefins, s'étaient vu privés des billets qu'ils avaient achetés pour assister aux rencontres.

Deux jours après le lancement de la compétition, le 10 juin 1998, les plaintes s'étaient accumulées, provenant de toute une pléiade de sociétés étrangères qui avaient payé des billets mais n'avaient pas été livrées et ne pouvaient remettre les billets à leurs clients.

Leurs plaintes visaient la société de marketing sportif ISL-France, filiale d'ISL-Worldwide, le partenaire commercial de la Fédération internationale (Fifa) pour le Mondial-98.

La justice reproche à l'ex-directeur général d'ISL-France, Marc Loison, d'avoir vendu 500 billets, sur un total de 6.000 billets acquis par ISL-Worldwide auprès du comité français d'organisation et qui devaient être offerts en cadeau par ISL-France à certains de ses gros clients. Or, les statuts d'ISL-France interdisaient toute vente de billets.

Jeudi après-midi, le tribunal s'est concentré sur le second volet de l'escroquerie, plus important au regard du nombre de supporteurs floués. Il concerne l'homme d'affaires Gilles Favard et porte sur la vente de billets à des tours-opérateurs étrangers, pour la plupart japonais.

Evoluant dans le milieu du football et présenté à l'époque comme "consultant indépendant" pour ISL-France, M. Favard avait acheté des billets qui ne trouvaient pas preneurs à la Fédération colombienne, ainsi qu'au marché noir, afin de les revendre ensuite à des tours-opérateurs japonais.

Il avait indûment utilisé du papier à en-tête d'ISL-France et enregistré des commandes de billets à des prix pouvant aller jusqu'à cinq fois le tarif officiel. Mais une grande partie des billets n'étaient jamais arrivés à destination.

Devant la 13e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, Gilles Favard a reconnu avoir utilisé le papier à en-tête ISL, car cela "représentait une garantie de fiabilité à l'époque sur ce marché-là".

Mais, a-t-il affirmé, "il était hors de question d'escroquer quiconque. C'était juste pour faire du business".

Alors que les tours-opérateurs japonais disent n'avoir reçu qu'une "infime partie" des billets commandés et payés, le quinquagénaire assure qu'il a honoré "entre 60 et 70% des commandes". Il n'a toutefois pas été capable de présenter une quelconque comptabilité.

Le prévenu a tenté de convaincre le tribunal de sa "bonne foi", assurant qu'il pensait pouvoir récupérer tous ces billets auprès de la fédération colombienne de football. "A l'époque, je pensais que j'aurais eu tous les billets".

Selon le prévenu, de telles pratiques, en rien exceptionnelles, faisaient partie d'un "système" pratiqué lors de toutes les Coupes du Monde.



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Mardi 23 octobre 2007

 
Crédit Photo : LCI
 
. Un ex-agent en assurances est poursuivi devant le TGI de Paris pour avoir escroqué plusieurs millions d'euros à une centaine de particuliers, la plupart retraités.

- le 22/10/2007 - 15h49

 

Jean-Pierre Delamare, aujourd'hui retraité âgé de 66 ans, a exercé jusqu'en l'an 2000 le métier d'agent d'assurances chez AXA. Parallèlement à ses activités professionnelles et au-delà, de 1990 à 2003, le prévenu a proposé à plus d'une centaine de personnes des placements financiers présentant des taux d'intérêts très intéressants, via une société qu'il avait  lui-même fondée et totalement indépendante d'AXA.
 
Pendant plusieurs années, ces clients, qui espéraient faire fructifier sur ces comptes l'argent de leur retraite, avaient perçu le montant des intérêts. Mais quand, à partir de 2002, certains d'entre eux ont réclamé la restitution de leurs fonds, ou du moins des justificatifs des placements, ils se sont rendus compte de la supercherie : les placements n'étaient en fait que pure invention. Le préjudice est estimé aujourd'hui entre 7 et 15 millions d'euros.

"Les victimes prient pour pouvoir retrouver les fonds qui ont été dilapidés. Elles espèrent que Jean-Pierre Delamare fera un effort pour leur permettre de récupérer l'argent dont elles ont été dépouillées", a résumé, mardi dernier, au premier jour d'audience Me Philippe Valent, avocat de plusieurs parties civiles. Le procès doit se poursuivre ce mardi et mercredi.



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Samedi 20 octobre 2007



NOUVELOBS.COM | 19.10.2007 | 17:57

La cour d'appel de Versailles a condamné les anciens dirigeants de la société du Lagon Vert à verser près de 12 millions d'euros aux victimes.

Steven Miller (AP)

Steven Miller (AP)

La cour d'appel de Versailles a condamné vendredi 19 octobre six anciens dirigeants de la société du Lagon vert, société de vente et gestion de résidences de vacances à temps partagé, à verser une somme très importante aux victimes.

" Environ 12 millions d'euros"


Les six anciens dirigeants de la société du Lagon vert ont été condamnés à verser une somme avoisinant 12 millions d'euros aux 1.750 victimes d'escroquerie. La somme correspond à 90% de la demande de réparation du préjudice subi par les 1.750 parties civiles, escroquées notamment lors de l'achat de semaines de vacances vendues par le Lagon vert ainsi que ses filiales.

"Deux ans de prison dont dix-huit mois de sursis"

Steven Miller, l'ancien patron de l'entreprise, avait été relaxé par la cour d'appel de Paris en juin 2004. Cette fois-ci il écope de deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis. La société du Lagon vert et ses filiales ont fait faillite en août 1996. Ils ont laissé 2,29 millions d'euros de dettes et environ 4.000 victimes.

Sur Internet

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JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
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  • La cour d’assises revit la mort tragique d’Aurélie
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