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Bernard Tapie est à ce jour impliqué dans cinq affaires, plus ou moins liées: Testut, VA-OM, Phocea, FIBT-GBT et CDR.
L'affaire Testut
En décembre 1992, deux dirigeants de l'entreprise de pesage Testut, une filiale de Bernard Tapie Finance (BTF), sont accusés d'avoir commis des malversations financières aux dépens de leur société.
Le 1er juillet 1996, le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais) condamne Bernard Tapie pour "abus de biens sociaux" à deux ans d'emprisonnement avec sursis, 300 000 francs - 45 730 euros - d'amende et cinq ans d'interdiction de gérer.
L'affaire OM-Valenciennes
En 1994, Bernard Tapie est mis en examen après la révélation de la tentative de corruption, en mai 1993, d'un joueur du club de Valenciennes par l'Olympique de Marseille.
Le 28 novembre 1995, l'homme d'affaires écope de deux ans d'emprisonnement, dont huit mois ferme, et de trois ans d'inéligibilité pour "complicité de corruption et subornation de témoins". De 1987 à 1993, le club marseillais aurait consacré 5 millions de francs annuels à l'achat de matchs du championnat de France et de la coupe d'Europe.
En Juillet 1997, il bénéficie d'une libération conditionnelle après 165 jours passés en prison.
Le 4 juin 1998, corroborant un premier jugement rendu le 1er juillet 1996, la cour d'appel condamne l'ex-dirigeant du club phocéen à trois ans d'emprisonnement avec sursis, 300 000 francs d'amende -45 730 euros - et 5 ans de privation de ses droits civils et civiques, pour "faux, usage et recel de faux, abus de confiance et de biens sociaux".
L'affaire FIBT-GBT
En juin 1996, Bernard Tapie est mis en examen pour banqueroute et détournement d'actifs. Il lui est reproché d'avoir continué à emprunter pour renflouer ses deux sociétés, Financière immobilière Bernard Tapie (FIBT) et Groupe Bernard Tapie (GBT), toutes deux en cessation de paiements.
En cours, l'affaire devrait être jugée prochainement.
L'affaire du Phocea
Le 4 juin 1997, pour avoir bénéficié de sous-facturations aux dépens de la société exploitant son yacht, le Phocea, il écope de 18 mois d'emprisonnement, dont 12 avec sursis - pour "fraude fiscale" - et 30 mois avec sursis - pour "abus de biens sociaux".
En 1999, il obtient la confusion de sa condamnation pour fraude fiscale avec celle prononcée pour le match VA-OM.
L'affaire CDR
Le 30 septembre 2005, la cour d'appel de Paris lui donne raison dans l'affaire l'opposant depuis 1996 au Consortium de réalisation (CDR) du Crédit Lyonnais, par qui il estime avoir été illégalement privé d'une plue-value importante lors de la cession du groupe Adidas à Robert Louis-Dreyfus en 1993-94. L'organisme public doit lui verser 135 millions d'euros d'indemnités, une somme pouvant d'ailleurs être révisée à la hausse en raison d'une erreur de calcul.

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par Thierry Lévêque
PARIS (Reuters) - Deux informations judiciaires visant le groupe d'électronique de défense Thales pour "corruption, abus de biens sociaux, favoritisme, complicité et recel de ces délits" ont été ouvertes, annonce le parquet de Paris.
Des transactions menées entre 2001 et 2004 par Thales (ex-Thomson) dans sept pays étrangers - Cambodge, Cameroun, Canada, Egypte, Grèce, Lettonie et Maroc - seront visées par la première procédure.
La seconde concerne un contrat passé entre Thales et le ministère de la Défense français (via la Délégation générale à l'armement) pour la construction en Champagne d'une usine de traitement des munitions chimiques des deux conflits mondiaux, projet baptisé "Secoia".
Les enquêtes font suite à des accusations portées par un ancien dirigeant du groupe, Michel Josserand, P-DG de la filiale Thales Engineering and Consulting (THEC) de 2001 à 2004.
Il a parlé à la justice et lui a remis des documents détaillés étayant ses accusations, après avoir été incarcéré entre avril et juillet derniers à Nice dans le cadre d'une première affaire.
La société verserait entre 1% et 2% de son chiffre d'affaires global en commissions illicites, a affirmé Michel Josserand dans des interviews à la presse et aux enquêteurs. Il a cité des noms d'intermédiaires et de bénéficiaires, des montants de pots-de-vin et les filiales qui les auraient payés.
Thales, défendue par Me Olivier Metzner, a réitéré jeudi son "démenti formel aux accusations mensongères de Michel Josserand" et assuré que la société coopérerait "pleinement et en toute transparence avec la justice".
UN MINISTRE GREC EN CAUSE
Les enquêtes seront confiées à plusieurs juges d'instruction, dont les noms devraient être connus vendredi.
La première portant sur des contrats à l'étranger est susceptible d'atteindre fonctionnaires ou élus de ces pays car elle vise le chef de "corruption d'agents publics étrangers".
En Grèce, il est question d'un marché d'équipement de navires militaires. Michel Josserand a accusé nommément de corruption le socialiste Yannos Papantoniou, ministre de la Défense de juillet 2003 à mars 2004.
Ce dernier a nié dans la presse grecque toute malversation et annoncé en octobre son intention de porter plainte en France.
Un marché concernant le métro du Caire est visé en Egypte. Au Cambodge, est concerné un marché d'équipement de l'éducation nationale, déjà l'objet d'une enquête de la Banque mondiale. Au Cameroun, c'est un marché de génie civil pour le contournement de Douala qui est en cause.
Au Maroc, la justice française s'intéressera à des contrats concernant l'hôpital de Casablanca et un organisme public chargé de l'énergie nucléaire.
Le parquet estime que l'enquête préliminaire déjà menée depuis l'été sur ces faits a amené des précisions.
"Les marchés existent et cela renforce la possibilité de véracité des propos de M. Josserand", a dit Jean-Claude Marin.
Le parquet a décidé par ailleurs de poursuivre des investigations préliminaires, sous le contrôle du procureur, sur des marchés concernant des hôpitaux de Tours et de Tahiti et un contrat de plusieurs milliards d'euros pour la surveillance des frontières de l'Arabie saoudite.
Thales emploie 60.000 personnes dans le monde et a réalisé en 2004 un chiffre d'affaires de 10,3 milliards d'euros.
L'information judiciaire de Paris s'ajoute à deux procédures ouvertes à Bordeaux et à Nice et à des enquêtes ouvertes en Grèce, en Afrique du Sud, où l'ex-vice-président Jacob Zuma est mis en cause, et en Argentine.
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L'ex-homme d'affaires a été condamné à trois ans de prison, dont 2 ans et 4 mois avec sursis. Une confusion de peine lui éviterait toutefois de retourner derrière les barreaux. Le fisc lui reproche de ne pas avoir payé 7,1 millions d'euros d'impôt sur des revenus évalués à 14,6 millions d'euros entre 1992 et 1993. Créé le 08 décembre 2005
Mis à jour le 08 décembre 2005 à 15h02
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Bernard Tapie a été condamné jeudi pour fraude fiscale par le tribunal correctionnel de Paris. La 11e chambre du tribunal correctionnel, présidée par Noël Miniconi, l'a déclaré coupable de fraude fiscale pour les exercices 1992 et 1993 et l'a condamné à trois ans d'emprisonnement (36 mois) dont 28 avec sursis, c'est-à-dire à une peine de huit mois ferme. Toutefois, l'ex-ministre de la Ville ne retournera pas en prison, selon son avocat Me Maurice Lantourne, car le tribunal a ordonné la confusion de cette peine avec celles déjà prononcées par la cour d'appel de Douai dans l'affaire OM-VA et par la cour d'appel de Paris dans une précédente affaire de fraude fiscale. Dans le dossier jugé jeudi, l'administration des impôts reprochait à Bernard Tapie de ne pas avoir payé 7,1 millions d'euros d'impôt sur des revenus évalués à 14,6 millions d'euros au cours des années 1992 et 1993. Lors du procès, le 20 octobre, le substitut du procureur Jean-Pierre Bernard avait requis deux ans d'emprisonnement dont un ferme à l'encontre de l'ex-homme d'affaires. Photo d'ouverture : Bernard Tapie - archives |
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L e procès en appel du président d'Auchan, de deux anciens cadres du groupe de distribution et d'un entrepreneur, condamnés en première instance dans l'affaire Destrade, a débuté ce lundi 5 décembre au matin à Pau.
Avant l'ouverture du procès, Gérard Mulliez, le président du conseil de surveillance d'Auchan, a tenu à rappelé son innocence : "Je suis ici pour laver l'honneur de ma famille, de mon entreprise et de mes collaborateurs. Je ne suis coupable de rien".
Agé de 74 ans, il avait, en avril dernier, été condamné en première instance, à dix mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour abus de biens sociaux et corruption.
Jean-Pierre Destrade, ancien député PS des Pyrénées-Atlantiques et principal protagoniste dans cette affaire de trafics d'influence et d'escroqueries, avait, lui, écopé de trois ans de prison, dont deux avec sursis, assortis de 10.000 euros d'amende. Il n'avait pas fait appel.
Condamnation de 2 à 10 mois de prison

Deux anciens cadres d'Auchan, Guy Geffroy et Marc Guermonprez, condamnés en première instance à 10 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende, sont également rejugés ce lundi ainsi qu'un entrepreneur de la côte basque, Sylvio Marchese, condamné à 8 mois avec sursis et 30.000 euros d'amende.
Roger Flament, un promoteur immobilier condamné à 6 mois avec sursis et 20.000 euros d'amende, avait fait appel dans un premier temps, mais s'est ensuite désisté et ne sera pas rejugé.
Outre Jean-Pierre Destrade, 17 chefs d'entreprises et responsables de la grande distribution avaient été condamnés à deux à dix mois de prison avec sursis, ainsi qu'à des amendes.
Le procès doit durer jusqu'à mardi.
OS Racisme et le MRAP ont annoncé, mardi 29 novembre, avoir engagé des poursuites judiciaires pour négationnisme contre Jean-Marie Le Pen après que celui-ci a réitéré, lundi, dans un entretien télévisé à la BBC, ses déclarations sur les chambres à gaz, comme "détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale".
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"DÉJOUER LA LÉGISLATION FRANÇAISE"
"SOS Racisme a engagé des poursuites contre Le Pen qui récidive dans ses propos négationnistes. Maintenant, cette affaire va aller plus vite et plus loin", a déclaré, mardi, la porte-parole de SOS Racisme, Marilou Jampolsky.
Dénonçant les propos tenus par le dirigeant du FN, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a annoncé, de son côté, qu'il "décide d'engager des poursuites judiciaires" contre M. Le Pen. "Ces propos manifestent une volonté de contester les crimes contre l'humanité" et "une fois de plus et encore une fois de trop le président du FN vient (...) de récidiver dans l'immonde et l'innommable."
"Le Pen confirme et valide la nature antisémite et négationniste du Front national", indique le MRAP. "Ces propos sont d'autant plus graves qu'ils ont été tenus sciemment à l'étranger afin de tenter de déjouer la législation française, et d'envoyer un message européen à l'ensemble des négationnistes d'Europe."
| Lundi 28 novembre 2005 | ||||
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A moins que le Parlement européen ne statue aujourd’hui sur l’immunité du député Front national, l’audience prévue devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de Lyon pourrait être une nouvelle fois reportée. Le 22 novembre, la commission des affaires juridiques du Parlement a recommandé de ne pas accorder l’immunité à Bruno Gollnisch. Ses avis sont généralement suivis par le Parlement européen. Mais la question ne devrait pas être abordée avant le 1er décembre. « Je suis prêt à répondre de mes propos devant les juges », affirme Bruno Gollnisch, qui a fait savoir qu’il ne souhaitait pas un report. Le numéro 2 du FN doit comparaître pour ses propos controversés sur les chambres à gaz, tenus à Lyon en octobre 2004 lors d’une conférence de presse. Il avait notamment déclaré « ne pas remettre en cause les déportations », avant d’ajouter : « Quant à la façon dont les gens sont morts, le débat doit avoir lieu. » Les poursuites judiciaires avaient été engagées à la demande du Garde des Sceaux de l’époque, Dominique Perben. En mars, ces propos avaient valu à Bruno Gollnisch une exclusion pour cinq ans de l’université Lyon-III, où il enseignait depuis 1981. Il a fait appel de cette décision. Frédéric Crouzet |
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| A savoir : | ||||
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« fantasme » Georges Thiel, ex-conseiller régional FN, doit aussi comparaître demain pour avoir dénoncé devant des journalistes le « fantasme » des chambres à gaz. Contrairement à ceux de Gollnisch, ces propos avaient été enregistrés.
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Paris, France - 11h30 mercredi 19 février 2003, en plein centre ville de Chalon-sur-Saône, 25 militants de Greenpeace bloquaient un camion transportant près de 150 kg de plutonium pendant son trajet entre l’usine Areva/Cogema de La Hague et le site nucléaire de Marcoule (Gard). L’organisation écologiste entendait ainsi dénoncer publiquement et pacifiquement ce trafic quasi-quotidien de quantités considérables de plutonium à travers toute la France. Trente mois après, l’actualité nucléaire et les conditions dans lesquelles se déroulent les débats publics sur l’EPR et la gestion des déchets radioactifs montrent combien les problématiques liées au plutonium restent confuses, complexes et ô combien importantes.
12 militants de l’association écologiste poursuivis pour "entrave à la circulation", le Président, François Veillerette et le Directeur de l’époque Bruno Rebelle poursuivis pour "dégradation aggravée volontaire" (1) et Greenpeace en tant que personne morale (15 entités en tout) passent lundi 28 novembre devant le Tribunal de Grande Instance de Chalon-sur-Saône. Les militants risquent deux ans de prison ferme et 4 500 euros d’amende ; partie civile, Cogéma réclame 2000 euros de dommage matériel pour la peinture du container, 30 000 euros pour le préjudice moral et 15 000 euros pour les frais de justice au titre de l’article 700. Face à ces accusations, l’actualité du secret-défense montre bien l’utilité et la légitimité de ce type d’action pour obtenir, enfin, des informations nécessaires et indispensables de la part de l’industrie nucléaire.
"Sans cette action symbolique d’envergure, le public n’aurait jamais été informé des risques qu’il encourt car l’industrie nucléaire fonctionne dans l’opacité la plus complète, analyse Yannick Rousselet, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. Est-ce que sans ce blocage nous aurions vécu une soirée comme celle du 14 novembre dernier à Caen où la Commission nationale du débat public a expressément demandé aux autorités représentés par messieurs Lallemand (2) et Lacoste (3) de s’exprimer sur l’accès à l’information pour tout ce qui concerne l’industrie nucléaire ?"
En stoppant ce camion à quelques mètres de l’entrée de la caserne militaire "Carnot", Greenpeace faisait la démonstration que la distinction que tente de faire l’industrie nucléaire entre nucléaire "civil" et nucléaire militaire n’est qu’un artifice de communication. Les autorités ont depuis donné raison à Greenpeace et reconnu officiellement que le transport de plutonium issu du retraitement pose un problème spécifique lié aux risques de prolifération nucléaire. Pour autant le combat sur l’information est loin d’être gagné. Le 9 août 2003, on pouvait découvrir dans le journal officiel un arrêté du 24 juillet relatif à la protection du secret défense national, suivi d’un nouvel arrêté daté 26 janvier 2004, mettant sous le sceau du secret l’information sur les matières nucléaires.
"Aujourd’hui en France, c’est le secret Défense qui rythme l’accès à l’information sur le nucléaire. Greenpeace se doit de combattre ce type de situation et de pratique absolument anti-démocratiques. Les sanctions et les peines encourues par les dirigeants de l’association mis en cause sont extrêmement lourdes et symboliques. Nous refusons d’être bâillonnés de cette matière et continuerons de dénoncer par tous les moyens possibles l’opacité nucléaire", explique Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.
Pour mémoire.
Que faut-il retenir de ces quelques 6 heures de réunion sur le "secret" (au choix défense, industriel ou commercial) organisée conjointement par les commissions du débat public sur l’EPR et les déchets nucléaires à Caen le 14 novembre dernier ?
Concernant le secret-défense :
- Après l’intervention de Monsieur Lallemand, Haut Fonctionnaire de Défense, son périmètre reste flou et arbitraire mais, au moins, nombre d’intervenants se proposent d’améliorer cette situation ;
- Confirmation officielle a été faite que les industriels ont le pouvoir de décider d’apposer un tampon secret défense sur leurs documents. La seule règle d’encadrement semblant être l’arrêté secret défense de 2004 particulièrement vaste et peu précis ;
- Le Haut Fonctionnaire de Défense explique que sa mission consiste également à éviter les abus de tampon mais il ne répond ni à la question posée sur les moyens dont il dispose (vérifications surprises ? validations ? procédures ?) ni à la méthodologie adoptée qui reste elle mystérieuse.
Concernant l’aspect juridique du secret-défense :
- L’intervention de Mr Prieur, spécialiste en Droit de l’Environnement laisse à penser que les bases légales du secret défense "à la française" semblent bien fragiles ... Une question juridique importante à suivre.
Concernant la dangerosité du plutonium :
- Mr Lallemand a affirmé que, oui, le plutonium de La Hague est considéré comme une matière proliférante. Areva n’était pas là pour expliciter pourquoi ses porte paroles continuent d’affirmer le contraire... dommage !
Mais de nombreuses questions restent sans réponse, par exemple :
L’uranium de retraitement est-il couvert par le secret défense ? EDF avait considéré comme indécente une question portant sur cette matière et son utilisation au cours d’un débat précédent, on ne sait toujours pas pourquoi... Quelles conséquences auraient un attentat grave sur le réacteur EPR ou sur La Hague ? Monsieur Lacoste répond que la prévention des attentas est organisée et que des simulations sont parfois organisées pour tester les capacités de secours. Très bien mais... ce n’était pas la question posée !
Concernant les suites à donner à cette réunion :
- Sur proposition de Benjamin Dessus, un groupe de travail associant experts, industriels et administrations va s’atteler à clarifier le périmètre du secret défense et trouver des solutions méthodologiques pour pouvoir débattre de nucléaire ;
- La CNDP a déjà décidé d’une expertise comparant l’accès à l’information dans différents pays européens nucléarisés et ce groupe de travail devrait être constitué en fin de semaine ou en début de semaine prochaine selon Mr Mathieu président de la commission EPR.
Pour Greenpeace, il paraît donc nécessaire que la CNDP utilise la possibilité que lui offre la loi de prolonger les débats de deux mois et que ce délai supplémentaire soit mis à profit pour avancer sur le problème du "secret défense". Il serait dommage que les résultats de ces travaux d’expertise complémentaire indispensables débouchent... après les débats ! L’EPR est envisagé pour 2012, possède une durée de vie de 60 ans et les déchets étant là, eux, pour des millénaires, il ne paraît pas incongru de s’accorder deux mois supplémentaires pour essayer de créer les conditions d’un débat public plein et entier.
Finalement, on notera l’annonce de monsieur Salha, directeur de la division ingénierie nucléaire d’eDF. Rappelant que l’opérateur n’a "aucune volonté de [se] cacher derrière le secret commercial" et qu’il possède "l’esprit d’ouverture" pour expliquer ses activités, eDF publiera le Rapport préliminaire de sûreté de l’EPR, du moins une version "expurgée des éléments sensibles" mais pas avant six mois. Effort notoire certes mais peut-être inutile car le débat public sera ... terminé.
Notes :
(1) - Les militants ont inscrit "Ici 20 bombes" à la peinture sur le camion
(2) - Monsieur Lallemand est Haut-commissaire de défense au Ministère de l’industrie. Il est l’auteur des arrêtés secret-défense signés après le blocage de Chalon-sur-Saône. Il est aussi à l’origine de la censure de la contribution du Réseau Sortir du nucléaire sur la vulnérabilité de l’EPR en cas d’attaque type 11 septembre dans le cahier d’acteur du débat public.
(3) - Monsieur Lacoste est directeur de la DGSNR (Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection)
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