début précédent 3 4 5 6 7 8 9 10 11 suivant fin

Samedi 27 octobre 2007

Diplôme de Dati : le magistrat en charge du dossier explique

Rachida Dati

Exclusif Nouvelobs.com publie une tribune de Jean-Pierre Bonthoux, ancien secrétaire général du parquet général de la cour d’appel de Versailles, qui a été en charge du suivi du dossier d'intégration directe de Rachida Dati à l'Ecole nationale de la magistrature.


NOUVELOBS.COM | 27.10.2007 | 18:41
Réagissez à l'article 3 réactions
En raison de la diffusion sur le site nouvelobs.com d’informations parcellaires faisant référence à la procédure d’intégration dans la magistrature de Madame le Garde des Sceaux, je souhaite apporter les précisions suivantes en ma qualité d’ancien secrétaire général du parquet général de la cour d’appel de Versailles en charge, de septembre 1996 à mai 2005, du suivi de ces procédures.

L’intégration directe en qualité d’auditeur de justice est prévue par l’article 18 de l’ordonnance statutaire, qui dispose qu’une personne titulaire d’un diplôme sanctionnant quatre années d’études supérieures de droit et justifiant de quatre années d’une activité professionnelle dans le domaine juridique, économique ou social peut solliciter l’accès sans concours à l’Ecole nationale de magistrature. Elle a pour objectif d’enrichir la magistrature de jeunes professionnels disposant déjà d’une expérience réussie, présentant des profils alternatifs par rapport à ceux recrutés par les concours et susceptibles de constituer un apport pour le corps.

Le dossier est d’abord instruit par le parquet du tribunal de grande instance du domicile du candidat qui rassemble les pièces justificatives (nationalité, bulletin n° 2 du casier judicaire, diplômes, justificatifs de domicile…) et sollicite les personnalités dont le candidat a dressé la liste, susceptibles de donner un avis motivé à son sujet, ainsi que le préfet du département afin qu’il vérifie l’absence d’antécédents de police. Le candidat est ensuite reçu par le procureur de la République ou, dans les grandes juridictions, son secrétaire général pour un premier entretien de motivation. Le dossier, auquel est joint l’avis du procureur, est ensuite transmis au parquet général de la cour d’appel dont dépend le tribunal, qui vérifie que le dossier est complet et convoque le candidat pour un second entretien de motivation devant le procureur général ou son secrétaire général. Ce dernier rédige un rapport de synthèse de l’ensemble de ces informations, assorti d’un avis qui est soumis à la signature des chefs de cour, premier président et procureur général. L’avis est transmis à la commission d’intégration qui décide de l’admission du candidat. En cas d’avis favorable, celui-ci intègre alors l’ENM, où il suit le cursus ordinaire de tout auditeur.

Le dossier de Madame DATI a suivi l’ensemble de cette procédure au tribunal de grande instance de Nanterre d’abord, la candidate étant domiciliée dans les Hauts de Seine à l’époque (1996), puis à la cour d’appel de Versailles. Madame DATI disposait de tous les éléments nécessaires de nature à permettre l’instruction de ce dossier, notamment d’une maîtrise de droit, à elle seule suffisante en terme de diplôme, pour la procédure, et a fait l’objet d’un avis favorable des chefs de cour. Il convient de préciser que les entretiens ont pour objet essentiel l’examen de la motivation du candidat pour l’exercice des fonctions de magistrat, de son aptitude au regard de ses qualifications et de son expérience, ainsi que de l’apport pour le corps que constituerait son intégration. Le rapport final fait la synthèse de l’ensemble de ces éléments objectifs et subjectifs, positifs et négatifs, de manière à donner à la commission l’information la plus complète et objective possible mais surtout une impression générale motivée sur le candidat. Par nature concis, ce type de rapport n’est pas à l’abri d’imprécisions ou d’effets réducteurs. A l’évidence, le candidat ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable des inexactitudes dans la retranscription des informations qui y figurent, pas plus qu’il ne l’est des impressions par nature subjectives et des avis émis en conséquence dont il est l’objet.

Jean-Pierre Bonthoux
(le samedi 27 octobre 2007)


Note de la rédaction :

Cette tribune honore, bien entendu, le sens de la justice de son auteur. On aurait cependant apprécié qu'il sorte d'un langage elliptique pour dire clairement ce qu'il entend quand il écrit : "le candidat ne saurait en aucun cas être tenu pour responsable des inexactitudes dans la retranscription des informations qui y figurent" [dans le rapport, NDLR].
En clair, qui, de la candidate ou du rapporteur, a exhibé le faux MBA à l'origine de toute la polémique ? Et si ce diplôme n'était pas nécessaire, pourquoi l'avoir fait mentionner, ou l'avoir mentionné, dans le rapport ?
Enfin, Jean-Pierre Bonthoux nous signale que "l'impression générale motivée sur le candidat" est déterminante. Quelle "impression" le jury pourrait-il avoir  s'il s'avérait qu'un candidat a triché sur ses diplômes ?

ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Vendredi 26 octobre 2007

Faux diplôme de Rachida Dati : aucun mensonge, selon la Chancellerie



NOUVELOBS.COM | 26.10.2007 | 17:15
Réagissez à l'article 30 réactions

La garde des Sceaux "n'a jamais prétendu être diplômée d'un MBA européen", a assuré le porte-parole du ministère en réponse à un article de presse.

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati "n'a jamais prétendu être diplômée d'un MBA européen", a déclaré, vendredi 26 octobre, le porte-parole de la Chancellerie. Il répondait à un article du magazine L'Express assurant qu'elle avait inclus ce diplôme dans son dossier d'entrée à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM).
"Rachida Dati est ancienne élève de l'Institut supérieur des affaires" (ISA), lié au groupe des Hautes études commerciales (HEC), a précisé le porte-parole.
L'hebdomadaire assure que le dossier présenté par Rachida Dati pour intégrer "sur titres" l'ENM, mentionnait "l'obtention d'un MBA européen du groupe HEC-ISA". Il relève aussi qu'aujourd'hui, la ministre "se présente dans toutes ses biographies comme une 'ancienne élève' de l'ISA".

Un livre pour "faire la clarté"

De fait, sa biographie officielle postée sur le site de la Chancellerie mentionnait vendredi au chapitre Formation : "maîtrise en droit public, maîtrise en sciences économiques, ancienne élève de l'Institut supérieur des affaires et de l'Ecole nationale de la magistrature."
Le 7 octobre, sur France 2, la ministre avait annoncé qu'elle avait décidé, "bien malgré (elle)", d'écrire un livre pour "faire la clarté sur les événements de (sa) vie, qui ne sont pas forcément très heureux".
"Il y a des livres qui se préparent sur des rumeurs, des ragots, des présupposés", avait-elle expliqué. "Je n'aurais pas imaginé que le président de l'université où j'ai fait mes études puisse m'alerter que des journalistes puissent dire que j'ai acheté mes diplômes, que je n'ai pas passé l'Ecole de la magistrature, que tous mes diplômes étaient faux et que ma vie était un mensonge finalement."
Le livre de la ministre de la Justice devrait paraître dans les prochaines semaines, selon Guillaume Didier.


ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Vendredi 26 octobre 2007

Confidences


L'image “http://www.bakchich.info/squelettes/styles/img/bandeau-bakchich.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Une journaliste embauchée par Rachida Dati. Encore un membre de l’honorable profession des plumitifs à se lancer en politique. Gaël Tchakaloff, jusqu’à présent chargée des portraits au Nouvel Economiste, vient de sauter le pas, comme déjà Catherine Pégard (du Point à l’Elysée), Myriam Lévy (du Figaro à Matignon), Jean-Marc Plantade (du Parisien à Bercy) et d’autres. L’ancienne reporter du Nouvel Eco est embauchée par la ministre de la Justice, Rachida Dati, dont elle avait d’ailleurs tiré le portrait… très gentiment. Extrait : « Bannissant les déterminismes, forçant sa condition, son histoire est celle d’une volonté glorifiée. Et d’un sursaut d’humanité ». Du Zola.

Nomination sous condition. Le successeur du juge Bruguière à la tête de la galerie anti-terroriste de Paris ne sera pas nommé avant l’année prochaine. Normalement le poste de chef de la galerie Saint-Eloi doit revenir à Laurence Le Vert. Mais la Chancellerie attend l’issue du procès Colonna. dont elle a signé l’ordonnance de renvoi aux assises pour confirmer son choix. Si le procès de l’assassin présumé du préfet Erignac met trop à mal l’instruction, Le Vert passera à la trappe


ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Vendredi 26 octobre 2007

L’affaire du faux diplôme de Rachida Dati



Rachida Dati a-t-elle menti sur ses diplômes?

Par David Servenay (Rue89)    20H54    25/10/2007
Rachida Dati à Lille le 12 octobre (Pascal Rossignol/Reuters)

"Ce n'est pas vrai, nous opposons un démenti catégorique à cette information." Fataliste et un peu agacé par cette énième accusation, le cabinet de Rachida Dati est formel: jamais la ministre de la Justice n'a prétendu être diplômée d'un "MBA Européen du groupe HEC-ISA", l'Institut Supérieur des Affaires. Son CV officiel mentionne en effet: "Ancienne élève de l'Institut Supérieur des Affaires".

Pourtant, dans son édition de jeudi, l'Express affirme le contraire, en précisant que cette mention figure dans le "dossier" présenté à la hiérarchie judiciaire pour entrer à l'Ecole nationale de la magistrature. Il faut savoir que Rachida Dati a 32 ans lorsqu'elle présente sa candidature d'entrée à l'ENM. Son profil correspond aux critères exigés par le règlement de l'école, ainsi que nous l'a précisé le service communication de l'établissement bordelais:

- être de nationalité française
- être titulaire d'une maîtrise de droit
- être de bonne moralité (ne pas avoir de condamnations inscrites à son casier judicaire)
- être en bonne santé
- être libéré des obligations du service national.

Son cas est examiné par une commission d'avancement, présidée par le premier président de la Cour de cassation, avec d'autres magistrats, dont l'actuelle conseiller justice de Matignon, Maryvonne Caillebotte. Elle est alors jugée apte à intégrer l'école des juges.

"Elle n'a pas validé le diplôme, parce qu'elle est parti travailler avec Jacques Attali"

Rachida Dati présente un bon dossier: elle peut alors se prévaloir de plus de dix ans d'expérience professionnelle, elle a une double maîtrise en sciences économiques et en droit public. Enfin, elle a passé huit mois sur les bancs de l'ISA, en 1992-1993, dans ce fameux cycle de "MBA Européen".

Explication de sa conseillère presse:

"Elle n'a pas obtenu son diplôme, alors qu'elle avait validé tous les modules, parce qu'elle n'a pas assisté au séminaire de clôture de l'année. Cela se passait en mai-juin et c'est juste le moment où elle a rejoint l'équipe de Jacques Attali, à la Berd (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) à Londres."

Sa notice dans le Who's Who 2007 fait d'ailleurs référence à un poste "d'auditrice interne" de la Berd. Souvenir de cette époque, Rachida Dati est toujours membre du Conseil d'administration de Planetfinance, l'organisme de microcrédit d'Attali... comme "Garde des Sceaux"!

"Disons qu'elle est partie sur un différend avec l'école..., conclut son cabinet, mais tout cela sera expliqué complètement dans le livre." Le livre? Un ouvrage d'entretien avec le journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch, dont les bonnes feuilles doivent sortir dans Le Point de la semaine prochaine. Un livre conçu comme une réponse à une enquête plus critique, intitulée "La Tricheuse", prévue pour les prochaines semaines, mais dont nous ne connaissons, avec certitude, ni l'auteur, ni l'éditeur.

Du côté de l'ENM, on ne veut surtout pas se mêler de cette affaire: "Je ne peux pas vous donner l'information sur ce dossier, je dois en parler au directeur". A HEC, pas de réponse non plus, mais on promet de rappeler. On attend encore.





NOUVELOBS.COM | 25.10.2007 | 13:47
Réagissez à l'article 1 réaction

La ministre de la Justice aurait été reçue à l'Ecole de la Magistrature en présentant un dossier mentionnant un diplôme qu'elle n'a en fait jamais eu.

Rachida Dati

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati, ministre de la justice, a été reçue à l’Ecole de la Magistrature en présentant un dossier falsifié, peut-on lire cette semaine dans le magazine L’Express. Un scoop retentissant, puisque, comme l’expliquent nos confrères, une "rumeur" courrait Paris depuis cet été: "la Garde des Sceaux aurait usurpé ses diplômes. L’affaire est devenue tellement sensible que le ministère de l’Intérieur a fini par s’en émouvoir". Quelques lignes plus loin, arrive la réponse de l’Express : "Son dossier (pour intégrer l’école de la magistrature, ndlr)  fait état de deux maîtrises, de cours suivis à l’Isa et -curieusement- de l’obtention d’un 'MBA européen du groupe HEC-ISA'", détaille l’hebdomadaire. "Or, rappelons-le, selon la grande école, elle n’a jamais obtenu  le diplôme…". 

On va donc résumer : la garde des Sceaux a certainement été choisie à ce poste, pour avoir été magistrate. Or, elle a intégré l’ENM sur la base d’un dossier dont un des principaux éléments se révèle faux. Comme dirait la ministre, elle-même: "Quand on veut, on peut". NO



LEXPRESS.fr du 25/10/2007

 

 

La face cachée de Rachida Dati

par Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut

La ministre de la Justice est aujourd'hui une star de la galaxie Sarkozy. Mais cette ascension est le fruit d'un parcours aussi atypique que méconnu. Famille, réseaux, études, politique: contre-enquête sur une réussite balzacienne, avec ses ombres et ses lumières.



ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Jeudi 25 octobre 2007

Nicolas Sarkozy organise la protection de Rachida Dati


 
Magazine Challenges | 01.11.2007 | Réagir à cet article (10 réactions)
Jeudi 25 octobre

Publication d'un article dans L'Express consacré à Rachida Dati, dans lequel il est révélé qu'elle n'a jamais décroché le MBA de HEC, bien qu'ayant suivi les cours, comme elle l'a affirmé lors de son dossier pour intégrer, par le tour extérieur, la magistrature. Cet article constituerait le premier étage d'une fusée visant à désamorcer la bombe que pourrait constituer le livre titré La Tricheuse et dont la parution est attendue courant novembre. La situation de Rachida Dati, qui puisait une partie de son influence du rôle d'intermédiaire qu'elle occupait entre Nicolas et Cécilia Sarkozy, est devenue plus délicate, en butte qu'elle est à l'hostilité des magistrats. Appréciée dans l'opinion publique et symbole de l'intégration républicaine, elle demeure cependant intouchable. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy aurait demandé au «consultant» Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient, et à Bernard Squarcini, directeur de la DST, d'assurer sa protection et... de l'encadrer.

par Airy Routier et Patrick Fauconnier





"Y a-t-il une affaire Rachida Dati ?"

Bouguereau Edito Bonne 90

par Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur et éditorialiste à la République des Pyrénées, pour laquelle a été rédigé cet article

PANIQUE AU MINISTERE DE LA JUSTICE, avec la montée en mayonnaise de l’affaire du faux diplôme de l’actuelle Garde des Sceaux, confirmé cette semaine par le Canard Enchaîné. Sous le titre "Elève Rachida, au piquet !" son curriculum vitae indique, pour l’année 1993, "M.B.A. du groupe H.E.C.". En réalité, la Garde Sceaux n’a jamais obtenu ce diplôme, ce qu’elle a elle-même confirmé. Pourquoi aurait-elle menti alors qu’elle n’avait pas besoin de ce diplôme pour intégrer l’Ecole nationale de la magistrature ? Un Ministre de la Justice qui ment c’est déjà toute une affaire, mais le conte de fées de la carrière météorique de la jeune Marocaine, fille de maçon et deuxième d’une famille de 12 enfants, dont l’accession à ce poste régalien devait faire figure d’exemple, et qui se brise sur un mensonge, c’est pire encore. N’avait-elle pas précisé récemment chez Michel Drucker : "De là où je viens, on n'achète pas les diplômes et de là d'où je viens, on a intérêt d'être très honnête et à ne jamais tricher, ne jamais mentir, parce que si on le découvre, vous le payez très cher". Alors comment est née cette polémique ? De la concurrence entre deux hebdomadaires, l’Express et le Point qui, chacun, cherchait à obtenir les bonnes feuilles de son livre.(*) C’est le Point qui les a eues, l’Express cherchant à reprendre la corde en lançant ses limiers sur le personnage très contradictoire de Rachida Dati, brillante et autoritaire, contestée et jalousée, fascinée par une réussite qu’elle a construite à la force du poignet : Son histoire hésite entre Cosette et Rastignac, un Rastignac qui, contrairement au héros éponyme, continueraient à aller voir son père maçon à Chalon-sur-Saône. Bien sûr il y a ces coups de fil à l’Express et au Canard visant à faire pression sur ces rédactions, dont Mme Dati minimise aujourd’hui l’importance. La belle histoire de Rachida Dati est-elle en train de devenir une affaire d’état ? Faisons une autre hypothèse, plus banale : qu’elle soit le fruit de l’étrange coalition des conservatismes de droite et des jalousies de gauche, des réactionnaires qui ne peuvent supporter la présence d’une maghrébine à ce poste régalien, de ceux qui par corporatisme entendent bloquer sa réforme, plutôt sensée, de la carte judiciaire, comme de ceux qui, à gauche, n’ont pu digérer que Sarkozy ait fait, pour la diversité, ce qu’ils n’avaient pas osé faire. Ça en fait du monde… J.-M.B
(le samedi 3 novembre)

*"je vous fais juges", grasset, entretien avec Claude Askolovitch





01.11.2007

Rachida Et Les "Racistes"

medium_rachida-dati.jpg

L'histoire du vrai-faux diplôme de Rachi2dati devient quand même très puante, quand la droite, fidèle à sa pratique d'un terrorisme intellectuel de gros niveau, la déplace, toute honte bue, sur le terrain du "racisme".

"Le Canard enchaîné" raconte ainsi, dans son édition d'hier, que: "La ministre a téléphoné au "Canard" pour expliquer que c'était en raison de ses origines que la presse s'intéressait à son parcours".

Lâchant "un torrent d'imprécations d'où il ressortait que "Le Canard" allait se faire le complice des pires racistes qui l'attaquent, notamment sur Internet".

Le boss de "L'Express", Christophe Barbier, cité ce matin par "Libération", confirme qu'il a de son côté subi "une "déferlante" de coups de fil de personnes mandatées par (Rachi2dati) pour "relayer des menaces incroyables"", du genre: "Je vais aller à la télévision dire que ("L'Express") est un journal raciste"...

Bien sûr, l'infatigable Franz-Olivier Giesbert, aka FOG, patron du "Point", en rajoute ce matin une couche, et stipule, dans l'un de ces burlesques éditoriaux dont il garde jalousement le secret, que la ministre, "avec (ses) quelques défauts, somme toute assez véniels★, (a) peut-être (...) contribué à provoquer" ce que FOG appelle, avec sa coutumière dignité, une ""chasse à la femme", arabe de surcroît"...

FOG ajoute, pour faire bonne mesure: "Autour d'elle, (...) règne comme un climat d'hystérie★★ qui en dit long sur un certain conservatisme franco-français qui n'aime les immigrés que s'ils sont confinés dans leurs banlieues et assistés, de préférence (...)".

(Voyez comme, au passage, mine de rien, FOG nous ressert la bonne vieille équation réactionnaire immigrés= banlieues= assistés...)

Rachi2dati (qui siège au flanc de Brice Hortefeux en conseil des ministres), victime du racisme?

Il suffit de l'écrire, et les pudeurs s'effacent.

Le procédé, il va de soi, n'est absolument pas nouveau: la droite qui rafle dans nos rues l'étranger n'hésite jamais, c'est même à ça qu'on la reconnaît, à instrumentaliser le "racisme", pour maquiller ses manquements.

De la même façon qu'elle assimile, par exemple, toute critique de l'administration Bush à de l'"antisémitisme", la droite veut maintenant marquer du sceau de l'infamie raciste les outrecuidant(e)s qui oseraient n'être pas d'accord avec Rachi2dati et ses chefs.

Ca porte un nom: c'est, répétons-le, du terrorisme intellectuel.

(Certes, assez minable, mais si révélateur d'un exceptionnel néant conceptuel...)

Evidemment, dans la vraie vie, la xénophobie, polymorphe, n'est pas exactement là où la droite essaie (vainement) de la débusquer.

Dans la vraie vie, on trouve toujours un des (courageux) penseurs de chevet de Nicolas Sarkozy pour considérer, par exemple, qu'il y a quand même beaucoup de nègres, sur nos terrains de foot - et dans ces cas-là, c'est amusant: "Le Point" s'empresse de nous raconter que ce n'est pas duuuuu tout du racisme.

Dans la vraie vie, et puisque nous sommes partis d'une "affaire" de vrai-faux document, voyez ce qui se passe, et que RMC nous apprend: "Un homme de 25 ans est tombé dans un guet apens à la préfecture de l'Essonne le 11 octobre. (...) Une première en France selon la Ligue des Droits de l'homme. (...) Ce Nigérian, marié à une française et vivant en région parisienne, a reçu le 5 octobre une convocation de la Préfecture mentionnant: "vous êtes prié de vous rendre en préfecture pour délivrance d'une autorisation provisoire de séjour". Mais une fois arrivé sur place, il a été en réalité arrêté, placé en centre de rétention puis renvoyé en Afrique. Il n'a jamais vu la couleur de son autorisation de séjour"...

Dans la vraie vie: "Ne nous voilons pas la face, une véritable xénophobie d'Etat s'installe dans notre pays" - comme le relèvent ce matin, dans une lumineuse tribune publiée par "Libé", Stéphane Hessel, Frédéric Tiberghien et Catherine Wihtol de Wenden, "membres du service social d'aide aux émigrants".

Mais dans la vraie vie, notez-le: ni Rachi2dati, ni FOG ne semblent sentir comme le fond de l'air pue le racisme.








★ Sluuuuurp!
★★ C'est le même Giesbert, que désole tant d'"hystérie", qui écrivait sur son blog, au mois de juin dernier: "Rachida Dati est en train de devenir un phénomène de presse et d’édition. Elle a déjà été deux fois de suite en couverture du « Point » et je suis sûr que nos chers confrères ne manqueront pas de nous suivre, dans les prochaines semaines. N’hésitez plus, camarades, on a ouvert la voie. Sept biographies sont en préparation sur le garde des Sceaux. Elle croule sous les demandes d’interviews". (Sluuuuurp!)

ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Mercredi 24 octobre 2007

SARKOZY AU MAROC - "Je suis arrivé fatigué, je repars en pleine forme"

Suggérer par mail
jeudi 25 octobre 2007
Le président Sarkozy a quitté le sol marocain hier après-midi "en pleine forme". Après avoir assisté à la rencontre économique Maroc-France et salué la communauté française de Marrakech au consulat général où Rachida Dati a fait un tabac...

Le Président sous la tente du consulat (photos LPJ Casablanca).

Ambiance garden-party hier après-midi dans le nouveau consulat général de Marrakech. La communauté française rassemblée sous une vaste tente a réservé un accueil chaleureux à son Président ravi de boucler sa visite de trois jours devant des compatriotes acquis à sa cause. Des expatriés de Marrakech étaient là, de Casablanca ou de Rabat aussi. Le Président a été acclamé à sa montée sur l'estrade, en compagnie de Rachida Dati, Eric Besson et Bernard Kouchner, tous trois sagement alignés. "Elle a de l'allure mon équipe non ?" a lancé Nicolas Sarkozy, justifiant ainsi sa politique d'ouverture appréciée par les applaudissements de son auditoire.
"Vous êtes 4.500 français ici à Marrakech, sachez que vous pouvez en ajouter un de plus !" a glissé laconiquement le Président...
Car le chef de l'Etat trouve tout bien au Maroc. "Vous connaissez un pays qui indemnise les victimes de ses années de plomb ?". Il a loué les réformes en cours, comme le nouveau code de la famille, et un Maroc "qui nomme un Premier ministre issu du parti vainqueur" des dernières élections législatives. Il est également revenu sur le contrat de TGV, "le premier du monde arabe", et la naissance de la coopération France-Maroc pour le nucléaire civil. "Si on veut un Maroc stable, on doit aider à son développement, car c'est la misère qui créé le terrorisme" a t-il lâché. Applaudissements.

Rabat-Paris en phase
Lors du dîner officiel de mardi soir, le roi Mohammed VI lui a apporté son soutien sur le projet d'union méditerranéenne présenté mardi à Tanger. Le souverain chérifien a qualifié l'initiative du Président français de "projet visionnaire et audacieux", tout en rappelant cependant que le Maroc aspirait aussi à un "statut avancé" auprès de l'Union européenne. En retour, le Président Sarkozy apporte l'appui de la France à la proposition marocaine concernant le statut d'autonomie du Sahara occidental.
Si l'annonce de la vente d'un TGV était plus ou moins prévue, celle concernant le nucléaire civil l'était un peu moins. Devant des chefs d'entreprise françaises et marocaines, le chef de l'Etat s'est à nouveau félicité que le Maroc s'apprête à faire le choix du nucléaire civil français, "choix économique majeur pour les chefs d'entreprises que vous êtes".
S'agissant de l'échec des avions Rafale, face aux F16 américains, le chef de l'Etat a promis d'analyser la méthode américaine. "On va regarder comment ils font, pour qu'ensuite on fasse mieux qu'eux" a t-il répondu en substance, lors de la rencontre économique Maroc-France, à laquelle participaient Laurence Parisot, présidente du Medef et Jean-René Fourtou, co-président du Groupe d'impulsion économique franco-marocains et leurs homologues du Royaume.
Pour mieux résumer la satisfecit ambiant, Nicolas Sarkozy a quitté Marrakech en déclarant : "Je suis arrivé fatigué, je repars en pleine forme". Décidemment, le climat marocain séduit les chefs d'Etat français...

Didier BOUVILLE (www.lepetitjournal.com - Casablanca) jeudi 25 octobre 2007

Sur le site web de l'Elysée>> Sarkozy à la rencontre économique France-Maroc de Marrakech

Rachida, presque comme une première Dame de France...
Beaucoup de journaux marocains n'avaient pas manqué de préciser que Nicolas Sarkozy serait accompagné de Rachida Dati pour son premier voyage de chef d'Etat au Maroc... En l'absence définitive de Cécilia, il fallait bien s'accrocher à quelque chose de glamour malgré tout... Rachida Dati qui était aux côtés de Besson et Kouchner, sur l'estrade de Nicolas Sarkozy, a fait un véritable tabac auprès de la communauté française. La Garde des sceaux s'est pliée de bonne grâce à des séances d'autographe sans ciller, à des prises de photos à tout va, à des embrassades sans compter, comme une véritable star. "Elle est vraiment jolie, beaucoup mieux qu'à la télé", disait un jeune homme. "J'ai envie que vous restiez avec nous" a soufflé une femme d'origine marocaine. Rachida a été retenue un long moment sous la tente, entourée et serrée d'admirateurs et d'admiratrices, toujours souriante à pleines dents. La fille de maçon marocain et de mère algérienne, mais née en France, a visiblement apprécié l'instant, après une seconde de surprise quand une grappe de personnes s'est ruée vers elle sur l'estrade, après le départ du Président, de Besson et Kouchner.
D'autres personnalités figuraient dans le sillage du Président, l'ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Thibault, Dominique Baudis, président de l'institut du Monde Arabe, Jean-François Copé, et les sportifs d'origine marocaine, Abdellatif Benazi et Hicham El Guerrouj. A la rencontre économique Maroc-France organisée au Sofitel de Marrakech, le chanteur algérien Faudel, fan de Sarkozy, s'était mêlé aux chefs d'entreprises...
D.B. (www.lepetitjournal.com - Casablanca) jeudi 25 octobre 2007

ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Mercredi 24 octobre 2007

Lionel Rimoux, l’étrange directeur de campagne de Perben


25-10-2007


Lionel Rimoux a été nommé directeur de campagne du candidat de l’UMP pour les élections municipales à Lyon. Un ancien officier dont les enfants sont proches de l’extrême-droite.


Ancien chef de cabinet de Dominique Perben au ministère de la Justice, mais aussi ancien sous-préfet de Châlon-sur-Saône, Lionel Rimoux est un proche du candidat UMP à la mairie de Lyon. Voilà pourquoi Perben a décidé d’en faire son directeur de campagne. Un ancien officier dont les enfants sont proches de l’extrême-droite.

En effet, ses deux filles ont été mouillées dans des affaires mettant en cause la mouvance catholique extrémiste dont faisait partie Maxime Brunerie qui avait tiré sur le président de la République le 14 juillet 2002. L’attentat avait conduit à la dissolution de la principale organisation de cette mouvance, le groupuscule Unité radicale.

Mise en examen
Proche de cette nébuleuse, Florian Scheckler avait été arrêté en janvier 2003 pour avoir projeté de faire exploser une mosquée. Les policiers vont alors auditionner une demi-douzaine d’autres suspects dont Adeline et Stéphanie Rimoux. Adeline Rimoux qui sera également impliquée dans le suicide d’un adolescent de 16 ans qui faisait aussi partie de cette mouvance d’extrême droite. C’est elle qui avait fourni l’arme du suicide, un pistolet automatique de calibre 7,65 mm. L’adolescent avait laissé une lettre, justifiant son suicide par son amour impossible pour Adeline Rimoux. Mise en examen pour infraction à la législation sur les armes, la jeune fille n’avait pas pu expliquer la provenance du pistolet.

“Ma fille est majeure et je m’interdis toute immixtion dans la procédure. Tout ce petit monde se connaissait avant ces événements mais je ne connais à ma fille aucun engagement politique d’extrême-droite” avait déclaré au Monde Lionel Rimoux, alors chef de cabinet de Dominique Perben, ministre de la Justice.
Adeline Rimoux sera finalement mise hors de cause, ce qui ne l’empêchera pas de se distinguer en étant présente à l’enterrement de l’adolescent, aux cotés d’un groupe de skinheads rasés. Et son avocat, Me Frédéric Pichon, est un ancien du Front National de la Jeunesse qui défend régulièrement des militants d’extrême-droite.

"Un certain malaise"
Même si Lionel Rimoux lui-même n’est pas considéré comme un sympathisant affiché de l’extrême droite, cet ancien officier a la réputation d’être un partisan d’une droite dure, voire musclée. En tout cas, au sein de l’UMP lyonnaise, cette nomination provoque d’ores et déjà des vagues car certains considèrent qu’elle va “radicaliser l’image de Perben” d'autant que le candidat UMP aux municipales à Lyon vient de signer un accord avec le MPF de Philippe de Villiers et qu’il se démène beaucoup pour convaincre les millonistes de le rejoindre. Interrogé par lyonmag.com, un des cadres de l’UMP de Lyon a estimé que cette nomination est “surprenante” en regrettant que les cadres du mouvement “n’aient pas été consultés”. Cet élu a exigé l’anonymat, mais il précise qu’un certain nombre d’élus et de militants ressentent aujourd’hui “un certain malaise”.

Commentaire

leondelyon

Je trouve assez marrant que des personnes se revendiquant de droite UMP soient encore surprises du passé ou des activités annexes de certains de leurs chefs... Combien sont ils à avoir un passé plus que douteux et à avoir fait leur classe beaucoup plus à droite... notamment sous la bannière extrémiste d'Occident... (Devedjian, Madelin, Goasguen, Novelli, Longuet...) Quant aux idéaux de leurs rejetons... à l'heure où la droite dans son ensemble tente de culpabiliser les parents des enfants voleurs d'autoradio, je trouve assez déplacer les "je n'y suis pour rien"... Finalement, il existe peut être une part d'inné dans la délinquance...

jean pierre

Je suis triste encore une fois Perben se fout des Lyonnais en prenant des personnes de l’extérieur de Lyon ? Par de compétents chez nous ? Pour mener une campagne ? Vivement qu’il dégage, avec ses méthodes d’un autre temps ? place aux vrais Lyonnais. Que fait L’UMP au lieu de mettre des cadres comme Cochet dynamique ? Que penser de l’alliance avec le MPF ? Perben devient subitement contre l’Europe , raciste et anti-musulmans ? Personnellement je n’y comprends plus rien ? Il est prêt à vendre son âme pour être maire ? c’est d’une tristesse incroyable la politique de L’UMP Lyonnaise .

Réponse à Pierre

Je suis militant UMP et je peux vous dire que je suis scandalisé par la nomination de Rimoux et je ne suis pas le seul. Car ce type est effectivement un facho, tout le monde le sait. Et si ses enfants sont tombés dans le facho militant c'est un signe de plus. Moi j'aime bien Perben, mais pourquoi il a pris ce genre de décision, sans consulter personne ? D'autant plus que vu les sodnages, on n'avait pas besoin de ça ! Pour l'instant aucun élu n'ose prendre publiquement la parole, mais à mon avis, ça ne va pas tarder...

Gigi

Si Perben veut faire copain coquin avec Millon, les Villièristes et l'extrême droite libre à lui..... Au moins le Modem sait à quoi s'en tenir maintenant.

Pierre

Bon, on le sait, vous detestez Perben. C'est votre droit. Mais de là à écrire des articles dignes des "Potins d'Angel" pour le démonter, franchement, ça va un peu loin. Le raccourci "ses enfants sont des fachos, donc c'est un facho" est un peu gros. Quant à l'élu qui exige l'anonymat, je ne vois pas pourquoi vous vous pliez à son exigence à moins, evidemment, que cet élu n'existe pas...

réponse à "réponse à Gigi"

HA oui? Un républicain qui transcrit la loi patriote act américaine en loi française et permet grace à la loi Perben II que les services de renseignements étrangers puissent agir sur notre sol sous leur juridiction. Quand on sait ce à quoi peut s'affairer la CIA et leurs avions pour cause de guerres aux "ennemis combattants illégaux"... C'est pas ce que j'appelle "républicain" moi.

christine

je trouve dommage qu'avec toutes les personnes qui sont à ses côtés, il soit obligé de faire venir encore un parachuté pour diriger sa campagne, je n'ai rien contre ce monsieur, mais encore une fois PERBEN snobbe les lyonnais en leur imposant quelqu'un de son équipe, implicitement cela veut dire qu'il n'a trouvé personne de compétent chez nous, et en plus d'extrême droite. Bravo, je pense que PERBEN devrait se reconvertir en DRH pour l'UMP, nous sommes sûrs de tout gagner...

réponse à Gigi

Vraiment, c'est du n'importe quoi ! Perben est un démocrate et un républicain. Qu'on lui reconnaisse au moins cela. Ses détracteurs sont prêts à tout pour lui nuire.

Gigi

Ben voilà, Perben se dévoile jour après jour..... Déjà qu'il a une mauvaise image à Lyon, ces "relations" ne vont pas la réhausser.

ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Lundi 22 octobre 2007

Empoignade verbale entre Rachida Dati et Laurent Fabius

22/10/2007-18h14 - Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé - © Le Point.fr



Rachida Dati et Laurent Fabius ont eu un échange musclé samedi à Rouen lors de la présentation aux élus normands de la nouvelle carte judiciaire des cours d'appels de Rouen et Caen. La suppression du tribunal d'instance d'Elbeuf, proche du Grand-Quevilly, commune de Fabius, qui est désormais rattaché à Rouen, s'est traduite par un vif dialogue. "La justice doit être proche de la population et non le contraire", a déclaré Laurent Fabius. Réplique de la ministre: "Les Français veulent une justice efficace mais pas obligatoirement derrière chez eux."

ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Lundi 22 octobre 2007

Rachida Dati repousse la sortie de son livre à cause de Cécilia.


L'image “http://www.bakchich.info/squelettes/styles/img/bandeau-bakchich.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Alors que la ministre de la Justice, Rachida Dati, devait publier la semaine prochaine son livre d’entretiens avec le journaliste Claude Askolovitch, sous le titre bateau « Je vous fais juges », l’éditeur Grasset a préféré reporter la date de parution au 6 novembre. Raison : l’omniprésence dans les médias d’une autre femme, celle qui se présente comme « sa sœur », Cécilia ex-Sarkozy, sans qui elle ne serait probablement pas garde des sceaux, actuellement en pleine promotion de son divorce (Match, L’Est républicain, Elle Magazine et tutti quanti…).


LES CONFIDENTIELS

NOUVELOBS.COM | 22.10.2007 | 11:28
LUNDI 22 OCTOBRE

Justice. Sous contrôle judiciaire depuis le 25 juin 2005, Omar Dati, l’un des frères de la ministre de la Justice Rachida Dati, passera en jugement le 19 novembre, en compagnie de quatre co-accusés, devant le tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône, en vertu d’une ordonnance de renvoi du juge Régis Devaux, datée du 14 mars 2007. Agé de 36 ans, Omar Dati est accusé "d’acquisition", "détention", "transport", "emploi" et "offre de cession non autorisés de stupéfiants". Un autre frère de la Garde des sceaux, Jamal Dati, a été récemment condamné, en appel, à un an de prison ferme, là encore, dans le cadre d'une affaire de  trafic de stupéfiants.

Jamal Dati demande le bracelet électronique

NOUVELOBS.COM | 22.10.2007 | 19:43
Réagissez à l'article27 réactions

Le frère de la garde des Sceaux avait été condamné le 21 août en appel à douze mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants.

Jamal Dati (Sipa)

Jamal Dati (Sipa) (Sipa

Jamal Dati a demandé à purger avec un bracelet électronique la peine de prison ferme à laquelle il a été récemment condamné en appel pour trafic de stupéfiants, a indiqué lundi 22 octobre Me Gérard Kremser, son avocat à Metz.
Me Gérard Kremser a indiqué que son client, un des frères de la garde des Sceaux Rachida Dati, avait introduit récemment au tribunal de grande instance de Briey (Meurthe-et-Moselle) une demande de placement sous surveillance électronique (PSE).
La requête a été adressée au juge d'application des peines Jean-François Tritschler qui doit statuer sur cet aménagement de peine demandé par l'avocat de Jamal Dati.

Pour trafic de stupéfiants


Une loi du 19 décembre 1997 a consacré le PSE comme modalité d'exécution des peines privatives de liberté pour, notamment, des personnes condamnées à une ou plusieurs peines dont la durée totale n'excède pas un an.
Le 21 août, Jamal Dati, 34 ans, avait été condamné à douze mois de prison ferme par la cour d'appel de Nancy où il avait comparu, avec trois autres prévenus, pour "acquisition, détention, cession, transport, usage et importation de stupéfiants".

Une peine de 18 mois ferme en 2001

En première instance, il avait été condamné en février à six mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse) mais le ministère public avait fait appel de cette condamnation.
En 2001, Jamal Dati avait déjà écopé de trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Il avait en outre été frappé en 1999 d'une amende de 1.000 F (153€) pour usage illicite de stupéfiants.
Omar Dati, autre frère de la ministre, devrait, lui, passer en jugement le 19 novembre prochain, selon nos informations.


Sur Internet
  • Le décret relatif au placement sous surveillance électronique (Legifrance)
  • La loi sur la récidive adoptée et le dossier de Legifrance
  • La biographie de Rachida Dati sur le site du ministère de la Justice
  • Sa fiche Wikipédia
  • "Appel du Syndicat de la magistrature à mobilisation contre le projet de loi sur les peines-planchers et les mineurs récidivistes" (juillet 2007)
  • "Drogue : que dit la loi", sur le site du ministère de l'Intérieur
  • L'OIP contre le rapport du Cor sur le projet de loi de Dati pour les prisons

ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   

Dimanche 21 octobre 2007

La fin du ministère de la justice ?


Analyse


LE MONDE | 20.10.07 | 14h00  •  Mis à jour le 20.10.07 | 14h00


C'est une bataille de symboles, à l'issue incertaine. Choisie, imposée, défendue et maintenue au ministère de la justice pour ce qu'elle représente, Rachida Dati incarne la volonté politique du président de la République. Mais la surexposition médiatique de la ministre, la gestion de sa communication par Nicolas Sarkozy lui-même, qui la place au premier plan, amène une question : quel est le rôle d'un ministre de la justice ? Et même : en faut-il encore un ?

Mme Dati l'avait dit, dès le jour de sa prise de fonctions : "Je suis le symbole de la France." A ce moment-là, nulle ambiguïté : la nouvelle garde des sceaux, jeune femme issue de l'immigration, porte la volonté de M. Sarkozy de reconnaître les talents des enfants de la République et d'ouvrir ses élites, ce que la gauche a échoué à faire. Mme Dati mesure avec une sincère émotion et une grande appréhension l'ampleur du rôle qui lui est ainsi assigné. Il faut appliquer le programme du président. La ministre s'impose un rythme de travail impitoyable. Tout doit aller vite.

Pour défendre la portée de ce symbole, aucun effort n'a été négligé. A la première crise - le départ du directeur de cabinet de la ministre et d'une partie de son équipe, début juillet, après sept semaines de fonctions -, le mot d'ordre passé, de l'Elysée aux parlementaires de l'UMP, fut clair. Tous ont soutenu Mme Dati. Les chefs de la majorité ont évoqué une "campagne", destinée à "salir". Le chef de l'Etat a, alors, placé sa ministre dans une position non négociable : elle a "une obligation de réussite parce que sa présence Place Vendôme est un hommage à tous les enfants de France", avait-il asséné le 13 juillet. Mais cette ligne s'est vite déplacée. Car la communication effrénée, voulue ou subie par la garde des sceaux, lui a donné un nouveau rôle. Après avoir fait la "une" des hebdomadaires d'information générale, la garde des sceaux est apparue partout, derrière le président de la République pendant les matches de l'équipe de France de rugby, au gala d'anniversaire de Christian Dior, dans les pages people de Paris Match, sur le plateau télévisé de Michel Drucker.

Le choc est d'autant plus violent que les priorités affichées pour la justice par le chef de l'Etat sont concentrées sur le champ pénal. Celui-ci est, par excellence, le domaine du symbolique : quand il punit un meurtre, si exceptionnel demeure-t-il, le juge sanctionne une atteinte grave au contrat social. Sur ce terrain, le chef de l'Etat et sa ministre de la justice entendent parler directement aux Français. "La légitimité suprême, c'est celle des Français qui ont élu Nicolas Sarkozy pour restaurer l'autorité", a dit Mme Dati. Au politique, autrement dit, d'arbitrer les conflits. A lui de répondre à l'opinion.

Ce choix est de nature à affaiblir la fonction de "ministre du droit". Décider d'une politique pénale en fonction des faits divers - comme ce fut le cas pour les deux dernières lois contre la récidive, la loi contre les chiens dangereux, ou comme cela le sera si le projet de punir les malades mentaux aboutit - prive le garde des sceaux d'une de ses prérogatives : hiérarchiser les priorités à transmettre aux procureurs. De même, la volonté de faire de la victime le centre de gravité de l'appareil judiciaire gêne une mission fondamentale du ministre de la justice : garantir l'équilibre des parties au procès pénal.

Le garde des sceaux est tout à la fois l'administrateur d'un service public primordial et le gardien de la Constitution. Il veille, avec les magistrats, au respect des principes qu'elle contient : l'égalité de tous devant la justice, le libre accès au juge, l'équilibre des armes dans le procès, la neutralité du parquet garant des libertés individuelles... Telles sont les lignes directrices fixées pour la justice et la feuille de route de son ministre, sous la contrainte supérieure des normes internationales, Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme au premier chef, qui met sur un pied d'égalité, dans son article 5, les droits à la liberté et à la sûreté. Quand Pascal Clément, le prédécesseur de Rachida Dati, avait, fin 2005, appelé les députés à "prendre le risque de l'inconstitutionnalité", il s'était fait aussitôt rappeler à son "devoir" par le président du Conseil constitutionnel d'alors, Pierre Mazeaud.

UN SCÉNARIO PAS "INIMAGINABLE"

Paradoxalement, le sens donné par l'excessive présence de Mme Dati dans les médias, assortie du leitmotiv "Rendre la justice aux Français", est aussi celui d'une sortie de scène de la ministre. Les auditeurs de justice ont fait part de cette crainte, dans une lettre ouverte adressée à Mme Dati, début octobre. Invitée lors du regroupement des deux dernières promotions de l'Ecole nationale de la magistrature, la garde des sceaux n'est pas venue. "Nous le regrettons, car en tant que futurs magistrats, nous avions de nombreuses interrogations et inquiétudes à vous soumettre concernant les enjeux contemporains de la justice", lui ont-ils écrit.

Et si le ministère de la justice n'existait plus ? "Nul ne s'en apercevrait immédiatement", souligne Christian Vigouroux, professeur à l'université Paris-I, ancien directeur de cabinet d'Elisabeth Guigou au ministère de la justice (1997-2000), qui pose cette question dans le Dictionnaire de la justice (PUF, 2004). Ce spécialiste décrit un scénario qu'il ne juge pas "inimaginable" : la police judiciaire serait alors plus proche de la police, "le code civil retournerait là où il est né, c'est-à-dire au Conseil d'Etat", les professions juridiques dépendraient d'une délégation aux professions libérales du ministère de l'économie. L'administration pénitentiaire rejoindrait le ministère de l'intérieur qu'elle n'a quitté qu'en 1911, et la Protection judiciaire de la jeunesse irait dans le giron du ministère des affaires sociales, déjà chargé de l'aide à l'enfance.

Un procureur général de la nation remplacerait le ministre. La création d'un tel procureur est le projet formulé par Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle. Ce dernier n'a pas dit qu'il voulait supprimer le ministre de la justice. Mais de nombreux analystes jugent impossible une cohabitation entre un garde des sceaux de plein exercice et un procureur national.

Le scénario d'une disparition du ministère de la justice, que M. Vigouroux décrivait avant d'avoir connaissance des projets présidentiels, "se joue à chaque fois que, dans l'histoire, le ministère est trop poli pour s'imposer. Le garde des sceaux a le devoir d'être fort dans l'intérêt même d'une justice digne et dans celui de la paix publique". Cet observateur averti n'avait pas prévu que ce scénario surgisse de façon délibérée. La question est désormais posée. En faisant jouer à sa ministre de la justice un autre rôle, le chef de l'Etat a, en tout état de cause, pris un risque. Peut-être était-il calculé.

Nathalie Guibert
Article paru dans l'édition du 21.10.07.

ajouter un commentaire recommander publié dans : Garde des Sceaux 0 commentaire (0)    commentaires (0)   
début précédent 3 4 5 6 7 8 9 10 11 suivant fin

Abonnez vous

Inscription à la newsletter

 

JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
    - © Kelpfish - Fotolia.com $('#form_ami .text').focus( function() { $(this).css('background-color','#f9f7dc'); }); $('#form_ami .text').blur( function() { $(this).css('background-color','white'); }); ...
  • La cour d’assises revit la mort tragique d’Aurélie
    Dugny En octobre 2006, une jeune fille de 19 ans avait été entraînée dans le vide par l’ex-compagnon de sa soeur, qui s’y jetait avec elle. Dimitri a survécu. Il est jugé à...
  • La rencontre sur Internet tourne au drame
    Jean-Marc Aubert, le mardi 6 janvier 2009 à 04:00 lu 245 fois · aucun commentaire --> Cliquez pour agrandir ...
  • Sarkozy s'apprêterait à annoncer la suppression du juge d'instruction
    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
  • Des caméras dans les prétoires ?
    Ceci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où...
  • 3 hommes jugés pour l'attentat de Djerba
    UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 : Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi...
  • Procès Ferrara
    Antonio Ferrara Le "baveux" Comment "le Petit" est devenu caïd Ferrara, roi de la belle et du braquage Le roi de la belle Ouverture du procès Ferrara décontracté ...
  • 4 policiers condamnés pour violences
    Créteil - Quatre policiers condamnés pour violences Crédit Photo : TF1/LCI Des policiers ...
liste complète

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

 

Recherche

 

Réagissez

  • 07/01/2009 21:50:52
    Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
  • 07/01/2009 20:18:40
    Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
  • 07/01/2009 19:00:58
    Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
  • 07/01/2009 17:34:57
    Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
  • 07/01/2009 17:16:04
    Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli

 

Images aléatoires