| TIERNO BADIANE ENVOYÉ CHEZ LE PSYCHIATRE |

Thierno Badiane, né à Ndindy le 21 janvier 1970, maçon de profession et demeurant à Touba au quartier Darou Salam était, hier, devant la Cour d’assises de Saint-Louis. Inculpé d’assassinat, la Cour a finalement décidé de l’envoyer chez le psychiatre et a programmé son procès aux prochaines assises. L’accusé a poignardé dans le dos Mbène Cissé (épouse de son grand-frère, âgée de 27 ans) sous prétexte qu’il la voyait en rêve avec sa mère Ndiagne Cissé s’acharner sur lui.
Placé sous mandat de dépôt le 24 novembre 2006, Thierno Badiane a vu son procès renvoyé à la prochaine cour d’assises. La cour d’assises
a ainsi répondu favorablement à une requête des avocats de la défense qui ont demandé qu’il soit présenté à un psychiatre car ils ont de fortes présomptions qu’il ne jouissait pas de toutes ses
facultés mentales lorsqu’il commettait les faits. Faits qui se sont déroulés dans la matinée du 20 novembre 2006. Ce jour, contre toute attente, Thierno Badiane a attenté à la vie de l’épouse de
son grand-frère en la poignardant au dos. Pour expliquer son geste, il a expliqué aux gendarmes qu’il est sujet à des cauchemars dans lesquels il voyait la victime et sa mère Ndiagne Cissé
s’acharner sur lui. Selon lui, craignant pour sa vie, il s’est armé d’un couteau et est allé attendre sa victime très tôt le matin devant sa porte pour la poignarder. Devant la barre, l’accusé
n’a pas varié dans ses déclarations tenues à l’enquête préliminaire. Mais du fait que le dossier ne comportait aucune trace d’un document attestant qu’une expertise médicale avait été faite, la
Cour a estimé que ce document était fondamental pour voir si l’accusé jouissait effectivement de toutes ses facultés mentales au moment des faits. La présidente de la Cour Marième Diop Guèye a
ainsi souligné ce manquement et a demandé s’il n’était pas plus judicieux de renvoyer cette affaire jusqu’à la prochaine session des assises de Saint-louis, histoire de requérir les services d’un
psychiatre. Le représentant du ministère public et les avocats de la défense ont appuyé la proposition. La Cour a ainsi renvoyé l’affaire.
Pour les besoins d'une expertise psychiatrique : La cour renvoie sa troisième affaire à la prochaine session
SAINT-LOUIS - La cour d'assises a été obligée de suspendre sa troisième audience pour ordonner une expertise psychiatrique afin d’en avoir le cœur net sur la réalité de la supposée démence de
l'accusé. En effet, il n'a pas été facile de juger Thierno Badiane poursuivi pour assassinat sur la personne de Mbène Cissé, l'épouse de son frère. Placé sous mandat de dépôt depuis le 24
novembre 2006, Thierno Badiane est né le 21 janvier I970 dans la communauté rurale de Ndindy de Cheikh et de Seyni Diagne. Maçon de son état, demeurant à Touba, au quartier Darou Salam, polygame,
il a été inculpé d'assassinat sur sa belle-sœur. L'enquête de personnalité le décrit comme un individu faible de caractère, peu sociable, qui vit sans véritable ressource bien qu'étant polygame.
A la barre, l'accusé a surtout brillé par des positions versatiles dans ses déclarations.
Les faits pour lesquels il est poursuivi remontent au 20 novembre 2006. Ce jour, les éléments de la brigade spéciale de Touba ont été informés du décès de la dame Mbène Cissé, 27 ans, des suites d'une attaque par arme blanche. Les pandores trouvent sur place la dame couchée sur le dos avec une entaille à l'omoplate gauche. A l'enquête préliminaire, selon les termes de l'arrêt de renvoi, Seyni Diagne, la mère du mis en cause, reconnaît que c'est bien son fils Thierno Badiane l'auteur du crime. Ses deux épouses confirment même les dires de leur belle-mère, précisant toutefois n'être pas au courant de l'existence d'un quelconque différend entre leur mari et la victime qui est l'épouse de son frère. Lui-même Thierno Badiane reconnaît les faits, mais fait noter qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés au moment de la commission de l’acte répréhensible.
Interrogé à l'enquête préliminaire, l’accusé explique être sujet à des cauchemars à l'occasion desquels il voit la victime Mbène Cissé et sa mère Ndiagne Cissé s'acharner sur lui. Raison pour laquelle il s'est armé d'un couteau pour poignarder sa victime. Dans la foulée, l'accusé révèle qu'après un traitement traditionnel, il sera guéri avant que sa mystérieuse folie passagère ne ressurgisse. Tout compte fait, Thierno Badiane a attendu la victime devant chez elle avant de lui planter le coup fatal, par surprise, dans le dos. Le certificat de genre de mort établi le jour du crime, fait état d'une entaille longitudinale pastéro-supérieure gauche de 15 cm de longueur, profonde, avec atteinte pariétale et viscérale du poumon et du cœur. Le médecin-légiste conclura à une mort suite à une hémorragie extériorisée par une arme blanche.
C’est donc cette affaire que la cour a choisi de renvoyer à la prochaine session en attendant de se faire une religion, après avis d’expert, sur l’état mental de Thierno Badiane.
Gabriel BARBIER
![]() N REVE L’AURAIT INCITE A TUER SA BELLE-SŒUR : L’accusé renvoyé pour expertise médicale |
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Accusé d’assassinat, Thierno Badiane, maçon demeurant à Ndindy, devra encore attendre d’être fixé sur son sort. La Cour d’assises de Saint-Louis a décidé de le renvoyer devant le juge d’instruction du tribunal régional de Diourbel pour expertise médicale. SAINT-LOUIS - Un accusé sujet à des cauchemars qui le poussent à tuer, ce n’est pas monnaie courante en Cour d’assises. Le maçon Thierno Badiane, âgé de 36 ans, demeurant à Touba, se dit « possédé » par des djinns. Et pour « sauver sa peau », il n’a rien trouvé de mieux que de s’armer d’un couteau et d’aller attendre Mbène Cissé, la femme de son frère, devant sa porte et lui porter, par surprise, un coup fatal. Les faits remontent au 20 novembre 2006. Les éléments de la brigade spéciale de Touba, informés que la dame Mbène Cissé, âgée de 27 ans et demeurant au quartier Darou Salam, avait été mortellement blessé par arme blanche, se sont rendus sur les lieux et ont trouvé le corps sans vie de la victime, couchée sur le dos avec une entaille à l’omoplate gauche. Le certificat de genre de mort établi a fait état d’une entaille longitudinale de 15 centimètres, profonde, avec atteinte pariétale et viscérale du poumon et du cœur, qui a poussé à la conclusion d’une mort suite à une hémorragie causée par une arme blanche. Il ressortait, après des renseignements recueillis sur place, que l’auteur des faits est Thierno Badiane. La mère et les deux épouses du mis en cause ont confirmé que c’était bien ce dernier l’auteur du crime. Thierno Badiane lui-même, s’étant rendu à la brigade de gendarmerie, avait reconnu les faits, tout en précisant ne pas jouir de ses facultés mentales. Il avait, à cet effet, expliqué être sujet à des cauchemars dans lesquels il voyait la victime et sa mère, Ndiagne Cissé, s’acharner sur lui. C’est donc après une certaine amélioration suite à un traitement traditionnel que son mal avait repris dans le courant de la semaine. Craignant pour sa vie, il s’était armé d’un couteau pour poignarder sa victime. Folie passagère ? A la barre du tribunal, Thierno Badiane est encore revenu sur les faits, reconnaissant avoir bel et bien « assassiné » Mbène Cissé à l’aide d’une arme blanche. Répondant aux questions de la présidente, Thierno Badiane a affirmé avoir commis son acte au moment d’une folie passagère, arguant qu’il avait fait un cauchemar dans lequel il aurait vu la victime et sa mère lui arracher le cœur. Et c’est pour ne pas voir ce dessein se transformer en réalité qu’il a commis ce drame. Durant tout l’interrogatoire, Thierno Badiane n’a pas varié d’un pouce dans ses déclarations. Il n’a pas cessé de justifier son acte par une folie passagère. L’insistance de ce dernier sur sa folie comme moyen de défense a poussé nombre d’observateurs à se demander si Thierno Badiane n’était pas réellement « fou ». Mais, cette folie « passagère » a été battue en brèche par ses propres épouses et aussi sa propre mère Seyni Diagne. Devant la barre, cette dernière a déclaré n’avoir jamais été au courant d’un tel problème de folie, précisant, que son fils n’a été malade que du temps de son enfance. Pis, elle a déclaré que son fils, qui était polygame, n’a jamais passé une nuit dans sa chambre du temps de sa « maladie », qu’elle ignore d’ailleurs. Tous les témoins ont ramé à contre courant de cette thèse. Le ministère public et la défense ont buté sur cette question de la « folie » de Thierno Badiane. Après observation, la Cour a décidé de le renvoyer devant le juge d’instruction du tribunal régional de Diourbel pour expertise médicale. Samba Oumar FALL |



18.01.08 | 00h04
n banquier d'affaires de Dubaï (Emirats arabes) accusé d'avoir voyagé à huit
reprises au moyen de billets d'avion frauduleusement réglés et d'avoir détenu un faux-passeport français a été condamné jeudi à un an de prison ferme et écroué.


REGROUPEMENT


e procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, s'est dit favorable mercredi à
l'entrée des caméras dans les tribunaux, relançant une idée déjà évoquée il y a trois ans.

Caramel


[ 17/01/08 ]
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