Mercredi 7 novembre 2007

PARIS - La grogne sociale gagne l'administration pénitentiaire. Deux syndicats de gardiens de prison -dont l'UNSA, majoritaire- appellent à une manifestation nationale jeudi à Paris pour dénoncer les conditions de travail, le manque de personnel et la surpopulation carcérale.

Les manifestants doivent se rassembler à partir de 13h devant le siège de l'administration pénitentiaire, pour défiler ensuite jusqu'au ministère de la Justice.

"Les personnels pénitentiaires de toute la France manifesteront massivement en tenue leur mécontentement concernant leurs conditions de travail qui se dégradent au quotidien et un manque de reconnaissance endémique", écrivent l'UNSA et la CGT dans un communiqué commun diffusé mercredi.

Les syndicats dénoncent "un sous-effectif flagrant en personnels, une surpopulation pénale croissante, des agressions physiques sur personnels en forte augmentation, des charges de travail harassantes, des rythmes de travail exténuants", ainsi qu'une "insalubrité et un manque d'hygiène honteux et scandaleux", dans les prisons.

Cet appel à manifester vient s'ajouter aux difficultés actuelles de la ministre de la Justice Rachida Dati, confrontée à une fronde grandissante dans la magistrature contre la réforme de la carte judiciaire. AP

god/mw



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Mercredi 24 octobre 2007


NOUVELOBS.COM | 24.10.2007 | 11:52

L'annonce intervient au lendemain de l'annonce du report, à une date indéterminée, de la deuxième réunion du comité national consultatif sur la réforme de la carte judiciaire.


(c) Reuters
L'intersyndicale des professions judiciaires organisée fin septembre pour peser sur la réforme de la carte judiciaire envisage un "mouvement d'ampleur" de protestation en novembre contre l'absence de concertation nationale de la part de la garde des Sceaux, Rachida Dati.
L'intersyndicale constituée le 21 septembre par le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) et les syndicats des fonctionnaires judiciaires USAJ, CGT et CFDT ne compte pas rester "les bras croisés", a expliqué Emmanuelle Perreux, présidente du SM.
"Nous envisageons un mouvement d'ampleur sur Paris dans le courant du mois de novembre", a précisé Brigitte Bruneau, secrétaire générale de l'USAJ, premier syndicat des fonctionnaires judiciaires.

"C'est la politique du diviser pour mieux régner"


Ces annonces interviennent au lendemain de l'annonce du report, à une date qui reste à déterminer, de la deuxième réunion du comité national consultatif sur la réforme de la carte judiciaire. Depuis son lancement le 27 juin, ce comité ne s'est plus jamais réuni.
"La concertation au niveau national est morte", a estimé Brigitte Bruneau qui a dénoncé une "parodie de concertation" à travers les annonces de refonte des juridictions faites par Rachida Dati au fur et à mesure de ses déplacements dans les cours d'appel.
"C'est la politique du diviser pour mieux régner", a ajouté la dirigeante de l'USAJ.
"Rachida Dati veut bien concerter à partir du moment où elle n'est pas mise en difficulté", a ironisé Emmanuelle Perreux qui constate "une fois de plus un recul" de la Garde des Sceaux.
Officiellement, la réunion de jeudi a été reportée "compte tenu de l'agenda extrêmement chargé" de Rachida Dati.
Sur Internet

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Mardi 23 octobre 2007



Dans le contexte de la réforme de la carte judiciaire, des menaces pèsent sur le devenir du tribunal d'Auray. Les adhérents de la fédération Morbihan de l' Union Démocratique Bretonne partagent les inquiétudes des professionnels de la justice de cette ville et soutiendront le rassemblement devant ce tribunal jeudi à 14H . La proximité de la justice est atout majeur pour la cohésion du territoire et l'efficacité du service public. Les avocats et les magistrats ont par ailleur besoin d'être rassurés par des actes concrets sur leur indépendance, et sur la préservation du ressor géographique de la cour d'appel de Rennes. Au nom de ces trois motifs d'inquiétude, du local au global, nous appelons les citoyens à rejoindre le rassemblement de jeudi.

Yann SYZ Responsable des affaires extérieures Fédération Morbihan [Voir le site]

Nos objectifs La reconnaissance du peuple Breton par la France et l'Union Europ?enne Une large autonomie, respectant les fronti?res historiques de la Bretagne. Un parlement Breton, ?lu au suffrage universel direct,et disposant d'un pouvoir ex?cutif. La mise en place d'un plan pour la Bretagne, fixant des objectifs de d?veloppement durable, de justice sociale et de protection de l'environnement. La repr?sentation directe du peuple Breton dans les instances Europ?ennes, dans le cadre d'une Europe f?d?rale des peuples et des r?gions. Voir le site

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Dimanche 21 octobre 2007

L'image “http://www.rtlinfo.be/template/images/logo_rtl_info.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

JUSTICE ven 19 oct

Deux Belges sur trois (66 pc) font confiance aux institutions judiciaires de leur pays, selon les résultats d'un sondage réalisé à la demande du Conseil supérieur de la Justice. Une confiance grandissante et remarquée. Il y a cinq ans, un Belge sur deux seulement (41 pc) manifestait sa confiance.
 
 
Il s'agit du deuxième "baromètre" du genre, le premier datant de 2002, également confié à Significant Gfk. Le sondage a été réalisé sur un échantillon significatif de 3.210 personnes, entre le 7 février et le 17 avril 2007.     

Il reste cependant 37 pc de mécontents du travail de la Justice, contre 64 pc en 2002.     

Le premier baromètre indiquait que 55 pc des personnes interrogées faisaient confiance aux avocats. Cette fois, ils obtiennent un taux de confiance de 71 pc. Les juges aussi améliorent leur score de confiance qui passe de 37 à 66 pc.      

Mais une large majorité (92 pc) considère que les procédures durent trop longtemps et que les délits criminels importants ainsi que les délits sexuels doivent être sanctionnés plus lourdement.



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Vendredi 19 octobre 2007





Les trois Maisons de la justice et du droit de l'agglomération ne devraient pas souffrir de la réforme de la carte judiciaire. Le bilan de l'activité de ces MJD, dressé hier par la cour d'appel de Toulouse, est plutôt satisfaisant.

En 2006, 4 582 mesures alternatives leur ont été confiées, dont 1 610 concernaient des mineurs. En dix ans, leur nombre a été multiplié par deux. Dans ces MJD, des délégués du procureur ou des membres de l'association de soutien et prévention judiciaire mettent en oeuvre les mesures alternatives aux poursuites pénales. Ainsi pour un premier vol à l'arraché, l'auteur du délit peut se voir accorder un simple rappel à la loi ou des heures de bénévolat au lieu de comparaître devant le tribunal correctionnel.

« Avant, les délits de faible gravité étaient classés sans suite, là nous donnons une réponse judiciaire d'une nature différente », insiste Florence Bru, vice-procureur de Toulouse. « Le taux de réussite est de 81,5 % pour les majeurs et de 96 % pour les mineurs. Quand il y a échec, on passe aux poursuites classiques », souligne Michel Gonzales, coordinateur des MJD.


- ©2007 20 minutes


20 Minutes, éditions du 19/10/2007

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Vendredi 19 octobre 2007


19/10/2007 09:03

(Belga) Le coût de l'informatisation de la justice s'envole: un rapport confidentiel évalue les coûts de développement du système informatique à 36 millions d'euros, soit bien plus que le contrat cassé avec la société Unisys dans le cadre du projet Phenix, qui prévoyait 11 millions d'euros, peut-on lire vendredi dans De Tijd.

Le FEDICT (Service public fédéral responsable des projets liés aux technologies de l'information et de la communication) a élaboré un plan échelonné dans le rapport, pour faire entrer les réseaux informatiques des parquets et des tribunaux dans le XXIe siècle. Le système doit pouvoir traiter pas moins de dix milliards de pages. Le besoin est le plus grand au sein des tribunaux de première instance. (GFR)


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Jeudi 18 octobre 2007
17/10/2007 à 16:00


(Tahitipresse) - Lors de leur deuxième point-presse trimestriel, les magistrats de la Cour d'Appel de Papeete ont voulu communiquer sur le rôle et la fonction du juge d'instruction et sur le renforcement de l'équilibre de la procédure pénale.

Franck Zientara, substitut général chargé du secrétariat général du procureur général, Pierre Gaussen, magistrat délégué à la communication et président de la Cour d'Appel de Papeete, Jean-François Redonnet, vice-président de la Cour chargé de l'instruction, ont présenté, mercredi matin, le deuxième point- presse trimestriel de la Cour d'Appel de Papeete.
Cette rencontre s'inscrivait dans le cadre des conférences de presse désormais organisées au début de chaque trimestre pour l'ensemble des Cours d'Appel de France "afin de mieux faire connaître l'organisation et le fonctionnement de la Justice", suite à la mesure prise cette année par Rachida Dati, Garde des Sceaux et ministre de la Justice.

Fonction et fonctionnement du juge d'instruction

Après une présentation générale de ce genre de rendez-vous désormais régulier et qui - espère le président Gaussen - permettra de lever le voile "d'opacité et de complexité" dont est revêtue pour beaucoup la Justice, Jean-François Redonnet a parlé de la fonction du juge d'instruction. Une fonction ancienne qui remonte à 1810 mais qui est en refonte perpétuelle. En France, six cents magistrats assurent cette fonction et ils sont trois, à Papeete, depuis octobre dernier.

Leurs interventions sont multiples, des délits et crimes à la lutte contre le terrorisme et à la lutte contre la "criminalité économique et financière de très grande complexité". M. Redonnet a évoqué les différents principes qui régissent le travail d'un juge d'instruction: le "secret de l'instruction", la nécessité de consigner par écrit l'ensemble d'un dossier constituant un dossier d'instruction ou encore les différentes phases de sa manière de procéder, notamment au niveau des auditions, interrogatoires, reconstitutions... dont il est seul responsable. Une "situation passionnante", qui peut l'amener à être "sous les feux de l'actualité" mais qui n'en est pas moins encadrée de manière très stricte, a encore précisé M. Redonnet.

Améliorer la procédure pénale

Les magistrats ont ainsi commenté la loi dite "d'équilibre de la procédure pénale", une loi datant du 5 mars 2007 votée à la suite de commission d'enquête parlementaire mise en place après "l'affaire d'Outreau". Si, comme le disait Clémenceau, "le juge d'instruction est l'homme le plus puissant de France", sa situation d'isolement risquait en effet de poser problème et il était nécessaire d'améliorer la procédure. Cette loi vise ainsi à lui permettre de sortir de son isolement et de réaffirmer le caractère exceptionnel de la détention provisoire. Elle vise également à renforcer l'équilibre des parties et à "améliorer le contradictoire" avec la mise en place d'une "participation proactive" du mis en examen, le tout avec des objectifs de transparence. "Ce qui risque néanmoins d'alourdir le travail du juge d'instruction et du greffier" a reconnu Pierre Gaussen.

Toutes ces informations données au cours de points-presse trimestriels, relativement techniques, pourront servir de base de référence aux journalistes, indiquent les magistrats qui se sont pliés de bonne grâce aux instructions de leur ministre. Quant au grand public, auprès duquel les médias sont censés relayer ces informations, il pourra toujours se rendre sur le site Internet de la Cour d'Appel de Papeete www.ca-papeete.fr pour plus de renseignements. On pourra y retrouver dans quelque temps le brillant exposé de M. Redonnet sur la fonction et le travail du juge d'instruction... "après qu'il aura été validé".

Idem pour les informations sur la nouvelle loi sur la récidive (août 2007) qui vise à renforcer la répression en matière de récidive et qui a également été abordée lors du point-presse.

CJ

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Jeudi 18 octobre 2007


17:30 | 17/ 10/ 2007

MOSCOU, 17 octobre - RIA Novosti. Trois personnes sont mortes et deux autres ont été blessées au cours d'une fusillade qui s'est déroulée dans un tribunal de la ville italienne de Reggio Emilia (centre-nord de l'Italie), a annoncé l'agence Reuters se référant à des représentants du tribunal.

Un Albanais de 40 ans résidant en Italie s'est présenté au tribunal afin de participer à une audience concernant son divorce et a ouvert le feu pour des raisons encore inconnues sur sa femme ainsi que d'autres membres de sa famille.

L'épouse de l'agresseur et un des membres de sa famille sont décédés, deux avocats participant à la procédure de divorce ont été blessés. Le tireur a été abattu par un policier assurant la sécurité du tribunal alors qu'il tentait de prendre la fuite.


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Mardi 16 octobre 2007

belgique

belga

Il leur a fallu plusieurs jours de négociations, mis cette fois ça y est : les partenaires de l'Orange bleue sont arrivés à un accord complet sur le dossier Justice et Intérieur.  Les points qui ont fait l'objet des plus longues discussions concernaient la libération conditionnelle et la délinquance juvénile. Un débat sur une justice plus répressive ou non notamment à l'égard des jeunes…..
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Source:Info-radio/ Belga - 16 oct 2007 16:18

Les négociateurs de l'Orange-bleue sont finalement arrivés, lundi peu avant minuit, à un accord complet sur le volet Justice et Intérieur de ce qui pourrait devenir le futur accord de gouvernement.
 
Les points qui ont fait l'objet des plus longues discussions concernaient la libération conditionnelle et la délinquance juvénile.  Dans le premier cas, les libéraux voulaient instaurer un système d’incompressibilité des peines, dans le second le VLD souhaitait une approche nettement plus répressive et pour les cas les plus graves voulait abaisser la majorité pénale à 14 ans. Mais pour l’un comme pour l’autre le cdH refusait de céder.
 
Finalement pour les libérations conditionnelles, l'accord prévoit que le juge pourra décider d'une partie incompressible de la peine allant de 1/3 à 2/3 de celle-ci. En matière  de délinquance juvénile  les mineurs ne seront finalement pas traduits devant une juridiction pour adultes.  L'accord prévoit un renforcement de l'arsenal pénal mais aussi un renforcement des moyens destinés à la prévention. Les jeunes délinquants entre 16 et 18 ans ayant commis des faits très graves seront renvoyés automatiquement devant la nouvelle chambre créée récemment et composée de 3 magistrats (2 juges de la jeunesse et 1 juge correctionnel). Pour les faits "correctionnalisables", ce tribunal aura le choix d'appliquer soit le droit de la jeunesse soit le droit commun. Pour les faits non corrrectionnalisables, il y aura un dessaisissement vers la Cour d'Assises. Pour les jeunes de 14 à 16 ans ayant commis des faits très graves, le juge de la jeunesse reste compétent. Il pourra décider d'un enfermement dans une prison pour jeunes. Cet enfermement pourra se prolonger jusqu'à l'âge de 23 ans.
 
1.500 places supplémentaires dans les prisons :
 
L’accord conclu au sein de l’Orange-bleue prévoit également une réorganisation des tribunaux de premières instances avec notamment la création d'un tribunal des familles, un renforcement du droit des victimes, un recours plus important à la médiation.    Le futur gouvernement créera également en deux ans 1.500 places supplémentaires dans les prisons et envisage une augmentation de la capacité politique. Le nombre de policiers augmenterait de 1.350 unités dès 2008.     Le futur gouvernement veut aussi créer une chambre séparée au sein du tribunal de police pour les faits graves en matière de circulation routière. Il entend également abroger le Fonds de sécurité routière. Les moyens provenant des amendes seront répartis entre les zones de police en fonction des efforts faits sur le plan de sécurité routière.   Pas de changement par contre en matière de drogue : les parquets continueront à accorder la priorité la plus basse à la possession de cannabis.
 
Retour du communautaire :
 
Mardi matin, Yves Leterme reparlera communautaire avec les partis flamands de l'Orange-Bleue et l’après-midi, ce sont les dossiers santé et affaires sociales qu'il mettra sur la table.
 
"Moins pire que prévu" :
 
Pour l'Inter-fédérations de l'aide à la jeunesse l’accord conclu par les négociateurs de l'orange bleue sur le volet justice et intérieur est "moins pire que prévu" estime-t-elle, pour autant qu'il n'y ait effectivement pas de dessaisissement dès 14 ans. Le secteur s'inquiète tout de même d'une augmentation de la sévérité vis-à-vis de la jeunesse, alors qu'il faut renforcer les mesures d'encadrement et d'éducation par rapport aux jeunes, insiste-t-il.

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Lundi 15 octobre 2007
par Frédéric Landon,
bâtonnier de l'ordre des avocats


NOUVELOBS.COM | 15.10.2007 | 11:01

Réagissez à l'article1 réaction

 

Pourquoi le conseil national des barreaux (CNB) a-t-il quitté le conseil consultatif sur la réforme de la carte judiciaire ?

- Rachida Dati avait promis une réforme en toute clarté au terme d'un processus de concertation. Là on ne sait pas ce que la Chancellerie veut faire.
Le comité consultatif n'a jamais été réuni, sauf lors de son installation le 27 juin. Nous devions faire connaître nos propositions, nous avons pour cela travaillé en urgence. L'assemblée générale du CNB a rédigé un premier acte début juillet, déposé sur le site Internet de la Chancellerie.
A la mi-octobre nous n'avons toujours pas obtenu de réponses et on apprend un changement de méthode, un tour de France pour expliquer la réforme, ce qui pose un problème de transparence et de loyauté.
Nous sommes d'autant plus en colère que la profession des avocats n'est pas par principe opposée à la réforme de la carte judiciaire. Mais celle-ci doit s'inscrire dans une réforme globale de la justice, pas n'importe comment. La ministre de la Justice a choisi d'allumer un incendie dans le monde judiciaire, de changer de méthode sans prévenir, alors que les avocats attendent des Etats généraux, un "Grenelle" de la justice.

Quels éléments le conseil national des barreaux souhaite apporter aux discussions ?

- Il ne faut pas supprimer par principe les juridictions de proximité. Le CNB exprime des exigences fermes en matière fiscale et sociale pour maintenir l'offre de droit, qu'il n'y ait pas de zones sans avocats après la suppression éventuelle de juridictions. Concrètement, nous proposons comme alternative la création d'un tribunal de première instance, regroupant l'ensemble des juridictions, civiles, commerciales, pénales et prud'homales.
La réforme aura vraisemblablement des conséquences sur l'exercice de la profession des avocats au quotidien. La suppression de juridictions leur portera préjudice, qui devra être compensé par des mesures d'accompagnement ou de compensation: des indemnités ou le renforcement de notre rôle dans le processus judiciaire, avec l'augmentation des recours obligatoires à l'avocat, pour améliorer la qualité de la justice.
La ministre semble convaincante sur la mise en œuvre des techniques modernes de communication pour rapprocher les avocats des juridictions, afin là aussi, de renforcer l'étendue du contentieux de proximité.
Autre proposition, le conseil national des barreaux défend l'acte sous signature juridique, plus fort que l'acte sous seing privé, pour améliorer la qualité des conventions conclues avec les clients.
Nous voulons aussi discuter de la vieille revendication de la réforme de l'aide juridictionnelle. L'éloignement de la juridiction ferait subir un coût, supporté par l'avocat tant que l'aide n'est pas augmentée.

Quelles sont vos intentions désormais ?

- La réforme part du constat d'une carte judiciaire mal adaptée, avec des juridictions qui fonctionnent mal. Nous demandons à la Chancellerie de nous transmettre des études d'impact ou organisationnelles le prouvant, avant une quelconque suppression de sites. Une réflexion juridiction par juridiction est nécessaire.
Les avocats sur le terrain sont inquiets, la réforme procède de rumeurs, ils aimeraient ne pas rater ce rendez-vous important pour la justice de notre pays. Un tel projet suppose l'adhésion des professionnels, qui sont pour l'instant dans une confusion totale.
Nous serons présents demain pour entendre ce que la ministre a à dire, mais nous lui demandons un plus grand respect des auxiliaires de justice. Rachida Dati devrait s'inspirer des consultations de Xavier Darcos et Valérie Pécresse sur la réforme de l'enseignement supérieur. Nous croyons encore en la parole de la Garde des Sceaux, qui nous a dit avoir lu notre rapport et vouloir s'en inspirer. Afin que cesse le front de protestation des syndicats, magistrats et avocats, elle ne doit pas passer outre l'avis des professionnels de droit. Nous attendons des réponses et la mise en place d'une vraie concertation.

Propos recueillis par Sophie Besse
(le jeudi 11 octobre 2007)


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