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Texte Libre

Je déteste le crime, cette expression humaine et imbécile du malheur. Une société qui ne serait pas aberrante devrait sans cesse être préoccupée du malheur, comme du cancer ou de la tuberculose..

Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société.

 

Robert BADINTER

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Mardi 30 décembre 2008
http://l.yimg.com/i/i/uk/n/ap4.gif?x=157&y=37&q=75&sig=UrbqMlwS0lHVR.t.6WxWCg--Deux jeunes ont été condamnés à six et huit mois de prison ferme pour "vol avec torture et captation d'images de violence" par le tribunal correctionnel d'Evreux (Eure) qui les a reconnus coupables d'avoir torturé un de leurs copains pour une dette de 40 euros, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Majeurs, ils ont été jugés lundi en comparution immédiate. Un troisième jeune, mineur, sera présenté ultérieurement devant un juge pour enfants pour les mêmes faits.

Samedi dernier, ces trois jeunes s'étaient rendus au domicile de leur victime pour lui réclamer la somme de 40 euros qu'il leur devait.

Devant le refus de ce dernier, des coups violents lui ont été assénés. Puis les trois tortionnaires ont pris un cigare et ont brûlé la langue de leur victime avant de lui faire ingurgiter une mixture faite de différentes denrées alimentaires et non alimentaires.

Les enquêteurs saisis après dépôt de plainte de la victime ont interpellé dimanche les trois jeunes à leur domicile. Ils ont mis la main sur les objets volés à la victime et ont saisi les téléphones portables sur lesquels les scènes de torture avaient été filmées. AP

par David Castel publié dans : Justiciables au quotidien ajouter un commentaire recommander
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Mardi 30 décembre 2008
par David Castel publié dans : People ajouter un commentaire recommander
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Lundi 29 décembre 2008

 
 
 
   
 
Chronique d'un assassinat 3/5.

Antonella Cereghetti
Mercredi 24 décembre 2008


En 2003, un Suisse, Stefan S., était tué à coups de manche de pioche dans son haras du sud de la France. Jugés l'an dernier par la Cour d'assises du Var, la Suissesse Rita H. et ses coaccusés devaient répondre, à des degrés divers, de cet assassinat.

Arrivés près de la maison, les gendarmes avaient rencontré Rocco. Il était accompagné d'une femme blonde et tous deux étaient arrêtés sur le chemin d'accès à la propriété, à côté de la grille qui en marquait l'entrée. Après avoir été invités à ne pas quitter les lieux, ils avaient été placés en garde à vue.

Rocco était rapidement apparu comme un coupable idéal. Ancien toxicomane et gigolo, il avait vingt ans de moins que Rita, un casier judiciaire déjà bien rempli, et toutes les raisons de penser que la mort du mari arrangerait ses affaires.

Lors des interrogatoires, il avait été mis sous pression, mais n'avait pas varié dans ses explications. Sa rencontre avec Rita datait de l'année précédente, au Casino. Même si, dans un premier temps, il l'avait trouvée un peu trop vieille, il l'avait revue et ils étaient devenus amants. A ce moment-là, il était en disponibilité. En d'autres termes, il n'avait ni logement, ni travail, de sorte qu'il s'était installé chez elle. Il savait qu'elle était en instance de divorce, mais ne connaissait pas les détails. D'ailleurs, il évitait d'être là lorsque Stefan venait. Pour ne pas faire d'histoires, il dégageait avant qu'il arrive.

C'était précisément ce qu'il avait fait ce jour-là: il s'était levé vers 10 heures et demie et avait pris un café avant de passer le tracteur sur la piste d'entraînement des chevaux. Ce n'était pas très long: tout au plus dix minutes. Il avait ensuite rassemblé ses affaires et était parti de la maison vers midi.

Les détails qu'il avait donnés sur son emploi du temps étaient extrêmement précis: en quittant le domaine, il s'était tout d'abord rendu dans un bar, pour boire un café et lire le journal, puis à l'ANPE, dans le but de prendre un rendez-vous pour un entretien. On lui avait toutefois expliqué qu'il suffisait de remplir un formulaire pour bénéficier du plan d'aide au retour à l'emploi, ce qu'il avait fait. Il avait regardé quelques petites annonces et comme rien ne lui convenait, il était parti. Il avait passé au Casino pour s'acheter une bouteille d'eau gazeuse, un sandwich et des biscuits, puis s'était rendu chez le marchand de pneus, où il était resté pas mal de temps. Il avait expliqué aux enquêteurs qu'il avait crevé quelques jours auparavant, et que, pour avoir des pneus identiques à l'avant, il en avait acheté deux nouveaux qu'il avait fallu monter sur les jantes.

Il avait terminé aux environs de 16 heures 30 et avait appelé Rita. A sa façon de répondre, il avait compris qu'il s'était passé quelque chose. Elle était en pleurs et avait coupé la communication, sans lui parler. Inquiet, il avait décidé de retourner à la maison sans attendre. Lorsqu'il avait aperçu Michelle et son chien devant le portail, il s'était arrêté, mais il avait juste eu le temps de pisser contre un arbre avant que les gendarmes ne viennent l'arrêter.

Rocco aurait été un coupable idéal, mais il avait un alibi en béton. Son emploi du temps avait pu être confirmé et l'enquête n'avait pas permis d'établir qu'il ait été au courant des plans fomentés contre le mari de Rita. Il avait donc été libéré de toutes poursuites judiciaires.

Entendu comme témoin devant la Cour d'assises, il confirma encore une fois ses déclarations, mais ajouta qu'à son avis, s'il n'y avait pas eu ce drame, le divorce aurait été inévitable.

Antonella Cereghetti est avocate. Elle a suivi ce procès hors du commun





 
 
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Lundi 29 décembre 2008

Les grandes affaires des Charentes

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Par Amandine Hirou, publié le 08/12/2008 11:57 - mis à jour le 26/12/2008 14:51

 

Le meurtre de la jeune Audrey, ce 6 août 2003 sur l'île de Ré, a bouleversé la France entière.

Ce matin-là, au marché couvert de Saint-Martin-de-Ré, un apéritif est organisé pour célébrer le départ à la retraite de l'un des commerçants. Dans la chaleur estivale, l'heure est à la fête. On sort gaiement les verres et les bouteilles. Bientôt, la discrète Audrey, venue aider son père ostréiculteur à tenir le stand le temps des vacances, s'éclipse. La lycéenne de 16 ans aux longs cheveux châtains et à la peau claire a rendez-vous, comme tous les midis, au domicile familial, à 1 kilomètre de là, pour le déjeuner. Pas question d'être en retard... Ne voyant pas arriver la jeune fille, d'ordinaire si ponctuelle, sa mère commence à s'inquiéter et part à sa rencontre sur le petit chemin de terre du Vert-Clos. C'est là, dans un champ desséché, jauni par le soleil, qu'elle découvre son corps gisant, à moitié dévêtu. Sans vie. Très vite, la nouvelle du meurtre, doublé d'un viol, fait le tour de l'île. Sur cette lande de terre d'ordinaire si tranquille, aux allures de paradis, avec ses jolies maisons blanches et ses marais balayés par les vents, c'est d'abord la stupeur. Puis la peur... Car l'assassin court toujours.

XAVIE BARABES/AFP

Pendant plusieurs jours, la police a passé au peigne fin l'île de Ré.

La police est sur les dents. Sa tâche est d'autant plus difficile que, l'été, la population de l'île est multipliée par 10! Ré est passée au peigne fin, les profils des prisonniers récemment sortis du pénitencier de Saint-Martin sont soigneusement étudiés. Au péage, on multiplie les contrôles de véhicules. Les auditions d'éventuels témoins présents le jour du drame dans le port de Saint-Martin et aux abords du Vert-Clos s'enchaînent. L'un de ces récits permet de dresser, très vite, le portrait-robot "d'un homme de 20 à 25 ans, de corpulence moyenne, de peau brune à très brune, cheveux courts, mâchoire carrée et bouche fine". Les enquêteurs placent beaucoup d'espoir dans les résultats d'analyse de l'ADN prélevé sur les lieux.

Pris d'une soudaine "pulsion", il s'était jeté sur elle

Il faudra attendre quatre mois pour déceler, enfin, une empreinte génétique. Le 27 décembre 2003, Frédéric Ramette, 24 ans, est interpellé au domicile de sa mère à Gonesse, dans le Val-d'Oise. Le banlieusard était sur la liste des suspects depuis le mois d'août. C'est son employeur, patron d'une pizzeria de Saint-Martin, qui avait alerté la police, jugeant le comportement de son saisonnier "bizarre". Il avait décrit un personnage très introverti, capable de violence soudaine. Une égratignure à la main, repérée le jour du drame, avait encore renforcé ses soupçons. Le jeune homme, sans antécédent judiciaire, passe rapidement aux aveux: croisant Audrey par hasard dans les rues de Saint-Martin, il avait décidé de la suivre. Lui avait demandé l'heure dans le petit chemin. Puis, pris d'une soudaine "pulsion", s'était jeté sur elle.

Le 25 janvier 2006, Frédéric Ramette comparaît devant la cour d'assises de Charente-Maritime, à Saintes. Le tribunal fait salle comble. Pourtant, la sentence -trente ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de vingt ans- est accueillie dans un silence religieux.

Aujourd'hui, personne n'a oublié le doux visage de l'enfant du pays partie trop tôt. "Audrey. En souvenir de ta vie brisée à l'âge de 16 ans. Saint-Martin-de-Ré, le 6 août 2003", peut-on lire sur la plaque, fixée au mur, juste derrière le marché. Un hommage discret. A son image.

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Lundi 29 décembre 2008

Paru le 2008-12-28 13:01:00 | 858 lectures

Missouri, Etats-Unis - Un meurtrier demande la réouverture de son procès pour vice de forme : deux des jurés auraient eu des relations sexuelles ensemble avant la fin du procès.

Roberto Dunn a été jugé et reconnu coupable après avoir tué la mère de sa petite amie. Il pense aujourd'hui que le jugement devrait être remis en cause, car deux des jurés avaient fait l'amour ensemble.

Peu de temps après le procès, le juge avait reçu une lettre de dénonciation, qui racontait que deux des jurés avaient eu des relations sexuelles entre le procès et l'annonce du verdict. L'avocat du meurtrier présumé avait déjà à ce moment demandé une réouverture du procès, qui lui avait été refusée. Son nouvel avocat explique que les jurés devraient être entendus en tant que témoins et s'expliquer sur les faits rapportés.

Le procès pourrait donc finalement être réouvert, pour vice de forme.

par David Castel publié dans : Crimes de Sexe ajouter un commentaire recommander
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Lundi 29 décembre 2008

           ASSISES

 
Crédit Photo : TF1-LCI
 
 

. Les assises de Paris ont condamné jeudi à neuf ans de prison cet homme de 50 ans, coupable d'avoir participé au hold-up de la Banque de Saint-Nazaire en 1986.
. Ce braquage, alors le plus important jamais commis en France, a depuis été relégué à la deuxième place par le braquage de la Banque de France de Toulon.

- le 12/06/2008 - 19h09

 

 


La cour d'assises de Paris a condamné jeudi à neuf années d'emprisonnement Miloud Hai, un Algérien de 50 ans, coupable d'avoir participé au hold-up de la Banque de Saint-Nazaire en 1986. Cette peine se situe dans la même échelle que celles prononcées en février 1992 contre deux autres protagonistes du braquage, condamnés à 11 et 8 ans de prison. Mercredi, l'avocat général, Pierre Dillange, avait requis une peine de prison comprise "entre 8 et 11 ans".
 
Après 14 ans de cavale, Miloud Hai a été arrêté en décembre 2006, alors que les policiers enquêtaient sur un autre dossier. Durant son procès, il a nié toute implication dans le hold-up, affirmant que ses aveux de 1988 avaient été extorqués et dénonçant des violences policières.
 
Employés et directeur neutralisés
 
Le 3 juillet 1986, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), une dizaine de malfaiteurs puissamment armés s'étaient emparés de 88 millions (13.42 millions d'euros) de francs à la Banque de France, après avoir pris en otage le caissier et sa famille, qui demeuraient au-dessus de la succursale, et neutralisé le directeur et une trentaine d'employés à leur arrivée.
 
Alors le plus gros hold-up jamais commis en France, il a depuis été relégué à la deuxième place par le braquage de la Banque de France de Toulon, le 16 décembre 1992, qui rapporta à ses auteurs 146 millions de francs (22,25 millions d'euros).
 
Arrêté une première fois en 1988, Miloud Hai avait été libéré pour des raisons de procédure début 1992. Il en avait alors profité pour prendre la fuite. En décembre 1992, il avait été condamné par contumace, en même temps que trois autres complices en cavale, à la réclusion criminelle à perpétuité. Quatre autres braqueurs, qui eux avaient comparu devant la cour d'assises en février 1992, avaient été condamnés à 11 ans, 8 ans, 6 mois de prison ferme et deux ans avec sursis.
 

(D'après agence

http://www.redon.maville.com/design/images/ouest-france.gif

lundi 29 décembre 2008

De jeunes braqueurs pour une poignée d'euros

Les vols à main armée, nombreux à Noël, sont en hausse en Loire-Atlantique. Derrière ces actes, on trouve souvent des jeunes peu expérimentés.

Les vols à main armée sont légion en cette fin d'année, en Loire-Atlantique. Les chiffres de 2008 révèlent une nette augmentation. « Ce n'est pas une explosion. La hausse est visible depuis cinq ans, mais plus marquée cette année. La tendance est nationale », remarque un policier. Début décembre, il y a eu quatre vols à main armée en une semaine dans l'agglomération nantaise. Les cibles : un bureau de tabac, un salon de coiffure, un bureau de Poste, un Lidl.... « Les banques, c'est fini », remarque un magistrat. « Elles sont quasiment imprenables. On s'en prend aux petits commerces », confirme le policier.

Les braqueurs d'aujourd'hui ne sont plus ceux des années 70 ? « Ils sont beaucoup plus jeunes, habitent le secteur et ne sont pas inscrits dans une grande délinquance, » avance un magistrat. Pour preuve, le manque de précautions, l'improvisation parfois totale. À Treillières, le 16 décembre, deux hommes ont attendu l'arrivée des employés pendant trois quarts d'heure... devant la supérette. Ils les ont menacés avec un couteau et une matraque sans succès. Ils sont repartis sur leur scooter, les bras vides. « La violence est banalisée. En cinq minutes, ils peuvent prendre 300 € qu'ils iront dépenser en stup ou en boisson », analyse un gendarme. Parmi eux, des toxicomanes ¯ consommateurs d'héroïne notamment, de plus en plus nombreux. À ceci près que « les gros toxicos ne sont pas en état de monter des braquages », nuance le militaire.

Sacoche du coiffeur

Le passage à l'acte est brutal. Un magistrat: « Avant, on détournait l'attention du buraliste pour lui voler sa caisse, maintenant on le braque. » Le 5 décembre, à Nantes, deux voleurs entrent chez un coiffeur avec bombe lacrymogène et arme de poing. Pas d'argent dans la caisse, ils repartent avec la sacoche du coiffeur.

Dans la plupart des cas, ils utilisent des pistolets à billes ou des armes à feu non chargées. Pour la victime, cela ne change rien. Une arme braquée sur la tempe reste une arme. Et pour les braqueurs, c'est direction la cour d'assises et jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. « Ils ne mesurent pas les risques et croient surtout qu'ils ne seront pas pris », constate un policier. « On les interpelle difficilement, abonde un magistrat. Ils font ça en cinq minutes puis disparaissent dans la nature. »

Les voleurs expérimentés n'ont pas pour autant disparu. Le vol à main armée du Comptoir d'achat or et argent à Nantes le 14 novembre en est l'illustration. Deux personnes, de sang-froid, en quelques minutes se sont volatilisées avec plus de 100 000 €.


Marylise COURAUD et Vanessa RIPOCHE.

Ouest-France

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Lundi 29 décembre 2008


Carte Aravie Saoudite Cela paraît incroyable et pourtant c'est malheureusement vrai. Le tribunal de Unayzah (nord de Ryad ) en Arabie Saoudite a rejeté la demande de divorce formulée par la mère d'une fillette de 8 ans. Cette dernière avait été mariée de force par son père (le couple est divorcé) à un homme de 58 ans.

Le tribunal a estimé que c'était à la fillette de faire cette demande et qu'elle ne pourrait le faire avant sa puberté. En clair, on peut la marier sans son consentement mais pas l'inverse. Pour motiver davantage encore son étrange décision le tribunal a rajouté que « la mère n'avait pas la garde légale de la fillette et n'avait donc autorité pour représenter sa fille dans ce procès ».

Le tribunal aurait toutefois demandé au "mari" de ne pas consommer le mariage avant la puberté de la jeune fille.

Une association de défense des droits de la femme en Arabie Saoudite a d'ores et déjà condamné cette décision. Quant à la mère elle devrait normalement se pourvoir en cassation.

Pour la petite histoire, le papa de la fillette
par David Castel publié dans : International / Etranger ajouter un commentaire recommander
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Lundi 29 décembre 2008


dimanche 28.12.2008, 04:46 - La Voix du Nord

|  HISTOIRE LOCALE |

Les audiences du tribunal correctionnel, au demeurant solennelles et sérieuses, sont parfois entrecoupées d'épisodes comiques (voir notre édition d'hier). La défense adoptée par certains prévenus ou par leurs avocats prête aussi à sourire.


Benjamin Givry, de Maing, employé à la brasserie Dupas à Trith-Saint-Léger, a le tort de battre souvent sa femme et de vivre dans des conditions répréhensibles : le couple et ses enfants couchent tous dans le même lit, « comme une nichée de lapins ». Dans l'intérêt « de l'hygiène et des bonnes moeurs », le commissaire de police Coorens fait des remontrances audit Givry et entreprend de le convertir. « À peine la première leçon de catéchisme était-elle commencée que notre pêcheur proférait contre son sage conseiller les injures les plus ridicules et les moins méritées ». Son employeur tente d'expliquer son comportement : « Il a tendance prendre le blanc pour le noir, en un mot de dire le contraire de ce qu'il veut dire. Cet homme terrible a-t-il l'intention d'adresser un compliment, il ne sort de sa bouche qu'un propos ordurier. C'est donc une gracieuseté qu'a reçue M. Coorens et ce fonctionnaire aurait tort de se plaindre... » Peu sensible à ce genre d'argument plutôt fallacieux, le tribunal condamne l'homme aux « fâcheux quiproquos » à quinze jours de prison.

Les rois des braconniers

Les infractions et autres contraventions à la loi reflètent la société de l'époque. Par exemple, le tribunal de Valenciennes traite, en cette année 1858, nombre de « délits ruraux », comme le braconnage.

Au milieu du XIXe siècle, une grande partie du Valenciennois, pourtant touché par la révolution industrielle, se caractérise encore par sa ruralité. Les trois quarts des communes (59 sur 80) ont moins de deux mille habitants (1). Les forêts de l'Amandinois s'avèrent propices au braconnage.

François Baudry, dit Couléon et François Plumecocq, dit Brin de chien, tous deux habitants d'Hasnon, sont convaincus de se livrer à cette activité illicite : ils sont poursuivis comme détenteurs d'engins de chasse prohibés. On a trouvé au domicile de Plumecocq un lacet en fil de laiton, mais il était cassé et hors de service. « Cette circonstance fait mettre le prévenu hors de cause ». Quant à Baudry, il écope de six jours de prison et 50 F d'amende. L'homme est un récidiviste, digne héritier d'une longue lignée de braconniers : « Il a vu le jour au hameau de Cataine, patrie du Grand et du Petit Cattereux, qui, suivant les gendarmes, sont les rois des braconniers. Baudry marche, paraît-il, sur les traces de ces illustres personnages » (L'Impartial). Un autre braconnier, Casimir Warocquier, de Rumegies, subit la même peine. Il avait choisi « pour théâtre de ses exploits la forêt de Rongy, où les lièvres foisonnent ». Les gardes l'ont pris en flagrant délit, « au moment où il tendait des collets ». Il parvient à prendre la fuite, en laissant toutefois sa casquette. « Armée de cette pièce à conviction, la gendarmerie de Saint-Amand a pu retrouver notre homme, qui s'est vu contraint d'avouer, devant l'évidence ». •

> (1) Mais elles ne représentent qu'un tiers de la population de l'arrondissement, l'essentiel étant concentrée dans le bassin minier.

Aujourd'hui, il n'y a plus qu'une moitié de communes rurales, ne rassemblant qu'un peu plus de 10 % de la population du Valenciennois.

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Lundi 29 décembre 2008
Lundi 29 Décembre 2008

MÉZIN. Suspectés d'une tentative de cambriolage, les quatre hommes comparaissent ce matin

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A bord de leur Saxo grise, ils avaient la police et la gendarmerie à leurs trousses depuis une demi-heure. Interpellés sur une petite route de Caudecoste, samedi vers 13 h 30, à l'issue d'une course-poursuite, quatre hommes nient pourtant la tentative de cambriolage qui leur est reprochée un peu plus tôt, à Mézin. Ils sont jugés ce matin, à 11 heures, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Agen.

Il n'était pas midi, à Mézin, lorsque le voisin d'une maison inoccupée surprend un groupe de cambrioleurs. Ceux-ci prennent la fuite non sans administrer au témoin une dose de gaz lacrymogène. Le plan Épervier est aussitôt mis en place : repérée 45 minutes plus tard par les gendarmes à Astaffort, puis prise en chasse par les policiers à Agen, la petite auto poursuivra sa course jusqu'au détour d'un chemin vicinal de Caudecoste. Un souci mécanique a eu raison de la folle équipée. Elle s'est achevée sans faire la moindre victime.

Âgés de 18 à 37 ans, les quatre hommes, qui vivent dans le département, étaient entendus depuis samedi par les gendarmes de Nérac. Ils n'ont pas reconnu la tentative de cambriolage à Mézin.

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Lundi 29 décembre 2008

lundi 29 décembre 2008

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Bertrand Pagès avait été élu dauphin il y a un an. Il exercera les fonctions de bâtonnier durant deux ans. Bertrand Pagès avait été élu dauphin il y a un an. Il exercera les fonctions de bâtonnier durant deux ans.

Trois questions à... Bertrand Pagès, 54 ans, élu bâtonnier pour les années 2009-2010. Le barreau de Rennes compte plus de 500 avocats.

C'est en décembre 1978 que Bertrand Pagès a prêté serment à Rennes, sa ville natale. Auparavant, il avait obtenu une maîtrise de droit et le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (Capa). Trente ans plus tard, ce spécialiste en droit social succède à Jean Bouëssel du Bourg, à la tête d'un des plus grands barreaux de l'Ouest.

La réforme de la carte judiciaire, que les avocats ont combattue, va devenir réalité ?

Cette réforme était nécessaire, mais elle a été très mal faite. Il aurait fallu aborder la question de la spécialisation des magistrats. Et surtout, garder et renforcer des tribunaux de proximité, pour juger le contentieux civil : affaires familiales, tutelles, recouvrement, surendettement. Le risque, c'est que les plus marginalisés ne s'adressent plus à la justice.

Si on installe des maisons du droit à la place des tribunaux d'instance, et qu'on soumet une partie du contentieux à des non-professionnels du droit, ce sera au détriment de la qualité. Les avocats s'y opposeront. Le justiciable doit pourvoir être défendu et jugé par un professionnel, l'avocat et le magistrat.

Quid d'une grande profession du droit, qui regrouperait avocats, huissiers, mandataires et notaires ?

Je ne suis pas certain qu'il sorte quelque chose de la commission Darrois, qui se penche sur cette grande profession du droit. Les notaires y sont opposés et un mariage forcé n'est jamais un bon mariage.

L'essentiel, c'est que nous garantissions à nos clients - particuliers, entreprises, collectivités locales - une prestation juridique de qualité. Elle est basée sur la déontologie et la compétence. La déontologie, c'est l'indépendance et le respect du secret professionnel. La compétence ? Les jeunes avocats qui sortent de l'École du Grand Ouest ont en général bac + 7. La formation continue est obligatoire. Et les spécialisations, désormais incontournables.

Où en est le groupe de défense des victimes que le barreau souhaite créer ?

60 à 80 avocats rennais seraient volontaires pour en faire partie. D'ici à juin, ils vont suivre une formation spécifique. Le groupe de défense pourrait voir le jour en septembre. Il fonctionnera selon un système de permanence téléphonique, sept jours sur sept.

Cela s'inscrit dans une démarche globale d'accès au droit pour tous les justiciables. Elle est souvent assurée par des jeunes confrères, qui vivent pour une large part de l'aide juridictionnelle. Or, les promesses de revalorisation de cette aide n'ont pas été tenues par l'État. Il y a un risque de paupérisation. Une prestation ou un conseil de qualité doit correspondre à une légitime rémunération pour l'avocat.

Recueilli par

Michel TANNEAU.

Ouest-France
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