INTIME CONVICTION

PREMIER QUOTIDIEN PERMANENT D'ACTUALITE
et de CHRONIQUES JUDICIAIRES
INTIME CONVICTION passe en revue les Affaires Judiciaires du Jour en un coup d'œil !
Un aperçu gratuit et complet !
Un nouveau média pour suivre et décrypter l’actualité Judiciaire
Et réfléchir sur le rôle et les priorités de la Justice en général et en France en particulier.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Janvier 2009
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte Libre

Je déteste le crime, cette expression humaine et imbécile du malheur. Une société qui ne serait pas aberrante devrait sans cesse être préoccupée du malheur, comme du cancer ou de la tuberculose..

Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société.

 

Robert BADINTER

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mardi 6 janvier 2009
NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14

Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction".

Nicolas Sarkozy pourrait annoncer la suppression du juge d'instruction (Sipa)

Nicolas Sarkozy pourrait annoncer la suppression du juge d'instruction (Sipa)

Nicolas Sarkozy s'apprêterait à annoncer mercredi la suppression du statut de juge d'instruction, annonce le quotidien Le Monde sur son site, mardi 6 janvier. Le chef de L'Etat devrait indiquer, lors de la rentrée solennelle de la cour de cassation, qu'il envisage de supprimer le juge d'instruction pour confier l'ensemble des enquêtes judiciaires au parquet, sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction".
La suppression du juge d'instruction est un débat judiciaire ancien qui a été relancé à plusieurs reprises, notamment lors de la commission d'enquête parlementaire sur Outreau ou, plus récemment, lors de l'interpellation du journaliste Vittorio de Filippis.

"Transformer pas supprimer"

Le ministre chargé de la Relance Patrick Devedjian a approuvé l'idée de transformer le statut du juge d'instruction. "C'est une idée importante de réforme de la justice à laquelle je suis favorable", a-t-il déclaré interrogé à ce sujet sur i-Télé.
"Le juge d'instruction deviendrait le juge de l'instruction, c'est-à-dire qu'il aurait tout pouvoir pour contrôler le parquet. Cela continuerait à être un juge indépendant", a souligné le ministre de la relance, avocat de profession.
Patrick Devedjian a fait valoir qu'il s'agit "de transformer" mais "pas de supprimer" le juge d'instruction. Il s'est dit "favorable à un système procédural qui défende davantage la présomption d'innocence" qu'actuellement.

"Des conséquences assez importantes"


Le Parti socialiste, de son côté, accueille le projet avec "beaucoup de vigilance et d'inquiétude", a déclaré son porte-parole Benoît Hamon.
"Nous accueillons avec beaucoup de vigilance et d'inquiétude cette nouvelle initiative du président de la République dans le domaine de la procédure pénale", a déclaré Benoît Hamon sur France Info.
"C'est une question lourde", a-t-il estimé évoquant "la remise en cause du fait que le juge d'instruction est un juge du siège indépendant".
Selon l'eurodéputé, "si on confie au parquet les enquêtes les plus sensibles, sachant que le parquet dépend du ministère de la justice donc du pouvoir, tout ça a des conséquences qui sont assez importantes".
"J'observe que la stratégie de communication du président de la République reste la même : il va revenir d'un voyage au Proche Orient (...) qui, hélas, aura échoué, il échoue sur le front social et donc il ouvre un nouveau front sur cette question-là. C'est classique, c'est du Sarkozy dans le texte ou en tous cas dans la communication", a aussi jugé le porte-parole du PS.
par David Castel publié dans : Incessantes réformes ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mardi 6 janvier 2009




C
eci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où vous êtes cité, estimez-vous, ou non, que vous devez donner votre accord avant la diffusion de votre intervention ? Enfin, vouloir maîtriser l'utilisation de votre image implique-t-il, selon vous, que l'on continue à interdire en France l'entrée d'une quelconque caméra dans les prétoires ?

Pourquoi toutes ces questions ? Parce qu'elles reviennent régulièrement sur le devant de la scène politique et judiciaire, lorsqu'une "affaire" ou une déclaration mettent en cause la législation française qui veut que les débats judiciaires soient publics, mais interdits aux appareils d'enregistrement.

 

CRISE DE CONFIANCE

 

En 2008, la loi aura subi plusieurs coups de boutoir. Le plus fort venant de l'institution elle-même ! Dans son rapport annuel, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) - qui est chargé de nommer les magistrats et d'assister le président de la République dans son rôle de garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire - recommande en effet un changement de cap radical, au vu d'"une crise de confiance" et "du divorce entre l'opinion publique et la justice".

Le CSM fait un constat : "Les Français connaissent mal le fonctionnement de leur système judiciaire (...). Le public ne maîtrise pas des notions et des distinctions de base telles que le siège et le parquet, les avocats et les magistrats, les juridictions de première instance et les cours d'appel." Une étude IFOP réalisée en mai 2008 montre ainsi que seul un Français sur trois déclare faire la distinction entre les fonctions de juge et de procureur et qu'un sur quatre avoue "très mal" la connaître.

D'où cette préconisation du CSM, parmi d'autres. "Les tribunaux doivent s'ouvrir aux modes actuels de communication : on ne peut pas, à la fois, faire le constat d'un important déficit de l'institution judiciaire en ce domaine, et rejeter toute réflexion sur l'entrée des micros et des caméras dans les prétoires. (...) Mais les règles strictes de la législation sur la presse leur interdisent de montrer la justice à l'oeuvre, telle qu'elle se déroule, ainsi que les acteurs centraux qu'en sont les magistrats."

 

DES AUTORISATIONS EXCEPTIONNELLES

 

Selon les époques, les gardes des sceaux en place et les documentaristes, certains ont été autorisés, exceptionnellement, à tourner au sein d'un tribunal, tandis que d'autres se voyaient interdire toute image dans une salle d'audience. "Que les positions dans ce domaine changent aussi souvent selon les gardes des sceaux, ce n'est pas possible !", s'insurgeait Richard Michel, PDG de La Chaîne Parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN), fin novembre à Grenoble, dans le cadre du festival Justice à l'écran.

 

DES QUESTIONS EN SUSPENS

 

A l'initiative d'André Vallini, qui présida la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, de janvier à avril 2006 - et qui remit un rapport pour une profonde réforme de la justice -, cette première édition de "Justice à l'écran" proposait une compétition internationale de documentaires et de fictions sur la justice mais aussi des débats. "Je craignais que tout le monde soit d'accord autour du thème "Filmer la justice". En fait, nous restons avec plein de questions en suspens et de doute", notait André Vallini à l'issue de cette table ronde qui réunissait des magistrats, des patrons de chaîne et des réalisateurs ainsi que des chroniqueurs judiciaires.

 

LE DROIT À L'IMAGE ET À L'OUBLI

 

De fait, les désaccords entre professionnels restent nombreux. A demander l'autorisation de toutes les personnes filmées dans un procès, ne risque-t-on pas de ne pouvoir filmer qu'un certain type d'affaires, mineures, et de ne donner qu'une image très partielle de la justice ? Et en cas de rediffusion, un peu ou bien plus tard, faudra-t-il renouveler cette demande d'autorisation ? Comment faire si un justiciable ne veut pas se retrouver sur des écrans ad vitam aeternam via Internet ? Alors que la justice agit dans l'ici et le maintenant, et clôt une affaire en énonçant un verdict, le droit à l'oubli sur les écrans est quasiment impossible.

Et puis l'instruction étant à la base d'un procès au pénal, ne faudrait-il pas filmer toutes les étapes, pour un documentaire, de l'enquête jusqu'à la sortie de prison et à la réinsertion s'il y a lieu, dans une visée véritablement pédagogique ? Sans même parler de diffusion des images vers le grand public, pour des gardés à vue ou des accusés détenus, la caméra pourrait même être une protection contre l'arbitraire, rappelait à Grenoble Karine Duchochois, acquittée de l'affaire d'Outreau.

"La crainte ne tient pas à l'oeil de la caméra, mais à la boîte de Pandore que l'on ouvrirait, notait Gilbert Thiel, juge d'instruction à la section antiterrorisme à Paris. Car la loi, si elle change, vaudra pour tous : les documentaristes sérieux aussi bien que des chaînes commerciales ayant le goût du sang, du sexe et du scandale, et qui exploiteront la misère humaine. Donc filmer la justice ? Je n'ai pas de réponse !"

 

PAR LA PETITE PORTE

 

Sans attendre que la loi évolue, éventuellement, la caméra est d'ores et déjà entrée par la petite porte dans les tribunaux et les prisons, explique Christian Delage, historien, cinéaste et producteur.

Il y a un an, pour des raisons strictement économiques, le ministère de la justice a décidé d'équiper petit à petit les juridictions de matériels de visioconférence, à usage interne, pour que les magistrats, en matière pénale, puissent interroger à distance des prisonniers, des témoins, des parties civiles ou des experts sans qu'ils aient à se déplacer d'une ville à l'autre. "Le ministère l'a fait sans penser qu'on introduisait la caméra à proximité du prétoire. Mais avec cette entrée par la petite porte, les magistrats vont se sensibiliser au fonctionnement de l'image. Et avec l'arrivée d'une génération plus jeune, ils en craindront moins les effets."

Pour autant, conclut Christian Delage - il est notamment coauteur du documentaire Caméras dans le prétoire (2007) -, "le jour où l'on s'attaquera vraiment aux problèmes posés, on trouvera des solutions, avec des règles et des limites. Mais ce n'est peut-être pas encore politiquement mûr".

 

ET LA FICTION ?

On ne peut pas entrer dans les prétoires avec une caméra ? Mais on peut tout reconstituer devant une caméra ! Universitaire et auteure de Séries télé, visions de la justice (PUF, 2005), Barbara Villez, d'origine américaine, vit depuis longtemps en France et s'étonne : "Les jeunes Français savent comment fonctionne la justice américaine, au travers des séries ou des films qu'ils regardent, mais sont perdus face à celle de leur pays !" Dommage que la télévision soit "la dernière roue du carrosse en France", note-t-elle, car "on pourrait très bien utiliser l'atout du divertissement, de la fiction, pour que, sans même s'en apercevoir, le public s'initie au monde judiciaire".


L'équipe d'intime conviction est ravie de vous faire partager cet article du Monde qui est un peu passé inaperçu avec l'avalanche d'évènements qui ont ponctué cette fin d'année 2008 et début 2009. Si vous êtes des lecteurs réguliers de notre premier magazine judiciaire, vous savez sans doute à quel point nous sommes attachés à cette idée d'enfin pouvoir librement filmer la justice ; en effet, nous sommes persuadés que si cette dernière était filmée nous éviterions grand nombre d'erreurs judiciaires, ainsi qu'un grand nombre d'articles de presse faits sur le pouce sachant que beaucoup de journalistes n'assistent en réalité que quelques heures aux procès (procès qui parfois durent des semaines voir des mois). Des exemples comme le procès Ferrara où le procès Outreau doivent nous faire réfléchir à cette question.
En effet, les opposants à la possibilité de filmer la justice brandissent souvent la bannière du respect de la vie privée, le procès Outreau, ou plus récemment le procès Ferrara, nous ont démontré qu'une fois le procès terminé la vie privée de nombreuses personnes pouvait être violée et de nombreuses discriminations pouvaient alors voir le jour.
Ne faudrait-il pas alors rendre publique le plus possible cette justice qui reste aujourd'hui une affaire de professionnels et qui sous couvert de sécurité empêche le grand public d'assister à certains procès comme la procès Ferrara ou Fofana  ainsi que l'Angolagate ?
Empêchant alors aux citoyens de se forger une intime conviction par eux-mêmes en les contraignant à boire comme des paroles divines les quelques lignes journalistiques annonçant les verdicts ?

(Benjamin Brame pour intimeconviction.com)

par Benjamin Brame publié dans : Intime Conviction ajouter un commentaire recommander
commentaires (2)   
Mardi 6 janvier 2009




UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 : Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi 5 janvier par la cour d'assises de Paris.


Accusés de complicité d'assassinats et d'association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste, ils encourent la réclusion à perpétuité pour l'attaque au camion piégé d'une synagogue à Djerba, le 11 avril 2002. L'attentat avait tué vingt et une personnes, dont quatorze touristes allemands, cinq tunisiens et deux français ; deux décès qui avaient conduit le parquet de Paris à ouvrir une information judiciaire.

Un kamikaze, le Tunisien Nizar Naouar, dont la famille vit à Vénissieux (Rhône), conduisait le camion citerne rempli de gaz. Il a péri dans l'explosion. Son frère Walid, 28 ans, qui lui aurait fourni un téléphone portable, un modem et des faux papiers, comparaît également devant la cour d'assises.

Arrêté en mars 2003 au Pakistan, Khaled Cheikh Mohammed a été livré aux autorités américaines. Enfermé depuis cette date à Guantanamo, il a plaidé coupable en décembre 2008 pour les attentats du 11-Septembre. Il n'a jamais été interrogé par la justice française sur son rôle dans l'affaire de Djerba. Il sera malgré tout jugé en son absence pour avoir financé cette opération à hauteur de 19 326 euros. Selon les enquêteurs, Khaled Cheikh Mohammed était à la fois le chef et le guide de Nizar Naouar.

Christian Ganczarski, alias Ibrahim ou Abou Mohamed, est suspecté d'être l'un des personnages-clés dans la planification de l'attentat de Djerba. Le 11 avril 2002, trois heures avant la tuerie, Nizar Naouar l'a appelé en Allemagne. Les deux hommes ont eu une brève conversation dont la teneur a été reconstituée par la police allemande. A la suite du 11-septembre, celle-ci a placé Ganczarski sous surveillance en raison de ses relations avec des membres de la cellule islamiste d'Hambourg par laquelle avaient transité certains kamikazes des attaques contre New York et Washington. "Que Dieu te récompense !", aurait lancé Ganczarski à Naouar en guise d'adieu.

Né à Gleiwitz en Haute-Silésie, dans la Pologne dirigée par les communistes, Ganczarski, issu d'une famille catholique, s'est converti à l'islam en 1986. A partir de 1990, avec son épouse, une Allemande également convertie à l'islam, il entame un parcours religieux qui le conduit en Arabie saoudite de 1992 à 1994. Il y apprend l'arabe, peaufine sa formation à l'Islam et suit des études d'informatique. Selon ses déclarations, c'est en 1999 au Pakistan qu'il a rencontré Nizar Naouar. Ganczarski a effectué six séjours en Afghanistan entre 1998 et fin 2001. A cette occasion, il a croisé plusieurs hauts responsables d'Al-Qaida, dont Oussama Ben Laden. Ce dernier figure sur un enregistrement vidéo aux côtés de l'épouse de Ganczarski et d'un de ses enfants. Christian Ganczarski, qui nie les accusations dont il est l'objet, attribue cette proximité aux lois du hasard. Le procès doit durer cinq semaines.

par Benjamin Brame publié dans : Terrorisme ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mardi 6 janvier 2009
Antonio Ferrara

Le "baveux"

Comment "le Petit" est devenu caïd

Ferrara, roi de la belle et du braquage

Le roi de la belle

Ouverture du procès

Ferrara décontracté

 "roi de la belle"

"roi de l'évasion"

Chronologie

 La spectaculaire évasion

Conflit pour des crayons

Succession d'incidents

Ferrara boude son procès

Les accusés détenus quittent le procès

Karim Achoui en vedette

Karim Achoui risque la perpétuité et la radiation

Karim Achoui adopte un profil bas

La reprise retardée par "un problème de ...

Les accusés de retour à l'audience

Audition d un homme clé

Karim Achoui arrêté pour défaut de permis

Ferrara entre sérieux et provocation

Le régime carcéral du roi de l'évasion passé à la loupe

Un accusé dédouane Me Achoui

Le procès perturbé par la convocation d'un avocat

La soeur de Sohane s'invite

La présidente déstabilisée

Benoît Magimel s'invite

Le procès tourne à la confusion

Une altercation réveille les débats

Les deux accusés racontent l'évasion

L'accusation mise en difficulté

Bagarre entre accusés et gendarmes Spectaculaire échauffourée

Grande bousculade

Les avocats demandent le renvoi

Ferrara refuse d'être jugé

Profonde confusion
Imbroglio
Suspendu 24 heures

Le parquet général
Au bord de l'implosion

Nouvelle demande

Deux coaccusés et leurs avocats quittent leur procès

Trois coaccusés et les avocats quittent

Un procès sans accusé ni avocat une première en France

Après la foire d'empoigne, le procès bat de l'aile

"situation inédite"

Reprise difficile Reprise difficile

Le braqueur italien répète qu'il ne veut plus

Confusion

D'incidents en suspensions de séance, le procès sombre ...

"Ferrara ne changera pas d'avis"

Ferrara accepte d'aller au palais de justice

Le procès replonge

Le procès condamné à la lenteur

"Malgré notre refus, nous restons conseil d'Antonio Ferrara" 

Audience suspendue

Le procès déraille à nouveau

Pourquoi le procès s'enlise

Un témoin jure avoir subi "des pressions" policières

Chronique d'un fiasco annoncé

Deux accusés menacent

Nouvel incident

encore suspendu

Le surveillant de Fresnes sous le feu
Un nouvel accusé s'en va
L'Administration pénitentiaire sur la sellette
Le procès suspendu pour une douche
La cour visite les cellules
La cour visite les geôles du Palais
Un plombier à la cour d'assises
La dignité des lieux de détention en cause

De la "bonne manière" d'interroger le surveillant Kroziz

Un commissaire réplique à Karim Achoui

L'ex-surveillant muet

L'ex-surveillant à la barre pour la 4e journée


Me Szpiner déterre "un raté" de l'enquête

Me Achoui sur la sellette

"Capable de tout"

"Est-ce qu'une femme qui divorce est une menteuse ?"

L'avocat malmené par son ex-femme


Proche de son épilogue, mais des zones d'ombre demeurent

Réquisitoire jeudi

Pataquès aux assises

Un "acte de guerre" où l'on a voulu tuer, selon les parties civiles

20 ans de réclusion requis contre Ferrara, 7 ans contre l'avocat Achoui
Les 25 avocats de la défense entament leurs plaidoiries

Me Ripert fustige "un procès pour l'exemple"

Arrêtez le gâchis!
Jugez-les sur des preuves pas des hypothèses!

"Condamner un innocent est un crime !"
Ultimes plaidoiries avant le verdict
Fin des débats, la cour se retire pour délibérer
Fin du procès
Verdict attendu dimanche soir
En direct du procès Ferrara
Verdict attendu dimanche
L'énoncé du verdict repoussé à dimanche
Le verdict ne sera rendu que demain
Chronologie des dix semaines du procès
La cour d'assises de Paris doit rendre son verdict
La fin d'un procès hors-norme
Procès hors limites
17 ans de réclusion pour Antonio Ferrara, 7 ans pour son avocat
12 ans pour le surveillant Hocine Kroziz
Réactions au verdict

Les dérapages d'un procès qui se voulait exemplaire

Le verdict rendu sous les insultes

  Justice de nuit

Karim Achoui en grève de la faim

Le très littéraire comité de soutien du condamné Karim Achoui

Karim Achoui hospitalisé d'urgence

Rassemblement pour demander la libération de Me Karim Achoui


Karim Achoui a pu voir ses parents


 







par David Castel publié dans : Intime Conviction ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mardi 6 janvier 2009



Créteil
- Quatre policiers condamnés pour violences

police policiers
Agrandir l'image

Crédit Photo : TF1/LCI

Des policiers

Quatre policiers condamnés pour violences

  • La justice les a condamnés lundi à 8 mois de prison avec sursis pour violences en réunion lors d'une interpellation mouvementée en 2003 à Champigny-sur-Marne.

  • Les fonctionnaires, qui nient les faits, ont annoncé leur intention de faire appel.

 

Les faits remontent au 17 mai 2003, à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Ce jour-là un jeune homme âgé aujourd'hui de 24 ans était interpellé à l'issue d'une course-poursuite avec des policiers, après avoir fui à pied un contrôle alors qu'il circulait sans casque sur une mini-moto non homologuée avec un passager. Il avait été finalement rattrapé au fond d'une impasse. Cinq jours plus tard, il subissait à l'hôpital une ablation de la rate et une ablation partielle du pancréas, en raison d'une rupture de cet organe, conséquence, a-t-il expliqué, de "coups de pied" reçus dans le ventre lors de son interpellation.
 
Lors de l'audience, le 1er décembre, aucune peine n'avait été requise, le procureur estimant que le dossier n'apportait "pas de réponses" à "un certain nombre d'interrogations" soulevées par cette affaire. Lundi, le tribunal correctionnel de Créteil a décidé de condamner les quatre policiers à huit mois de prison avec sursis.  Le tribunal n'a pas assorti cette condamnation d'une inscription au casier judiciaire. Après l'énoncé du jugement, le jeune homme blessé a exprimé sa "satisfaction de voir la vérité enfin sortir", tandis que son avocat, Me Gérard Zbili, s'est félicité que les juges aient "fait la preuve de leur indépendance". "La manière dont on a essayé de couvrir cette bavure est inadmissible", a  ajouté Me Zbili.

"Un coup direct (...) la seule explication"
  
A l'époque, une enquête de l'Inspection générale des services (IGS, police  des polices) avait écarté la responsabilité des policiers. Mais le jeune homme avait ensuite déposé plainte avec constitution de partie civile. Deux expertises médicales ont considéré que "l'hypothèse d'un coup direct comme un coup de pied (...) apparaît comme la seule explication" de la rupture du pancréas, avait rappelé à l'audience la présidente Françoise Boissy. Car, selon les experts, pour atteindre cet organe "ancré profondément", le  traumatisme doit être "direct, violent et très localisé".

Les policiers, parmi lesquels une femme, avaient de leur côté expliqué que le jeune homme avait chuté violemment face contre terre sur "la bordure en pierre d'une bouche d'égoût",  après avoir heurté un policier en tentant une nouvelle fois de leur échapper. Ils entendent faire appel du jugement, a indiqué leur avocate, Me Géraldine Lesieur.

par Benjamin Brame publié dans : Police / Armée ajouter un commentaire recommander
commentaires (2)   
Mardi 6 janvier 2009


L'Angolagate" au Ministère
Procès-fleuve
Luanda, loin de l' "Angolagate"
Entre justice et pression
Le pouvoir angolais s'invite
Ouverture
Procès sous pression
Tensions
Le procès s'ouvre
Luanda veut l'interruption
Le fils de Mitterrand mis en cause
"L'arrogance de la France"
Le procès commence sans encombres
La défense invoque Hervé Morin et deux de ses prédécesseurs
Il faut sauver le marchand Falcone
Le procès se poursuit malgré les pressions
Un procès que certains "ne veulent pas voir s'ouvrir"
Le tribunal tranchera les points de procédure
Le procès continue malgré l'Angola
Le tribunal entre dans le vif du sujet
Le tribunal part à la source du commerce d'armes
Les prévenus se présentent en altruistes
L'argent et les "oeillères" des banquiers
Paribas, acteur crucial et discret
Les carnets Bertrand s'invitent
La luxueuse vie de bureau chez Pierre Falcone
Les carnets
Etude du volet fiscal
L'ombre des paradis fiscaux
On ne prête qu'aux riches
Exploration des sociétés de l'empire
Enveloppes de cash

Plastique Bertrand et le sentier en vedette

Gaydamak vise la mairie de Jérusalem

Yves Bertrand témoin ?

La banque Paribas accusée par un ex-cadre

A l'insu de leur plein gré

Demandez les tarifs

La libération des pilotes français en Bosnie sous la loupe du tribunal

Un procès à mi-course, des prévenus sur la marche arrière

Jacques Attali entre en scène


par David Castel publié dans : Le Casier Judiciaire de la République ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mardi 6 janvier 2009
par David Castel publié dans : Intime Conviction ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Lundi 5 janvier 2009

lundi 05 janvier 2009

http://www.lemans.maville.com/design/images/ouest-france.gif

Six affaires, dont cinq concernent des crimes à caractère sexuel, sont inscrites à la première session de l'année 2009 qui s'ouvre mardi.

Viol, viol et viol ! Comme c'est le cas dans la plupart des sessions d'assises, la quasi-totalité des affaires que les jurés sarthois auront à juger vise des crimes à caractère sexuel.

Un seul des six dossiers de ce marathon judiciaire de deux semaines qui débute mardi concerne une tentative d'assassinat. Thierry Touchard, 38 ans, originaire d'Alençon et ancien ouvrier de Moulinex à Mamers, est accusé d'avoir tenté de tuer son ex-petite amie le 22 mars 2006 à Oisseau-le-Petit.

Ce jour-là, Ingrid, la compagne de cet homme qui avait partagé sa vie entre 2002 et 2005, regagne le domicile de sa mère après avoir quitté son travail au bowling d'Arçonnay. Elle se trouve au volant de sa voiture lorsqu'elle est la cible d'un coup de feu tiré par un pistolet semi-automatique. Blessée à l'épaule, elle parvient à prendre la fuite. Son ex-conjoint est accusé d'être le tireur. Son procès se tient le lundi 12 janvier.

Avant cela, la cour d'assises devra se pencher sur plusieurs affaires de viol.

Mardi 6 janvier, Julien Kaddour, un Allonnais de 23 ans, est renvoyé devant la juridiction criminelle. Il est soupçonné d'avoir violé et tabassé sa petite amie de deux ans sa cadette alors que celle-ci voulait le quitter. Les faits se seraient produits dans les bois de Chaoué et dans une cave d'un immeuble d'Allonnes en avril 2006.

Mercredi 7 et jeudi 8 janvier, Jean-Pierre T., 59 ans, comparaît pour viol et agressions sexuelles sur mineures de 15 ans par ascendant. Il est accusé d'avoir abusé de sa fille alors âgée de 10 à 14 ans, ainsi que de deux des camarades de la fillette. La dernière série de faits se serait produite en 2005 à Mulsanne.

Âgé de 35 ans, Stéphane Geny, un SDF originaire de Venissieux, est poursuivi devant la cour d'assises pour un viol et de nombreux vols. Il est accusé d'avoir violé une femme de 37 ans à son domicile de Courcelles-la-Forêt en février 2006. Le trentenaire est soupçonné d'avoir abusé de la victime alors qu'il s'était introduit chez elle pour la cambrioler. En fuite et se sachant recherché par la police, Stéphane Geny a été interpellé à Tours en août 2006 ; il a fallu pas moins de neuf policiers pour maîtriser le fuyard sur qui, pourtant, les fonctionnaires avaient déjà ouvert le feu avec leur flash-ball.

Enfin, la dernière affaire de viol est jugée les jeudi 15 et vendredi 16 janvier. Christophe Pochon, 31 ans, est accusé d'avoir violé le fils de sa compagne alors âgé de 11 ans. Les faits se seraient produits entre avril et juin 2006 à La Chartre-sur-le-Loir.

Ouest-France
par David Castel publié dans : Cours d'Assises ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Lundi 5 janvier 2009



Article du lundi 5 janvier 2009


Les délais d’audiencement se sont réduits, mais le renfort d’un nouveau greffier s’avère nécessaire pour poursuivre l’effort, et envisager une nouvelle section

Il n’est pas si loin le temps où la cour d’assises du Rhône siégeait durant quatre sessions, et où les audiences débutaient l’après-midi pour se terminer tard dans la nuit. Aujourd’hui avec deux présidents à plein-temps et dégagés de toute autre fonction, un sérieux coup d’accélérateur a été donné à la juridiction criminelle pour éviter l’engorgement et réduire les délais d’audiencement.

Et le pari a été tenu. À présent, les accusés incarcérés sont tous jugés dans un délai d’un an suivant leur renvoi au terme de l’ordonnance de mise en accusation. Petit revers de la médaille : les comparaissants libres passent après, avec bien souvent la cruelle réalité de se retrouver en prison, parfois quatre ans voire plus, après le bouclage de l’instruction. En 2008, la cour a siégé 33 semaines pour examiner 60 affaires impliquant 86 accusés. Une véritable « machine de guerre », si l’on songe que 562 jurés ont été convoqués et 600 témoins ou experts cités. Seulement onze condamnés ont interjeté appel du verdict. Une baisse par rapport aux années antérieures. Tous ces chiffres seront développés lors de l’audience solennelle de rentrée le 6 janvier prochain, mais ils ne doivent pas masquer une certaine appréhension quant à l’avenir.

En effet, si le volume d’affaires est relativement constant sur le Rhône, les gros dossiers de la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) ne vont pas tarder à sortir. Et comme l’exige la loi, ils seront jugés à Lyon, même si les faits se sont produits à Grenoble ou Chambéry par exemple. Autant de journées à réserver sans compter sur les affaires dépaysées essentiellement en provenance du sud, ou encore des appels extérieurs après renvoi de la cour de cassation.

Du côté du parquet général, si l’on peut se féliciter des objectifs fixés il y a 18 mois, on sait que l’équilibre est précaire. Certes, le nombre de magistrats ne semble pas être un handicap à la poursuite de cette action, mais c’est du côté du greffe que le bât blesse. L’un des fonctionnaires en longue maladie n’a pas été remplacé et la charge de travail incombant aux services ne plaide pas pour la dynamique de la politique engagée.

Le déblocage d’un poste au greffe pourrait aller dans le bon sens, et voir se concrétiser un vœu du procureur général Jean-Olivier Viout : la création d’une troisième section d’assises. Une chambre qui, en parallèle avec les deux autres, pourrait utilement juger les affaires criminelles les moins complexes : faits très anciens ou entièrement reconnus ou ne nécessitant pas l’audition à la barre de nombreux témoins. L’adaptation est la meilleure garantie d’une bonne gestion des dossiers. Encore faut-il un minimum de moyens.

Michel Girod

par David Castel publié dans : Justice, Combien de Divisions? ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Lundi 5 janvier 2009

http://www.monaco.maprincipaute.com/design/images/monaco-matin.gif

Cagnes-sur-Mer

 Après les doutes et un sentiment lourd de culpabilité pour ne pas avoir réagi au moment des faits, Jean-Claude et son épouse vont affronter le procès au pénal, où les experts de deux parties vont s'affronter : « ce que nous attendons, c'est que l'on nous dise enfin ''oui, nous avons fait une erreur'' ». : Photo Richard Ray Après les doutes et un sentiment lourd de culpabilité pour ne pas avoir réagi au moment des faits, Jean-Claude et son épouse vont affronter le procès au pénal, où les experts de deux parties vont s'affronter : « ce que nous attendons, c'est que l'on nous dise enfin ''oui, nous avons fait une erreur'' ». : Photo Richard Ray

Ce 29 juillet 2000 aurait dû être un jour de joie pour Sandrine et Jean-Claude. La naissance de leur premier enfant. Ils avaient hâte...

Neuf ans plus tard, les voilà prêts à affronter un procès en correctionnelle à Grasse, le 7 janvier à 14 heures. Ils demandent justice pour le handicap lourd de leur fils Philippe, victime, selon eux, d'une « terrible erreur médicale lors de sa naissance ».

Nous sommes le 28 juillet 2000. La grossesse de Sandrine arrive à son terme. Il est 17 heures, les premières contractions se font sentir. Sandrine part pour la clinique Saint-Jean à Cagnes-sur-Mer. C'est là qu'elle doit accoucher. A 1 h 15, la future maman passe en salle de travail. C'est le début du cauchemar. Le bébé ne sera jamais assez engagé pour pouvoir naître par voie basse, ce qui sera confirmé par la sage-femme. De plus, sa tête est en position défléchie, ce qui bloque l'engagement et forme une bosse sérosanguine.

Pourtant, selon les parents, le gynécologue-obstétricien va tout faire pour pratiquer un accouchement normal, alors même que le monitoring du bébé confirme une souffrance foetale aiguë. « Il va s'acharner sous mes yeux, sans que je réagisse vraiment, témoigne Jean-Claude. Il va procéder à plusieurs tentatives d'extractions avec des spatules. Et, après que la dernière tentative a ripé - il est alors 6 h 53 - il va quitter la salle pour revenir à 7 h 20 et décider de pratiquer d'urgence une césarienne. »

L'intervention va durer 7 minutes. Et quand Philippe naît, il ne pleure pas. Ne crie pas. Le test d'Apgar ne sera pas bon. C'est une petite poupée de chiffon qui va être transférée d'urgence en réanimation pédiatrique à Lenval à Nice.

Très vite, son état s'aggrave. « Il va développer une paralysie cérébrale, une IMOC (infirmité motrice d'origine cérébrale). »

« Une extraordinaire

succession de fautes »

Pour le médecin-gynécologue, il s'agit clairement des conséquences d'une souffrance durant la grossesse de Sandrine.

« Le néo-natologue finira par conclure au bout d'un an : maladie non-étiquetée... En clair, l'avenir de Philippe est derrière lui, le jour de sa naissance. »

Au bout d'un an de doute, Jean-Claude et Sandrine vont finir par porter plainte pour « atteinte involontaire à l'intégrité d'une personne ». La procédure se met alors en route, elle sera longue et difficile, notamment pour pouvoir accéder au dossier. « On s'est énormément battus, seuls face à toute une corporation médicale unie... »

Durant 7 ans, tout en s'occupant de leur fils gravement handicapé, Jean-Claude et sa femme vont s'appliquer à reconstituer le film de l'accouchement et ce qu'ils estiment être « une extraordinaire succession de fautes et d'erreurs ». Ils vont réussir à avoir le soutien d'experts reconnus qui seront présents au procès, comme le Dr Séguy, pourtant chef de file des défenseurs des équipes obstétricales.