Mercredi 13 février 2008

 
 
Crédit Photo : TF1-LCI
 
. La cour a ordonné, contrainte et forcée, le renvoi d'un procès, apprenant qu'un des enquêteurs avait été condamné pour agression sexuelle sur un témoin.
. Les avocat de la défense ont mis en cause l'avocat général, qui avait connaissance de ces éléments.

Avec agence - le 12/02/2008 - 20h15

 

Un procès devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine a été renvoyé mardi, à la demande de la défense comme des parties civiles, après la découverte à l'audience de la condamnation d'un gendarme ayant mené l'enquête, pour agression sexuelle contre un témoin.


Le président de la cour a ordonné, "contraint et forcé", le renvoi du procès de sept braqueurs présumés au lendemain de la mise en cause, par deux femmes témoins, de l'enquête de la gendarmerie. L'une de ces femmes a affirmé que "des dates" lui avaient été "soufflées" au cours de l'enquête tandis que l'autre a révélé qu'un gendarme l'avait agressée sexuellement au cours de l'enquête et avait été ensuite condamné pour ces faits.
  

Les avocats de la défense et des parties civiles ont indiqué n'avoir pas eu connaissance de ces faits. Ceux de la défense ont dénoncé "un dysfonctionnement de l'enquête de gendarmerie et de l'instruction" et mis en cause l'avocat général, au courant de ces éléments puisqu'il représentait le parquet au procès en appel du gendarme, dont le jugement a été rendu le 5 février. "Comment découvrir la vérité d'un dossier si vous n'avez pas la vérité sur l'enquête ?", a lancé Me Frank Berton, avocat de l'un des accusés.

Les avocats des parties civiles ont demandé le renvoi afin d'obtenir "la sérénité des débats" de ce procès qui concerne une série de braquages qui ont eu lieu à Saint-Malo et à Rennes en 2000 et 2001.

Tri par pertinence   Tri par date   Trier par date et afficher les doubles 

À Rennes, le procès des braqueurs vire au fiasco
Ouest-France - Il y a 2 heures
Les avocats de la défense ont demandé avec force que le procès soit renvoyé et obtenu gain de cause. : Marc Ollivier Le président de la cour d'assises l'a ...
Braquages en Ille-et-Vilaine. Le procès en assises renvoyé
Le Télégramme - Il y a 7 heures
Depuis dix jours, six hommes et une femme comparaissaient devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour une série de braquages commis dans des agences ...
Vif embarras à la cour d'appel de Rennes
Le Figaro - Il y a 17 heures
Une semaine après l'ouverture d'un procès pour braquages, la cour d'assises a appris avec stupeur la condamnation d'un gendarme lié à l'enquête, ...
Le procès des braqueurs renvoyé après les révélations d'un témoin
Ouest-France - Il y a 20 heures
Le président des assises d'Ille-et-Vilaine, Joël Christien, a décidé, "contraint et forcé", vers midi et demi, de renvoyer le procès des braqueurs. ...
Un procès d'assises renvoyé après la mise en cause d'un gendarme
France Info - Il y a 21 heures
RENNES, 12 fév 2008 (AFP) - Un procès devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine a été renvoyé mardi, à la demande de la défense comme des parties civiles, ...
Assises d'Ille-et-Vilaine : rebondissement au procès des braqueurs
Ouest-France - 11 fév 2008
Une jeune femme, témoin d'un procès d'une bande de braqueurs, a rapporté, ce soir vers 18 h 45, devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine qu'elle avait été ...
Assises : la révélation du témoin crée un tollé
maville.com - 11 fév 2008
A Rennes, le procès a été suspendu. Une femme a déclaré qu'un gendarme l'a agressée sexuellement au cours de l'enquête sur une série de braquages. ...

 


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Mardi 12 février 2008

 

Dany Leprince, condamné en 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité pour un quadruple meurtre par la cour d'assises de la Sarthe, s'est marié aujourd'hui à la centrale de Poissy (Yvelines).

Dany Leprince et son épouse, âgée de 52 ans, ont fait connaissance en échangeant des lettres avant de se voir pour la première fois en novembre. Ils ont décidé ensuite de se marier.

Il a été condamné en 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de la période de sûreté maximale de 22 ans, par la cour d'assises de la Sarthe pour les meurtres, à l'arme blanche, de son frère, de sa belle-soeur et de deux de ses nièces en septembre 1994 à Thorigné-sur-Dué (Sarthe).

source : AFP


AFFAIRE LEPRINCE / FORUM
nouvelobs.com - Il y a 2 heures
Roland Agret et Nicolas Poincaré, respectivement fondateur de l'association Action justice et présentateur d'"On refait le monde" sur RTL, et co-auteurs de ...
Dany Leprince s'est marié à Poissy
Le Figaro - Il y a 19 heures
Dany Leprince, condamné en 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité pour un quadruple meurtre par la cour d'assises de la Sarthe, s'est marié aujourd'hui ...
Béatrice se marie ce matin avec « le tueur de Thorigné
Le Parisien - 10 fév 2008
Derrière les murs de la centrale de Poissy, Béatrice, un médecin de 52 ans, doit épouser ce matin Dany Leprince. Surnommé le Tueur à la feuille de boucher ...
Béatrice a épousé Dany Leprince en prison
maville.com - Il y a 6 heures
Le mariage s'est déroulé hier matin. Il permet aux défenseurs de Dany Leprince de relancer la demande de recours en grâce déposée en sa faveur. ...
Condamné à perpétuité, Dany Leprince se marie en prison et crie ...
Europe 1 - Il y a 19 heures
Celui que l'on surnomme le "Tueur à la feuille de boucher", condamné à la perpétuité pour un quadruple meurtre, s'est marié en prison lundi avec une femme ...
Dany Leprince, "Le tueur de Thorigné" se marie en prison !
Choc.fr - 11 fév 2008
Dany Leprince, "le Tueur à la feuille de boucher", condamné à perpétuité, se marie aujourd'hui à Béatrice, un médecin de 52 ans. ...
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thème du forum :


L´affaire Leprince.

Avec Roland Agret et Nicolas Poincaré, respectivement responsable de l´association Action justice et animateur de "On refait le monde" sur RTL, co-auteurs de "Condamné à tort, l´affaire Leprince" (janv. 2008, Michel Lafon)

Question de : Internaute

Les prisons sont pleines d´innocents, n´est-il pas ?

 

Réponse :  Les prisons françaises sont pleines de détenus qui se proclament innocents et certains le sont. Ce qui me frappe, c´est que généralement en prison, les surveillants et les détenus arrivent assez bien à séparer les vrais des faux innocents. Et je peux vous affirmer qu´à la centrale de Poissy, plusieurs surveillants m´ont dit que Dany Leprince n´avait rien à faire là.

Question de : Internaute

Dans le cas de désastres judiciaires comme Outreau ou l´affaire Patrick Dills, le travail des avocats est-il tout de même à remettre en cause?

 

Réponse :  Dans l´affaire d´Outreau on peut remettre en cause le travail de tout le monde: Le juge et le procureur, la presse et aussi les avocats vous avez raison. Il y avait dans le dossier des incohérences énormes que les avocats n´ont pas vues. NP

Question de : Internaute

Quand on est accusé à tort, quel sentiment vous envahit, la colère , la tristesse?

 

Réponse : C´est l´incrédulité, l´anéantissement.... RA

Question de : Internaute

Comment peut-on aider l´association Action Justice ?

 

Réponse :  En consultant le site www.action-justice.fr

Question de : Internaute

J´ai lu votre livre que je trouve très argumenté. Je veux croire à la révision. Bon courage à vous deux et bravo.

 

Réponse :  Merci à vous de tout coeur.

Question de : Internaute

Qu´avez-vous pensé de l´affaire Outreau ?

 

Réponse :  C´est un procès qui m´a bouleversé. Le meilleur résumé de cette affaire a été écrit par Florence Aubenas qui se trouve dans le bureau avec nous, en ce moment.

Question de : Internaute

Qu´est-ce qui fait qu´au bout du compte, la justice accepte, avec la révision, de revenir sur ses erreurs ?

 

Réponse :  La justice accepte quand il n´est plus possible de nier l´évidence. Mais je vous rappelle qu´entre le Capitaine Dreyfus en 1901 et Patrik Dills en 2000, les cas de révision se comptent sur les doigts de Roland Agret. Autrement dit, la justice ne se déjuge que 8 fois par siècle. NP

Question de : yves

Quel sommaire pour "On refait le monde" ce soir ?

 

Réponse :  Je ne sais pas encore. Peut être encore un peu de l´affaire de Neuilly. Et peut être les salaires des grands patrons qui se sont envolés en 2006. Si vous avez d´autres idées... NP

Question de : Internaute

On a le sentiment qu´une fois la machine judiciaire lancée, plus rien ne peut l´arrêter. Cette pensée est-elle justifiée, selon vous ?

 

Réponse :  Vous avez raison. Dany Leprince estime qu´il était condamné dés la fin de sa garde à vue et que même le meilleurs avocat du monde n´aurait pu le sauver. Mais il reste l´espoir de la révision. Roland Agret a obtenu la troisième révision de l´histoire de France. Nous nous battons pour que Leprince obtienne la 7eme. NP

Question de : Internaute

Ne vous faites pas passer pour un martyr ou un saint , vous n´en etes pas un!!!Combien vous a rapporté votre livre? avez vous tout reversé pour une association caritative?

 

Réponse : Je ne suis pas un saint et heureusement. Par contre, votre bassesse n´est pas pour vous honnorer. Si vous parlez de droits d´auteurs, ils sont réservés à payer avocats et énormes frais pour l´affaire... RA

Question de : Internaute

Il est vrai qu´ne prison il n´y a que des innocents... c´est incroyable cela..et je sais de quoi je parle....mais moi j´ai l´intime conviction de la culpabilité de Leprince ..J´en ai le droit non?

 

Réponse : Tu as lu le dossier ? tu as lu le libre "condamné à tort" ? Sinon, tu ne peux rien dire, encore moins condamner sans savoir. Mais tu as tous les droits...Tous RA

Question de : Internaute

Que pensez-vous, d´un point de vue moral, de ces femmes qui engagent une correspondance épistolaire en vue du mariage avec des assassins incarcérés (Monique Fourniret par exemple) ?

 

Réponse :  L´immoral se situe chez ceux qui se pensent vertueux en jugeant les autres... Les femmes comme les autres, sont libres de leurs sentiments. Quant aux "assassins"...Ils payent et acquittent leurs dettes à la société... RA

Question de : Internaute

"15% d´erreurs judiciaires" ? Comment estimez-vous ce chiffre ?

 

Réponse : Estimation réalisée après un colloque d´avocats, magistrats etc... Et moi et moi et moi.... RA

Question de : Internaute

Comment expliquez-vous que les gens se passionnent pour ce type de fait-divers ?

 

Réponse :  Malheuresement, je ne crois pas que les gens se passionne pour l´affaire Leprince. Il est resté des années en prison sans que personne ne s´interresse à lui.

Question de : Internaute

Bonjour, avez-vous, vous-même, "refait" l´enquête sur Dany Leprince ? Avez-vous découvert des éléments concrets qui mettent en doute sa culpabilité ? Si oui, avez-vous identifié un autre éventuel coupable ?

 

Réponse : Au début de l´affaire, certains se sont improvisés "enquêteurs" et en fait, j´ai été dans l´obligation de tout reprendre à zéro pour apporter des témoignages valides et conformes devant la Commission des révisions. Quant aux coupables, il y a des pistes qu´il appartient à la l´enquête actuelle de suivre... Pour notre part, c´est Dany le sacrifié qui nous intéresse. RA

Question de : Internaute

Pourquoi dites-vous qu´il est impossible de croire la femme de Dany Leprince ?

 

Réponse :  Parce qu´elle a présenté quatre versions successives. Dans la dernière, elle raconte qu´elle a trouvé dans la maison, trois cadavres et une survivante, la petite Solène. Elle a alors décidé de lui donné un bain (?), puis l´a conduite en voiture chez ses beaux parents, laissant seul ses trois filles avec leur père fou furieux. Ses beaux parents lui auraient conseillé de ramener l´enfant dans la maison pleine de cadavre, ce qu´elle a fait. Elle a ensuite regardé la télé, puis s´est couchée à coté de son mari assassin. A deux heures du matin, Dany Leprince est parti à l´usine. Sa femme a remis le reveil à six heures, puis elle est partie aux champs sans donner l´alerte. Si vous croyez ce récit, alors vous pouvez croire Dany Leprince coupable. NP

Question de : Internaute

Quand vous dites que vous avez fait "plus" que vous couper deux doigts, de quoi parlez-vous ? C´est déjà très courageux...

 

Réponse :  Un an et 28 jours de grève de la faim, avaler des manches de fourchette, empoisonnement devant le ministère de la justice et en 2005, je me suis tiré une balle dans le pied pour, enfin, obtenir réparation.

Question de : Internaute

Bonjour Roland, quand vous étiez en prison, avez-vous toujours gardé espoir ? Et Dany Leprince, dans quel état d´esprit est-il ?

 

Réponse :  En prison, j´ai gardé la rage du premier au dernier jour, et je l´ai encore. Dany, après 13 ans de prison pour rien, est abimé mais encore très combatif. Il envoie des dizaines de lettres par jour. Si vous voulez l´aider, vous pouvez lui envoyer des timbres: Dany Leprince. Centrale de poissy Rue de l´abbaye. 78 Poissy

Question de : Internaute

Bonjour, que pensez-vous de l´émission "faites entrer l´accusé" ?

 

Réponse :  Roland et moi, ne partageons pas la même opinion sur cette emmission.

Question de : Internaute

Pouvez-vous parler de votre association, comment elle fonctionne, combien de personnes sont membres, à quels résultats vous parvenez, etc. Merci

 

Réponse :  Tout est sur notre site : www.action-justice.fr

Question de : Internaute

Pourquoi est-il impossible de croire la femme de Denis Leprince ?

 

Réponse : Tout en dans le livre "condanmé à tort" où figurent ses 4 déclarations contradictoires... AR

Question de : Internaute

bonjour, pensez-vous que les recours suffisants existent quand on s´estime victime d´une erreur judiciaire ?

 

Réponse :  Au moins, depuis quelques années, les condamnés aux assises peuvent faire appel. Ce n´était pas le cas de Leprince, condamné en 1997.

Question de : jojo

Aurire vous le numéro de Ioulia ?

 

Réponse :  Oui, c´est le 06 87 04 et zut, j´ai oublié la fin...

Question de : Internaute

Bonjour Nicolas, ne craingez-vous pas que prendre parti dans un dossier si sensible vous déserve en tant que journaliste ?

 

Réponse :  C´est possible, je prends le risque.

Question de : Internaute

bonjour, quelle suite allez-vous donner à votre action pour Dany Leprince ? Jusqu´où êtes-vous prêt à aller, Roland ?

 

Réponse :  Avec Nicolas nous avons fait un serment: aller jusqu´au bout, jusqu´à la révision du procès. Pour l´instant on se bat avec ce livre. Si ca ne suffit pas, on trouvera autre chose. Mais Nicolas n´a pas très envie de se couper des doigts. RA

Question de : Internaute

Bonjour Roland, pouvez-vous raconter ce que vous avez vu du système carcéral français ? de l´état des prisons ? Merci

 

Réponse : La prison, c´est la prison, qu´elle soit neuve ou vétuste... Désolé, il me faudrait des pages, un livre pour répondre. Amicalement. RA

Question de : Internaute

ceci n´est pas une question, mais bravo Nicolas pour "On refait le monde".

 

Réponse :  Merci beaucoup, à ce soir, j´espère.

Question de : Internaute

Pourquoi avoir créé Action justice ?

 

Réponse :  Victime moi même d´une erreure judiciaire, ayant fait 7 ans de prison pour rien et finalement obtenu la révision du procès et une totale réhabilitation, j´ai voulu ensuite être utile pour les autres.

Question de : Internaute

Roland, pensez-vous que vous aviez besoin d´en arriver à vous couper des doigts pour attirer l´attention sur votre cas ?

 

Réponse : Eh oui ...J´ai même été obligé de faire plus, toujours plus... Bises. RA

Question de : Internaute

Bonjour Nicolas, en tant que journaliste, que pensez-vous du traitement de certaines affaires judiciaires par la presse, Outreau par exemple ? Pensez-vous que les journalistes ont appris de telles erreurs ?

 

Réponse :  Dans l´affaire d´Outreau comme bien trop souvent, les journalistes ne disposent d´abord que d´informations venant de l´accusation. Et malheureusement, je crains que notre profession ait bien du mal a tirer les leçons de ses erreurs. NP

Question de : Internaute

bonjour Roland, êtes-vous venu au Nouvel Obs nu, comme lors de votre dernière conférence de presse ?

 

Réponse : Non, je suis "exceptionnelement" habillé, mais je peux me dépoiler... Bises et humour RA

Question de : Internaute

Philippe houillon a dit que les avocats s´écrasent. Dna votre cas, vos avocats se sont-ils écrasés devant les magistrats ?

 

Réponse :  Dans ce cas, l´avicat était un ténor du barreau, maitre Pelletier. Ce n´est pas qu´il s´est écrasé, mais il n´a pas été entendu.

Question de : Internaute

Rachidat Dati à demandé qu´à l´Enm soient développées les qualités humaines des magistrats. Pensez vous que dans votre cas, c´est par manque de qualités humaines que l´on ait abouti à une erreur judiciaire : obstination - certitude - manque de doute ......?

 

Réponse :  Obstination, certitude, manque de doute, effectivement on peut le dire concernant la magistrate qui a instruit cette affaire.

Question de : Internaute

Quels éléments sèment, selon vous, le doute quant à la culpabilité de Dany Leprince ?

 

Réponse :  L´absence de toutes preuves matérielles, contre lui, ses déclarations constante depuis 13 ans, mis à part des aveux partiels arrachés à la dernière heure de garde à vue. Plus le scénario absolument invraissemblable imaginé par l´accusation. Tout cela est raconté dans notre livre.

Question de : Internaute

Roland Agret, à combien estimez-vous le nombre d´erreurs judiciaires chaque année ?

 

Réponse :  Selon mes estimations, peut être jusqu´à 15% des personnes condamnées. RA

Question de : Internaute

Pourquoi ce livre ?

 

Réponse :  Nous sommes l´un et l´autre persuadé qu´un innocent crève en prison depuis 13 ans. C´est un livre de combat. Pour lui.

Question de : Internaute

Bonjour, où en est le cas de Dany Leprince ?

 

Réponse :  Une enquète en révision est en cours depuis mars 2006, mais en réalité les magistrats de la cour de cassation ne travaillent sur le dossier que depuis septembre dernier. Nous espérons que leur enquète fera bientôt éclater la vérité.

Question de : Internaute

Bonjour, cette question s´adresse à Roland Agret : quelles autres affaires suivez-vous en ce moment, par le biais de votre association ?

 

Réponse :  Quelques unes, mais actuellement je suis obligé de me bloquer par rapport à l´energie et l´investissement que je consacre à l´affaire Leprince. RA

Question de : Internaute

Avez-vous déjà rencontré Dany Leprince ?

 

Réponse : Oui, plusieurs fois et notement hier pour son mariage. Il a épousé à la centrale de Poissy une femme medecin qu´il a connue par correspondance. Petite cérémonie émouvante et famillialle.

Question de : Internaute

Bonjour, pourquoi pensez-vous que Dany Leprince est innocent ?

 

Réponse :  Sur les lieux du massacre on a retrouvé des traces de chaussures, ce ne sont pas les siennes. Une trace ADN sur une des armes du crime. ce n´est pas lui. Sur le pantalon qu´il portait, pas une goutte de sang. Le seul élément qui l´accuse, c´est le témoignage de sa femme, sauf qu´il est impossible de la croire.

Question de : Internaute

De quoi s´agit il ? Il auraît été bon de rappeler brièvement cette affaire ...

 

Réponse :  Difficile de résumer en quelques lignes. Dany Leprince a été condamné à perpete pour un quadruple meutre: celui de son frère, sa belle soeur et ses deux nièce. Il est en prison depuis 13 ans, nous sommes persuadé de son innocence. Le dossier est résumé dans notre livre: l´affaire Leprince condamné à tort", chez Michel lafon.

Question de : rubres

Pourquoi Nicolas Poincaré dites-vous "A demain peut être" après chaque émission d´On refait le match?

 

Réponse :  C´est un tic de langage. Ca veut dire à demain, j´espère que vous serez là. Ca vous agace ? NP

Question de : jacqueline

suite a une affaire en justice , un garçon se trouve en prison depuis 13 mois pour une parole contre la sienne et aucune preuve . en janvier 2007 une juge de bobigny prend le dossier en main , malheureusement elle fait rien pendant huit mois et part au 1er septembre 2007 une nouvelle juge est nomée qui effectue a la demande de l´avocat ses recherches le garçon a reçu le samedi soir des menaces téléphonique de la part d´une fille elle lui disait au téléphone qu´elle va lui pourrir la vie et le lendemain elle dépose une plainte en janvier le garçon dit a la juge qu´il a été menaçer au téléphone , la juge fait rien pendant 8 mois , au 1er septembre la nouvelle juge est bien mal a l´aise vis a vis de l´avocat et effectue ses recherches et trouve 3 lignes et 11 appels au nom de la fille , comme la fille dit je me trouve sur un marché depuis 1h30 et ce garçon que je connait pas me prend par le bras et m´enmène de force chez lui donc un marché remplie de commerçants et des gens il faut traverser le marché puis la rue et prendre la rue et marcher jusqu´a la tour . avec des tas de gens . donc va dire il me monte dans l´ascenseur et me rentre chez lui il est 14 heures et après me jette sur le palier puis je repart et prend le bus et rentre chez moi , j´arrive chez moi et je met ma chemise de nuit et je vais sur mon ordinateur . puis a 22 heures 30 j´appel ma mère et je lui donne le numéro du garçon et ma mère appel le garçon , pour lui dire pourquoi vous avez violé mafille . le lendemain matin je prend une douche et parle a mon père et je vais porter plainte . cette fille a tout inventer , malheureusement une plainte et de suite interpellé le lundi 8 janvier 2007 et de suite mis devant le procureur et incarcéré , aucune confrontation au commissariat entre lui et elle , lui disait quelle ment qu´il lui a rien fait . malheureusement la justice veut rien entendre , il va etre pris pour un coupable idéal pouvez vous lui venir en aide car l´avocat fait rien .

 

Réponse : Malheureusement, les histoires de viols ça marche...au point de polluer les vrais viols qui, hélas, existent. Amicalement R Agret



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Jeudi 7 février 2008

 

06/02/2008 13:11

 

Le tribunal de police de Marche-en-Famenne a déclaré mardi irrecevables les poursuites entamées à l'encontre d'un jeune homme responsable d'un accident mortel à Vielsalm le 23 septembre 2006. Cette décision fait suite à plusieurs manquements administratifs commis au cours de la procédure judiciaire.

 

Le juge d'instruction avait en effet ordonné des devoirs avant d'avoir été mandaté et le substitut du procureur avait oublié de notifier le résultat d'expertise au prévenu. Le chauffard, âgé de 19 ans à l'époque des faits, avait pris le volant sans permis de conduire, en état d'ivresse et sous influence de l'alcool. La voiture avait quitté la route pour s'encastrer contre un arbre. Si le conducteur était sorti indemne de l'accident, un de ses passagers avait été tué et un autre blessé. (NLE)


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Mercredi 6 février 2008
 


TORONTO - Les efforts de Roméo Phillion pour être exonéré d'un meurtre pour lequel il a déjà passé 31 ans en prison sont entrés dans leur phase finale lundi. La Cour d'appel de l'Ontario a commencé à entendre des témoins qui, l'espère-t-il, lui permettront de laver sa réputation pendant que sa nièce, atteinte d'un cancer terminal, est encore en vie.

Roméo Phillion avait été condamné pour le meurtre de Léopold Roy, un pompier d'Ottawa poignardé à mort en 1967.

"Tout ce que je veux, c'est être exonéré. (...) Je pourrai marcher la tête haute", a déclaré Roméo Phillion à l'extérieur du tribunal.

La Cour d'appel s'est penchée lundi sur l'alibi invoqué par l'homme, aujourd'hui âgé de 68 ans, et qui avait été négligé à l'époque.

Il avait d'abord avoué le crime en 1972, alors qu'il était détenu par la police sous des accusations de vol qualifié, pour se rétracter aussitôt.

Sans qu'on tienne compte de ses protestations, il a été reconnu coupable et a passé plus de trois décennies derrière les barreaux avant d'être libéré sous caution en 2003, pendant que le ministre de la Justice examinait son cas.

Lundi, la cour qui avait rejeté sa requête en appel dans les années 1970 a entrepris de revoir la cause.

Un rapport de police qui donne de la crédibilité à l'alibi de l'accusé - soit qu'il se trouvait à environ 300 kilomètres de distance au moment du meurtre - a occupé la majeure partie de la première journée des audiences.

Le rapport de police, qui n'a pas été déposé au procès de Roméo Phillion, en 1972, et n'a refait surface qu'en 1998, avait été rédigé en avril 1968 par le policier John McCombie, aujourd'hui à la retraite. On y lit: "Nous ne croyons pas que Roméo Phillion soit responsable de ce meurtre."

Lundi, John McCombie a affirmé qu'on ne lui avait pas posé de question spécifique au sujet du rapport au moment du procès initial, et qu'il avait tenu pour acquis que l'information était incluse dans le dossier du tribunal.

La Cour d'appel doit décider si de nouvelles informations au sujet de la non-divulgation de preuves et de récents rapports d'experts sur la fiabilité des aveux de Roméo Phillion seraient admissibles en appel. Si tel est le cas, un banc de trois juges révisant la cause entendrait vraisemblablement l'appel cet automne.


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Mercredi 6 février 2008
    MASSACRE DE THORIGNE
Dany Leprince est-il le bon coupable ?
 
Crédit Photo : TF1/LCI
 
. Un livre pointe les errements de l'enquête qui a conduit en 1997 cet ex-agriculteur en prison pour un quadruple homicide au hachoir dont il se dit innocent. Brutal et troublant.
. Fait rarissime, la commission de révision des condamnations pénales a ordonné un complément d'information.

Alexandra GUILLET - le 01/02/2008 - 11h26

 

La vie de Dany Leprince a basculé le dimanche 4 septembre 1994. Ce soir-là, son frère Christian, sa belle-sœur Brigitte et deux de leurs enfants sont sauvagement assassinés à coups de feuille de boucher (hachoir) dans leur maison de Thorigné-sur-Dué, petit village paisible de la Sarthe. Les corps sont retrouvés le lendemain par les gendarmes qui, au premier étage, tombent également sur Solène, deux ans, seule rescapée du massacre qui attend sagement dans sa chambre. Dany Leprince habite avec sa famille à une quinzaine de mètres de la maison de son frère. Très vite, les enquêteurs, orientés par les déclarations accablantes de son épouse et de sa fille aînée, resserrent leur filet autour de l'agriculteur. Ce dernier trime pour joindre les deux bouts et doit de l'argent à son frère qui, lui, vit dans l'opulence à quelques mètres de là. Le mobile est facile, le coupable idéal.
 
Après 46 heures de garde à vue, épuisé, il avoue le meurtre de son frère, mais nie les trois autres crimes. Puis il se rétracte. Trop tard. Le 16 décembre 1997, il est condamné à la perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté. Depuis, il clame son innocence. Parce qu'il se sent "nu face à la justice" qui ne veut pas l'entendre, il est nu dans sa cellule depuis le mois de mars 2007.
 
Trop de questions sans réponse

 
Un livre vient de paraître qui met en évidence les dérapages et les errements de l'enquête et de l'instruction qui ont conduit à l'enfermement de Dany Leprince. Surtout, il apporte de nouveaux éléments, de la "véracité bétonnée", insiste son auteur Roland Agret. Cet homme, lui-même victime d'une erreur judiciaire dans les années 70, est le président d'Action Justice, association qui "défend l'innocence de personnes emprisonnées". Depuis 2003, il a repris l'intégralité du dossier, l'a décortiqué dans ses moindres détails, a recueilli des témoignages inédits. Et ses révélations, comme ses interrogations, livrées à l'état brut sont troublantes.
 
Comment Dany Leprince a-t-il pu assassiner de la sorte, tout seul, quatre personnes, en trois minutes et six secondes ? se demande-t-il. Comment se fait-il, surtout, que dans cette "abominable tuerie" on ne retrouve pas une seule trace ADN de lui ? D'autres traces ADN, inconnues, ont été retrouvées notamment sur l'une des armes du crime mais jamais elles n'ont été comparées à d'autres personnes que le couple Leprince. Ces traces ont fait "l'objet d'un pitoyable service minimum", note Roland Agret.

Par ailleurs, des traces de pas retrouvées sur les lieux du crime montrent qu'il y avait au moins deux personnes présentes. Des traces de pas de femme pourraient correspondre aux pieds de Martine, l'épouse de Dany Leprince. Des traces de pas d'homme, faites avec des Doc Martens, ont également été relevées. Or, Dany Leprince n'a jamais porté ce type de chaussures.  "Puisque l'on sait qu'il y avait au moins deux personnes, pourquoi ne lui a-t-on, à aucun moment, demandé qui étaient ses complices ?" s'interroge l'auteur, qui est convaincu que "deux, une femme et un homme, certainement trois" personnes ont perpétré ce massacre. Menant sa contre-enquête, Roland Agret a par ailleurs acquis la conviction que Martine - qui lors de l'enquête a livré plusieurs versions sur le déroulement du drame -, avait un amant au moment des faits. Pourquoi cette piste n'a-t-elle pas été explorée plus à fond par les gendarmes, s'interroge-t-il ? Par ailleurs, en 1999, soit deux ans après la condamnation de Dany Leprince, une entreprise aurait découvert enfoui dans une carrière un couteau avec l'inscription Leprince gravée dessus. "Il faut le faire parler", estime Roland Agret.
 
Un troublant coup de fil  

Enfin, le livre révèle un témoignage surprenant, recueilli à Noël 1997, soit quelques jours après le procès. C'est celui de Laurent Rousseau. L'homme s'est confessé à une chirurgien-dentiste, pensant en fait qu'il appelait la gendarmerie. Cette dernière a tout noté et remis le témoignage à Roland Agret quand elle a appris l'existence de son association voilà deux ans. Dans ce témoignage, l'homme affirme que Dany Leprince est innocent car au moment du massacre, il était là, au grenier, en train de faire des travaux d'électricité au noir. Il dit qu'il a entendu une violente dispute entre Martine et Brigitte pour une question d'argent, puis des hurlements. Il descend, voit la petite Solène et l'emmène vite au grenier. Il entendra ensuite plusieurs voix, trois ou quatre. Il reste au grenier toute la nuit, l'escalier escamotable replié. Il ne serait reparti qu'après le passage des gendarmes, qu'il ne voulait pas voir car il avait eu des ennuis avec eux par le passé. 

Problème, l"heure qu'il donne pour les crimes ne correspond pas du tout avec les faits. Depuis, l'homme s'est même rétracté. Mais pour Roland Agret, l'homme n'a pu inventer tous les détails qu'il donne. Soit il y était, soit il connaît la personne qui était là et lui a tout raconté.
 
La révision du procès : "une question de mois"
 
Les investigations de Roland Agret, aujourd'hui rassemblées dans ce livre,  commencent à payer. Car, fait rarrissime, un supplément d'information a été ordonné en avril 2006 par la commission de révision des condamnations pénales. A quand un procès en révision ? "Ce n'est qu'une question de mois", assure Roland Agret en conclusion de son livre.

Enfermé depuis maintenant 13 ans dans une cellule de la centrale de Poissy, Dany Leprince reprend espoir. Le doute ne doit-il pas bénéficier à l'accusé ? Le 11 février prochain, il va même se marier avec Béatrice, une femme médecin qui était entrée en contact avec lui un an plus tôt après la diffusion d'un reportage sur son histoire. La mère de Dany Leprince, elle, n'a plus eu la patience d'attendre. Elle s'est pendue en juin dernier. Ce qui fait dire à Roland Agret, en conclusion de son livre et à l'adresse de la Justice : "Pour ton honneur même, arrête, arrête le massacre !".  
  
*"L'affaire Leprince, condamné à tort", Roland Agret et Nicolas Poincaré,  Michel Lafont, 261 pages, 18,50 euros.


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Mardi 5 février 2008


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Par Jachri , le 04/02/2008
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La pétition de soutien au prof comportait plus de 9000 signatures ce matin à 8 H.

Le procureur de la république d'Avesnes s/Helpe a exposé le peu de charges contenues dans le dossier :

Ce prof n'a jamais eu de problème en 30 ans d'enseignement ;

Ce prof n'était pas alcoolisé et pas du tout violent lors de l'incident, comme ça a été abondamment et ignominieusement martelé dans les médias ;

Ses élèves n'étaient pas "choqués" mais, au contraire, le décrivent comme un prof "autoritaire mais juste" ;

Ses collègues, et d'une manière générale, tous ceux de bon sens, le soutiennent.

Ce prof, d'abord accablé par l'opprobre générale et dépressif du fait de cette judiciarisation et de cette médiatisation imbéciles d'une claque envers un gosse mal élevé, va mieux, au vu de ce juste et massif soutien collectif.

Le père, gendarme, qui devrait pourtant, à ce titre, avoir assimilé le respect dû à l'autorité, devient, à son tour, un peu encombrant dans la gendarmerie, tant il aurait d'abord dû rappeler vertement à son mouflet l'autorité de l'enseignant pour lui faire ranger ses affaires, sans l'insulter, puis s'expliquer avec le prof sur la base des torts partagés (ceci dit, pour ne pas accabler ce père qui mélange tout), au lieu d'aller, d'un pas martial et vengeur, en appeler à la justice pour un geste dérisoire qui n'aurait jamais dû quitter la sphère privée, et surtout familiale. Il pourrait, en tout cas, s'interroger personnellement sur son attitude visant à rejeter sur l'autre son éducation à tout le moins incomplète...

Ainsi, au lieu d'accabler les profs qui font un travail difficile dans un contexte social et éducatif qui se délitent, cet incident donnait l'occasion, non de saborder encore un peu plus l'autorité des enseignants, mais bien au contraire d'aider à réaffirmer le respect qu'on doit à cette autorité de l'enseignant sur l'enseigné.

La justice se serait honorée à classer la plainte et à ne pas lui donner suite. Elle aurait évité de créer une brèche de plus dans un bateau qui prend déjà abondamment l'eau. On suivra l'audience du 27 mars avec attention...

Merci à tous ceux qui ont signé la pétition sur mon post du 02/02 et à ceux qui la signeront encore.   


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Par Jachri , le 04/02/2008
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Lundi 4 février 2008
PARIS (Reuters) - Le procureur de Boulogne-sur-Mer Gérald Lesigne répondra le 19 mai devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) des manquements professionnels qui lui sont reprochés par le ministère de la Justice dans le traitement de l'affaire de pédophilie d'Outreau, annonce le parquet général de la Cour de cassation.

Il risque une sanction pouvant aller du blâme à la révocation. Ce sera la première audience visant un magistrat dans cette affaire devenue emblématique des dysfonctionnements prêtés au système judiciaire français.

Treize personnes accusées d'abus sexuels sur des enfants ont été acquittées dans deux procès en 2004 et 2005, dont douze ont subi des années de détention provisoire. Un 13e suspect mis en cause à tort est mort en prison.

Les poursuites disciplinaires devant le CSM ont été engagées en juin 2006 par le ministre de la Justice d'alors, Pascal Clément, en dépit du rapport d'une mission d'enquête administrative qui avait estimé précédemment qu'aucune faute professionnelle n'avait été commise.

Dans sa saisine du CSM, le ministre reproche au procureur, mais aussi au juge d'instruction de l'affaire, Fabrice Burgaud, les mauvaises conditions d'audition d'enfants supposés victimes du dossier, l'absence de confrontation entre eux et les suspects qu'ils accusaient, des techniques d'interrogatoire problématiques, la mauvaise prise en compte d'éléments à décharge et un respect insuffisant des droits de la défense.

Gérald Lesigne répondra devant la formation du CSM chargée du parquet, tandis que Fabrice Burgaud, magistrat dit du "siège" (qui enquête ou juge les affaires) relève d'une autre formation et donc d'une audience distincte.

Aucune date d'audience n'est fixée pour Fabrice Burgaud, qui a paralysé la procédure d'enquête disciplinaire en soulevant un problème de forme, dont l'examen est en cours devant le Conseil d'Etat. Le magistrat est en poste au parquet de Paris.

Dans ce fiasco judiciaire qui a provoqué la création d'une commission d'enquête parlementaire et plusieurs réformes partielles de la procédure, le juge Burgaud et le procureur se sont vus reprocher d'avoir donné crédit à des enfants et à la principale protagoniste de l'affaire, Myriam Badaoui.

Ces témoins ont mis en cause plus de 70 personnes, évoqué un réseau international de pédophiles et dénoncé des viols de bambins par des ânes, des moutons et des cochons, toutes choses qui se sont révélées être fantaisistes. Douze innocents ont purgé des périodes de détention provisoires allant jusqu'à 39 mois, et ils disent n'avoir jamais pu se faire entendre.

L'ensemble de la magistrature, syndicats et hauts magistrats, ont soutenu les deux magistrats de Boulogne en estimant qu'ils n'avaient fait que leur travail en traitant des charges retenues contre les suspects.

Thierry Lévêque

Outreau : le CSM va étudier le cas du procureur

NOUVELOBS.COM | 30.01.2008 | 12:59

Le ministère de la Justice avait saisi, en 2006, le Conseil supérieur de la magistrature pour qu'il statue sur l'éventuelle responsabilité de Gérard Lesigne, dans l'affaire Outreau.

Le Procureur Lesigne (Sipa)

Le Procureur Lesigne (Sipa)

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) va se pencher, le 19 mai, sur les poursuites disciplinaires engagées par le ministre de la Justice contre le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Gérard Lesigne, dans l'affaire d'Outreau, a-t-on appris mercredi 30 janvier auprès de la Cour de cassation.
L'audience disciplinaire du CSM, pour les magistrats du parquet, sera présidée par le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal.
Le 18 juillet 2006, le garde des Sceaux de l'époque, Pascal Clément, avait saisi le CSM afin qu'il statue sur les éventuelles responsabilités imputables au juge d'instruction Fabrice Burgaud et au procureur Lesigne à la suite du fiasco de l'affaire d'Outreau.

Pas de sanction disciplinaire nécessaire, selon l'IGSJ

L'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ), saisie par le ministre, avait pointé dans un rapport, publié en juin 2006 sur cette affaire, de nombreux dysfonctionnements de la part des magistrats mais qui ne relevaient pas de sanction disciplinaire.
En dépit de cette appréciation de l'IGSJ, Pascal Clément avait saisi les formations disciplinaires compétentes sur les éventuels manquements professionnels imputables aux deux magistrats. (AP)

 


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Jeudi 24 janvier 2008

 

EVRY (AFP) — C'est en revenant de l'école sur un mini-quad sous la surveillance de son père, qu'une fillette de neuf ans a été verbalisée pour se trouver dans une situation "absurde", selon son avocat, puisqu'elle est convoquée au tribunal de police d'Evry pour des infractions routières.

Le 27 novembre 2006, la conductrice en herbe, qui habite Champcueil, un village de l'Essonne, rentre chez elle avec son père qui marche quelques mètres derrière.

L'engin n'est pas homologué pour circuler sur la voie publique et la fillette ne porte pas de casque. Père et fille en seront quitte pour un avertissement d'un policier municipal.

Le lendemain, la scène se reproduit. Cette fois, la fillette est casquée. Mais l'agent verbalise les infractions constatées sur les deux jours.

La vitesse maximum du quad ne dépasse pas 10 km/h. "Si on court, on le dépasse", explique le père, qui dispose d'une télécommande qui permet de couper le moteur à distance.

"Je ne vois pas en quoi ça dérange. Même les gendarmes ne me disent rien", souffle-t-il, affirmant que "la petite est traumatisée". "Elle a eu peur. Elle s'est mise à pleurer", confie-t-il.

"J'ai averti une première fois. Mais ça s'est reproduit le lendemain", explique le fonctionnaire de police municipale.

"Sans verbaliser à tout va, je dois faire respecter un minimum la loi", déclare-t-il.

Quatre infractions sont ainsi visées: circulation sur un véhicule non-conforme, conduite d'un quadricycle à moteur par mineur de moins de 16 ans, conduite sans casque, conduite sans brevet de sécurité routière et sans permis de conduire.

Selon l'avocat de la famille, Jean-Sébastien Tesler, il est impossible de poursuivre sa cliente âgée de 8 ans au moment des faits. Son discernement, mentionné par l'article 122-8 du code pénal, ne peut être retenu, selon lui. Pas plus que le postulat selon lequel "nul n'est n'est censé ignorer la loi".

Une première audience a eu lieu le 17 janvier. "J'ai vu un froncement de sourcil du juge", relate Me Tesler, "mais l'officier du ministère public a poursuivi". Celui-ci "doit avoir un rôle de filtre. Mais il ne filtre rien du tout!", s'étonne l'avocat.

Le dossier a été renvoyé au 17 avril. Me Tesler a indiqué que sa cliente "ne se présentera pas" car "elle sera à l'école".

Selon le procureur d'Evry, Jean-François Pascal, la fillette peut faire l'objet de poursuites pénales. Mais dans cette affaire, elles seront "abandonnées" car il y a eu "une erreur d'appréciation" du ministère public.

Les poursuites contre le père, qui est civilement responsable, seront en revanche maintenues.

L'affaire suscite l'inquiétude de Me Tesler. "On poursuit, estime-t-il, tout et n'importe quoi, c'est complètement fou! On est dans le volume, la gestion des statistiques. Sauf que de temps en temps, il y a un grain de sable."


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Lundi 21 janvier 2008
Par Gerald de HEMPTINNE AFP - Lundi 21 janvier, 08h53

LA HAYE (AFP) - L'imbroglio juridico-politico-diplomatique entre Djibouti et la France autour de la mort du juge français Bernard Borrel en 1995 se retrouve à partir de lundi devant la Cour internationale de justice, où Djibouti accuse Paris de manquer à ses obligations d'entraide judiciaire.

Le juge Bernard Borrel, retrouvé mort en ...

Copyright © 2008 AFP

La CIJ ne va pas se pencher sur le dossier pénal et les causes du décès de M. Borrel, affaire qui empoisonne les relations entre Paris et son ancienne colonie, qui héberge la plus importante base militaire hors de France.

C'est de l'étendue de l'entraide judiciaire entre les deux pays dans le cadre des enquêtes sur la mort du magistrat que les parties plaideront devant les juges.

Cette procédure n'empêche cependant pas en théorie les plaideurs de tenter d'élargir le débat en posant des questions de procédure en cours d'audience ou par le choix d'éventuels témoins.

La CIJ a décidé de ne pas entendre la veuve du magistrat, en dépit d'une demande officielle de la France, a annoncé son avocat, Me Laurent de Caunes. La "déposition envisagée" de Mme Borrel n'est pas en mesure d'aider "la cour à trancher le différend" porté devant elle, a expliqué la CIJ à l'avocat.

"L'absence de son témoignage privera la France d'un moyen d'informer la Cour sur les intentions réelles des dirigeants djiboutiens, les intimidations toujours en cours sur les témoins et les acteurs du dossier et les enjeux de la procédure en ce qui concerne l'issue du dossier d'instruction de l'assassinat de son mari", a déclaré l'avocat dans un communiqué.

Dans sa requête déposée en janvier 2006 devant l'instance judiciaire suprême des Nations unies, Djibouti reproche à la France d'avoir refusé "d'exécuter une commission rogatoire internationale", et demande à la Cour de juger que la France doit remplir ses devoirs "en remettant immédiatement en mains djiboutiennes (son) dossier" d'enquête sur la mort de Bernard Borrel.

Le corps à moitié calciné du magistrat avait été retrouvé dans un ravin à Djibouti, où il enquêtait. L'enquête djiboutienne a conclu au suicide, la France à l'assassinat.

Djibouti demande également aux juges d'ordonner l'annulation des mandats d'arrêt internationaux contre le procureur de la République Djama Souleiman Ali, et contre le chef des services secrets, Hassan Saïd, que la France avait émis en octobre 2006.

Dans sa requête, Djibouti soutient que par ces mandats, la France a violé son obligation de prévenir les atteintes contre des personnes jouissant d'une protection internationale.

Les mandats d'arrêt français avaient été émis dans le cadre des poursuites engagées en 2002 par la veuve du magistrat, Elisabeth Borrel, qui accuse Djibouti de faire obstruction à l'enquête.

Selon Mme Borrel, le magistrat enquêtait sur des trafics d'armes et des attentats dans lesquels le président Ismaïl Omar Guelleh aurait été impliqué. Mais d'autres pistes, telles que des "produits dangereux" et "l'uranium enrichi" ont été évoqués par l'avocat de Mme Borrel.

Djibouti avait répondu à ces mandats d'arrêt en suspendant l'entraide judiciaire entre les deux pays.

La requête de Djibouti devant la CIJ se fonde sur deux traités de coopération et d'entraide judiciaire, signés par les deux pays en 1977 et 1986.

Le 25 août 2006, la France a accepté la compétence de la Cour en vertu d'un article précisant que celle-ci serait limitée au "différend qui fait l'objet de la requête et dans les strictes limites des demandes formulées dans celle-ci par la République de Djibouti".

Selon plusieurs médias français, la requête de Djibouti aurait en fait été insufflée par l'ancien président Jacques Chirac à son homologue Guelleh, afin que ce soit la CIJ qui contraigne la justice française à livrer les documents requis par Djibouti, et non l'exécutif français, opération jugée trop délicate par Paris.

Lundi et mardi, les représentants de Djibouti prendront la parole. Jeudi et vendredi ceux de la France répliqueront. Djibouti et la France auront respectivement encore le lundi 28 et le mardi 29 pour une duplique.

La CIJ, dont le siège est à La Haye, est le principal organe judiciaire des Nations Unies. Elle juge les différends entre les Etats. Ses jugements sont sans appel.


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Lundi 21 janvier 2008

 

assises cour justice
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Dix-huit ans après le meurtre d'Ingrid, 12 ans, un gitan comparaît devant la cour d'assises des mineurs de Douai.

Un procès rendu possible grâce à la ténacité du frère de la victime.

Alexandra GUILLET - le 21/01/2008 - 13h51

 A2, à Valenciennes. A compter de ce lundi, Jean-Pierre, un gitan de 34 ans, âgé de 17 ans au moment des faits, comparaît devant la cour d'assises des mineurs à Douai.
 
Un procès rendu possible par la seule ténacité du frère de la victime. Alors que l'affaire avait été classée sans suite faute d'éléments, Ludovic Jouglet, 31 ans, a remué des années durant ciel et terre pour reconstituer l'emploi du temps de sa petite sœur. A cette époque, Ingrid f'réquentait beaucoup une certaine Sonia. Une adolescente fugueuse qui allait souvent rejoindre son petit ami Jean-Pierre dans un camps de gitan sédentarisé à Bruay-sur-L'Escault. Tous ont été entendus à l'époque des faits, sans résultat.

"J'ai retrouvé la fameuse Sonia, explique Ludovic dans Le Parisien. Au bout du rouleau, elle a fini par craquer et m'avouer ce qui s'était passé au camp des gitans...". D'après ses dires, Jean-Pierre aurait étranglé à l'aide d'une ceinture Ingrid, au sujet de laquelle ses deux frères se disputaient. Fort de ce témoignage capital, Ludovic Jouglet a obtenu la réouverture du dossier de sa sœur en 2002, puis la tenue de ce procès.
 
Mais dix-huit ans après les faits, l'accusation reste fragile. Faute de pouvoir démontrer l'homicide, les faits ont même été requalifiés en "coups mortels", rapporte Le Parisien. Les débats doivent durer une semaine.


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