Vendredi 27 juillet 2007

FELTHAM (AFP) - La ministre française de la Justice Rachida Dati s'est rendue vendredi dans une prison près de Londres pour rencontrer l'inspectrice en chef des prisons anglaises, fonction très similaire au poste de "contrôleur général" des lieux d'enfermement qu'elle veut créer.

La ministre française de la Justice Rachida Dati s'est rendue vendredi dans une prison près... Agrandir la photo 

Un projet de loi créant ce poste doit être présenté mardi au Parlement.

En Angleterre, l'inspecteur en chef, qui est indépendant de l'administration pénitentiaire, peut visiter, sans prévenir, n'importe quelle prison et discuter avec les détenus de leurs conditions de vie et du respect de leurs droits. Le projet de loi français se propose d'étendre ces inspections à tous les lieux d'enfermement (locaux de garde à vue, centres de rétention, hôpitaux psychiatriques, etc.).

Mme Dati a affirmé que les échanges avec l'inspectrice Anne Owers dans la prison pour mineurs et jeunes adultes de Feltham, en banlieue de Londres, l'avaient "confortée dans la nécessité de la création de ce poste", lors d'un point-presse.

Selon Mme Dati, "le personnel pénitentiaire est tout à fait ouvert à ce type de contrôles" en France. Affirmant que "le Parlement débattra des conditions de ces visites", elle a rappelé qu'en l'état actuel du texte, elles pourraient avoir lieu "à tout moment", sans préavis "lorsque des circonstances particulières l'exigent".

L'inspecteur en chef des prisons en Angleterre, un poste créé en 1981, ne prévient les prisons d'une visite imminente "que dans la moitié des cas", a indiqué Mme Owers.



ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Mercredi 25 juillet 2007

Artois - 24 juillet 2007 à 16:09

Le jeune homme de 28 ans originaire de Tourcoing qui s'était évadé du palais de justice de Douai le 6 juin dernier a été condamné à deux ans de prison ferme, cet après-midi, par le tribunal correctionnel de Douai. Le jour de son évasion, le jeune homme était dans l'attente de son défèrement quand il est parvenu à ouvrir la porte de sa geôle, sauter du premier étage du palais de justice et s'enfuir dans le centre-ville. Il avait été rattrapé trois heures plus tard.

Plus de détails dans votre édition de Douai, demain

ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Mardi 24 juillet 2007
PARIS (AFP) - La Garde des Sceaux Rachida Dati a visité lundi la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne) où elle a pu s'entretenir avec de jeunes détenus et se faire décrire le travail d'une unité de soins psychiatriques établie dans la prison.

La Garde des Sceaux Rachida Dati a visité lundi la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne)... Agrandir la photo La Garde des Sceaux Rachida Dati L'"unité psychiatrique hospitalière" (UPH) de Fresnes, d'une capacité de 44 lits, accueille des détenus malades, schizophrènes ou maniaco-dépressifs, qui sont généralement dans "des états dignes des urgences psychiatriques", a expliqué le docteur Magali Bodon-Bruzel, responsable de l'UPH.

Attentive à l'exposé, en présence du directeur de l'Administration pénitentiaire Claude d'Harcourt, Mme Dati s'enquiert de la moyenne d'âge des patients (en l'occurrence 30 ans) et de la possibilité de répondre 24 heures sur 24 à une éventuelle crise suicidaire, principale angoisse du personnel.

"Un psychiatre est toujours joignable", répond le Dr Bodon-Bruzel qui regrette au passage qu'il y ait en prison "de plus en plus (de détenus) pour lesquels on s'interroge sur le pourquoi de leur présence". Pour ceux qui relèvent de la psychiatrie "on espère quelques non-lieu", dit-elle.

S'ensuit une description des moyens thérapeutiques réservés aux délinquants sexuels, qui incite la ministre à rappeler qu'un volet de la loi anti-récidive prévoit pour eux l'obligation de soins. "Les dispositions prises seront tout à fait adaptées", assure-t-elle.

Lors de cette quatrième visite de prison depuis sa prise de fonctions en mai, Mme Dati a aussi fait une halte dans un atelier d'assemblage d'équipements automobiles où travaillent des détenus, et s'est entretenue avec un petit groupe dans une salle de musculation.

Entre deux exercices à la barre fixe un jeune d'origine maghrébine s'est plaint d'être en détention provisoire depuis 22 mois dans un dossier instruit par un juge antiterroriste. "Madame la ministre jamais je n'ai voulu poser une bombe, c'est anti-islamique!". Mme Dati prend le temps d'écouter mais explique qu'elle ne peut "prendre position en tant que ministre". "Les juges d'instructions sont indépendants, je n'ai pas accès à leurs dossiers".

La maison d'arrêt de Fresnes accueille actuellement 2.236 détenus pour 1.348 places soit un taux d'occupation dépassant les 160%.



ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Lundi 23 juillet 2007


DOMINIQUE RIZET.
 Publié le 20 juillet 2007
Actualisé le 21 juillet 2007 : 16h36

C'est UNE «PEAU DE BANANE» glissée au médiateur de la République. Le Conseil des ministres du 9 juillet a en effet retenu la proposition du ministre de la Justice, Rachida Dati, d'un projet de loi créant un «contrôleur général indépendant» de tous les lieux d'enfermement. Si l'intention est louable de vouloir «s'assurer que les droits fondamentaux des personnes privées de liberté sont respectés, selon le compte rendu du Conseil des ministres, dans les établissements pénitentiaires, centres éducatifs fermés, locaux de garde à vue, hôpitaux psychiatriques», cette décision de créer d'urgence un poste de contrôleur général indépendant n'en est pas moins une vilaine manière faite au médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, chargé officiellement - depuis 2006 par le garde des Sceaux de l'époque, Pascal Clément - de travailler sur ce dossier. Légitimé dans sa mission par une loi (Le Figaro Magazine du 6 avril 2007) étendant ses pouvoirs conformément aux recommandations du Conseil de l'Europe, le médiateur peut donc aujourd'hui remettre son dossier au placard et, avec lui, le fruit des consultations menées depuis un an avec une soixantaine d'acteurs clés (ONU, Conseil de l'Europe, ministères, ONG, Observatoire international des prisons, Amnesty International, associations, religieux, personnalités étrangères, syndicats policiers, pénitentiaires...).

 

Au passage, on observe comment ce projet de loi créant ce futur contrôleur est boosté. Envoyé en urgence au Conseil d'Etat, le projet a échappé - comme le veut la règle - au filtre d'une deuxième réunion interministérielle. Le Conseil d'Etat a néanmoins rendu son avis le jeudi 5 juillet. Le lendemain en fin d'après-midi, le secrétaire général du gouvernement convoque une réunion à Matignon pour ratifier le texte. Motif de cette précipitation : le texte doit être inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres qui se tient exceptionnellement le lundi 9 en raison de l'emploi du temps du président de la République. Le projet sera discuté, en première lecture, au Sénat à la fin du mois de juillet et à l'Assemblée nationale à l'automne. Certains estiment que cela «rachèterait» le refus de la grâce présidentielle du 14 Juillet ou l'annonce des lois sur la récidive.

 

On avance déjà un nom pour occuper cette fonction : un nouveau collaborateur en attente d'un poste important, appelé discrètement à Matignon voilà quelques jours. Un jeune avo- cat pressé, candidat malheureux à la députation.

 


ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Jeudi 19 juillet 2007
Alors que les députés ont adopté hier le projet de loi de lutte contre la récidive, il y avait près de 62 000 détenus dans les prisons le 1er juillet, pour 50 500 places effectives. Un record depuis trois ans...
Près de 62 000 détenus en France
Un record depuis trois ans. 61.810 personnes dans les prisons françaises au 1er juillet 2007, alors qu'il n'y a que 50.557 places effectives : le nombre de prisonniers atteint son plus haut niveau depuis le pic historique de juillet 2004 (63.652), selon des statistiques de l'Administration pénitentiaire disponibles depuis hier sur le site internet du ministère de la Justice. Ce chiffre marque une hausse annuelle de 3,9% par rapport aux 59.488 détenus comptabilisés au 1er juillet 2006. Mais ce nombre avait été suivi un mois plus tard d'une baisse de 4,5%, sous l'effet des grâces du 14 juillet. Il faut remonter à juillet 2004 pour trouver un chiffre plus élevé que les 61.810 du 1er juillet 2007. La population carcérale avait alors atteint le pic historique de 63.652 détenus: ce niveau avait diminué ensuite de manière drastique après, là aussi, la grâce collective du 14 juillet, qui avait accordé un nombre record de jours de remise de peine. Un droit de grâce dont Nicolas Sarkozy a refusé de faire usage cette année.

Des peines plancher et la fin de "l'excuse de minorité". Ces chiffres risquent de donner de nouveaux arguments aux personnes opposées au projet de loi de lutte contre la récidive, adopté hier soir par les députés, par 144 voix contre 93. Il instaure des peines minimales pour les récidivistes et exclut l'excuse de minorité pour les mineurs multirécidivistes de plus de 16 ans. Les groupes UMP et Nouveau Centre ont voté ce texte, présenté par la ministre de la Justice Rachida Dati, et adopté par le Sénat le 6 juillet. Les groupes socialiste, radical et citoyen et gauche démocrate et républicaine ont voté contre ce projet de loi également critiqué par certains professionnels (magistrats, éducateurs, policiers). Les syndicats de magistrats redoutent aussi que cette loi ne remplisse davantage les prisons, même si la Garde des Sceaux assure qu'il n'y aura "pas d'effet mécanique à cette loi". Pour Jean-François Forget, secrétaire général de l'Union Fédérale Autonome Pénitentiaire (UFAP/Unsa), la seule solution "à très court terme" est que les juges d'application des peines "se mettent à orchestrer des libérations conditionnelles et des aménagements de peine pour voir un certain nombre de détenus sortir".

"Construire de nouvelles prisons" ? La solution est-elle alors de construire de nouvelles prisons ? Si cet avis ne fait pas l'unanimité, c'est en tous cas la position du Premier ministre François Fillon, invité sur France 3 mardi. "Moi, ce qui m'obsède, c'est la sécurité des Français. S'il faut construire des prisons, on construira des prisons", a-t-il déclaré. "S'il faut, c'est ce qu'on fait d'ailleurs, choisir d'autres manières de faire purger à un certain nombre de délinquants leur peine pour faire des places dans les prisons à ceux qui sont les plus dangereux, on le fera", a-t-il ajouté. La ministre de la Justice Rachida Dati parie aussi sur la poursuite du programme immobilier de ses prédécesseurs, avec la construction de 13.200 places d'ici 2012.




Discours de Rachida Dati
Le discours de la ministre de la Justice prononcé le 17 juillet à l'Assemblée nationale à propos de son projet de loi de lutte contre la récidive...

L'OIP
L'Observatoire international des prisons s'oppose au projet de loi contre la récidive...

Justice : redonner un sens à la peine
Retrouvez ici le dossier que nous avions réalisé en novembre dernier sur le sens de la peine et les solutions à envisager face à la surpopulation carcérale...

Vieillir en prison
Retrouvez ici le reportage multimédia que nous avons réalisé en octobre dernier au centre de détention de Riom, où de nombreuses personnes âgées purgent leur peine...


ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Mercredi 18 juillet 2007

NOUVELOBS.COM | 18.07.2007 | 15:36

Réagissez à l'article7 réactions

C'est la première fois qu'une telle plainte, pour "conditions de détention contraires à la dignité humaine", est jugée recevable. La prison dans laquelle il purge sa peine dispose de 259 places pour 330 prisonniers.

 

 (Reuters)

 (Reuters)

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nancy a jugé mardi recevable la plainte pour "conditions de détention contraires à la dignité humaine" d'un détenu de la maison d'arrêt d'Ecrouves (Meurthe-et-Moselle), a-t-on appris, mercredi 18 juillet, auprès de son avocate à Nancy.
C'est la première fois qu'une plainte de ce genre est déclarée recevable. La cour d'appel de Nancy a jugé que la plainte contre X déposée avec constitution de partie civile par le détenu, un Italien âgé d'une quarantaine d'années, devait être instruite par un magistrat d'Epinal (Vosges), a ajouté Me Delphine Mercier, confirmant une information publiée mercredi par Le Républicain Lorrain (RL).
Pour motiver son arrêt, la cour s'est appuyée sur un article d'une loi promulguée en 2003 qui dispose qu'une "personne vulnérable ou dépendante ne peut pas recevoir un hébergement contraire à la dignité humaine", a expliqué l'avocate.
La juridiction de deuxième instance a estimé qu'un détenu pouvait être assimilé à une "personne vulnérable ou dépendante", a-t-elle précisé.

60.870 détenus pour 50.600 places

Pendant plusieurs mois en 2006, ce détenu, condamné à huit ans de prison pour violences, a été incarcéré à la maison d'arrêt Charles III de Nancy qui, disposant de 259 places, est occupée par 330 prisonniers, selon les dernières statistiques officielles.
La plainte avait d'abord été adressée à la Cour européenne des droits de l'Homme qui avait refusé de l'instruire, le plaignant n'ayant pas épuisé toutes les voies de recours dans son pays d'origine, comme le prévoit la législation européenne.
En revanche, la juridiction européenne avait indiqué au détenu la marche à suivre pour que sa plainte soit déclarée recevable par la Justice française.
Dans un récent rapport sur la surpopulation carcérale, l'Administration pénitentiaire recensait au 1er juin 60.870 détenus en France alors que la capacité d'accueil des prisons du pays est de 50.600 places.


Sur Internet

Les prisons en France sur le site du ministère de la Justice

La vie en détention sur le site du ministère de la Justice

Les différents types de prisons en France (Wikipédia)

Solutions à la surpopulation carcérale

Les cahiers de doléances des états généraux de la condition pénitentiaire

Dossier de la Documentation français sur les conditions de détention et réinsertion

Le site de l'Observatoire international des prisons (OIP)

Le projet de Rachida Dati d'instaurer des peines plancher pour les récidivistes


ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Mercredi 18 juillet 2007
. Rachida Dati a annoncé mardi soir qu'elle venait de signer un décret qui "élargit" l'utilisation du bracelet électronique "au-delà de la simple libération conditionnelle".
. Le dispositif permet de suivre les mouvements du détenu en temps réel, via le système de positionnement par GPS.

- le 18/07/2007 - 09h38

Crédit Photo : TF1/LCI

En plein examen sur le projet de loi contre la récidive, Rachida Dati a indiqué devant les députés l'adoption par décret de l'utilisation du bracelet électronique mobile. "Ce dispositif va être généralisé par un décret que je viens de signer et qui sera publié prochainement", a indiqué la Garde des Sceaux. Elle a précisé que le décret "élargit" l'utilisation du bracelet électronique "au-delà de la simple libération conditionnelle". Le bracelet électronique permet de suivre les mouvements du détenu en temps réel, grâce au système de positionnement par satellite GPS. Ainsi, à chaque anomalie (des zones sont par exemple interdites aux détenus), l'administration pénitentiaire est informée.
 
La ministre de la Justice s'est également engagée à "poursuivre le programme immobilier pénitentiaire" avec la construction "de 13.200 places de plus d'ici 2012". Elle a également promis la construction d'une vingtaine de centres éducatifs fermés pour les mineurs avant fin 2008 . "Il y en a 29 à ce jour et il y en aura près de 50 avant la fin de l'année 2008", dont 5 centres "dédiés à la pédopsychiatrie pour les mineurs atteint de troubles psychiatriques", a-t-elle dit.

Montebourg demande des éclaircissements
 
Rachida Dati a annoncé en outre la "création d'un juge délégué aux victimes pour aider les victimes dans leur parcours judiciaire". Soulignant qu'il fallait "mieux traiter les délinquants qui souffrent de maladie mentales pour éviter qu'ils constituent une menace pour la société", elle a indiqué qu'elle allait créer "709 places en unités hospitalières spécialement aménagées d'ici 2011". Le député socialiste Arnaud Montebourg a demandé des éclaircissements budgétaires à propos de ces annonces qu'il a chiffrées à "un milliard et demi d'euros, voire deux milliards d'euros".

Par ailleurs, les députés ont adopté les deux premiers articles du projet de loi de lutte contre la récidive qui instaurent des peines minimales d'emprisonnement applicables dès la première récidive de crimes ou de délits. Les juges pourront toutefois, sous certaines conditions, prononcer des peines inférieures à ces peines minimales.

Avec Agence

Bracelet électronique de surveillance

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le bracelet électronique de surveillance est une forme de peine qui est susceptible de se substituer à la prison ou à l'enfermement. Le principe consiste à poser sur le prisonnier un marquage électronique inviolable.

Plusieurs technologies sont envisagées pour obtenir ce résultat. La plus connue et celle qui lui donne son nom est une sorte de montre bracelet qui contient une puce électronique qui peut être repérée à distance par les autorités policières ou pénitentiaires. Une autre approche serait l'insertion d'une puce électronique sous la peau des condamnés.

Les enjeux technologiques associés sont relativement clairs même si leur solution n'est pas actuellement confirmée :

  • inviolabilité : le bracelet ne doit pas pouvoir être facilement retiré ou désactivé.
  • détectabilité : la puce doit pouvoir être facilement détectée par les autorités même depuis une grande distance.
  • fiabilité : comme tout système électronique, la panne n'est pas exclue ; mais ses conséquences seraient sans doute mal perçues par le public.
  • respect de la vie privée : les condamnés doivent voir leurs mouvements limités, pouvoir être retrouvés en cas de fuite ; mais cela ne doit pas être une intrusion dans les détails quotidiens de la vie privée de l'individu.

Sommaire

1 Le placement sous surveillance électronique en droit français

Le placement sous surveillance électronique en droit français [modifier]

Introduction générale
Droit pénal et ses sources
Responsabilité pénale
Infractions
Contravention - Délit - Crime
Liste des infractions
Procédure pénale
Principes directeurs
Présomption d'innocence - Preuve
Légalité - Contradictoire
Acteurs
Action civile - Action publique
Étapes
Plainte - Garde à vue
Enquête - Instruction
Mandats - Perquisition
Contrôle judiciaire - Détention provisoire
Justice pénale
Ministère public - Juge d'instruction
Juge de proximité - Trib. police
Trib. correctionnel - Assises
JLD - JAP
Sanction pénale
Droit de l’exécution des peines
Amende - TIG
Bracelet électronique
Emprisonnement - Réclusion
Peine de mort : Monde - France
Portail juridique de Wikipédia
Droit français / Droit pénal

Il s’agit d’une mesure soit de contrôle judiciaire soit d’aménagement de peine comportant un système électronique de contrôle à distance de la présence ou de l’absence d’une personne sur un lieu où elle a été assignée par décision de justice.

Quelle est l’autorité compétente pour un placement sous surveillance électronique ? [modifier]

Le placement sous surveillance électronique peut être ordonné :

Le placement sous surveillance électronique fait partie des mesures que le directeur du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) peut proposer au JAP dans le cadre de la nouvelle procédure d’aménagement des peines instituée par la loi du 9 mars 2004, dite "loi perben". Depuis le 1er janvier 2005, la juridiction de jugement peut prononcer une mesure de placement sous surveillance électronique dès l’audience de jugement. Cette mesure peut être assortie de l’exécution provisoire.

Qui peut bénéficier d’un placement sous surveillance électronique ? [modifier]

Sont susceptibles de bénéficier d’une telle mesure :

  • les personnes mises en examen ;
  • les personnes condamnées à une ou plusieurs peines privatives de liberté dont la durée n’excède pas un an ou les personnes condamnées avec un reliquat de peine inférieur ou égal à un an.

Quelles sont les conditions matérielles devant être remplies ? [modifier]

  • avoir un domicile fixe ou un hébergement stable (au moins pendant la durée du placement sous surveillance électronique) ;
  • posséder une ligne de téléphone fixe sans aucun ajout (Internet, répondeur…) ;
  • s’il y a lieu, disposer d’un certificat médical attestant de la compatibilité de l’état de santé de la personne bénéficiaire avec le port du bracelet électronique ;
  • obtenir l’accord du maître des lieux (propriétaire ou locataire en titre)

d’assignation si ce n’est pas le domicile de la personne placée sous surveillance électronique et sauf s’il s’agit d’un lieu public.

Ces éléments, outre la disponibilité du dispositif technique et la vérification de la situation familiale, matérielle et sociale du condamné, sont recueillis au cours d’une enquête préalable de faisabilité diligentée par le SPIP.

Comment fonctionne le dispositif ? [modifier]

La personne assignée porte au poignet ou à la cheville un bracelet comportant un émetteur. Cet émetteur transmet des signaux fréquents à un récepteur, lequel est placé dans le lieu d’assignation. Ce récepteur envoie à un centre de surveillance diverses informations (messages relatifs au fonctionnement du dispositif et à la présence de la personne placée dans le lieu d’assignation).

En cas de violation de ses obligations par la personne assignée (non-respect des heures d’assignation, tentative d’enlèvement du bracelet…), le système avertit le centre de surveillance par une alarme.

Quelle est la procédure d’octroi ? [modifier]

En dehors du cas de la décision de la juridiction de jugement, la décision de placement sous surveillance électronique intervient :

  • soit sur décision du Juge d'instruction après un interrogatoire en présence de l’avocat, soit sur décision du juge des libertés et de la détention après débat contradictoire. Le juge d'instruction ou le juge des libertés et de la détention n’informe la personne mise en examen que dans le cas où elle ne respecterait pas les obligations du placement sous surveillance électronique, auquel cas elle pourra être placée en détention provisoire. La personne mise en examen placée sous surveillance électronique est inscrite dans un registre nominatif spécial tenu par l'administration pénitentiaire ;
  • soit sur décision du JAP, avec ou sans débat contradictoire selon que le procureur de la République refuse ou accepte la mesure.

Avant d’être placée sous surveillance électronique, la personne concernée doit donner son accord en présence de son avocat. Depuis le 1er janvier 2005, la présence de l’avocat est facultative.

Quelles sont les obligations d’une personne placée sous surveillance électronique ? [modifier]

Le placement sous surveillance électronique emporte, pour le placé, interdiction de s'absenter de son domicile ou de tout autre lieu désigné par l’autorité judiciaire en dehors des périodes fixées par celle-ci. Les périodes et les lieux sont fixés en tenant compte :

  • de l'exercice d'une activité professionnelle par le placé
  • du fait qu'il suit un enseignement ou une formation, effectue un stage ou occupe un emploi temporaire en vue de son insertion sociale
  • de sa participation à la vie de famille
  • de la prescription d'un traitement médical.

Le placement sous surveillance électronique comporte également obligation de répondre aux convocations de toute autorité publique désignée par le juge. Le condamné admis au bénéfice du placement sous surveillance électronique peut également être soumis aux mesures prévues par les articles 132-43 à 132-46 du code pénal. Le condamné placé sous surveillance électronique demeure inscrit au registre d’écrou et peut bénéficier du crédit de réduction de peine et des réductions de peine supplémentaires.

Pour le condamné, quel est le JAP territorialement compétent pour assurer le suivi de la mesure et, le cas échéant, prononcer sa révocation ? [modifier]

Lorsqu'a été accordée une mesure de placement sous surveillance électronique, le juge de l'application des peines (JAP) territorialement compétent est celui de la juridiction dans le ressort de laquelle se trouve le lieu d'assignation du condamné fixé par la décision ayant accordé la mesure.

Que se passe-t-il en cas de non-respect de la mesure ? [modifier]

  • S’agissant d’un prévenu, le juge des libertés et de la détention peut le placer en détention provisoire ;
  • s’agissant d’un condamné, le JAP peut prononcer la suspension de la mesure. Dans ce cas, il doit tenir le débat contradictoire dans le délai de quinze jours suivant l'incarcération du condamné qui résulte de cette suspension, à défaut de quoi la personne est replacée sous surveillance électronique si elle n'est pas détenue pour une autre cause ;
  • le JAP peut également retirer la décision de placement sous surveillance électronique, soit en cas d'inobservation des interdictions ou obligations prévues aux articles 132-26-2 et 132-26-3 du code pénal, d'inconduite notoire, d'inobservation des mesures prononcées en application de l'article 723-10 du CPP, d’une nouvelle condamnation ou du refus par le condamné d'une modification nécessaire des conditions d'exécution, soit à la demande du condamné. La décision est prise après débat contradictoire.

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]

  • TACollection est un magazine français qui se consacre explorer les solutions de traçabilité et d'identification automatique



ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Mercredi 18 juillet 2007

Après l’évasion spectaculaire de Pascal Payet, qui purgeait une peine de trente ans à la prison de Grasse pour le meurtre d’un convoyeur de fonds, des centaines d’internautes se passionnent pour cette affaire. Souvent pour le pire.

Le 14 juillet, dès 22h30, un internaute annonce l’évasion de Pascal Payet sur un blog ouvert en 2006 par la famille du détenu afin de rendre compte des conditions de détention des prisonniers français. En quelques jours, le blog, largement médiatisé, est devenu le lieu de discussion privilégié des passionnés de l’affaire Payet. Certains, comme Eric, glosent sur l’efficacité de la prison: “La prison est mauvaise? On devrait donc rétablir la peine de mort. Deja que trente ans pour un meurtre c'est très peu (ca permet d'en faire trois par vie).” De son côté, Roland s’agite et s’en prend à la police: “Si la police n'était pas si occupée à renflouer les caisses de l'Etat en contrôlant les dangereux criminels qui roulent à 95 km/h en lignes droites désertes ...”

A ces réflexions s'ajoutent les frémissements d’amateurs de mauvais garçons: “J'aime la vie et ses folies. Mais le coeur qui bat à 180, les nerfs à fleurs de peau, les sens en eveil, les sons amplifiés et cette sensation que tout va si vite avec une notion de déroulement au ralenti....pour une évasion c'en est une belle et respect à cet exploit... et au pilote d'hélico qui manoeuvre bien.” Anna, une fan, interpelle Payet: “Moi je trouve ça très romantique les bandits, mais dès qu'il y a mort d'homme, ça l'est beaucoup moins. Bonne route dans votre cavale, mais ne tuez plus personne. Soyez un Arsène Lupin parfait! Vous en avez le physique et en plus vous écrivez sans faute.”

Plus moderé, cet internaute fait le point: “A lire certaines personnes, on a l'impression que Mr Payet est un 'voleur - seigneur'... Certains se laissent aveugler par une évasion exemplaire. Un homme est mort en exerçant son travail, rappelez-vous en.”

Une étudiante en journalisme à Lille, Momolle, s'enthousiasme pour une affaire qui pimente un peu son stage en presse régionale: "Samedi dernier, le 14 juillet, un événement EXCEPTIONNEL a occupé la rédac pour au moins... trois jours !!! Je parle bien sûr de l'évasion de Pascal Payet, de la maison d'arrêt de Grasse. C'est la deuxième évasion de ce grand nom du banditisme, réputé être un des prisonniers les plus gardés de France... Faut croire qu'il y a eu un ptit bug...Bref, Pascal Payet, changé de prison tous les trois à huit mois a décidé de faire sa grâce du 14 juillet. Bref, c'est l'attraction du moment par ici. Zêtes jaloux, hein???"

Sur son blog de discussion, Marie-Nade s'interroge: "Il y a une prime (exonérée d'impôts) pour sa capture?" La blogueuse revient sur la date de l'évasion: "Pendant que le roi de France et des Français célébrait le 14 juillet de la rupture (avec qui ?), j'en connais un à qui on aurait mieux fait de couper les ailes. Rachida devait encore être occupée à papoter grave au lieu de surveiller les gens qui se lèvent tard. A 18h15, alors que le goûter battait son plein dans les champs, le dangereux récidiviste Pascal Payet a fait la malle en hélico pour la seconde fois. De la prison de Grâce Grasse après celle d'Ex Aix. Trop fort le mec."

L'humeur du jour de la blogeuse Adeline Bronner lui fait écrire au sujet de Pascal Payet: "C’est quand même beau le grand banditisme. Pas de doute, des princes ces gens-là. (...) Ils connaissent si bien le fonctionnement de la zonzon, qu’ils sont capables de trouver le 'trou de souris' dans l’agenda de la nuit. Ils sont super équipés , en cinq minutes l’affaire est dans le sac, le prisonnier libre comme l’air. Quelques minutes plus tard, l’hélico est posé, avec le matos et le pilote laissé attaché mais indemne et avec de plates excuses de la part des malfrats. Y a pas à dire, ils savent vivre ces gens-là." Elle nuance plus loin: "On se remet à penser au type mort et surtout ( pardon pour le monsieur mort, mais c’est un métier à risques finalement), que la liberté pourrait avoir un meilleur goût avec le pognon de quelques grands argentiers ou autre parrains de ce que vous voulez, plutôt qu’avec les éconocroques de monsieur classe moyenne ou les retraites maigrichonnes de la veuve duraton. A saigneur, tout honneur perdu."


ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Mercredi 18 juillet 2007
LILLE, 17 juil 2007 (AFP) - 16h28


Le député PS du Nord Bernard Roman a adressé mardi une lettre à la garde des Sceaux Rachida Dati pour attirer son "attention sur la situation particulièrement choquante de la maison d'arrêt de Loos", près de Lille, selon une copie du courrier envoyée à l'AFP. "Je me permets d'attirer votre attention sur la situation particulièrement choquante de la maison d'arrêt de Loos, et plus spécifiquement sur l'état des cellules du quartier disciplinaire de cet établissement", écrit M. Roman dans son courrier. Evoquant des "conditions contraires à toutes les normes" dans ces cellules, le député énumère: "pas d'arrivée d'eau chaude ni de toilettes, obstruction de l'éclairage naturel qui impose de séjourner dans la pénombre, commutateur électrique extérieur à la cellule". "Il semble par conséquent urgent que des mesures soient envisagées, notamment en matière budgétaire, pour remédier à des dysfonctionnements qui sont inadmissibles", conclut-il.

© 2007 AFP.

ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

Lundi 16 juillet 2007


AP | 15.07.2007 | 16:53

 Au lendemain de l'évasion par hélicoptère de Pascal Payet, une figure du grand banditisme marseillais spécialiste de ce type d'évasions spectaculaires, la ministre de la Justice Rachida Dati va recevoir cette semaine les représentants professionnels et associatifs du secteur de l'hélicoptère, a indiqué dimanche le ministère. L'objectif: avancer vers la signature d'un protocole qui permettra d'améliorer la sécurité et éviter les détournements d'appareils.

Guillaume Didier, porte-parole de Mme Dati, a précisé à l'Associated Press que le garde des Sceaux devrait recevoir place Vendôme des représentants de l'Union française de l'hélicoptère (constructeurs, exploitants, héliclubs) et du Syndicat national des exploitants d'hélicoptères (SNEH) pour discuter de ce protocole qui pourrait être conclu avec le ministère et la DGAC.

La ministre s'est rendue dans la matinée à la maison d'arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes), accompagnée du directeur de l'Administration pénitentiaire Claude d'Harcourt, à qui elle a demandé de mener un "audit complet de sécurité". Mme Dati a également réclamé qu'on prenne des mesures immédiates pour renforcer la sécurité de l'établissement. Ce dernier possède bien des filins anti-évasion, mais l'hélicoptère s'est posé sur un bâtiment au-dessus des filins, a-t-on précisé.

Alors que l'Inspection des services pénitentiaires a été saisie, Rachida Dati a souhaité venir à Grasse "pour adresser un message de soutien aux personnels en ces moments difficiles", a indiqué M. Didier qui a ajouté qu'elle leur avait assuré qu'elle serait "toujours à (leurs) côtés". AP


ajouter un commentaire recommander publié dans : Justice Carcérale commentaires (0)   

JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
    - © Kelpfish - Fotolia.com $('#form_ami .text').focus( function() { $(this).css('background-color','#f9f7dc'); }); $('#form_ami .text').blur( function() { $(this).css('background-color','white'); }); ...
  • La cour d’assises revit la mort tragique d’Aurélie
    Dugny En octobre 2006, une jeune fille de 19 ans avait été entraînée dans le vide par l’ex-compagnon de sa soeur, qui s’y jetait avec elle. Dimitri a survécu. Il est jugé à...
  • La rencontre sur Internet tourne au drame
    Jean-Marc Aubert, le mardi 6 janvier 2009 à 04:00 lu 245 fois · aucun commentaire --> Cliquez pour agrandir ...
  • Sarkozy s'apprêterait à annoncer la suppression du juge d'instruction
    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
  • Des caméras dans les prétoires ?
    Ceci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où...
  • 3 hommes jugés pour l'attentat de Djerba
    UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 : Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi...
  • Procès Ferrara
    Antonio Ferrara Le "baveux" Comment "le Petit" est devenu caïd Ferrara, roi de la belle et du braquage Le roi de la belle Ouverture du procès Ferrara décontracté ...
  • 4 policiers condamnés pour violences
    Créteil - Quatre policiers condamnés pour violences Crédit Photo : TF1/LCI Des policiers ...
liste complète

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Images aléatoires