Mercredi 2 mai 2007



Une plainte contre l'ex-secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld pour la guerre menée en Irak, est actuellement examinée par l'Audience nationale, plus haute instance pénale espagnole, a indiqué lundi Luis Ocana, avocat de l'association ayant porté plainte.

Cette plainte pour "crimes de guerre", distincte d'une action envisagée par un avocat allemand en Espagne, a été déposée au nom du Forum social de Séville, association de gauche qui milite contre la mondialisation et les interventions militaires des pays occidentaux.

Elle concerne Donald Rumsfeld sans exclure d'autres responsables militaires ou civils américains impliqués dans la guerre en Irak et a trait à "la décision d'envahir l'Irak" et tous faits associés à ce conflit comme les mauvais traitements de prisonniers irakiens dans la prison d'Abou Ghraib, selon M. Ocana.

Instance
Le Forum social de Séville avait initialement déposé sa plainte en février auprès du tribunal régional de Séville alors qu'avait lieu dans la ville andalouse une réunion informelle des ministres de la Défense de l'OTAN, en présence de Robert Gates, le successeur de M. Rumsfeld au Pentagone. Le tribunal de Séville, incompétent pour ce type de procédures, a transmis la plainte à une plus haute instance pénale, l'Audience nationale de Madrid.

Un juge de l'Audience nationale devra décider s'il accepte ou rejette cette plainte en fonction du droit espagnol, de l'argumentation juridique et des pièces apportées à ce dossier. Il pourrait prendre plusieurs mois avant de rendre sa décision. La justice allemande vient de décider de ne pas ouvrir d'enquête sur M. Rumsfeld pour son rôle présumé dans des cas de torture contre des prisonniers en Irak et sur la base américaine de Guantanamo à Cuba.

Plainte
Le Parquet de Karlsruhe a justifié sa décision par le fait que la plainte concernait des faits qui se sont déroulés à l'étranger et qui ne concernent en rien l'Allemagne puisque les accusés ne sont pas allemands et ne résident pas dans le pays. Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, un avocat berlinois Wolfgang Kaleck avec "des homologues espagnols" a l'intention de porter plainte en Espagne contre M. Rumsfeld et 13 autres responsables politiques et militaires américains de haut rang.

L'objectif est que M. Rumsfeld, 74 ans, et d'autres responsables américains répondent de leurs actes pour violation du droit des peuples et de la Convention de l'ONU concernant des cas de torture dans le centre de détention militaire américain de Guantanamo et dans la prison irakienne d'Abou Ghraïb, selon l'hebdomadaire.

"Si les Allemands n'osent pas, alors nous essaierons en Espagne", a déclaré M. Kaleck qui travaille avec l'avocat new-yorkais spécialisé dans les droits de l'homme Michael Ratner. Interrogé à ce sujet, M. Ocana a indiqué ne pas être informé de cette initiative.

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Mercredi 2 mai 2007

Perspective extérieure depuis le parvis (cliquez sur l'image pour l'agrandir).

L'architecte, associé à Batiserf Ingénierie, Gilbert Jost, et E3 économie a été désigné lauréat du concours de maîtrise d' oeuvre lancé par l'Agence de la Maîtrise d'Ouvrage des Travaux du Ministère de la Justice (AMOTMJ) pour la réalisation du nouveau palais de justice de Montmorency (95) qui accueillera le tribunal d'instance et le conseil des prud'hommes.
Les autres finalistes étaient :
- Ameller-Dubois/CET Ingénierie/AEI
- Gricha Boursbouze et Cécile Granindorge/ADC et CetE Ingénierie/INEX/AEI
- Jakob et Macfarlane/Batiserf Ingénierie/Alto Ingénierie/Sarl bureau Michel Forgue.

Le terrain sur lequel sera implanté le nouveau palais de justice est situé dans le quartier de l'esplanade de l'Europe, au sud de la ville, dans un contexte urbain principalement composé de petits bâtiments d'habitation collectifs et de pavillons.
Le bâtiment, d'une superficie de 2.100m2, comportera deux salles d'audiences et une salle des pas perdus. Il accueillera à terme 93 magistrats et conseillers et 36 fonctionnaires.
Le début des travaux est prévu pour la fin de l'année 2008 et la livraison du bâtiment fin 2009.



(30/04/2007)

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Mercredi 2 mai 2007

Rassemblement à partir de 12 h devant le Tribunal 67, rue Servient Lyon 3ème

-  Pour signer la pétition

-  Pour contacter le Comité de soutien
Tél. : 06 07 87 28 16 - 06 81 03 52 27

-  Campagne de souscription pour un soutien financier

-  Départ en car de Genoble prévu le 7 mai à 11H30 (voir modalités)

-  Voir les articles dans la rubrique "Medias"

-  Conférence de presse le 2 mai à Grenoble

Arrêt des poursuites contre les militants de RESF et François Auguste.

François Auguste, vice-président de la Région, est traduit devant le tribunal correctionnel pour « obstruction à la reconduite à la frontière » d’une famille en situation irrégulière et « entrave à la circulation d’un aéronef ». De plus, le « chef avion » d’Air-France vient de porter plainte. Il risque l’inéligibilité et jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 € d’amende et plus encore si Air France demande des dommages et intérêts. Tout ceci pour avoir, le 2 décembre 2006, pris pacifiquement la parole devant les passagers d’un avion afin de les informer de l’embarquement à bord d’une famille en voie d’expulsion qu’il pensait être la famille Raba. Il a alors été molesté par la police lors de son évacuation de l’avion (une côte cassée et plusieurs jours d’incapacité de travail) et retenu 5 heures en garde à vue.

Il doit maintenant comparaître devant le tribunal correctionnel de Lyon le lundi 7 mai à 14 h 00. Le Comité de soutien appelle à élargir la mobilisation en faveur de François Auguste et par extension de toutes les personnes actuellement stigmatisées ou poursuivies pour délit de solidarité en raison de leur soutien aux personnes sans papiers.
Soutenir François Auguste, c’est réaffirmer notre soutien aux familles et jeunes sans papiers menacés. La pétition en faveur de François Auguste a déjà recueilli plus de 1 500 signatures et messages de soutien émanant de militants, d’élus et de citoyens.

Le comité appelle à faire circuler et signer massivement cette pétition d’ici le 7 mai. Elle sera alors rendue publique et adressée au Préfet du Rhône.
Nous réclamons l’arrêt des poursuites contre François Auguste, élu de la Région Rhône-Alpes, et soutien sans faille des personnes sans papiers et contre tout militant de RESF.

Nous serons présents le lundi 7 mai 2007 au Tribunal de Lyon et appelons toutes les citoyennes, tous les citoyens indignés par cette criminalisation de l’action militante à nous y rejoindre.

RASSEMBLEMENT à partir de 12 h devant le Tribunal 67, rue Servient - LYON 3ème



Source/auteur : http://www.educationsansfrontieres.org/
Mis en ligne le mardi 1er mai 2007, par Ludo

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Mercredi 2 mai 2007
HUMAN RIGHTS WATCH
« Comme de nombreux autres défenseurs des droits humains faisant l’objet de procès en Ouzbékistan, Umida Niazova est la victime de la répression féroce par le gouvernement de la société civile. »
Holly Cartner  
Directrice de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch

Les inculpations sont liées à des documents sur le massacre d’Andijan

(Tachkent, le 30 avril 2007) – Le procès de la défenseure ouzbèque des droits humains Umida Niazova a débuté de façon inattendue à Tachkent aujourd’hui, a indiqué Human Rights Watch le même jour. Niazova, qui travaille comme traductrice pour le bureau de Human Rights Watch à Tachkent, et est défenseure des droits humains et journaliste freelance, est l’une des 15 défenseurs ouzbeks des droits humains actuellement en détention en Ouzbékistan.

« Déjà, Umida Niazova n’aurait jamais dû être arrêtée. Ensuite, elle ne devrait encore moins être jugée sur la base d’accusations à motivation politique », a déclaré Holly Cartner, directrice de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Comme de nombreux autres défenseurs des droits humains faisant l’objet de procès en Ouzbékistan, elle est la victime de la répression féroce du gouvernement à l’encontre de la société civile. »  
 
Amnesty International a nommé Niazova « prisonnière de conscience ».  
 
Niazova a fait l’objet inculpations à motivation politique l’accusant de traversée illégale de la frontière, de contrebande ainsi que de distribution de documents causant le désordre public grâce à un soutien financier provenant de gouvernements étrangers (articles 223, partie 1; 246, partie 1 et 244/1, partie 3v du code pénal ouzbek). Si elle était reconnue coupable, elle pourrait encourir une peine de 10 années de prison ou plus.  
 
L’avocate de Niazova, Tatiana Davydova, n’a été prévenue que 30 minutes à l’avance que l’audience concernant Niazova commencerait le 30 avril 2007 au Tribunal fédéral de Sergeli à Tachkent. La directrice du bureau de Human Rights Watch à Tachkent n’a pu assister à l’audience que l’après-midi. La tante et le frère de Niazova ont pu assister aux deux séances, mais l’accès a été interdit aux autres membres de sa famille. En raison de la notification tardive relative au procès, les communautés diplomatiques et des droits humains de Tachkent n’ont pu y assister. Le procès de Niazova était censé débuter le 19 avril 2007. Ce jour-là des diplomates, journalistes et défenseurs des droits humains étaient venus au tribunal, mais y ont juste appris que l’audience avait été « reportée indéfiniment » en raison de la « complexité » de l’affaire.  
 
L’un des chefs d’inculpation contre Niazova est lié à de la documentation de recherche sur son ordinateur portable, que les autorités ont confisqué quand elles l’ont initialement détenue le 21 décembre 2006 à l’aéroport de Tachkent. Elles ont alors confisqué son ordinateur ainsi que son passeport et l’ont relâchée le jour même, mais ont continué à enquêter à son sujet, la suspectant d’actes passibles de poursuites pénales et administratives. Son ordinateur a été soumis à une « analyse experte » afin de déterminer s’il contenait des documents subversifs.  
 
A la mi-janvier le précédent avocat de Niazova, Abror Yusupov, lui a dit que la commission d’experts n’avait trouvé aucune raison d’engager des poursuites, et qu’elle pouvait récupérer son ordinateur ainsi que son passeport auprès du bureau des douanes. Niazova, qui se trouvait alors au Kirghizistan, est rentrée en Ouzbékistan le 22 janvier, et a été arrêtée peu de temps après avoir traversé la frontière ouzbèquo-kirghize. Elle a été détenue au secret jusqu’au 26 janvier.  
 
Selon l’acte d’accusation du procureur contre Niazova, son ordinateur contenait de la documentation « extrémiste » et « intégriste » sur les événements survenus à Andijan le 13 mai 2005, quand des forces du gouvernement ont tué des centaines de manifestants pour la plupart non armés, à la suite d’un soulèvement armé ayant eu lieu tôt ce matin-là. L’acte d’accusation ajoute que cette documentation cherche à « justifier les actions des auteurs des événements d’Andijan ». Quand Davydova leur a demandé quels documents spécifiques contenaient de telles déclarations, les témoins à charge n’ont cité que le rapport de Human Rights Watch de juin 2005 sur le massacre d’Andijan, « Bullets Were Falling Like Rain » (« Les balles tombaient comme la pluie »), ainsi qu’un article par un journaliste local, Aleksei Volosevich.  
 
Human Rights Watch a distribué « Bullets Were Falling Like Rain » à des fonctionnaires ouzbeks immédiatement après sa publication et a demandé à les rencontrer afin d’en discuter. Human Rights Watch n’a reçu aucune réponse à ces demandes.  
 
Lors de la séance matinale du procès le 30 avril, Niazova a avoué avoir traversé illégalement la frontière mais a nié les deux autres chefs d’inculpation dont elle fait l’objet. Elle a expliqué au tribunal que les documents trouvés sur son ordinateur étaient des copies personnelles pour son travail et n’étaient pas destinées à être distribuées.  
 
Quand il a été demandé à Niazova pourquoi elle est rentrée en Ouzbékistan en janvier 2007, elle a répondu « parce que je ne me sens pas coupable ».  
 
Neuf témoins ont été appelés lors de la séance de l’après-midi, dont deux anciens dirigeants d’organisations non-gouvernementales, un défenseur des droits humains, quatre représentants du bureau des douanes à l’Aéroport international de Tachkent, ainsi que trois membres de la commission d’experts qui ont été sollicités pour analyser le contenu de l’ordinateur de Niazova.  
 
Le président du tribunal, Nizam Rustamov, n’a pas laissé de temps aux témoins pour répondre à la plupart de ses questions, ni à celles posées par les avocats de la défense et par le procureur, en les incitant immédiatement par la lecture d’extraits de déclarations écrites qu’ils avaient soumises au cours de l’enquête.  
 
Niazova a pu interroger des témoins, mais le juge l’a interrompue à de nombreuses reprises. À un moment il lui a demandé, « Êtes vous une avocate? » et « Pourquoi n’êtes vous pas restée à la maison pour élever votre enfant ? »  
 
Trois des témoins sont des experts de l’Agence ouzbèque des Connexions et du Centre d’information de surveillance des medias de masse. On leur a donné le carnet de Niazova et sa clé USB le 23 décembre 2006. Tous les trois ont eu du mal à se souvenir des conclusions qu’ils ont tirées après avoir analysé l’ordinateur de Niazova. Quand Davydova leur a demandé comment ils étaient arrivés à la conclusion que l’ordinateur de Niazova contenait de l’information qui propageait l’extrémisme religieux et l’intégrisme, ils ont été incapables to spécifier leurs conclusions. L’un de ces témoins a déclaré que l’information sur l’ordinateur de Niazova n’est pas « dangereuse » mais constituerait néanmoins une menace si elle était diffusée.  
 
Un autre de ces trois témoins a affirmé qu’il n’avait jamais dit à Yusupov que l’affaire était close, ce qui avait incité Niazova à revenir en Ouzbékistan en janvier. Le témoin a dit qu’une enquête contre Niazova avait été ouverte immédiatement après sa détention initiale.  
 
Les deux anciens dirigeants d’ONG ont témoigné qu’ils avaient rencontré Niazova une fois et discuté avec elle de leurs projets et objectifs respectifs et de la mise en œuvre de ces projets. Ils ont tous deux affirmé qu’ils n’avaient jamais reçu d’argent de Niazova et que le financement de leurs projets n’avait rien à voir avec Niazova.  
 
Un défenseur des droits humains a attesté qu’il avait reçu une petite somme d’argent de Niazova afin de payer pour sa connexion Internet. En réponse à une question sur l’ébauche d’une proposition de projet sur l’ordinateur de Niazova, il a expliqué qu’en fait il ne s’agissait que d’une ébauche et qu’il n’avait pas fait de demande de financement pour ce projet.  
 
Le juge a interdit à la représentante de Human Rights Watch de prendre des notes ; après que celle-ci ait fait remarquer que des agents en civil qui assistaient à l’audience prenaient aussi des notes, le juge leur a également interdit de le faire.  
 
Le procès de Niazova doit reprendre le 1er mai à 11 heures du matin.  
 
La semaine dernière une autre défenseure ouzbèque des droits humains, Gulbahor Turaeva, a été condamnée à six années de prison à la suite d’inculpations basées sur des motifs politiques, dont des accusations d’activités anticonstitutionnelles, pour avoir rapporté des livres par le chef de l’opposition en exil Muhammed Solih, livres officieusement interdits par les autorités ouzbèques.



Sur le même thème

"Ouzbékistan: Répression des droits humains avant la réunion de l’UE" (16/04/07)

"Ouzbékistan: Libérer une défenseure des droits humains" (26/01/07)

En savoir plus sur le travail de Human Rights Watch sur l’Ouzbékistan (en anglais)



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Mercredi 2 mai 2007


Le patron de BP John Browne lors d'une conférence de presse à Londres, le 25 juillet 2006

Odd Andersen AFP/Archives ¦ Le patron du numéro trois mondial du pétrole BP, John Browne, a annoncé sa démission immédiate mardi après que la justice britannique a autorisé des tabloïds à révéler son homosexualité, dernier coup dur pour celui qui a régné à la tête du groupe pendant 12 ans.

 

Le patron du numéro trois mondial du pétrole BP, John Browne, a annoncé sa démission immédiate mardi après que la justice britannique a autorisé des tabloïds à révéler son homosexualité, dernier coup dur pour celui qui a régné à la tête du groupe pendant 12 ans.

La Haute Cour de Londres a levé une injonction qui interdisait jusqu'alors au groupe de presse Association Newspapers --qui regroupe le Daily Mail, le Mail on Sunday et l'Evening Standard-- de publier des détails sur la vie privée du dirigeant, âgé de 59 ans.

Lord Browne, qui devait partir à la fin juillet, a démissionné aussitôt après la perte de cette procédure, le groupe annonçant son remplacement par son successeur désigné, Tony Hayward, l'un des cadres de la compagnie.

Son départ prématuré lui fait perdre un bonus de 3,5 millions de livres (5,1 millions d'euros). Il renonce aussi à un plan de rémunération en actions qui aurait pu lui rapporter 12 millions sur les années 2007-2009.

"Au cours des 41 années que j'ai passées chez BP, j'ai maintenu ma vie privée à l'écart de ma vie professionnelle. J'ai toujours considéré ma sexualité comme une affaire personnelle. Il est très décevant qu'un groupe de presse ait décidé désormais que des allégations concernant ma vie privée doivent être rendues publiques", a déclaré M. Browne dans un communiqué.

A l'origine de l'affaire, le Canadien Jeff Chevalier, partenaire du dirigeant de 2002 à 2006 a raconté leur relation aux journaux en question. Selon lui, John Browne lui a procuré de nombreux avantages financiers et en nature, parfois en utilisant les moyens de la compagnie. Il l'a accusé aussi d'avoir divulgué des informations confidentielles.

John Browne a qualifié ces allégations de "trompeuses et d'erronées" et démenti "tout comportement incorrect" à l'égard de BP. Il a simplement regretté avoir menti sur les conditions de sa rencontre avec M. Chevalier.

Ce dernier épisode clôt une série noire pour le patron de BP, entamée en mars 2005 avec l'explosion de la raffinerie de Texas City, qui a fait 15 morts. Plusieurs rapports d'enquête ont dénoncé depuis des négligences en matière de sécurité, mettant en cause personnellement John Browne.

La réputation de BP a été entachée aussi par une pollution en Alaska l'été dernier, et par des accusations de manipulation des cours du gaz aux Etats-Unis.

Sur le plan économique, le recul de la production et des bénéfices de BP lui ont fait perdre sa place de numéro deux mondial, qui plus est au profit de son concurrent de toujours, Royal Dutch Shell.

Autant de déboires qui avaient déjà amené le dirigeant à avancer à fin juillet 2007 la date de son départ, initialement prévu en 2008 pour ses 60 ans.

D'apparence chétive et affable, né en Allemagne en 1948 d'un père officier britannique et d'une mère hongroise rescapée d'Auschwitz, John Browne, anobli en 1998 et pair à vie depuis 2001, reste une figure très respectée du monde des affaires britanniques pour avoir fait la fortune de la compagnie: elle pèse aujourd'hui plus de 200 milliards de dollars.

Mais le jeune homme entré chez BP en 1966 comme stagiaire, un diplôme de physique en poche, n'en ressort assurément pas par la grande porte. Il souhaite désormais "poursuivre sa vie loin du public".

© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 01/05/2007 - 17h17

dernière mise à jour : 02/05/2007 - 00h32


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Mercredi 2 mai 2007

 

30/04/2007  Une société financière lui réclame 48 millions de dollars


 
© DR  
   
   

Michael Jackson pourrait apparaître devant une cour de Manhattan le 18 juin dans une affaire où une société financière basée dans le New-Jersey lui réclame 48 millions de dollars.

Cependant, il est probable que l'affaire ne se termine pas en procès selon le New York Daily News. Jackson aurait apparemment des litiges avec la société "Prescient Acquisition Group" qui lui avait arrangé un refinancement en 2004, à un moment où sa côté était au plus bas suite au procès pour pédophilie dans lequel il était plongé.

"Très peu d'hommes d'affaires voulaient alors s'associer avec un homme qui était alors largement vu comme le pédophile le plus célèbre du monde" a écrit l'avocat de la société dans les documents déposés pour intenter un procès.

La société qui est la propriété de Darien Dash (cousin de Damon Dash, une figure du hip hop américain) a aidé Jackson a refinancer un prêt de 272 millions de dollars qui arrivait à échéance. Elle a également arrangé un montage financier qui lui a permis de trouver les 537 millions de dollars grâce auxquels il a pu racheter la moitié des parts de Sony dans le catalogue des Beatles.

Selon l'avocat de Michael Jackson, Londell McMillan, la probabilité est de 60-40 pour que l'affaire aille en procès. "Michael ne se laissera pas faire par des menaces liées à des réclamations frauduleuses" a t-il déclaré.

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Mercredi 2 mai 2007

« Sinon, vous allez mourir tous les deux », prédit le président

Nouvelles Frontières veut-il se débarrasser de certains franchisés dont les contrats lui semblent trop généreux? Ou bien joue-t-il la pression psychologique pour mieux imposer son point de vue lorsqu'il décidera de négocier ? Toujours est-il que devant le tribunal, il tergiverse et continue à gagner du temps.




Deuxième round dans l'affaire qui oppose l'association des franchisés NF à Nouvelles Frontières Distribution. Les deux partis se sont retrouvés vendredi au Tribunal de commerce de Bobigny devant un collège de cinq juges… qui, après étude du dossier, ont invités les partis à reprendre la négociation à travers une médiation organisée par le tribunal.

« Si vous continuez dans cette procédure, vous allez mourir tous les deux », a souligné en substance le président du tribunal. Des paroles qui ont trouvé leur écho du côté de l'association qui a accepté cette médiation à la seule condition que le tribunal désigne lui-même le médiateur.

NF : délai de réflexion de 15 jours

De son côté, Nouvelles Frontières par l'intermédiaire de son avocate a botté en touche en demandant un délai de réflexion de 15 jours. Finalement, ce délai a été un peu raccourci et c'est au cours d'une audience formelle dont la date a été fixée au 9 mai que Nouvelles Frontières Distribution donnera sa réponse. Si elle est positive, la nomination du médiateur par le tribunal permettra à la négociation de s'entamer sans délai.

Mais dans le cas contraire, il faudra bien interpréter le rejet de la médiation comme la volonté de NFD de signer la mise à mort de certains franchisés, comme l'a bien analysé le président du tribunal.

L'association des franchisés appelle de ses voeux la solution de la médiation officielle

Pour autant, même si l'association des franchisés appelle de ses voeux la solution de la médiation officielle, elle est également déterminée à aller jusqu'au bout de la procédure dans le cas d'un refus de NFD de négocier. Le calendrier établi serait d'ailleurs toujours d'actualité pour la suite.

Au cours de l'audience du 9 mai, et après le refus de NFD, la plaidoirie passerait alors sur la notion de recevabilité de l'association à porter plainte au nom de l'ensemble des franchisés, et la réponse du tribunal serait annoncée le 29 mai, avant de passer, lors du round d'après à la plaidoirie sur le dossier de fond (NFD respecte-t-il les termes du contrat et est-il loyal envers ses franchisés?).

Mais le conflit qui s'éternise fragilise la situation financière des franchisés et on peut légitimement se poser la question : auront-ils tous les moyens de tenir jusque là ?

Lundi 30 Avril 2007 - 07:44
Lu 517 fois



1. Posté par Patrice Weiss le 30/04/2007 17:11
Tous mes voeux à Mme Geneviève Bieganowski dans le nouveau challenge qu'elle se lance à elle même et merci de retrouver sous sa plume le professionalisme que nous lui avons toujours connu.
De la part d'un heureux retraité,
Patrice Weiss

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Mercredi 2 mai 2007

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Mardi 1 mai 2007


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'affaire d'Outreau est une affaire judiciaire s'étant terminée par un procès aux assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) en France du 4 mai au 2 juillet 2004, puis un procès en appel à Paris en novembre 2005. Elle suscita une émotion certaine dans l'opinion publique et mit en évidence les dysfonctionnements du monde politique, de l'institution judiciaire et des acteurs sociaux, notamment dans la lutte contre la pédophilie annoncée depuis 1996 au plus haut niveau de l'Etat, et dans les cas d'abus sexuel sur mineur. Une commission d'enquête parlementaire fut mandatée en décembre 2005 pour analyser le déroulement de cette affaire et proposer d'éventuelles réformes sur le fonctionnement de la justice en France. L'impact législatif du travail de cette commission s'est toutefois avéré très limité. De même, les responsabilités du monde politique dans les antécédents et le début de l'affaire n'ont guère été évoquées.

Sommaire

[masquer]

Antécédents [modifier]

L'affaire d'Outreau ne semble pas correspondre à un dysfonctionnement isolé de la justice, pas plus qu'à un problème de la seule institution judiciaire.

Antécédents politiques [modifier]

Le 4 septembre 1996, le premier ministre Alain Juppé avait déclaré d'après L'Express: « Il faut parfois mettre entre parenthèses les droits de l'homme pour protéger ceux de l'enfant » . Dans un article du 18 octobre 2006, Isabelle Debergue souligne que la même source faisait déjà état d'une déclaration de la future experte de l'affaire d'Outreau, Marie Christine Gryson, affirmant en tant que "psychologue, responsable d’une structure d’accueil aux victimes" à Hazebrouck (Nord) : "nous disposons d’une méthodologie fiable pour déterminer si un enfant dit la vérité".

Le ministre déléguée à l'enseignement scolaire, Ségolène Royal s'était déjà retrouvée en première ligne en 1997 lors de l'Affaire Montmirail ayant conduit au suicide de Bernard Hanse.

Un article du 2 octobre 2006 publié par Agoravox rappelle également que le 14 mai 1997, dans une note intitulée "Pédophilie : un autre instituteur mis en examen", le quotidien l’Humanité faisait état d'une déclaration du ministre de l’Education nationale, François Bayrou, insistant sur la nécessité de "saisir la justice" en cas de soupçons envers un enseignant : "Si dans l’enquête quelqu’un est soupçonné, on suspend sa présence auprès des élèves. Et si quelqu’un est condamné, il est radié". L'article d'Agoravox relève aussi que, d'après le site de la famille de Bernard Hanse, le suicide de cet enseignant avait eu lieu le 10 juin 1997 pendant la soirée et que, d'après une information du journal Le Monde datée du 13 juin, Ségolène Royal déclarait avoir effectué le 10 juin un "tour par téléphone des inspections académiques" afin d’entreprendre un recensement des cas de pédophilie signalés à la justice.

Dans un entretien de février 2006, Alain Hanse, frère de Bernard Hanse, rappelle que la Circulaire Royal parue en septembre 1997 prévoit que " dès qu'un élève a confié à un membre de l'Education nationale des faits dont il affirme avoir été victime, il appartient à ce fonctionnaire d'aviser immédiatement et directement le procureur de la République, sous la forme écrite et transmise, si besoin est, par télécopie".

En mai 2002, Florence Rault, avocate au barreau de Paris défendant des enseignants mis en cause dans des affaires d'allégations d'abus sexuels, avait déclaré à ce sujet au quotidien Le Figaro : "Aujour­d'hui, notre société, bouleversée par quelques affaires particuliè­rement atroces, est entrée dans l'ère du soupçon".

La lutte contre la pédophilie semble donc avoir fait l'objet, depuis les années 1990, d'une certaine surenchère politique, encouragée par des experts et des associations, que les médias ont majoritairement suivie et reprise à leur compte jusqu'aux audiences de première instance de l'affaire d'Outreau, malgré nombre d'alertes.

Antécédents institutionnels [modifier]

Un autre élémént des antécédents de l'affaire, mis récemment en évidence par des parlementaires, réside sans doute dans une réticence chronique des institutions françaises à aborder dans la clarté la question de la responsabilité et de l'apparence d'impartialité des magistrats et d'autres corps influents de l'Etat.

Cette question a été discutée, notamment, par des articles parus dans Agoravox les 23 mai et 21 août 2006, commentant en particulier un avis du Conseil supérieur de la magistrature du 11 mars 2004 sur "les mesures qui pourraient être prises pour mieux garantir l’autorité judiciaire contre la mise en cause injustifiée de tel ou tel de ses membres". 0n peut lire dans cet avis : "Les demandes répétitives en récusation ou en renvoi peuvent être dirigées contre un même juge ou une même juridiction, de façon quasi obsessionnelle, par un justiciable particulièrement vindicatif, voire déséquilibré ".

Un article du 25 décembre 2006 souligne également, à la lumière du débat parlementaire récent, que la France n'avait jamais mis en application la Charte de 1998 du Conseil de l'Europe sur le statut des juges, notamment son article 5.3 : « Toute personne doit avoir la possibilité de soumettre sans formalisme particulier sa réclamation relative au dysfonctionnement de la justice dans une affaire donnée à un organisme indépendant. Cet organisme a la faculté, si un examen prudent et attentif fait incontestablement apparaître un manquement (...) de la part d'un juge ou d'une juge, d'en saisir l'instance disciplinaire ou à tout le moins de recommander une telle saisine à une autorité ayant normalement compétence, suivant le statut, pour l'effectuer ».

La question de l'organisme indépendant mentionné par la Charte serait réglée, dans les actuels projets de loi, en élargissant les prérogatives du Médiateur de la République qui jusqu'à présent ne pouvait pas intervenir en matière de justice. Mais un article paru dans Agoravox le 6 novembre 2006 a soulevé, dans cette hypothèse, la question de l'apparence d'impartialité du Médiateur de la République et du Garde des Sceaux. Question qui semble rester sans réponse à ce jour.

L'instruction [modifier]

L’instruction débute en 2001. Elle se clôt en mai 2003 par une ordonnance de mise en accusation. Elle est confiée au juge d'instruction Fabrice Burgaud par le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Gérald Lesigne. Sur dénonciations de plusieurs enfants, confirmées par leurs parents, un grand nombre de personnes sont mises en garde à vue puis en examen. Dix-huit d'entre elles — dont les parents des principaux enfants accusateurs — sont écrouées en détention provisoire par décision du juge des libertés et de la détention. Elles y restent en tout entre un et un peu plus de trois ans. L'une d'elles se suicide en prison par une prise massive de médicaments.

Durant tout ce temps, les enfants, qui avaient été immédiatement séparés de leurs parents, sont placés en familles d’accueil. L’une de ces familles interroge les enfants, ce qui amplifie les révélations qu’ils font devant le juge. La crédibilité de ces dires est validée par les experts psychologues requis par le juge d'instruction.

Le procès de Saint-Omer [modifier]

En mai et juin 2004, après une enquête de plus de trois ans, s'ouvrit, au palais de justice de Saint-Omer (Pas-de-Calais) le procès dit procès d'Outreau, du nom de la ville d'Outreau où se sont déroulés les faits jugés. L'affaire avait défrayé la chronique à plusieurs reprises au cours de l'instruction - on parlait d'une affaire Dutroux à la française. Dix-sept personnes soupçonnées d'appartenir à un vaste réseau international de proxénétisme d'enfants étaient sur le banc des accusés.

Les débats au cours du procès réduisirent finalement les faits à une sordide mais banale affaire d'inceste. Sept des dix-sept accusés - qui tous sauf quatre avaient toujours clamé leur innocence - furent finalement acquittés et six faiblement condamnés après avoir été longtemps maintenus en détention provisoire, pour certains pendant plus de trois ans sur la seule foi de déclarations mensongères ou inexactes de certains adultes et enfants. Le verdict surprit toutefois l'opinion publique par la condamnation de six personnes, alors même que la plupart des charges à leur encontre semblaient s'être effondrées pendant le procès : ceux-là, continuant de clamer leur innocence, ont fait appel du jugement.

L'audition des enfants eut lieu à huis clos, ce qui a entrainé les protestations des avocats des accusés et attisé le doute.

Le procès en appel [modifier]

Le procès en appel des six personnes condamnées en première instance s'est tenu en la Cour d'assises de Paris. Dès les premiers jours l'accusation s'est effondrée, suite aux aveux de la principale accusatrice, Myriam Badaoui. Celle-ci a déclaré le 18 novembre que les six appelants « n'avaient strictement rien fait » et qu'elle avait menti[1]. Son ex-mari, Thierry Delay, a soutenu ses déclarations. Durant l'audience, les expertises psychologiques ont également été remises en cause, tant elles ont paru biaisées et peu sérieuses. Les dénégations de deux enfants qui ont reconnu avoir menti ont également participé à affaiblir l'accusation. Jean-Luc Viaux, expert psychologue, avait déclenché une polémique par ses déclarations sur le tarif des experts comparables à ceux pratiqués par les femmes de ménage, produisant "des expertises de femme de ménage".

Certains enfants mineurs ont encore été entendus à huis clos.

A la fin du procès, l'avocat général a requis l'acquittement pour l'ensemble des accusés. La défense a renoncé à plaider, préférant observer à la place une minute de silence pour François Mourmand, mort en prison par suicide dans les premières années de l'affaire. Fait exceptionnel, le procureur général de Paris, Yves Bot, est venu dans la salle d'audience en fin de séance de la dernière journée du procès sans prévenir la présidente de la cour d'assise, Mme Mondineu-Hederer (voir audition de la commission parlementaire), pour présenter ses excuses aux accusés au nom de la justice, avant même le rendu du verdict - ce qui lui a été reproché par plusieurs magistrats.

Enfin, le jeudi 1er décembre 2005, un verdict d'acquittement général pour l'ensemble des accusés a été rendu par le jury, mettant fin à cinq années de ce qui est souvent qualifié, depuis le premier procès, d'un « naufrage judiciaire », voire d'un Tchernobyl judiciaire[2].

Quelques heures après le rendu du verdict, le ministre de la justice, Pascal Clément, a donné une conférence de presse, présentant à son tour ses excuses aux acquittés au nom de l'institution judiciaire; annonçant l'ouverture d'une triple enquête des inspections générales des services judiciaires, policiers et sociaux; évoquant enfin la possibilité de sanctions administratives contre certains acteurs de l'affaire au vu des résultats de l'enquête. Plusieurs modifications dans la procédure pénale ont également été annoncées, surtout dans les affaires d'abus sexuel sur mineur.

Le 5 décembre, cinq jours après le verdict de la Cour d'appel, le Président de la République, Jacques Chirac, a publié un communiqué indiquant qu'il avait souhaité écrire à chacune des personnes concernées pour leur exprimer, à titre personnel, toute son émotion et son soulagement, et leur présenter, en tant que garant de l'institution judiciaire, regrets et excuses. Sur les raisons des dysfonctionnements et des éventuelles responsabilités qui ont conduit à cette « catastrophe judiciaire», il a tenu à préciser aux victimes que des enquêtes étaient lancées, que toutes les conséquences en seraient tirées et qu'il y veillerait personnellement.

L'enquête parlementaire [modifier]

Suite à l'acquittement général au procès en appel, l'Assemblée nationale décide en décembre 2005, à l'unanimité, de créer une commission d'enquête parlementaire. En janvier 2006, des polémiques naissent quant à la composition de cette commission et au sujet du huis-clos décidé pour les auditions de certaines personnes concernées par l'affaire. Le choix du huis-clos (initialement envisagé) était contesté par les acquittés, et la commission n'eut plus d'hésitations à abandonner le huis-clos lorsque le juge Burgaud rendit aussi publique sa préférence pour des auditions publiques. Mais ce huis-clos pouvait être rétabli pour les personnes interrogées en faisant la demande. Entre le 10 janvier et le 12 avril 2006, la commission d'enquête a entendu 221 personnes pendant plus de 200 heures (juges, prévenus, mais aussi journalistes).

Comme toute commission parlementaire, cette commission a 6 mois pour rendre son rapport. Elle dispose d'un certain nombre de pouvoirs dont celui de contraindre toute personne à venir témoigner devant elle. Elle peut avoir également accès a tous les documents qu'elle souhaite sauf cas particuliers (comme le secret défense).

Composition de la commission [modifier]

La commission d'enquête parlementaire sur Outreau (officiellement appelée "commission d'enquête chargée de rechercher les causes de dysfonctionnements de la justice dans l'affaire dite d'Outreau et de formuler des propositions pour éviter leur renouvellement") est présidée par André Vallini et a Philippe Houillon comme rapporteur. Les enregistrements des vidéos de l'ensemble des intervenants de ce procès "invités" par la commission, avocats, juges, experts, procureur, acquittés sont visibles sur le site de l'Assemblée nationale.

Elle est composée de 30 membres (le maximum que peut compter une commission), répartis proportionnellement à la représentation politique de l'Assemblée Nationale.

La commission procède à de nombreuses auditions dont le calendrier peut être consulté ici.

Auditions [modifier]

Le 18 janvier 2006, ceux qu'on nomme les « acquittés d'Outreau » peuvent exprimer leur vision du système judiciaire dans le cadre de l'enquête, suivis le lendemain par leurs avocats. Les auditions de la commission d'enquête parlementaire sont retransmises avec un léger différé pour permettre de bipper les prénoms des enfants, afin de préserver leur anonymat, sur La Chaîne parlementaire puis relatées dans les journaux télévisés des chaines nationales ainsi que dans la presse. La description poignante du calvaire vécu par les accusés à travers l'ensemble de la chaine judiciaire, depuis la garde à vue jusqu'au procès, la destruction de leurs vies et de celle de leurs enfants (l'un des accusés, Alain Marécaux, fait une tentative de suicide quelques jours après son audition par la commission) et les dénonciations incisives de leurs avocats, causent une vive émotion à travers le pays.

Limites de la commission [modifier]

Le travail de cette commission d'enquête parlementaire fait l'objet de multiples reproches :

  1. Le titre même de cette commission serait particulièrement partial puisqu'il suppose qu'il y a eu "des dysfonctionnements de la Justice" alors que par définition, la justice des hommes ne serait pas infaillible et que dans le cas d'espèce, la justice aurait réparé elle-même les erreurs et rétabli la vérité. S’il est possible depuis quelques années de faire appel des décisions de cour d'assises, ce serait bien pour réviser de temps en temps les décisions prises en première instance, pas pour systématiquement les avaliser. L’absence d’appel en matière criminelle était néanmoins, en droit, compatible avec nos engagements internationaux. Car si l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme prévoit des exceptions au double degré de juridiction, aucune ne correspond au cas qui nous occupe. Cependant, conscient de la difficulté, le gouvernement français, en ratifiant le protocole n° 7 (loi du 31 déc. 1985 autorisant la ratification) avait ajouté une déclaration interprétative : « l’examen par une juridiction supérieure peut se limiter à un contrôle de l’application de la loi, tel que le recours en cassation ». Il s’agit là d’une réserve déguisée que la Cour de Strasbourg éventuellement saisie aurait pu requalifier la déclaration en réserve, mais cette opération aurait été exclusive d’une condamnation de la France. La Chambre criminelle, appelée à se prononcer sur la question (mais à propos de la justice militaire) parle de réserve permettant de limiter le contrôle à l’application de la loi (19 déc. 1990, Bulletin criminel, n° 443). La loi se limitait ainsi à instaurer un contrôle de légalité ; c’est la loi du 15 juin 2000 (dite Guigou) qui est venue instaurer l’appel en matière criminelle. Au regard de la Convention européenne des Droits de l'Homme, la loi française impose le huis clos en cour d'assises lorsque des enfants mineurs en font la demande, ce qui serait une violation de cet engagement international.
  2. Pour certains, elle porte atteinte au principe de séparation des pouvoirs par des pressions politiques ou par la recherche de fautes commises par les magistrats, en s'immisçant dans le processus d'élaboration de leurs décisions ou en portant atteinte à la sérénité de la Justice. Le président de la République a rappelé le 23 février 2006 les membres de cette commission à plus de sérénité.
  3. Les parlementaires ne s'interrogeraient guère sur les moyens de la Justice qui compterait moins de magistrats qu'un siècle plus tôt alors que ce sont les députés qui votent le budget de la Justice. La charge de travail des juges d'instruction et de la chambre de l'instruction serait lourde, ce qui influerait nécessairement sur la qualité et la profondeur de leur travail, et ils devraient négliger de nombreux dossiers. Le juge Burgaud aurait été en effet loin de travailler à plein temps sur cette affaire.
  4. L’impasse serait faite sur les inégalités de traitement devant la Justice en fonction des zones géographiques ou au sein même d'une juridiction. Par exemple, la différence de moyens et de traitement serait manifeste entre la section financière du TGI de Paris installée dans des bureaux neufs boulevard des Italiens et la galerie des juges d'instruction du Palais de justice situé à la Cité, boulevard du Palais (qui serait un « rouleau compresseur »); de plus, il y aurait des procédures d’exception devenues normalisées au tribunal de Bobigny. Ce qui pourrait expliquer pourquoi la présomption d'innocence semblerait ne s'appliquer qu'aux seuls notables soupçonnés d'infractions financières. Cela constituerait une différence de traitement contraire au principe constitutionnel d'égalité devant la loi, mais les politiques (dont certains sont membres de la commission), qui n'aimeraient guère que les juges les contrôlent, ne s'en offusqueraient guère.
  5. Les membres n'interrogeraient pas les auteurs de projets de loi tendant à la répression aveugle des actes supposés pédophiles et ne s'interrogeraient guère sur la responsabilité des parlementaires sur ce qui constituerait des incohérences ou des contradictions de la législation, dues à la succession de lois allant dans des sens différents (par exemple, la loi sur la présomption d'innocence aurait fait par la suite l'objet d'un retour en arrière)
  6. Enfin, la commission aurait ét&ea