Vendredi 9 février 2007
Le blog de Philippe Brunet-Lecomte

qui a dirigé le procès, attaque Lyon Mag. Marc Cécillon, vous vous souvenez, c’est cette star du rugby qui, une fois à la retraite, a commencé à dériver en écumant les bars de Bourgoin. Et puis cet été, il a abattu sa femme au terme d’une soirée trop arrosée. Jugé en novembre par la cour d‘assises de Grenoble, il a été condamné à 20 ans de prison ferme. Une condamnation sévère, très sévère. C’est ce que Lyon Mag a expliqué en soulignant que ce magistrat, un certain Jean-Pierre Béroud, avait été mauvais au cours de ce procès, car il n’a jamais cherché à comprendre Cécillon. Mais Béroud n’a pas supporté. C’est drôle, ces magistrats passent leur temps à juger les gens. En se trompant parfois. Mais en revanche, ils ne supportent pas qu’on les juge.

ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Samedi 3 février 2007
Clement Schuller


Clément Schuller, ex-vice-président du Syndicat de la Magistrature et auteur de Vos papiers! Que faire face à la police, condamné pour diffamation contre la police.

Clément Schuller, ex-vice-président du Syndicat de la Magistrature, a été condamné le 18 janvier par la 11e chambre de la Cour d'appel de Paris à 800 euros d'amende pour avoir diffamé la police dans son livre Vos papiers! Que faire face à la police, publié en 2001 aux éditions de L'Esprit frappeur.
Clément Schuller était poursuivi à la suite d'une plainte du ministre de l'Intérieur de l'époque, Daniel Vaillant. Il avait été relaxé en première instance en mars 2006 par le Tribunal correctionnel de Paris mais le Parquet avait fait appel, lui reprochant notamment la phrase: "les contrôles d'identité au faciès bien que prohibés par la loi sont non seulement monnaie courante mais se multiplient". Me Hervé Témime, avocat de Clément Schuller, avait qualifié ces poursuites de "risibles" et estimé que son client n'avait fait qu'enfoncer "une porte ouverte". En dépit des multiples articles de presse et rapports d'associations de Droits de l'Homme ou même de la Commission européenne dénonçant régulièrement des actes à caractère raciste perpétrés par certains services de police, les juges ont estimé que le prévenu n'apportait "pas la preuve qu'ils disposait d'éléments sérieux propres à justifier l'accusation portée" et qu'en conséquence ses propos étaient diffamatoires contre la police car elle y est montrée comme responsable "d'une forme de racisme". De la même façon ils ont estimé qu'ils ne relevaient pas non plus de la libre expression syndicale, même si l'auteur était à l'époque membre du Syndicat de la Magistrature.
La couverture du livre réalisée par le dessinateur caricaturiste Placid (Jean-François Duval pour l'Etat-civil), représentant un policier agressif avec un nez en forme de groin de porc, a également été jugée injurieuse car donnant "une image à la fois humiliante et terrifiante de la police". Le dessinateur et l'éditeur directeur de L'Esprit frappeur Michel Sitbon ont respectivement écopé de 500 et 1.000 euros d'amende pour cette couverture.
Le Syndicat de la Magistrature, estimant que le livre de Clément Schuller s'inscrivait dans une "démarche syndicale d'information et d'analyse de l'état du droit positif en matière de contrôle d'identité", a décidé de former un pourvoi en cassation contre la décision de la cour d'appel. Le livre est actuellement distribué en librairie sous sa signature.

Copyright © La République des Lettres
mardi 23 janvier 2007

 


ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Samedi 3 février 2007


NOUVELOBS.COM | 03.02.2007 | 14:08

Réagissez à l'article17 réactions

 

Interrogé au micro d'Europe-1 sur son renvoi vendredi devant le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), le juge Renaud Van Ruymbeke a assuré qu'il n'avait "rien à se reprocher", estimant être victime d'un "lynchage".

 

Renaud van Ruymbeke (AP)

Renaud van Ruymbeke (AP)

Interrogé samedi 3 février au micro d'Europe-1 sur son renvoi vendredi devant le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), le juge Renaud Van Ruymbeke a assuré qu'il n'avait "rien à se reprocher", estimant être victime d'un "lynchage".
"Je suis lynché depuis deux jours dans des conditions que je juge tout à fait scandaleuses", a déploré le magistrat. "Des extraits d'un rapport (de l'Inspection des services judiciaires, ISJ) que je ne connais pas et dont je n'ai toujours pas connaissance circulent dans la presse, présentés de façon tendancieuses".

Existence d'un premier rapport

Le célèbre juge financier a rappelé l'existence du rapport du premier président de la cour d'appel de Paris "qui a conclu dès le 17 mai 2006 qu'il n'y avait rien à (lui) reprocher, qu'il n'y avait pas matière à saisir le CSM (conseil supérieur de la magistrature), qu'il n'y avait pas de faute".
"Ce rapport a été adressé au garde des Sceaux (Pascal Clément) le 17 mai 2006, il n'en a jamais fait état", a-t-il souligné.
"Aujourd'hui, on nous sort un deuxième rapport qui est fait, non pas par un magistrat indépendant, mais par un inspecteur général qui est directement rattaché au Garde des Sceaux. C'est un magistrat qui ne présente pas les garanties d'indépendance que présente le premier président de la cour d'appel", a souligné Renaud Van Ruymbeke.
Le juge d'instruction est renvoyé devant le CSM pour avoir notamment accepté de rencontrer hors procédure Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS et corbeau présumé de l'affaire Clearstream.
lefigaro.fr (Avec AFP).
 Publié le 02 février 2007
Actualisé le 02 février 2007 : 17h52
Renvoyé devant le CSM, Van Ruymbeke accuse Sarkozy

Le juge Renaud Van Ruymbeke et le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.
Zoom +
Le juge Renaud Van Ruymbeke et le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.
Le Figaro.

Le juge d’instruction attribue ses poursuites disciplinaires devant le Conseil supérieur de la magistrature à une "décision politique" dans un dossier où le ministre de l’Intérieur a été faussement mis en cause.

 

Du simple blâme jusqu’à la radiation. C’est ce que risque Renaud Van Ruymbeke devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Car vendredi matin, le ministre de la Justice Pascal Clément a indiqué qu’il allait renvoyer le juge financier devant l’organe disciplinaire des magistrats. Une décision rendue inévitable après le rapport de l’Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) qui relevait mercredi "un manquement au devoir de loyauté" du magistrat dans l’affaire Clearstream.

 
La nouvelle à peine annoncée, Renaud Van Ruymbeke n’a pas tardé à réagir. Regrettant de ne "pas avoir eu connaissance du rapport", il met nommément en cause Nicolas Sarkozy qui avait expliqué le 19 octobre sur TF1 avoir été faussement mis en cause dans l'affaire Clearstream "sur la base du mensonge d'un corbeau qui s'était allié avec un juge".
 
Van Ruymbeke assure n'avoir fait que son travail
 
"Il s’agit d’une décision politique sans surprise dans un dossier où le ministre de l’Intérieur m’a publiquement attaqué", a déclaré vendredi le juge d’instruction assurant n'avoir fait que son travail. 
 
"Cette affaire Clearstream a été montée de toutes pièces, elle est destinée à cacher l'affaire des frégates de Taïwan, il y a 500 millions de dollars qui sont partis, il y a des morts dans ce dossier. Mais on nous ressort toujours Cleartsream avec une surmédiatisation qui a été encouragée par Nicolas Sarkozy. On m'a mis au pilori", a-t-il précisé sur France info.
 
En réponse aux accusations du juge, le ministre de l'intérieur a estimé vendredi que celui-ci avait "tort, vraiment tort" de le mettre en cause dans cette décision. "Ses propres pairs l'ont jugé, qu'il relise le rapport (de l'IGSJ), il comprendra. Il est suffisamment sévère pour que je n'aie aucun commentaire à faire", a souligné Nicolas Sarkozy.
 
Renaud Van Ruymbeke, qui avait demandé à devenir président de chambre à la cour d’appel de Paris, voit aujourd’hui sa promotion fortement compromise.



Le juge Van Ruymbeke rattrapé par l'affaire Clearstream

ÉRIC DECOUTY.
 Publié le 01 février 2007
Actualisé le 01 février 2007 : 13h04

Le garde des Sceaux a renvoyé le magistrat devant le Conseil supérieur de la magistrature

 
LA DÉCISION du garde des Sceaux sera officiellement prise vendredi, mais son directeur de cabinet a discrètement confié, hier, à quelques collègues que Renaud Van Ruymbeke sera renvoyé devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
 
Le ministre de la Justice n'aura aucune peine à justifier cette initiative. Dans son rapport, l'Inspection générale des services judiciaires (la police de la justice), qui en juin dernier avait dédouané de toute faute le juge Burgaud dans l'affaire d'Outreau, se montre rude pour Van Ruymbeke dans le dossier Clearstream.
 
En substance, elle retient contre lui trois fautes susceptibles de constituer « un manquement aux devoirs de son état de magistrat et de son devoir de loyauté ». Premièrement, il n'aurait jamais dû entendre, hors procédure, Jean-Louis Gergorin, l'ancien vice-président d'EADS. Deuxièmement, il aurait dû informer ses collègues Pons et d'Huy, saisis de l'enquête sur les listings falsifiés, que ce même Gergorin était bien le corbeau de Clearstream. Troisièmement, il n'aurait pas dû montrer des pièces de sa procédure à un autre acteur de l'affaire, l'informaticien Florian Bourges. Un épisode que Van Ruymbeke a d'ailleurs toujours contesté.
 
Nombreux soutiens
 
Les faits sont là. Mais l'Inspection va beaucoup plus loin, dénonçant le comportement du juge, qui serait de « nature à faire suspecter l'objectivité des magistrats ». Et si l'Inspection concède que Renaud Van Ruymbeke a agi par seul souci de la vérité, et qu'il n'a prêté son concours à aucune manoeuvre, le rapport ne souligne pas qu'il a lui-même démonté, dès l'automne 2004, la manipulation que constituaient les listings falsifiés.
 
Alors que l'enquête visant cette falsification n'a abouti qu'aux seules mises en cause de Jean-Louis Gergorin et de l'informaticien Imad Lahoud, cet épisode relance la polémique au sein même de l'institution judiciaire. Outre le fait que le rapport de l'Inspection contredit celui du premier président de la cour d'appel de Paris, Renaud Chazal de Mauriac, qui, en octobre dernier, avait dédouané Van Ruymbeke, de nombreux magistrats ironisaient hier sur l'indépendance de ce service.
 
L'affaire Clearstream, qui pourrait bien devenir l'affaire Van Ruymbeke, risque donc de connaître d'autres développements. Dans un entretien à l'AFP, le magistrat - qui bénéficie du soutien de très nombreux collègues et avocats -, s'est étonné hier d'avoir découvert dans la presse « des extraits choisis » d'un rapport dont il n'a « pas eu connaissance ». Il s'interroge par ailleurs sur l'existence de « fuites organisées » et, surtout, demande au garde des Sceaux copie de ce document. Reste que c'est une des figures emblématiques de la lutte contre la corruption qui s'apprête à comparaître devant le Conseil supérieur de la magistrature. Les sanctions vont du blâme à la radiation.

 d

Renaud Van Ruymbeke crie au "lynchage"

NOUVELOBS.COM | 03.02.2007 | 14:08

Réagissez à l'article17 réactions

 

Interrogé au micro d'Europe-1 sur son renvoi vendredi devant le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), le juge Renaud Van Ruymbeke a assuré qu'il n'avait "rien à se reprocher", estimant être victime d'un "lynchage".

 

Renaud van Ruymbeke (AP)

Renaud van Ruymbeke (AP)

Interrogé samedi 3 février au micro d'Europe-1 sur son renvoi vendredi devant le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), le juge Renaud Van Ruymbeke a assuré qu'il n'avait "rien à se reprocher", estimant être victime d'un "lynchage".
"Je suis lynché depuis deux jours dans des conditions que je juge tout à fait scandaleuses", a déploré le magistrat. "Des extraits d'un rapport (de l'Inspection des services judiciaires, ISJ) que je ne connais pas et dont je n'ai toujours pas connaissance circulent dans la presse, présentés de façon tendancieuses".

Existence d'un premier rapport

Le célèbre juge financier a rappelé l'existence du rapport du premier président de la cour d'appel de Paris "qui a conclu dès le 17 mai 2006 qu'il n'y avait rien à (lui) reprocher, qu'il n'y avait pas matière à saisir le CSM (conseil supérieur de la magistrature), qu'il n'y avait pas de faute".
"Ce rapport a été adressé au garde des Sceaux (Pascal Clément) le 17 mai 2006, il n'en a jamais fait état", a-t-il souligné.
"Aujourd'hui, on nous sort un deuxième rapport qui est fait, non pas par un magistrat indépendant, mais par un inspecteur général qui est directement rattaché au Garde des Sceaux. C'est un magistrat qui ne présente pas les garanties d'indépendance que présente le premier président de la cour d'appel", a souligné Renaud Van Ruymbeke.
Le juge d'instruction est renvoyé devant le CSM pour avoir notamment accepté de rencontrer hors procédure Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS et corbeau présumé de l'affaire Clearstream.

Les syndicats de magistrats solidaires

lefigaro.fr (Avec AFP).
 Publié le 02 février 2007
Actualisé le 02 février 2007 : 16h24
ans un dossier comme celui des frégates-Clearstream parce que les enjeux économiques, financiers et politiques sont tels que la justice est bloquée", 
 

Les deux principales organisations syndicales répouvent le renvoi devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du juge Renaud Van Ruymbeke.

 
Bruno Touzellier, président de l'Union syndicale des magistrats :
 
"Nous regrettons profondément cet aboutissement disciplinaire pour un magistrat dont tout le monde reconnaît la haute valeur morale et professionnelle. Il y a la raison d'Etat d'un côté, de l'autre un travail individuel et solitaire qui fait qu'à un moment, pour ouvrir certaines portes, le juge d'instruction est obligé de sortir des règles classiques de le procédure. Nous sommes dans un pays où il n'est pas possible pour un magistrat qui tente de faire son travail normalement, d'avancer dans un dossier comme celui des frégates-Clearstream parce que les enjeux économiques, financiers et politiques sont tels que la justice est bloquée", 
 
Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature :
 
 "Nous déplorons les attaques manifestement orchestrées par différentes personnes, qui dépassent de loin la seule personne du juge Van Ruymbeke. On essaye manifestement de détourner l'attention de l'opinion publique en focalisant sur ce juge particulier dont le rapport dit lui-même qu'il n'a jamais démérité. Nous allons le soutenir"
Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature :
 
 "Nous déplorons les attaques manifestement orchestrées par différentes personnes, qui dépassent de loin la seule personne du juge Van Ruymbeke. On essaye manifestement de détourner l'attention de l'opinion publique en focalisant sur ce juge particulier dont le rapport dit lui-même qu'il n'a jamais démérité. Nous allons le soutenir"



ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Vendredi 2 février 2007
vendredi 2 février 2007, 11h27
 

PARIS (AP) - Le ministre de la Justice Pascal Clément a annoncé avoir saisi vendredi la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du cas du juge d'instruction parisien Renaud van Ruymbeke, 54 ans, mis en cause pour ses interventions en marge de l'affaire Clearstream.

M. Clément dit dans un communiqué avoir "estimé que les manquements relevés par l'Inspection générale des services judiciaires à l'encontre de M. Van Ruymbeke justifiaient la saisine de la formation disciplinaire de l'organe constitutionnel compétente pour les magistrats du siège".

"La décision du ministre de la Justice, prise dans un dossier où M. Sarkozy m'a publiquement attaqué, est une décision politique sans surprise", a réagi le magistrat dans un communiqué, assurant par ailleurs rester "serein" car "ayant agi dans un cadre légal et le respect des règles d'éthique, afin de rechercher la vérité dans un dossier important où les investigations ont été systématiquement entravées".

L'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) a remis mercredi son rapport au ministre de la Justice et a retenu trois griefs, dont le manquement au devoir de loyauté, contre le juge Van Ruymbeke dans le cadre de l'affaire Clearstream.

L'IGSJ reproche au magistrat d'avoir procédé à l'audition de Jean-Louis Gergorin en dehors de tout cadre procédural, estimant qu'il aurait dû informer les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, chargés de l'affaire Clearstream, de ce ces rencontres. Elle lui reproche aussi d'avoir communiqué des éléments de l'instruction à un tiers.

Dans son communiqué, M. Van Ruymbeke rappelle que la décision du ministre est "contredite par un rapport du premier président de la cour d'appel de Paris, magistrat indépendant, qui a conclu à 'l'absence de faute pouvant donner lieu à des sanctions disciplinaires'". AP

der/mw

 

ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Jeudi 1 février 2007

Crédit Photo : Jack GUEZ/AFP 
Le juge Van Ruymbeke en mai 2006 après son audition au pôle financier

EXCLUSIF LCI.fr Selon un rapport de l'inspection générale des services judiciaires, le juge d'instruction a commis trois fautes de déontologie : manquement au devoir de juge, singulière imprudence et manque de discernement.

Christophe MOULIN (avec Amélie GAUTIER) - le 31/01/2007 - 13h11

L'inspection générale des services judiciaires remettait mercredi matin au garde des Sceaux Pascal Clément le rapport que le ministre lui avait commandé en mai 2006 sur l'intervention du juge Van Ruymbeke dans le dossier Clearstream. LCI et LCI.fr ont pu prendre connaissance de l'essentiel des conclusions de ce rapport.

Si les termes sont particulièrement pesés, les mises en cause sont sévères et portent sur trois points. Premier grief : l'accomplissement d'auditions hors procédure. Deuxième reproche : la non révélation d'informations utiles à des procédures pénales en cours. Enfin, le juge Van Ruymbeke est accusé d'avoir transmis des éléments d'instruction à une personne extérieure.

"Manque de discernement"

S'agissant du premier point, le rapport écrit qu'il n'est pas admissible que le juge ait entendu Jean-Louis Gergorin, hors cadre de procédure. C'était au printemps 2004. Renaud Van Ruymbeke est alors en charge du dossier des frégates de Taïwan, une vaste affaire de corruption. Il reçoit dans ce contexte Jean-Louis Gergorin, alors vice-président d'EADS. Ce dernier lui parle des "listings Clearstream" et évoque "des politiques impliqués" mais refuse que son nom apparaisse dans la procédure. En revanche, entre mai et octobre 2004, Jean-Louis Gergorin lui adresse des courriers anonymes. On apprendra plus tard que certains listings ont été falsifiés.

Selon le rapport de l'inspection générale des services judiciaires, de telles méthodes sont "de nature à faire suspecter l'objectivité des magistrats" et altérer la confiance du justiciable envers l'institution. Cette manière de procéder expose le juge au risque de manquer à son devoir de loyauté. De plus, toujours selon l'inspection, un tel comportement n'a fait que "mettre à mal la manifestation de la vérité". Et de parler notamment d'un "manque de discernement" de la part d'un magistrat "expérimenté".

La dimension "exceptionnelle" des dossiers

Pour le deuxième grief, là encore, les magistrats estiment qu'en cachant la véritable identité du corbeau, -alias Gergorin-, le juge Van Ruymbeke a mis à mal son devoir de loyauté résultant de son "serment de magistrat". Il aurait du prévenir la juge d'instruction de Talancé, sa collègue co-saisie sur le dossier des frégates et surtout les juges d'Huy et Pons qui, trois bureaux plus loin, enquêtaient sur le curieux volatile. L'inspection estime dès lors que de telles pratiques couvrent des faits relevant d'une infraction pénale.

Reste le troisième et dernier manquement, peut être le plus grave, qualifié de "manquement aux devoirs d'un juge". Selon l'enquête des magistrats, il est avéré que Renaud Van Ruymbeke a sciemment fait part à Florian Bourges d'informations confidentielles extraites des pièces de procédure en lui fournissant des cédéroms avec les listings Clearstream. L'informaticien est aujourd'hui mis en examen dans cette affaire.

Seule excuse pour le juge Van Ruymbeke, selon l'inspection générale : la dimension "exceptionnelle" de l'affaire des frégates constituant avec l'affaire Clearstream, des dossiers "complexes et sensibles". Le rapport reconnaît aussi au juge "un souci exclusif de la recherche de la vérité" et souligne une carrière brillante jusqu'à ce franchissement de ligne jaune.

Cela suffira-t-il devant le Conseil supérieur de la magistrature qui, selon nos informations, devrait être saisi vendredi par le garde des sceaux ? Le CSM aura à statuer sur d'éventuelles sanctions qu'encourt le juge, des sanctions qui peuvent aller du blâme jusqu'à la radiation.



Clearstream : un rapport reproche à Van Ruymbeke un "manque de loyauté"
Feb 2, 2007
L'Inspection générale des services judiciaires reproche au juge Renaud Van Ruymbeke son "manquement au devoir de loyauté" dans le dossier Clearstream, dans un rapport remis mercredi au ministre de la Justice Pascal Clément. Ce rapport épingle le magistrat sur trois points.
Van Ruymbeke se voit reprocher l'accomplissement d'auditions hors procédure, la non-révélation d'informations utiles à des procédures pénales en cours ainsi que la transmission d'éléments d'instruction à une personne extérieure. Pascal Clément avait commandé en mai 2006 ce rapport interne à la suite des déclarations du magistrat sur une rencontre avec Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS, soupçonné d'être le corbeau dans l'affaire Clearstream. Il s'agissait d'une rencontre secrète hors procédure, fin avril 2004 dans le bureau d'un avocat, avec celui qui a avoué être l'auteur de la première lettre anonyme sur les listings Clearstream.

Le rapport lui reproche de ne pas avoir informé de cette rencontre et de son contenu non seulement ses collègues en charge de l'affaire Clearstream, Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, mais aussi la juge Dominique de Talancé, qui instruisait avec lui l'affaire des frégates de Taiwan. A la suite de ce rapport, le ministre de la Justice peut décider de saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), organe disciplinaire des magistrats, en vue d'éventuelles sanctions contre le juge. Clément fera connaître sa décision "au plus tard vendredi", a indiqué mercredi la Chancellerie.

Renaud Van Ruymbeke, âgé de 54 ans, est très respecté dans le milieu judiciaire pour avoir travaillé sur nombre de dossiers sensibles comme l'affaire Elf.

Un autre rapport, du Premier président de la cour d'appel de Paris, remis en septembre, avait pour sa part conclu à l'absence "de fautes pouvant donner lieu à des sanctions disciplinaires". En mai le garde des Sceaux avait ajourné la promotion de Van Ruymbeke comme président de chambre à la cour d'appel de Paris, à la suite de la révélation de sa rencontre avec Gergorin. Ce dernier s'est avéré être le corbeau dans le dossier Clearstream, une affaire de "dénonciation calomnieuse" visant des personnalités notamment politiques. Il a été mis en examen le 1er juin 2006 par les juges d'instruction d'Huy et Pons. On avait appris par la suite que Van Ruymbeke avait rencontré M. Gergorin à trois reprises, sans faire figurer ces rendez-vous dans le dossier judiciaire. Les inspecteurs des services judiciaires avaient longuement entendu Van Ruymbeke le 18 mai 2006.

Par ailleurs, le juge antiterroriste Gilbert Thiel a estimé dans un entretien à l'AFP que le juge Renaud Van Ruymbeke "n'a pas trahi les obligations de son état". "Renaud Van Ruymbeke n'a pas trahi les obligations de son état. Il avait pour souci exclusif de rechercher la vérité. Par ses investigations, il a permis d'établir la fausseté des listings (de l'affaire Clearstream, ndlr)", a estimé Thiel, un proche du juge financier. "J'ai l'impression que l'inspection général des services n'a pas véritablement pris en compte le contexte de l'affaire des frégates", a estimé Thiel. "Pour l'ISJ, un kilo de plumes égale un kilo de plomb. C'est mathématiquement exact. Mais que pèsent vraiment les enjeux du dossier plombé par le secret défense, celui des frégates de Taïwan, face aux plumes du volatile dans une médiocre affaire de dénonciation calomnieuse qui n'est devenue le feuilleton de l'année 2006 qu'en raison de ses implications politiques", s'est demandé le juge antiterroriste.

S'interrogeant sur la possible convocation du juge Van Ruymbeke devant le Conseil supérieur de la magistrature, Thiel a jugé que "compte-tenu des délais d'instruction de l'affaire", le nouveau président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) serait "le nouveau président de la République et donc peut-être l'une des parties civiles de l'affaire Clearstream (Nicolas Sarkozy, ndlr). "Cela risque donc d'être délicat", a-t-il conclu.



Renaud van Ruymbeke (AP)

Renaud van Ruymbeke (AP)


Sur Internet

L'Inspection Générale des Services Judiciaires sur le site du ministère de la Justice

Une fiche sur Renaud Van Ruymbeke

La motion de soutien au juge Renaud Van Ruymbeke sur le site du Syndicat de la magistrature

Le site Internet de Clearstream (en anglais)

Le site du Conseil de la magistrature

Une biographie de Jean-Louis Gergorin

L'instruction d'une affaire pénale

 

mercredi 31 janvier 2007, 16h07

 
Le juge Thiel soutient son collègue Van Ruymbeke

PARIS (AP) - Le juge Renaud van Ruymbeke "n'a pas trahi les obligations de son état", a déclaré mercredi à l'Associated Press le juge Gilbert Thiel, réagissant au rapport de l'Inspection générale des services judiciaire (IGSJ) qui épingle le magistrat dans l'affaire Clearstream.

"Il avait pour souci exclusif de rechercher la vérité. Par ses investigations, il a permis d'établir la fausseté des listings", a ajouté le juge Thiel qui considère que l'IGSJ "n'a pas véritablement pris en compte le contexte de l'affaire des frégates" de Taïwan.

Mercredi, l'IGSJ a remis au garde des Sceaux Pascal Clément le rapport commandé par ce dernier sur le rôle de M. Van Ruymbeke dans l'affaire Clearstream et a retenu trois griefs contre le magistrat: auditions hors cadre procédural, non révélation à des collègues d'informations utiles à leurs instruction en cours et transmission d'éléments de procédure à une personne extérieure.

"Que pèsent vraiment les enjeux du dossier plombé par le secret défense, celui des frégates de Taïwan, face aux plumes du volatile (NDLR: corbeau) dans une médiocre affaire de dénonciation calomnieuse qui n'est devenue le feuilleton de l'année 2006 qu'en raison de ses implications politiques?", s'est demandé M. Thiel.

Le ministre de la Justice peut saisir le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour engager des poursuites disciplinaires contre M. Van Ruymbeke.

Compte tenu des délais d'instruction d'une affaire devant le CSM, son président "sera le nouveau président de la République, et donc peut-être l'une des parties civiles de l'affaire Clearstream. Ca risque donc d'être délicat", ajouté M. Thiel.

Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et candidat UMP à l'élection présidentielle, est partie civile dans l'affaire Clearstream. Son nom apparaissait dans les listings manipulés. AP

pas/mw

 




Le juge Van Ruymbeke dénonce une "présentation tendancieuse du rapport"

31.01.07 | 20h12

Réagissez aux articles que vous venez de lire.
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Agrandir la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Imprimer cet article
Le juge Renaud Van Ruymbeke, épinglé dans un rapport de l'Inspection des services judiciaires (ISJ), a dénoncé mercredi auprès de l'AFP une "présentation tendancieuse" par la presse du document dont il a demandé la communication au garde des Sceaux.

"Je m'étonne de découvrir dans la presse des extraits choisis d'un rapport de l'inspection des services judiciaires me concernant dont je n'ai pas eu connaissance et dont la présentation est tendancieuse", a déclaré le magistrat.

"Je constate que seuls les éléments à charge et non les conclusions de ce rapport ont été communiqués et me demande qui a organisé ces fuites et dans quel but", a-t-il ajouté.

Dans un premier temps, des extraits du rapport diffusés par LCI mercredi et confirmés de source judiciaire, ont mis en avant les critiques formulées à l'encontre du magistrat accusé notamment d'un "manquement au devoir de loyauté" dans le dossier Clearstream.

Mais des éléments de conclusions du rapport, dont l'AFP a obtenu copie en fin de journée, ont nuancé les critiques en soulignant notamment que les "manquements reprochés doivent être replacés dans le contexte exceptionnel des deux affaires concernées (frégates et Clearstream, ndlr), complexes et sensibles.

Dans son rapport, l'ISJ estime également que le juge "a agi dans le souci exclusif de la recherche de la vérité" et que "les manquements au demeurant isolés dans le déroulement de sa carrière, doivent également être envisagés en considérant les appréciations particulièrement élogieuses dont M. Van Ruymbeke fait l'objet".





ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Vendredi 26 janvier 2007

LE MONDE | 26.01.07 | 15h18  •  Mis à jour le 26.01.07 | 15h18
COLMAR (Haut-Rhin) ENVOYÉ SPÉCIAL

ernard Meyer, qui préside ce jeudi 25 janvier l'audience de la cour d'appel de Colmar, aurait préféré "faire autre chose", comme il dit. Cela ne l'amuse pas d'être ici, face à l'un de ses confrères, le procureur de la République de Bayonne Pierre Hontang - actuellement sous le coup d'une suspension - qui comparaît pour "vol et utilisation frauduleuse d'une carte bancaire".

Le 15 mai 2006, le tribunal correctionnel de Strasbourg a condamné ce magistrat de 49 ans à 10 mois de prison avec sursis assortis d'une interdiction d'exercer sa profession pendant cinq ans.

M. Hontang, cheveux bruns bouclés et costume sombre, secoue plusieurs fois la tête à l'écoute du rapport que lit le président. Les 24 et 25 mai 2004, Pierre Hontang, magistrat bien noté par sa hiérarchie, participe à une conférence des procureurs généraux d'Europe en Allemagne. Le procureur en poste à Bayonne depuis juillet 2002, sorti de l'École nationale de la magistrature en 1982, y prononce une allocution sur "les principes fondamentaux d'éthique pour le ministère public".

La fin de la conférence est ponctuée d'une soirée où la centaine de participants se retrouvent autour d'un buffet dînatoire. Au moment de partir, vers 22 h 30, Marie-Louise F., secrétaire administrative au Conseil de l'Europe à Strasbourg, s'aperçoit que son sac à main a disparu. Il sera finalement retrouvé au fond d'une poubelle, dans les toilettes des hommes, délesté d'une partie de son contenu : une carte bancaire Master Card du Crédit mutuel et un peu plus de 100 euros en liquide.

Quelques jours plus tard, des extraits bancaires révèlent que deux paiements ont été effectués en Allemagne avec cette carte bancaire, dans la nuit du 25 au 26 mai. Le premier de 354 euros à 1 h 24 et le second de 224 euros à 4 h 48. Les policiers allemands ne tardent pas à trouver l'établissement où les transactions se sont déroulées. A Celle, une ville de Basse-Saxe, Le Bijou - c'est le nom de l'établissement en question - est un bar de nuit qui accueille, légalement, des prostituées.

"JE CHERCHAIS DES CIGARETTES"

Aux policiers qui l'interrogent sur ces deux paiements encaissés dans la nuit du 25 mai, la gérante répond en décrivant un Français parlant très mal l'allemand, d'environ 45 ans et aux cheveux bouclés. Une prostituée roumaine, qui se fait appeler Héléna, assure l'avoir eu comme client.

Les deux femmes identifient ensuite sur photo Pierre Hontang, avec d'autant plus de facilité que, deux jours auparavant, dans la nuit du 23 mai, celui-ci était déjà venu dans l'établissement, situé à 350 mètres de son hôtel. Ce soir-là, il avait dépensé 174, 50 euros, payé avec sa Carte bleue personnelle. "Je cherchais des cigarettes", assure M. Hontang.

Celui-ci nie être l'auteur du vol et se dit "victime d'une tentative d'escroquerie de la part d'un établissement qui voudrait dissimuler des comptes occultes". Il en veut pour preuve les nombreuses contradictions du témoignage des deux femmes. "Il n'y a aucun élément matériel qui accuse mon client. Ce dossier repose sur la parole d'une prostituée et d'une tenancière de maison de passe que l'accusation prend pour paroles d'évangile", a plaidé l'avocat de M. Hontang, Me Laurent de Caunes.

Si le représentant du ministère public a reconnu ne pas apporter de "preuves sur un plateau", il a tout de même requis 18 mois de prison avec sursis et 3 000 euros d'amende en se fondant sur "des éléments probants de nature à entraîner un faisceau de présomptions". Arrêt le 22 février.


Yves Bordenave
Article paru dans l'édition du 27.01.07

ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Vendredi 19 janvier 2007


 Comme le veut la tradition, en ce début d’année, les tribunaux de commerce, le Conseil de Prud’hommes et le Tribunal de Grande Instance de Foix ont procédé mardi matin à leurs audiences solennelles de rentrée.

Tous étant tenus de rendre compte, en application de l’article R.711-2, de l’activité de leurs juridictions respectives pour l’année judiciaire écoulée.
Unité de lieu, unité de temps devant un auditoire représentant la société civile et les différents services de l’Etat…

Le président Claude Delpy a ouvert le feu à 10h avec l’audience solennelle du Tribunal de Commerce.

Une leçon de style, qui permet de faire le bilan de l’année  judiciaire 2006 en faisant appel à de savants calculs statistiques dont nous ne retiendrons que la synthèse:

Affaires jugées: 425 (dont 94 pour le compte du contentieux général et 331 pour les procédures collectives)
Affaires restant à juger: 83
Juridiction du Président: 759 (soit 327 injonctions de payer, 11 référés et 258 ordonnances diverses)
Recours exercés devant le tribunal : 37 dont opposition à injonctions de payer: 27 et 11 oppositions à ordonnances du juge-commissaire.
Arrêts rendus par la cour d’appel: 31
Ouverture de redressements judiciaires: 83
 Conversions en liquidations judiciaires: 81
Homologation de plans de redressement: 8
Nombre d’emploi visés par les procédures: 132
Immatriculations au greffe: 810
Radiations au greffe: 503

Les juridictions consulaires ont appliqué en 2006 les dispositions de la loi du 25 juillet 2005 sur les procédures collectives et un site en ligne a été créé par la Cour de Cassation pour l’interprétation de certaines dispositions de cette nouvelle loi.

Concernant la construction de la future Cité Judiciaire, le président Delpy s’est réjoui d’avoir été associé à ce projet et a tenu à remercier les Chefs de Cour car désormais toutes les juridictions et les services annexes seront regroupés sur un même site.

Comme l’a précisé Claude Delpy, «le tribunal de Commerce, surtout dans un petit département, est un véritable observatoire économique et tout naturellement nous entendons vous assurer de notre concours pour tout ce qui concerne l’économie départementale, dans le respect, bien sûr, de nos attributions respectives»

Enfin et selon les dispositions du code de l’organisation judiciaire, Mr Christian Carmona nouvellement élu a été solennellement installé dans ses fonctions. Né à Auch le 20 septembre 1953, il a évolué vers le poste de responsable administratif dans le groupe Unimag, de 1976 à 1982.

Il accède en juin 1983 au poste de Contrôleur de gestion du groupe Unimag dont le siège est à Pamiers, où il s’installe. Il devient en juin 1988 administrateur de la SA Unimag Faure et Cie, puis membre du directoire en juin 1994.

Il a exercé les fonctions de conseiller Prud’homal pendant 15 ans occupant en alternance la poste de Président de la section Commerce, de 1987 à 2002. Christian Carmona possède donc l’expertise suffisante pour occuper aujourd’hui cette nouvelle charge:
«une fonction passionnante et gratifiante pour celui qui est conscient de l’exercer au profit de la communauté économique dans un esprit de total désintéressement»

 Quant à l’audience solennelle du Conseil de Prud’hommes, Daniel Simon, président sortant a évoqué quelques chiffres concernant l’année écoulée:

204 saisines, soit une diminution de 20% environ
134 décisions au fond ont été rendues dont 19 en départage; 206 affaires restent en cours fin 2006.
L’actuel président, Claude Nayrac a précisé quant à lui que le volume global du contentieux prud’homal baisse légèrement dans le département mais que la commission avait également un rôle pédagogique auprès des salariés et des employeurs.

«Apprenons aux justiciables à mieux se pourvoir et surtout, incitons-les à régler les litiges concernant des petites sommes, de façon amiable»

Outre le renouvellement total du greffe, le président Simon a souligné le manque de moyens matériels pour effectuer correctement ses missions (peu de matériel informatique, accès à l’Internet…).

De plus les conseillers Prud’hommes de Foix ont signifié leur mécontentement à travers une lettre au Garde des Sceaux concernant les modifications apportées au code du travail par le paragraphe 3 de l’article L51-10-2  qui comporte une phrase suscitant l’inquiétude des conseillers fuxéens qui considèrent que «ce texte va enfermer les activités prud’homales dans des durées encadrées et parfaitement incompatibles avec une justice de qualité» (l’indemnisation des activités prud’homales définis par le décret en Conseil d’Etat prévu à l’article L514-1 dans les limites et conditions fixées par décret)

La mandature des conseillers des Prud’hommes devait se terminer fin 2007 mais du fait que l’année 2007 est déjà  une année électorale chargée, le législateur a décidé de proroger le mandat et de reporter les élections Prud’homales à fin 2008.

 Enfin l’audience solennelle de rentrée du Tribunal de Grande Instance devait clôturer la matinée, une occasion pour les magistrats de donner un bref bilan de l’année judiciaire écoulée mais aussi, pour les représentants du Parquet, d’affirmer leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique, à l’heure où ce dernier fait régulièrement l’objet de critiques.

Si l’on évoque les chiffres et les statistiques pour l’année 2006: le Tribunal de Grande Instance a enregistré sur le plan civil une augmentation des contentieux de 1%.

Mais Antoine Leroy, procureur de la république a précisé que le taux de réponse pénale a baissé, passant à 88% sans pour autant qu’il y ait augmentation des frais de la justice pénale (baisse de 20%)

«la réponse pénale doit avoir 3 caractéristiques, elle doit être systématique, diversifiée et rapide…/…/… A Foix en 2006, l’ensemble de la chaîne pénale a su tenir des délais particulièrement brefs puisque:
- 85 personnes ont été jugées selon le mode de la comparution immédiate en 2006, c'est-à-dire à l’issue de leur garde à vue soit une augmentation de 20% par rapport à 2005 ;
- 68% des affaires jugées par le tribunal correctionnel, l’ont été selon une voie rapide ;
- Les dates de convocation des délinquants devant les juridictions de jugement ne sont jamais supérieures à 2 mois ;
- Les jugements sont dactylographiés avant la fin de la semaine suivant l’audience ;
- Tout condamné relevant du service du juge de l’application des peines est convoqué dans les 15 jours suivant l’audience … /…
»

 Le procureur a souligné également que pendant l’année 2006 le parquet a pour la première fois mis en œuvre la procédure dite de jugement à délai rapproché qui permet de répondre à un acte de délinquance d’un mineur avec une rapidité adaptée à son âge, le mineur étant convoqué à une date d’audience dans le mois qui suit, sans mise en examen mais avec la possibilité pour le juge des enfants sur réquisitions du parquet, de placer le mineur sous contrôle judiciaire voire en détention jusqu’à la date d’audience.

Quatre grands axes de la politique pénale conduite à Foix, en 2006, ont été dégagés dans le discours du procureur: répression, prévention, droits des victimes et droits de la défense.

- Les mesures de répression  sont poursuivies avec une attention particulière pour les violences routières mais surtout les violences conjugales: «cette année 2006 sera incontestablement marquée par un tournant dans le traitement de ces procédures de violences familiales et il était temps qu’il en soit ainsi parce qu’elles causent un préjudice considérable, notamment aux jeunes enfants qui en sont témoins»

- La prévention est un levier majeur du traitement de la délinquance, la collaboration privilégiée du parquet avec les élus, le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance du Pays d’Olmes, le CLSPD de Pamiers ou celui de Saint-Girons, récemment créé, permet de prévenir à la source la délinquance.

- Concernant l’aide aux victimes, le procureur a souligné qu’il avait signé le 12 juillet 2006 avec le président du Conseil général et l’inspecteur d’Académie une convention portant sur la protection de l’enfance en danger, l’accueil des mineurs placés et mis en place le traitement administratif et judiciaire de ces situations.

Enfin le procureur Leroy a rendu hommage à maître Bernard Rouch qui a exercé depuis 1974 les fonctions d’huissier de justice à Foix et qui a pris sa retraite, il y a quelques semaines ainsi qu’à Thibaut Soubeyran, auditeur de justice en stage juridictionnel à Foix.

Photos: ©AriegeNews 2007

  publié le 17/01/2007 par Laurence Cabrol

ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Jeudi 18 janvier 2007

Justice : 15/01/2007 à 17:52


(Tahitipresse) - L'audience solennelle de rentrée du tribunal et de la Cour d'appel de Papeete s'est déroulée, lundi, dans la capitale polynésienne. La cérémonie a été l'occasion pour les magistrats de dresser un bref bilan de l'année judiciaire écoulée mais aussi, pour les représentants du Parquet, d'affirmer leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique à l'heure où ce dernier fait régulièrement l'objet de critiques.

La cérémonie d'ouverture de la nouvelle année judiciaire a été marquée par l'intervention du procureur général, François Deby, qui, dans son discours, s'est érigé contre les vives critiques et les "fantasmes" dont le Parquet a fait l'objet sur le traitement de plusieurs dossiers politico-médiatiques.
"Notre système n'est pas parfait, et les hommes qui la rendent -Ndlr: la Justice-, ne sont pas infaillibles, mais est-elle ce repaire d'hommes et de femmes qui n'obéiraient qu'aux motivations inavouables qu'on leur prête ? (...) Bien évidemment non", a-t-il déclaré.
Interrogé en marge de la séance sur le traitement de l'affaire "JPK", celle du journaliste Jean-Pascal Couraud disparu dans des conditions troubles en 1997 et qui a suscité de nombreuses accusations envers le représentant du ministère public, François Deby a expliqué que le Parquet n'avait pas failli sur le dossier.

Le Parquet "totalement indépendant" du pouvoir politique

"Contrairement à ce qui a été dit (...) le Parquet a toujours cherché à ce que les investigations soient menées le plus objectivement possible et le plus complètement possible. Que ce soit Pierre, Paul, Jacques ou Philippe qui soient responsables de la disparition de JPK, que JPK soit disparu à la suite d'un suicide, ou qu'il y ait une tout autre cause à cette disparition, nous sommes simplement là pour rechercher la vérité", a-t-il ajouté tout en soulignant que le dossier devrait vraisemblablement être clôturé d'ici quelques mois.
Si le procureur général a martelé que le Parquet était "totalement indépendant" du pouvoir politique, il a en revanche plaidé pour que ce dernier lance un "signal fort qui mette fin à cet état d'esprit de l'opinion", notamment en réformant le mode de nominations des représentants du ministère public.
Lors de cette cérémonie, les magistrats du Siège et du Parquet, ont brièvement dressé le bilan de leurs activités durant l'année 2006 tout en présentant les axes de travail pour celle à venir.
Le Parquet, à ce titre, a rappelé que la lutte contre les violences conjugales, l'insécurité routière et la délinquance juvénile constituaient ses "priorités", de même que la situation carcérale, jugée "extrêmement tendue", du fait de la vétusté et de la surpopulation du centre pénitentiaire de Nuutania.

JB. C

ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Mercredi 10 janvier 2007
La réforme de la justice.
Question de : Internaute
Bonjour, Les gouvernants de gauche comme de droite distribuent la légion d´honneur à des magistrats ? Qu´en pensez-vous ? Avez-vous la légion d´honneur ? Sainte-Gamelle
Réponse : bonjour, Le syndicat de la magistrature que je représente a déjà eu l´occasion de prendre position sur cette question des décorations pour indiquer que l´octroi d´une telle distinction à un magistrat ne nous paraît pas compatible avec le principe d´indépendance de la magistrature vis à vis du pouvoir exécutif qui en l´occurence décide seul de qui sera "récompensé" ou pas. Donc pour répondre directement à votre question, non je n´ai pas de médaille et si l´on m´en proposait une, je refuserais.
Question de : Internaute
Beaucoup de justiciables ne comprennent pas l´éviction du juge Jacques Bidalou, dont Jean-Edern Hallier disait qu´il était la statue du commandeur de la justice française. Etes-vous partisan de sa réhabilitation ?
Réponse : c´est à l´intéressé qu´il faudrait que vous posiez la question.
Question de : Internaute
Outreau est l´arbre qui cache la forêt car la plupart des erreurs judiciaires ne sont pas médiatisées. Il ne peut pas en être autrement avec cette justice ou le juge d´instruction a les pleins pouvoirs et fonctionne un peu sous le même principe que l´infaillibilité papale.... J´ai connu une personne injustement mise en cause et incarcérée pendant plusieurs mois qui a obtenu justice après des années d´un combat épuisant face à une justice qui lui conseillait d´oublier ces "petites" erreurs. Des petites erreurs qui lui ont pourtant foutues sa vie familiale et professionnelle en l?air. Le juge responsable a, lui, continué tranquillement sa petite carrière?.
Réponse : Vous avez raison de souligner la difficulté qu´il y a, dans le cadre de la procédure pénale actuelle, d´organiser sa défense efficacement. Au syndicat de la magistrature, nous proposons depuis longtemps de rééquilibrer les prérogatives de la défense, en renforçant le principe du contradictoire au cours de l´instruction et de la Garde à vue et en limitant les possibilités de détention provisoire.
Question de : Internaute
Le bruit court que Jean-Edern Hallier, qui contribua à faire élire Mitterrand, et en fut bien mal récompensé, aurait été assassiné. Qu´en pensez-vous ?
Réponse : je ne connaissais pas ce bruit, j´en étais resté à un accident de vélo....
Question de : Internaute
La représentation nationale, violant l´article 16 du Préambule en intervenant et demandant des comptes au Juge quelle que soit l´affaire...ne rend-elle pas nulle cette réformette, par l´absence de séparation des pouvoirs? Les dysfonctionnements de la Justice et le peu de moyens VOLONTAIREMENT donnés, ne laissent-ils pas supposer un bénéfice EVIDENT pour ceux qui se trouvent en, haut de la pyramide, les grands de la RES PUBLICA ? Enfin ,comment se fait-il que la jurisprudence de l´état le plus libéral ne soit pas appliquée, c´est à dire l´INCOMPATIBILITE de la fonction de magistrat avec l´appartenance à la maçonnerie, appliqué par l´Italie et le Royaume Uni géniteur de la maçonnerie? Deux serments consécutifs ne valent-ils pas parjure? merci de me répondre . Cordialement OLEARIUS
Réponse : L´absence d´une indépendance statutaire du parquet a pour conséquence qu´en France, le pouvoir exécutif a la possibilité d´intervenir dans les affaires en cours par le biais des procureurs qui sont soumis hiérarchiquement au garde des Sceaux. Donc les interventions dans les affaires individuelles sont possibles. Quant au manque de moyens budgétaires donnés à la Justice, je crois qu´aujourd´hui tout le monde a pris conscience de la nécessité d´une augmentation significative du bugdet de la justice mais nous partons de tellement loin que notre retard par rapport aux autres démocraties européennes reste très alarmant. Pour finir sur la franc maçonnerie, je crois qu´il faut distinguer les engagements personnels de chacun avec l´exercice de l´activité de magistrat et que dans la mesure où l´un n´interfère pas sur l´autre, les magistrats ont droit à leur liberté d´engagement politique, religieuse ou associative comme tout citoyen de ce pays.
Question de : Internaute
Votre syndicat s´est insurgé lors du décès de Tallinaeau en prison en raison des "pressions" des ministres de la justice de l´époque. Ne croyez vous pas que vous infligez une nouvelle blessure aux familles des victimes de cette pourriture avec des communiqués aussi indécents ?
Réponse : Il ne s´agit pas pour notre organisation de nier la souffrance des victimes mais de contester les conditions dans lesquels un homme malade et qui avait bénéficié d´une suspension de peine médicale a été réincarcéré pour finalement décéder en prison. le respect de la dignité des personnes détenues doit être assuré dans une démocratie comme la nôtre et mourir en prison n´est à souhaiter à personne.
Question de : pessoat
les prises de position de votre syndicat trés gauchistes et omniprésent dans le débat sur l´objectivité de la justice dans les médias en france, ne contribuent elles pas à décrédibiliser encore plus celle ci auprés de francais?
Réponse : Au contraire, nous estimons que nous participons ainsi à la réflexion indispensable sur le fonctionnement d´une justice que nous souhaitons égale pour tous.
Question de : SM
J´imagine que lorsque l´on preside le SM, on est plutot cuir, non ?
Réponse : On est surtout préoccupé par des enjeux qui n´ont rien de personnel....comme faire entendre notre voix pour faire progresser nos idées et l´institution judiciaire au sein de laquelle nous travaillons
Question de : Internaute
il n est pas normal q un juge comme tout professionnel qui commet une faute professionnelle ne soit pas puni devant un tribunal.meme le president de la repubique peut etre condame alors pourquoi pas un juge?
Réponse : Il n´est pas exact de dire qu´aujourd´hui les juges sont irresponsables. Ils ont des comptes à rendre devant leur organe disciplinaire qu´est le conseil supérieur de la magistrature en cas de manquement constaté au même titre que n´importe quel fonctionnaire. Cela dit, il faut savoir qu´aujourd´hui la saisine du conseil supérieur de la magistrature n´appartient qu´au garde des sceaux ou aux chefs des cours d´Appel. Ainsi, le syndicat de la magistrature est favorable à l´existence d´une instance chargée de recevoir et d´instruire les plaintes des justiciables. Mais, il ne s´agit pas par ce biais de contester une décision de justice. Celle ci ne doit être contestée que par l´exercice des voies de recours que sont l´Appel et le pourvoi en cassation.
Question de : guibullum
De manière générale, les peines ou les amendes ne sont pas suffisantes pour faire changer la volonté des délinquents. C´est vrai pour les jeunes délinquents et pour les délinquents dits "à col blancs". Qu´en pensez vous?
Réponse : La question de la récidive que vous évoquez est complexe. Pour répondre en quelques mots, je crois qu´au moment de prononcer une sanction pénale, il est primordial d´analyser le contexte du passage à l´acte délinquant pour répondre le mieux possible à la gravité des faits commis mais également à la situation de la personne délinquante. Bien souvent, un emprisonnement aura pour conséquence de désocialiser encore davantage la personne condamnée au lieu de l´accompagner dans sa nécessaire réinsertion. Quant à la délinquance en "col blanc", elle doit être traitée comme toutes les autres et en cette matière les interdictions professionnelles comme l´interdiction de gérer sont souvent choisies comme sanction par les juges pour mieux prévenir toute récidive.
Question de : LeFantomeDeL´Ile
Je voyais dans le journal l´autre jour que M. Canivet avait ete promu dans l´Ordre de la Legion d´Honneur. Cela ne manque pas de sel, pour un individu qui pretendait denoncer recemment de pretendues atteintes a l´independance de la justice... Qu´en pensez-vous ? D´aileurs, vous meme, etes vous detentrice d´une quelconque Breloque, Cordon ou Grand Sceptre ?
Réponse : je crois avoir déjà répondu à cette question posée par un autre internaute
Question de : Yannick Comenge
Madame la présidente, Tout d´abord mes meilleurs voeux à votre syndicat qui est la signature d´une vitalité démocratique. Je souhaiterai connaitre votre analyse sur la reforme de la justice lancée par le ministre actuel. Quels sont les points qui vous paraissent importants à améliorer? Votre syndicat va t il prochainement demander aux candidats à la présidence de la republique de montrer leur interet pour une justice trop peu financée...
Réponse : merci pour vos voeux et pour la "vitalité démocratique". Après les débats qui ont eu lieu à l´occasion de l´affaire d´Outreau, le syndicat de la magistrature attendait une réforme institutionnelle de la justice autour notamment de l´indépendance du parquet, du renforcement des prérogatives du conseil supérieur de la magistrature préalable indispensable à une refonte de la procédure pénale. A ce titre, la réforme proposée par le garde des sceaux et actuellement en débat au parlement, nous apparaît tout à fait insuffisante. Même en matière de détention provisoire, le texte proposé est très en retrait des propositions de la commission d´enquête parlementaire puisque la référence au seul critère du trouble à l´ordre public pour placer quelqu´un en détention provisoire n´est pas supprimé. Mais faute de temps je ne peux développer l´intégralité de nos propositions de réforme et si le sujet vous intéresse je vous invite à consulter notre site internet .
Question de : vincenti
Bonjour, La psychopathie est un trouble du comportement qui toucherait 1% de la population.Les psychopathes souffrent d´un manque d´empathie ahurissant, ne voient que ce qui les intéresse, sont manipulateurs, ne se sentent jamais coupables ou responsables, et ils méprisent les droits d´autrui. Selon le Pr Robert Hare, l´éminent psychiatre qui a mis au point l´échelle de psychopathie, beaucoup de psychopathes accèdent à des postes à très haute responsabilité, notamment dans le droit. Le juge Burgaud a t´il fait l´objet d´un examen psychiatrique? Comment s´assurer qu´un psychopathe n´accède pas au poste de juge d´instruction? Cordialement
Réponse : je crois qu´il faut être prudent avant d´envisager de soumettre le recrutement des juges à des expertises médicales. Il faut à mon avis se méfier du tout psychiatrique qui comporte d´évidents risques de dérive. En revanche, le recrutement des juges devrait mieux prendre en compte tant leurs connaissances techniques que leur parcours personnel et leur capacité à s´intéresser et à comprendre les situations des autres.
Question de : Marie
La réforme de la Justice n´a pas eu lieu : la rendre transparente, redonner la confiance des citoyens dans la Justice, trop compliqué ; je ne vois qu´une personne apte à occuper cette fonction : Eric de Montgolfier.
Réponse : C´est votre opinion et je me garderai de la commenter
Question de : Internaute
Bonjour, Je connais un stagiaire de l´ENM qui a commencé son stage ce lundi, qui siège à partir d´aujourdhui et à qui on a promis 21 dossier pour vendredi... Une réaction?
Réponse : et oui c´est notre lot quotidien.... Mais la question est la façon dont seront traités ces 21 dossiers car il faut pouvoir accorder à chacun le temps et l´attention nécessaire. Souhaitez lui bon courage de ma part.
Question de : 156
??br /> La justice manque de moyens. Mais concrètement où manque-t-il des moyens ? Manque de juges, de greffiers, d´autres personnels... ? Problèmes de locaux.... ? Avez vous une estimation chiffrée des besoins nécéssaire ?
Réponse : A ma connaissance, il n´existe aucune étude chiffrée des moyens qui seraient nécessaires pour que la justice soit rendue dans de bonnes conditions. En 2006 le budget de la justice est de 5 milliards d´euros et cela ne représente que 1,89% du budget total de l´Etat. Les moyens en personnels de greffe sont notoirement insuffisants et cela a des conséquence sur les délais de réponse au justiciable et sur la qualité de l´accueil qui leur est réservé.
Question de : 156
Il y aurait il des possibilités de "rationnaliser les coûts" sans pour autant sacrifier à la mission du service public de justice par un mode d´organisation différentes ou une informatisation accrue du système judiciaire comme dans des entreprises privées ? Merci pour votre réponse
Réponse : La Justice a déjà fait d´énormes efforts pour rationnaliser les coûts et toutes nos juridictions sont informatisées même s´il reste à travailler sur la dématerialisation des dossiers papiers..... Mais la justice avant d´être une organisation reste un lieu où les échanges humains sont primordiaux: on ne peut "informatiser" une audience de divorce.
Question de : 156
La justice a-t-elle besoin de réforme ou seulement de moyen supplémentaire ?
Réponse : des deux
Question de : 156
.Je suis r-miste ; un Samedi soir, j´ai été agressé par un sdf ( réel sdf ?) au > rer de vincennes qui, me voyant discuter avec 2 jeunes femmes, s´immiscait > dans le groupe en voulant taxer une clope aussi. > > Les 2 jeunes femmes refusant, il s´adresse à moi. Comme je lui ai dit que > j´avais taxé aussi ma cigarette; il est devenu agressif; me bousculant et > provoquant;me revoyant il me donne un coup de pied. > > j´ai remarqué qu´il était avec 2 autres sdf qui boivent souvent là du scotch > ou autre > > L´un qui m´avait déjà menacé chaque fois ( restreignant la liberté de se > délacer). Le deuxieme je ne l´avais jamais vu. > > un quatriéme se baladant comme d´habitude avec son chien ( pitbull ?) me > menace constamment quand je viens de faire mes courses ( me demandant de lui > laisser de l´alimentation ); > J´ai appris récemment qu´il avait peut-être un couteau > > Qu´attendre de ces 4 lascars une prochaine fois quand on se proméne à > Vincennes le soir ? > > Pourquoi n´y a-t-il jamais de police stagnante à la sortie des rer (ou dans > les rer) le soir et la nuit ? > > Ceci n´est évidemment pas pour généraliser sur les sdf ou la banlieue > > .J´accepte que mon commentaire soit diffusé dans votre journal, > dans l´attente de votre réponse je vous remercie
Réponse : Je ne suis pas sûre que le renforcement des moyens policiers soit la solution aux problèmes de la délinquance. il ne s´agit pas de surveiller tout le monde mais de trouver des solutions aux problèmes sociaux et à la précarité qui sont les vrais causes de l´insécurité
Question de : 156
cela doit etre frustran de n´etre pas reconnu par le peuple mais pas étonnant quand on connait les position de certains magistrats plus pres du boureau que de la victime...
Réponse : c´est un peu carricatural comme opinion que de dire que les magistrats seraient plus proches des délinquants que des victimes. Il s´agit juste de faire notre métier en prenant en compte la situation de tous
Question de : Internaute
Que pensez vous des proposition de N. Sarkozy concernant la réforme de la justice? Hadrien
Réponse : le discours du ministre de l´intérieur nous laisse craindre le pire quant aux propositions de réformes de la justice du candidat à l´élection présidentiel tant celui ci n´hésite pas à bafouer le principe de l´indépendance de la justice et le principe de la séparation des pouvoirs dans ses prises de position publiques.
Question de : 156
Bonjour Pouquoi si peu de fils d´ouvriers et/ou de "beurs" dans la magistrature ? Parmis ceux qui ont une maitrise en droit, un DEA, voire un doctorat, tous se font "pliés" au concours d´entrée et singulièrement à l´oral. La magistrature ne voudrait-elle pas ressembler à la diversité du peuple qu´elle prétend juger ? Le SM n´a jamais fait aucune proposition pour la réforme du recrutement des magistrats pour éviter l´effet de reproduction sociale.
Réponse : Nous sommes très conscient de la nécessité de favoriser la diversification des origines sociales des futurs magistrats. C´est la raison pour laquelle nous sommes attachés au principe d´un concours de recrutement national. Plus qu´au moment de l´oral, je crois qu´il y a un vrai problème autour des organismes privés de préparation au concours qui se multiplient et discriminent par l´aspect financier des étudiants d´origine modeste. Il s´agit aussi de favoriser les recrutements en cours de carrière afin de recruter des personnes ayant une expérience professionnelle diversifiée. A ce titre, nous ne cessons de formuler des propositions pour diversifier le recrutement extérieur. Notre discussion touche à sa fin et je voulais tous vous remercier pour vos questions et l´intérêt que vous semblez porter à notre organisation syndicale qui se bat pour promouvoir une autre justice. je vous donne rendez-vous sur notre site pour mieux nous connaître: syndicat.-magistrature.org A bientôt Emmanuelle Perreux

ajouter un commentaire recommander publié dans : Siège et Parquet commentaires (0)   

Mardi 19 décembre 2006

"Il est temps que cessent
les critiques publiques"

NOUVELOBS.COM | 18.12.2006 | 16:26

Réagissez à l'article2 réactions

 

Quelles sont les revendications des avocats et des magistrats à l'occasion de la "journée morte" de la justice ?

- Les avocats organisent des manifestations aujourd'hui notamment pour réclamer la revalorisation de l'aide juridictionnelle mais également pour obtenir des conditions décentes pour une justice de qualité. L'Union syndicale des magistrats (USM) apporte son soutien aux avocats, de même qu'eux l'avaient fait lors de notre mobilisation le 1er décembre dernier.
Il me paraît important de relever que, pour la première fois, avocats et magistrats ont des mots d'ordre communs. Nous faisons part ensemble de notre exigence d'une justice de qualité et de notre souhait d'avoir un budget digne d'une démocratie moderne.

Comment se fait-il que le Barreau de Paris ne s'associe pas à cette mobilisation ?

- Le cas du Barreau de Paris est toujours un peu compliqué, ils ont des raisons qui leur appartiennent. En revanche, la Conférence des bâtonniers, qui regroupe l'ensemble des président des