Jeudi 15 décembre 2005
Le procès Basinger/Baldwin est terminé
14.12.2005 - 06:38
Kim Basinger
(bum) - La bataille juridique entre l'ex-couple formé des acteurs Kim Basinger et Alec Baldwin est maintenant terminée.

Après des mois de disputes qui ont fait la manchette, la bataille légale entre les deux vedettes s'est terminée à Los Angeles.

Kim Basinger et Alec Baldwin, qui sont divorcés depuis 2002, se disputaient la garde légale de leur fille de 10 ans, Ireland.

Les modalités de l'entente n'ont pas été révélé à la presse.

Cependant, les avocats des deux célébrités semblaient satisfaits du jugement.

Neal Hersh, avocat de Basinger explique : « Kim est respectueuse de ce que le juge a mentionné. Nous souhaitons que cela soit la fin de cette histoire. »

Du côté de l'acteur, l'avocate Vicki Greene mentionne : « Nous sommes heureux de la sévérité du jugement. » Avant d'ajouter : « Il a le droit de voir sa fille. »

Baldwin et Basinger, qui se sont mariés en août 1993, se disputaient la garde de leur fille depuis maintenant près d'un an.


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Mardi 13 décembre 2005

au procès de son mari


NOUVELOBS.COM | 12.12.05 | 16:58

L'actrice a évoqué son amour pour un homme accusé de viol, qu’elle a rencontré en visitant une prison et épousé.

  Béatrice Dalle au Festival de Cannes 2004 (Sipa)
Béatrice Dalle au Festival de Cannes 2004 (Sipa)
 
Béatrice Dalle s'est rendue lundi 12 décembre devant la cour d'assises du Morbihan pour témoigner en faveur de son mari, qui comparaît jusqu'à mercredi pour "viol, violences avec arme et séquestration" sur une jeune femme.
L'actrice était accompagnée par son agent. Lunettes de soleil sur le nez, Béatrice Dalle a évoqué devant le tribunal son grand amour pour Guénaël Meziani, 31 ans, accusé pour des faits qui remontent à 2001 dans la région de Vannes.
Complètement inconnu au moment des faits, le violeur présumé a épousé Béatrice Dalle durant sa détention, le 3 janvier 2005, à la maison d'arrêt de l'Hermitage à Brest. Il conteste les faits qui lui sont reprochés. Il estime que la femme qui se dit victime était en réalité consentante.

Visiteuse de prison

L'actrice qui fêtera ses 41 ans le 19 décembre avait rencontré Guénaël Meziani dans le cadre de son activité bénévole de visiteuse de prison.
Devenue célèbre en 1986 par son interprétation dans le film de Jean-Jacques Beineix "37°2 le matin", Béatrice Dalle a notamment joué dans "La fille de l'air" de Maroun Bagdadi. Ce film raconte l'histoire, basée sur des faits réels, d'une jeune femme qui fait évader son amoureux d'une prison après avoir kidnappé un pilote d'hélicoptère.


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Jeudi 8 décembre 2005


AP | 07.12.05 | 16:29


PARIS (AP) -- L'ex-mercenaire Bob Denard, 76 ans, et 26 autres prévenus seront jugés du 20 février au 15 mars 2006 par le tribunal correctionnel de Paris pour une tentative de coup d'Etat aux Comores en septembre 1995.
Les audiences se tiendront tous les lundi, mardi et mercredi à 13h30 devant la 14e chambre correctionnelle.
Les 27 prévenus sont notamment poursuivis pour association de malfaiteurs. Ils risquent dix ans d'emprisonnement.
L'avocat de Bob Denard, Me Elie Hatem, a réclamé et obtenu que son client soit soumis à une expertise médicale. Souffrant de la maladie d'Alzheimer depuis deux ans, il ne serait plus en état de comparaître, selon l'avocat. Si l'expert médical confirme ce diagnostic, Bob Denard serait dispensé de se présenter devant le tribunal mais pourra être jugé quand même.
Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1995, un groupe d'une trentaine d'hommes renversait le président Saïd Djohar pour y installer Mohamed Taki et Saïd-Ali Kemal.
Le 4 octobre 1995, les troupes françaises, en vertu d'un accord de défense liant les deux pays, intervenaient pour libérer le président Djohar. Les mercenaires se rendront aux militaires français.
Ancien quartier-maître de la Marine nationale et colonel dans l'armée congolaise, Robert Denard et l'un de ses lieutenants, Dominique Malacrino, ont été acquittés le 17 mai 1999 par la cour d'assises de Paris de l'assassinat du président comorien Ahmed Abdallah, tué de cinq balles dans la nuit du 26 au 27 novembre 1989 dans son bureau du palais présidentiel de Moroni. AP


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Lundi 5 décembre 2005



04 décembre 2005 - 12 h 43



Les dirigreants du Stade Toulousain sont en colère après que la commission de la LNR ait confirmé cette semaine la suspension de 9 semaines de Fabien Pelous à la suite de son coup de coup lors de France - Australie le 5 novembre dernier. Les champions d'Europe pourront aller devant le tribunal administratif voire la cour européenne.

« Il est incroyable et dramatique pour une entreprise comme le Stade toulousain, qui prête son joueur à l’équipe de France tout en le payant, de voir revenir Fabien Pelous suspendu dans une compétition différente, regrette Guy Novès. C'est un signe d'amateurisme évident qui va à l’encontre des lois du travail. Je rejoins mon président, René Bouscatel, sur ce point. Nous sommes là aussi dans une structure amateur. Un joueur suspendu en équipe de France doit purger sa peine en équipe de France pas avec son club qui n’y est rien pour rien. Je pense que le président va aller encore un peu plus haut. Nous allons de toute façon essayer de faire changer les choses. Quand on a bien bossé avec les internationaux, on nous les prend en équipe de France et ils sont suspendus… que nous reste-t-il ? C’est dramatique pour le Stade Toulousain. » Une situation qui pourrait amener René Bouscatel à aller devant le tribunal administratif voire la Cour européenne.

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Samedi 26 novembre 2005

 

Des soupçons ont toujours pesé sur Marie-Christine Van Kempen, tante de Géraldine Giraud et Pygmalion de Katia Lherbier.
Christophe Cornevin
[26 novembre 2005]

 

TEINT diaphane, regard bleu et déterminé, chevelure rousse : l'image un peu baroque de Marie-Christine Van Kempen plane depuis un an sur les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier. Âgée de 41 ans, la soeur de la comédienne Maaïke Jansen, mariée à Roland Giraud, était la seule avant la découverte de cadavres à évoquer la piste fumeuse d'une fugue passionnelle. Chanteuse lyrique, Marie-Christine Van Kempen jouait un rôle important dans la vie de Katia, cette fille de chauffeur routier, éducatrice spécialisée qui se passionnait pour la musique.


Après lui avoir appris les gammes, la diva, que l'on dit volontiers fantasque, aurait noué des relations intimes avec son élève : les deux femmes auraient décidé de vivre, rue Beaurepaire à Sens. C'est d'ailleurs dans cet appartement que Katia aurait fait un jour la connaissance de Géraldine. Cette rencontre fortuite a scellé leur union : les deux jeunes femmes ne devaient plus se quitter, liant leur destin jusqu'à la mort. Avant d'être tuées, elles séjournaient ensemble à La Postolle, petit village de l'Yonne où la famille Giraud possédait une maison de campagne.


Un rôle de Pygmalion


Depuis lors, les policiers n'ont jamais abandonné la piste d'une rivalité amoureuse et d'un rôle de commanditaire joué par Van Kempen. Son appartement de Sens a été perquisitionné en mars dernier. Les enquêteurs s'intéressaient alors à la cantatrice après la découverte d'éléments troublants. Tout d'abord, ils auraient relevé certaines contradictions dans l'emploi du temps qu'elle avait livré le jour de la disparition des deux jeunes femmes. En outre, la semaine précédant le drame, Marie-Christine aurait mal vécu la présence répétée de Géraldine à son domicile. Au point de déclencher chez elle une froide colère.Pygmalion subjuguée par son élève, Van Kempen brocarde Géraldine qui, en substance, empêche Katia de suivre des cours de chant. A ses yeux, la fille du comédien a une vie trop dissolue. Elle dissipait Katia Lherbier. À la veille du week-end de la Toussaint 2004, Katia, selon un témoignage recueilli par Paris-Match, aurait dû rester à Sens pour répéter. Géraldine l'en aurait alors dissuadée pour se rendre dans la maison de famille des Giraud, à La Postolle. Le 9 décembre, les deux corps décomposés seront exhumés du puisard situé dans le jardin de Jean-Pierre Treiber.


Les policiers tenaient peut-être là un premier mobile accablant la tante de Géraldine. Ensuite, la police a relevé dans la cave de cette dernière des traces de chloroforme, un produit de décomposition de la chloropicrine. Or, c'est cette substance chimique qui, selon les toxicologues, a provoqué le décès par inhalation de Géraldine, 36 ans, et Katia, 32 ans. Les policiers avaient aussi saisi à son domicile un objet particulièrement intrigant : un masque chirurgical, placé depuis sous scellés.


Plus récemment une trace d'ADN mitochondrial correspondant à celui d'un proche de Jean-Pierre Treiber, a été découverte dans l'immeuble où réside Marie-Christine Van Kempen. À l'occasion de la première garde à vue de celle-ci, en mars dernier, la famille Giraud s'était dite «étonnée et bouleversée». Hier, le dernier rebondissement du dossier était nimbé de silence.

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Vendredi 25 novembre 2005



NOUVELOBS.COM | 25.11.05 | 15:21

Dans le cadre de l'enquête sur les assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, Christine Van Kempen a été interpellée. L'ex-compagne de Jean-Pierre Treiber, principal suspect, également.

Marie-Christine Van Kempen (Sipa)
Marie-Christine Van Kempen (Sipa)
 
L 'enquête avance dans l'affaire des assassinats de Géraldine et Katia Lherbier. Marie-Christine Van Kempen, la tante de Géraldine Giraud, et l'ancienne compagne de Jean-Pierre Treiber, principal suspect des assassinats, ont été interpellées jeudi 24 novembre et étaient présentées vendredi après-midi au juge d'instruction à Sens (Yonne), selon une source proche de l'enquête.
"Des éléments graves et importants justifient ces interpellations", a ajouté cette source.
Christine Van Kempen vivait en co-location avec Katia Lherbier au moment de la disparition des deux jeunes femmes. Elle avait déjà été placée en garde à vue le 1er mars dernier. Elle a été arrêtée jeudi matin, selon cette source.
L'autre femme, compagne de Jean-Pierre Treiber jusqu'au moment de l'interpellation de ce dernier, fin novembre 2004, a été arrêtée jeudi après-midi.

Analyses ADN

Les corps de Géraldine Giraud, la fille du comédien Roland Giraud, et de son amie Katia Lherbier, qui avaient disparu depuis le 1er novembre 2004, ont été retrouvés le 9 décembre 2004 à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne) dans le jardin de Jean-Pierre Treiber.

Ce garde-forestier de 42 ans, arrêté le 23 novembre 2004 en possession des cartes bancaires des deux victimes, a été mis en examen pour "enlèvements et séquestrations", puis pour "assassinats", et n'a cessé depuis de clamer son innocence.
Huit membres et proches de la famille d'un de ses anciens employeurs avaient été interpellés en Seine-et-Marne, et sept d'entre eux placés en garde à vue, le 16 novembre dernier, après avoir fait l'objet d'analyses ADN.

 

 

La chronologie de l'affaire Giraud-Lherbier (Avec AFP)
[25 novembre 2005]

Voici la chronologie des faits depuis la disparition de Géraldine Giraud et Katia Lherbier:
-31 oct: Géraldine Giraud, fille du comédien Roland Giraud, séjourne dans la résidence secondaire de la famille, à la Postolle (Yonne), avec Katia Lherbier. Le 1er novembre vers 20HOO, Géraldine passe un appel alors qu'elle est en voiture dans ce secteur, puis les deux femmes ne donnent plus signe de vie.


-Novembre -


-4: Début des recherches à la Postolle.


-23: Un suspect, Jean-Pierre Treiber, 41 ans, est interpellé en Seine-et-Marne, en possession des cartes bancaires des jeunes femmes. Le 25, il est mis en examen pour «enlèvements, séquestrations, vols et escroqueries», et écroué à la maison d'arrêt d'Auxerre.


-30: Des recherches sont menées dans une propriété de Châtelet-en-Brie (Seine-et-Marne), au lieu-dit de Saveteux, où Jean-Pierre Treiber a travaillé comme ouvrier agricole.


-Décembre -


-8: Début d'importantes fouilles sur la propriété de M. Treiber à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne), après un nouvel interrogatoire.


-9: Découverte de deux corps de femmes au fond d'un puits devant la maison du suspect.


-11: Une autopsie révèle qu'ils ne présentent pas de traces de violences sexuelles et la mort n'apparaît pas consécutive à des coups, ni à l'usage d'armes blanches ou à feu, mais peut-être à un étouffement ou à un empoisonnement.


-12: Des tests ADN confirment qu'il s'agit des corps de Géraldine Giraud et Katia Lherbier. Celle-ci est inhumée le 18 décembre à Villeneuve-sur-Yonne.


-20: obsèques de Géraldine Giraud à La Postolle, au moment où Jean-Pierre Treiber est mis en examen pour «assassinats».


-Janvier -


-6: Les jeunes femmes seraient mortes après avoir inhalé un gaz toxique, peut-être la chloropicrine, révèle le procureur de la République de Sens.


-Février -


-23: Interrogatoire de M. Treiber durant lequel il est interrogé sur une photo le montrant seul lors d'un retrait avec la carte bancaire de Géraldine Giraud, le 1er novembre à 21H50.


-Mars -


-1 : La tante de Géraldine Giraud, Marie-Christine Van Kempen, est placée en garde à vue à Sens durant 31 heures, des traces de chloroforme ayant été retrouvées dans sa cave, puis elle est remise en liberté. Ses explications font l'objet de vérifications.


-30: Tests acoustiques dans la cave, à la suite du témoignage de voisins rapportant avoir entendu, le week-end de la disparition des victimes, des voix d'hommes et de femmes ainsi que des cris et sons sourds venant de la cave ou du grenier. De nouveaux tests sont pratiqués depuis l'appartement de la tante le 20 avril. Ces deux séries ne donnent rien de probant.


-Mai -


-26 - Vaste enquête de voisinage à Sens dans des bars et différents points de chute de Treiber, pour rechercher d'éventuels témoins, sans résultat.


-Juin -


-1er - Un homme, considéré comme un trafiquant de stupéfiants, est placé en garde à vue quelques heures pour l'enquête. Mme Van Kempen est entendue pour expliquer pourquoi elle a été en contact téléphonique avec lui le 2 novembre.


-Novembre -

- 15 - Des interpellations dans l'entourage de Jean-Pierre Treiber, principal suspect des assassinats de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, ont lieu en Seine-et-Marne.

- 16 - Toutes les personnes interpellées sont remises en liberté.

 

Giraud : la piste du gaz toxique
Vendredi 25 novembre 
Faits divers : Giraud : la piste du gaz toxique Le procureur de la République de Sens affirme jeudi que Géraldine Giraud et Katia Lherbier sont mortes suite à l'inhalation d'un gaz toxique. Ce gaz pourrait être de la chloropicrine, utilisée en guise d'insecticide mais aussi pour détruire un certain nombre de nuisibles dans la chasse.

Créé le 06 janvier 2005  
Pour aller plus loin
  Treiber continue de nier (21/12/2004)
  Affaire Giraud : ni étouffement, ni empoisonnement (14/12/2004)
  Affaire Giraud : les corps identifiés (13/12/2004)
La fille du comédien Roland Giraud, Géraldine Giraud, et son amie Katia Lherbier seraient mortes par inhalation de gaz toxique, a annoncé jeudi le procureur de la République de Sens, Michel Meurant, en rendant compte, devant la presse, du rapport d'autopsie et d'un pré-rapport d'experts en toxicologie. Les deux jeunes femmes avaient disparu début novembre et leurs corps ont été retrouvés le 9 décembre à Villeneuve-sur-Yonne au fond d'un puisard dans le jardin d'un suspect, Jean-Pierre Treiber. Ce dernier avait été arrêté le 23 novembre en possession des cartes bancaires de Géraldine Giraud et Katia Lherbier.
Dans la recherche des causes de la mort des deux jeunes femmes, "on n'a rien trouvé de déterminant lors de l'autopsie", a précisé Michel Meurant. "Les analyses toxicologiques à partir des prélèvements biologiques n'ont rien donné. Donc on s'est tourné vers les vêtements qui ont été trouvés avec les corps. Dans ces vêtements, on a découvert un produit qui est vraisemblablement un produit de décomposition du gaz qui aurait été utilisé. Ce produit est le chloroforme", a déclaré le procureur de la République de Sens. Le gaz vers lequel les experts "s'orientent", d'après le procureur, est donc la chloropicrine, "un gaz très toxique, très volatil, qui est utilisé en guise d'insecticide mais également pour détruire un certain nombre de nuisibles dans la chasse".
Pas de chloropicrine au niveau des corps
 
 
"Les gazeux agressifs ne laissent jamais de traces, au niveau des poumons, des bronches, du larynx", a précisé Michel Meurant pour expliquer que la chloropicrine n'avait pas été détectée sur les corps. "Par contre on peut les retrouver imprégnés dans les vêtements".
Le procureur de la République a confirmé que les enquêteurs n'avaient pas trouvé de chloropicrine chez Jean-Pierre Treiber. "Pour l'instant on n'a pas de certitude absolue", a-t-il insisté, en ajoutant qu'il était "prématuré de parler d'empoisonnement". Patricia Croci, l'avocate de M. Treiber, présente lors de cette conférence de presse, a déclaré pour sa part que son client continuait de nier les faits". "Il a mis les enquêteurs sur la piste d'auteurs", a-t-elle ajouté, mais sans donner davantage de précisions.
Citant l'avocate de la famille Giraud, le Parisien/Aujourd'hui en France avait affirmé samedi dernier que Géraldine Giraud et Katia Lherbier étaient "mortes empoisonnées". Maître Sabine Cordesse avait invoqué "la présence de substances toxiques dans les organismes des victimes".
Photo : la demeure de la famille Giraud à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne). 


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Vendredi 25 novembre 2005

NOUVELOBS.COM | 24.11.05 | 14:01

Frédéric Beigbeder, romancier, a annoncé jeudi qu'il quittait le magazine Voici et qu'il l'assignait en justice pour atteinte à la vie privée.

Frédéric Beigbeder (Sipa)
Frédéric Beigbeder (Sipa)
 
Le romancier Frédéric Beigbeder, quitte le magazine people Voici, où il officiait en tant que chroniqueur littéraire, a-t-il déclaré dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France jeudi 24 novembre. Il a également annoncé qu'il assignait son employeur en justice pour atteinte à la vie privée.
"Cela devient trop bizarre d'écrire dans un journal dans lequel on se retrouve à la une en caleçon avec son enfant et sa compagne", a expliqué Frédéric Beigbeder. Pour la deuxième fois, Voici a évoqué la liaison de son collaborateur avec la comédienne, Laura Smet, en publiant des photos du couple sur une plage de Biarritz.

Une première procédure en cours

Le magazine avait révélé cette liaison lors d'un premier reportage il y a quelques mois, ce qui avait conduit Frédéric Beigbeder à poursuivre déjà son employeur. La procédure est en cours.
"Je tiens à marquer ma désapprobation, donc j'assigne en justice", a indiqué au Parisien Frédéric Beigbeder. A la limite, ça pourrait m'amuser mais on ne se rend pas compte des dommages collatéraux. Ces photos ont fait du mal à beaucoup de mes proches", a-t-il précisé.


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Vendredi 25 novembre 2005
 
 
VUNG TAU - Gary Glitter, l'ex-star britannique du rock des années 70 accusée d'abus sexuels sur mineurs, sera maintenu en détention au Vietnam durant de 4 mois pour les besoins de l'enquête. Il avait été arrêté samedi alors qu'il tentait de fuir pour la Thaïlande.

Le ministère vietnamien de la sécurité publique a décidé de maintenir en détention "pour une période de quatre mois" Gary Glitter, 61 ans, de son vrai nom Paul Francis Gadd, a indiqué le directeur adjoint de la police criminelle de la province de Ba Ria-Vung Tau.

L'ex-star du rock, qui a vendu des millions d'albums dans les années 70. Il est notamment accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de 12 ans.© Copyright swissinfo SRI

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Jeudi 24 novembre 2005
--par Thierry Boinet--

AP | 24.11.05 | 18:28


BONNEVILE, Haute-Savoie (AP) -- Edita Rumsas, l'épouse du coureur cycliste lituanien Raimondas Rumsas, n'a pas hésité jeudi, devant le tribunal correctionnel de Bonneville (Haute Savoie) où le couple est poursuivi pour importation et détention de produits dopants, à se contredire, à passer pour une idiote et à nier les évidences sans jamais mettre en cause son mari.
"Avant tous ces problèmes, j'étais cycliste. A présent, je suis au chômage", a déclaré à la barre Raimondas Rumsas. Le coureur, qui vit avec sa famille en Toscane, a une nouvelle fois nié à la barre avoir eu recours à des produits dopants malgré un contrôlé positif à l'EPO lors du Tour d'Italie 2003. Depuis, il est sous le coup d'une suspension de licence pour un an.
Durant plus de deux heures, Gilbert Pépin, expert en toxicologie, a détaillé pour le tribunal la liste des 37 substances découvertes par les douanes lors d'un contrôle de routine de la voiture d'Edita Rumsas, le 28 juillet 2002 au tunnel du Mont-Blanc, alors que son mari montait sur la troisième marche du podium du Tour de France.
"Béta-stimulants, stéroïdes anabolisants, diurétiques, érythropoïétine (EPO), hormones de croissance, etc.". Pour lui, "il s'agit de substances dopantes", dont il a longuement détaillé les effets pour les sportifs et sur l'organisme. "Les quantités retrouvées ne permettent pas de traiter une équipe mais sont seulement destinées à une personne", a estimé Gilbert Pépin. Il a précisé que "parmi les autres produits saisis figurent, en outre, des médicaments qui correspondent à la thérapie qui accompagne le dopage".
Interrogé pour savoir si ces produits pouvaient être destinés à Edita Rumsas ou à sa mère comme la jeune femme l'a déclaré lors de ses interrogatoires, l'expert a conclu "qu'ils n'ont aucun rapport avec la pathologie dont souffre Mme Rumsas ou sa mère".
Tout au long de ses trois heures d'audition, Edita Rumsas n'a cessé de se contredire dans ses déclarations à la barre, affirmant tantôt que les médicaments qu'elle transportait étaient pour elle et son mari, puis pour ses enfants et enfin pour sa mère "gravement malade". Elle n'a cependant jamais mis en cause son mari dans ses activités sportives.
"Compte tenu des prix en Italie, on achète les médicaments en Lituanie" a-t-elle expliqué. "Je ne savais pas lesquels étaient pour moi. Justement, je voulais voir cela avec mon mari", a-t-elle balbutié avant d'ajouter que "par sécurité, j'ai l'habitude de tout emmener lors de mes voyages".
Selon elle, une partie des produits saisis par les douanes venait de leur domicile, le reste venait d'être prescrit pour les différentes pathologies de sa famille par un médecin polonais: le Dr Krystof Ficek, qu'elle avait consulté lors d'un récent passage en Pologne.
Mère de quatre enfants, blonde, la taille mannequin, Edita a été incapable de désigner au tribunal quels médicaments lui étaient personnellement destinés. La jeune femme, qui affirme souffrir depuis de nombreuses années de troubles gynécologiques, d'anémie et de problèmes articulaires, a déclaré ne pas connaître les produits qu'elle transportait, ni leur usage.
"Les grosses seringues c'était pour moi, pour me faire des lavements", a seulement pu préciser à la barre Mme Rumsas, aidée d'une interprète.
Interrogée sur une petite sacoche de substances sur laquelle était inscrit "Raimondas" et retrouvée parmi la "pharmacie" saisie, la jeune femme a répété une nouvelle fois tout ignorer de son contenu. "Mon mari me l'a donné parce qu'il n'avait plus de place dans ses bagages", a-t-elle dit.
Visiblement excédé par l'attitude de la jeune femme, le procureur Vincent Le Pannerer l'interroge: "Est-ce que vous ne croyez que vous vous défendriez mieux en disant la vérité?", lance-t-il.
- "Quelle vérité?", demande-t-elle.
- "Il n'y a que vous qui la connaissez, madame, mais vous ne voulez pas l'entendre", rétorque le procureur.
L'audience devait se poursuivre tard dans la soirée par le réquisitoire du parquet et les plaidoiries de la défense.
Raimondas Rumsas, poursuivi pour "importation, détention en contrebande de marchandises prohibées", encourt jusqu'à trois ans de prison. Son épouse, poursuivie pour le même délit douanier et aussi pour "offre, facilitation et incitation à l'usage de produits dopants", qui a déjà effectué 73 jours de détention préventive dans cette affaire, risque jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.
Le jugement devait être mis en délibéré. AP

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Jeudi 24 novembre 2005


Eric Pelletier

Au cinéma, le gentil chauffard de Taxi est un acteur talentueux et comblé par le succès. A la ville, ses amitiés de jeunesse et son tempérament lui valent bien des ennuis


Dans l'un de ses films, Un pur moment de rock'n'roll, Samy Naceri joue le rôle de Kamel, l'ange rédempteur qui sauve son ami Eric de la dope. La came, l'une des plus dures, vient de lui donner son plus mauvais rôle. Le 6 juin 2001, l'acteur est interpellé alors que, selon les policiers, il vient d'acheter une dose d'héroïne, rue Saint-Denis, à Paris. Il aurait tenté de s'en débarrasser en jetant le sachet de sa BMW. Naceri, qui a toujours affirmé n'avoir jamais touché aux drogues dures, nie les faits. Son image en dépend.
Il aura en effet suffi de cent minutes, le temps du film Taxi, pour que la carrière de celui qui n'était jusque-là qu'un acteur honnête explose. Après ce succès foudroyant, Samy Naceri est devenu l'idole d'une génération de jeunes. Depuis, tout lui réussit. Il élargit son registre, tourne avec Adjani et Belmondo. Mais sa vie, elle, semble lui échapper. Samy Naceri n'a jamais rompu avec son passé agité et ses amis au casier judiciaire chargé.

Le clin d'œil, appuyé, est passé inaperçu. Le vendredi 17 novembre 2000, l'équipe de Taxi 2 reçoit le M 6 Award du meilleur film français de l'année. La remise du prix est diffusée en direct à la télévision, en première partie de soirée. Le public lillois, en majorité composé d'adolescents, ne voit que lui. Lui, la star, le grand frère que beaucoup rêvent d'avoir. A 39 ans, Samy garde la silhouette d'un jeune homme pressé. Il affiche un large sourire et salue la salle, main sur le cœur: «Merci, public, c'est grâce à vous qu'on existe.» Il rend un hommage touchant à sa mère: «Ça fait ringard, mais je voudrais faire un bisou à ma maman que j'aime à la folie!» L'acteur lance aussi une phrase beaucoup plus énigmatique: «Je voudrais dire à Jo et à Nordine que je suis avec eux.» Ce message subliminal mérite une explication.

Ce soir-là, Nordine M., dit «la Gelée», regarde peut-être l'émission dans sa cellule. Il dort en tout cas à la Santé depuis deux jours, mis en cause dans une sale affaire de racket de bars à hôtesses, dans le quartier des Champs-Elysées, à Paris. Le surnom de «Jo» renvoie à un autre proche de Samy, Imed M. Nordine et Jo évoluent dans le milieu du grand banditisme parisien.

Le succès venu, Samy Naceri a mis un point d'honneur à ne pas couper les ponts avec ses anciennes relations. Il n'a jamais renié ses amitiés d'adolescence, si encombrantes soient-elles: à peine libéré, Nordine M. est retourné derrière les barreaux. Son ADN a été retrouvé sur un mégot de cigarette abandonné sur les lieux du braquage d'un entrepôt d'un transporteur de fonds.

Après avoir passé sa petite enfance dans le centre de Paris, Samy Naceri a grandi dans la ZUP de Fontenay-sous-Bois, avec ses sept frères et sœurs. A l'époque, ses copains, Nordine et Imed, se font un nom et une réputation à deux pas, à Montreuil. «J'ai suivi mon chemin et eux le leur, mais j'ai gardé des attaches. Mon cœur reste en banlieue», confie aujourd'hui l'acteur à L'Express. Les routes des uns et des autres continuent pourtant de se croiser. Ces liaisons dangereuses ont d'ailleurs valu au comédien quelques convocations dans les locaux de la PJ parisienne.

La dernière remonte au mois de décembre 2000. Imed M. est alors incarcéré pour une affaire d'extorsion de fonds. Il est notamment soupçonné d'une tentative de racket, à Fontenay-sous-Bois, dans la soirée du 18 octobre 1999. Cette fois, le patron de la pizzeria Napoli ne s'est pas laissé intimider et a prévenu la police. Mais, un matin de printemps, le pizzaiolo a trouvé sa vitrine soufflée par une grenade. Quelques mois plus tard, Samy Naceri faisait une entrée en scène remarquée dans l'établissement: il demandait au patron de retirer sa plainte. A-t-il cherché à faire pression sur le propriétaire? «Pas du tout, rétorque Samy Naceri. Imed et moi, on a grandi ensemble. Je connais ses enfants, ils venaient à la maison. Je l'ai fait pour eux.» Entendu comme témoin, l'acteur n'a pas été inquiété par la justice dans ce dossier.

Samy Naceri a décidément bien du mal à se défaire de son passé. Fils d'une femme au foyer normande et d'un peintre en bâtiment algérien, il se définit avec humour comme un «moit'moit'», né dans le IVe arrondissement. De Jacqueline Leroux, il a hérité ses yeux bleus, de Djilali Naceri, des cheveux bruns et une peau cuivrée. Adolescent, il passe et repasse en mob devant les studios de Claude Lelouch, persuadé d'avoir un jour sa place aux côtés de Belmondo ou Ventura. Le jeune homme rêve de faire partie du «clan des Siciliens», de jouer les beaux voyous ou les grands flics.

Besson: «Ne me déçois pas»
Chez moi, on me disait qu'il ne fallait pas rêver, que ce n'était pas pour moi, explique-t-il dans un entretien à Ciné Live. En plus, à l'époque, nous, les jeunes Maghrébins, on n'avait pas notre place dans le cinéma français. Mais je n'ai pas lâché le morceau.» Il troque alors son prénom, Saïd, contre celui de Samy, un passe-partout, pense-t-il, qui doit l'aider à forcer les portes du cinéma. Difficile: à l'époque, les producteurs de polars sont manifestement plus sensibles à la gouaille parisienne qu'au verlan de banlieue.

A cette époque, ses amitiés de jeunesse lui jouent encore des tours. En novembre 1992, il est de nouveau interrogé par la police pour avoir hébergé l'un de ses proches, soupçonné du braquage d'une bijouterie, rue Royale, à Paris, quatre mois plus tôt. Un directeur de casting lui donne malgré tout sa chance au début des années 90. Avec Raï, en 1995, Samy Naceri rafle son premier succès d'estime. Mais sa performance, saluée par un prix d'interprétation, est un peu éclipsée par un autre film sur le même sujet, sorti presque au même moment, La Haine.

Qu'importe: le cinéma y a gagné un acteur. Presque un genre, celui du jeune beur débrouillard et charmeur. Longtemps, Samy Naceri donnera prise au cliché. Longtemps, il mentira sur son âge pour répondre aux sollicitations des metteurs en scène, qui ne le voient pas incarner un autre personnage. Cette image, réductrice si on la compare à l'étendue du talent qu'il a montré depuis, lui colle toujours à la peau. Aujourd'hui, le comédien, habillé par Lanvin, a passé la vitesse supérieure. Il vient notamment de tourner pour TF 1 un remake de L'Aîné des Ferchaux, au côté de Belmondo.

Son succès, Naceri le doit d'abord à Luc Besson. «Ne me déçois pas», lui aurait fait promettre le réalisateur-producteur. Dès 1994, Samy Naceri joue dans un succès planétaire, Léon, sans que personne le remarque. Et pour cause: il apparaît encagoulé, dans la scène finale où un tueur à gages sur la voie de la rédemption est rattrapé par la mort. Naceri est en noir, du côté des flics. Son nom figure au générique, mais le grand public ignore encore l'intensité si particulière de son visage, sa petite cicatrice verticale qui court de l'arcade à la pommette. Souvenir d'une rencontre frontale avec le pare-brise d'une Renault 5 turbo, un soir de bringue, voilà près de vingt ans.

La voiture va lui offrir son plus grand rôle, en lui donnant la réplique à coups de V 6. Besson ose en effet un contre-pied magistral. Il lui propose le rôle de Daniel, le gentil chauffard de Taxi. Un rôle démesuré, par son succès: en 1998, le premier épisode de la série rassemble 6,5 millions de spectateurs. Un phénomène de mode en acier trempé: les producteurs envisagent aujourd'hui un troisième opus.

«Sans permis, je suis mort», expliquait le héros du film à un préfet compréhensif. Samy Naceri, amateur lui aussi de belles mécaniques, survit. Son permis, il l'a perdu aux poings, en l'espace de quelques rounds. L'acteur a été en effet régulièrement impliqué ces dernières années dans des différends entre automobilistes.

En juin 1999, rue Chaptal, à Paris, il finit au poste après un accident avec un taxi, justement. Au passage, il insulte copieusement trois policiers. Deux jours avant l'audience, il est de nouveau contrôlé, ivre, cette fois, au volant. En août 2000, à Saint-Tropez, la Mercedes CLK louée par Naceri recule dans la Golf de touristes parisiens. Bilan de l'embrouille: un pugilat et une plainte pour violences déposée par chacun des protagonistes. L'aventure est déjà presque oubliée quand, en octobre 2000, au retour d'une boîte, un incident sur le périphérique l'oppose à trois jeunes Polonais. L'acteur passe chercher du linge chez sa mère, qui habite une petite rue, à deux pas de la porte de Bagnolet, dans le XXe arrondissement. Il circule, avec son amie, dans son 4 X 4 BMW, acheté deux semaines plus tôt. Pour une raison encore floue, une course-poursuite s'engage avec la Volvo des trois Polonais, qui se trouve bientôt immobilisée sur le bas-côté. Paniqué, son conducteur redémarre et arrache la portière de la BMW. Le temps de la ramasser et de la jeter dans le coffre, Samy Naceri rejoint l'un des fuyards porte de Bagnolet. Des coups sont échangés. Les policiers embarquent tout le monde. Au commissariat, l'acteur refuse de subir un test d'alcoolémie.

Un juge d'instruction parisien a été désigné pour faire la lumière sur cette nouvelle incartade. «Au volant, Samy est sans arrêt agressé, provoqué», assure son avocat, Me Emmanuel Asmar. Il est, en tout cas, souvent reconnu: l'acteur ne supporte pas de circuler vitres fermées. De plus, il ne s'embarrasse pas de garde du corps, préférant le contact direct avec ses fans. Dans la rue, il ne refuse jamais la photo que lui réclament des dizaines d'adolescents. Son fils, Julian, 6 ans, a d'ailleurs du mal à supporter cette incessante «nacerimania».

La presse pardonne difficilement les faux pas des vedettes. Or Samy n'aime pas, mais pas du tout, que des journalistes écornent le mythe Naceri. Le jeudi 22 mars 2001, un homme passablement agité fait irruption dans le hall du Nouvel Observateur, place de la Bourse. Il apostrophe violemment les jeunes femmes de l'accueil. Samy Naceri en veut aux auteurs d'un article, paru deux mois plus tôt, consacré au grand banditisme parisien. Avant de quitter les lieux, il insulte l'auteur, d'origine algérienne comme lui, qui serait, à ses yeux, un «traître à sa race». L'acteur ignore que, jusqu'à ce jour, il était l'idole du fils du journaliste.

Un partisan du coup de poing
Samy Naceri n'est pas non plus du genre à s'embarrasser de procédures judiciaires. «Il faut que les mecs qui veulent niquer mon bonheur et mon rêve sachent qu'il n'y a qu'une ligne entre eux et moi, facile à franchir. Oui, je suis partisan du coup de poing dans la gueule, livre-t-il, dans un long entretien à Première, en mars 2000. Je suis un mec gentil. Pour que je pète les plombs, faut vraiment qu'on me fasse du mal.»
Samy Naceri n'est pas non plus du genre à s'embarrasser de procédures judiciaires. «Il faut que les mecs qui veulent niquer mon bonheur et mon rêve sachent qu'il n'y a qu'une ligne entre eux et moi, facile à franchir. Oui, je suis partisan du coup de poing dans la gueule, livre-t-il, dans un long entretien à Première, en mars 2000. Je suis un mec gentil. Pour que je pète les plombs, faut vraiment qu'on me fasse du mal.»
Le milieu du cinéma, qui en a pourtant vu d'autres, finit par s'inquiéter. Ainsi, pour le Nouvel An, l'acteur a offert une nouvelle prestation. «Le 31 décembre, je passais le réveillon dans un bistrot de Deauville, lorsque, à minuit, le patron a balancé des pétards dans la salle, raconte un journaliste connu. L'un d'eux a atterri sur la veste en velours de ma femme. En cherchant à l'éteindre, j'ai reçu à mon tour un pétard sur le pied. J'ai été brûlé au troisième degré. Très en colère, j'ai engueulé le patron. Naceri était au bar avec une copine. Il n'avait rien à voir dans l'incident. Il s'est levé, en rage: “Si tu ne sais pas t'amuser, ferme ta gueule! ”» Malgré leur différence d'âge, les deux hommes ont failli en venir aux mains.
Les amis de Samy Naceri, les vrais, savent que cette violence est aussi dirigée contre lui-même. L'acteur paraît capable de passer d'un état de surexcitation à l'abattement le plus total. Contacté par L'Express, Samy Naceri a accepté, après un échange ombrageux, un rendez-vous pour s'expliquer sur ses coups de sang. Il s'est finalement décommandé au dernier moment.

«Samy? Il ne se sent bien que dans le travail», reconnaît son attaché de presse. Sur les plateaux, Naceri est en effet un autre homme, professionnel jusqu'au bout des ongles, capable de réciter le texte de son partenaire avec autant d'assurance que le sien. «C'est un acteur charmant, soutient un scénariste qui a eu l'occasion de travailler avec lui. Pour moi, il est du niveau de Lino Ventura. Il a cette même intuition. J'ai adoré le côtoyer.»

«C'est un garçon gentil et sincère, assure son avocat et confident, Emmanuel Asmar. La sincérité est d'ailleurs sa qualité première et son principal défaut. Quand il a le sentiment d'être face à l'injustice, il peut réagir violemment. Il essaie alors de se défendre.» En contrepartie, Samy sait se montrer généreux. Il s'investit discrètement dans des œuvres caritatives, en soutenant, par exemple, un disque de rap et de raï destiné à recueillir des fonds pour la lutte contre le sida. Il participe à des matchs de foot dans l'équipe des Polymusclés, une association d'aide aux handicapés.

Insultes sur le vol Air France 346
Privé de reconnaissance sociale et professionnelle pendant des années, Samy Naceri supporte très mal aujourd'hui d'être traité en quidam. C'est peut-être ce qui a déclenché sa fureur, et une belle pagaille, sur le vol Air France 346 entre Roissy et Montréal. Le 1er octobre 2000, l'équipe de Taxi 2 se rend au Canada pour la promotion du film. A la suite d'une erreur de réservation, Samy Naceri et son amie, Karine, doivent se contenter de la classe économique. L'acteur s'indigne d'être relégué en «quatrième classe» et propose de payer un supplément pour rejoindre la classe affaires. La chef de cabine principale lui en refuse l'accès, faute de places disponibles. Samy Naceri se serait alors lancé dans une violente diatribe contre Air France, accusé d'avoir volontairement provoqué le crash du Concorde. Allusion d'autant plus blessante que la chef de cabine, Chantal Mansour, s'est occupée des familles des victimes.

Selon les témoignages de l'équipage, l'acteur a trouvé la ressource nécessaire pour l'insulter pendant cinq heures de vol: «Salope, je nique ta mère», «Vieille conasse», «Vieille pute de 50 ans», «Grosse merde», «Je gagne 100 000 francs par jour. Tu es vieille. Je t'achète.» Il faudra que le commandant de bord quitte son poste de pilotage et menace de poser l'appareil sur le premier aéroport venu pour rétablir un semblant de calme.

Le jour de son procès, le 2 mai 2001, Samy Naceri n'est pas venu. Il tournait Nid de guêpes dans des studios de la région parisienne et accordait un entretien à une équipe d'Exclusif, un magazine de TF 1 consacré au show-business.

L'acteur reconnaît s'être emporté, mais il évoque une attitude déplacée de l'hôtesse à son égard, notamment un tutoiement familier qui pourrait s'assimiler à du racisme. Il ignore sans doute que Chantal Mansour est mariée à un Egyptien. Samy Naceri se serait en tout cas senti agressé, provoqué. Quant à son avocat, il veut relativiser les témoignages des hôtesses et stewards, en affirmant qu'ils ne pouvaient que soutenir leur supérieure hiérarchique.

Le 30 mai 2001, Samy Naceri a été condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis, et 40 000 francs de dommages et intérêts à Chantal Mansour. Dans son jugement, le tribunal dénonce notamment la «muflerie» et l'attitude «dépravée» de Samy Naceri, ainsi que la «mise en péril de la sécurité de l'avion». «Une condamnation morale plus qu'une condamnation judiciaire», selon Me Asmar, qui a fait appel de la décision.

Lors de la prochaine audience, Samy Naceri sera peut-être sur les lieux d'un autre tournage. A la fin de l'année, il jouera en effet dans La Mentale. Le scénario a été écrit par Larbi Naceri. Surnommé «Bibi», le frère aîné de Samy a trouvé sa vocation, l'écriture, lors d'un séjour à la prison de la Santé. La rumeur veut que l'histoire du film soit inspirée de leur vie. «Ce sera une pure fiction», rétorque leur entourage. Dommage.


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