Vendredi 13 avril 2007
endredi 13 avril 2007, 17h01
Reuters


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DEUX MILITANTS DU FN MIS EN EXAMEN POUR VIOLENCES
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LYON (Reuters) - Deux militants du Front national ont été mis en examen vendredi pour "violences volontaires en réunion et avec arme" par un juge de Villefranche-sur-Saône (Rhône) après une bagarre mercredi avec de jeunes Français d'origine maghrébine à Thizy, dans le Beaujolais, apprend-on de source judiciaire.

Les deux colleurs d'affiche du parti de Jean-Marie Le Pen, âgés de 26 et 44 ans, qui étaient en garde à vue à la police depuis mercredi, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Un jeune homme de 20 ans a été gravement blessé par les militants du FN. Victime d'une fracture de la mâchoire, il a été opéré à l'hôpital de Roanne. Un de ses camarades a été plus légèrement blessé.

L'affaire n'est pas totalement élucidée car deux versions des faits contradictoires sont présentées par les protagonistes. Les blessés parlent d'une agression raciste, tandis que le FN dit que ses militants ont agi en état de légitime défense après une agression.

La camionnette de campagne du parti de Jean-Marie Le Pen parcourait les rues de cette commune rurale tranquille depuis le début de la journée lorsque le ton est monté avec des jeunes gens.

Les militants d'extrême-droite ont frappé les jeunes gens avec une barre de fer détenue dans leurs véhicules.

Sept militants du FN au total avaient été interpellés mercredi soir. Cinq ont été libérés sans être poursuivis et les deux finalement présentés à la justice reconnaissent les violences mais évoquent "la légitime défense".

SOS-Racisme a annoncé son intention de se constituer partie civile auprès de la victime et de sa famille qui ont déposé plainte dès mercredi.

"La caravane de campagne du FN était de passage à Thizy, et en marge quatre militants du FN ont tenté d'écraser ce jeune homme lorsqu'il traversait tranquillement son village, tout en lui lançant des propos racistes", a déclaré Loïc Rigaud, porte-parole départemental de SOS-racisme.

Selon lui, les deux militants FN sont "ensuite descendus du camion pour rouer de coups la victime à l'aide d'une barre de fer".

Bruno Gollnisch, le numéro 2 du Front national, a évoqué la thèse d'une embuscade jeudi dans une conférence de presse, puis vendredi dans un communiqué.

"Une caravane du Front national a été violemment prise à partie par une bande ethnique. Alors que, retardé, j'aurais dû moi-même me trouver sur place, un véritable guet-apens a été tendu dans une rue de Thizy", a-t-il dit.

"Les deux camionnettes ont été bloquées dans une rue, l'un des meneurs ayant, sans doute avec un coup de poing américain, brisé une vitre, ce qui a conduit le conducteur à se défendre dans l'attente de l'arrivée de la gendarmerie", a-t-il ajouté.

Bruno Gollnisch a annoncé avoir déposé plainte pour "guet-apens, coups et blessures, menace de mort, violence en réunion et dégradations de biens d'autrui".



endredi 13 avril 2007, 20h16
AP

Deux militants frontistes mis en examen dans le Rhône pour avoir frappé un jeune homme d'origine maghrébine

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LYON (AP) - Deux militants du Front National ont été mis en examen vendredi pour "violences volontaires en réunion et avec usage d'arme" à l'encontre d'un jeune homme d'origine maghrébine à Thizy (Rhône), a-t-on appris de source judiciaire. L'incident s'est produit mercredi alors que les colleurs d'affiche d'extrême droite participaient à la campagne législative de Geoffroy Daquin, candidat frontiste dans la 8e circonscription du Rhône.

Le jeune homme, Amaël Dhorbane, 20 ans, a eu la mâchoire cassée et a bénéficié d'une ITT supérieure à huit jours, selon des sources judiciaires. Il a porté plainte contre ses agresseurs.

Selon les premiers témoignages recueillis par l'association SOS Racisme, qui se porte partie civile dans l'affaire, quatre jeunes d'origine maghrébine et plusieurs militants du Front National auraient échangé mercredi, en début d'après-midi, quelques insultes et bras d'honneur.

Subitement, la camionnette du parti servant à sillonner les communes du Beaujolais aurait foncé sur Amaël Dhorbane. En réponse, le jeune homme aurait brisé la vitre du véhicule. Les colleurs d'affiches seraient sortis avec des bâtons de bois et des drapeaux tricolores pour frapper les jeunes. La mâchoire d'Amaël a été brisée d'un coup de pied.

Selon le procureur de la République de Villefranche-sur-Saône, Francis Battut, les deux militants mis en examen ont reconnu les actes de violences. Une information judiciaire doit déterminer le contexte et les circonstances exactes des faits.

"On veut que justice soit faite. J'ai vu la haine avec laquelle ils nous ont frappés. Personne n'a le droit de se faire humilier comme ça", a déclaré vendredi lors d'un point presse Rachid Merdji, blessé également lors de cette rixe au front. Il a indiqué qu'il allait également porter plainte.

SOS Racisme, soutenus par le PS et les Verts, organise dimanche un rassemblement à Lyon place Bellecour à 15h pour dénoncer ces actes de violence.

Le Front National affirme de son côté avoir été "victime d'un guet-apens organisé par une bande ethnique de vingt jeunes". "J'apporte mon total soutien aux citoyens courageux et exemplaires qui accompagnaient M. Daquin. Je les approuve de s'être défendus, a déclaré Bruno Gollnisch, délégué général du Front National dans un communiqué. "Je dépose plainte au nom du Front National pour entrave à la liberté d'expression, plainte qui s'ajoutera à celles déjà déposées pour guet-apens, coups et blessures, menaces de mort, violence en réunion, dégradation de biens privés". AP

bia/jba/sb


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Vendredi 13 avril 2007

par anonyme (IP:xxx.x35.30.169) le 12 avril 2007 à  04H17
http://agoravox.fr/smileys/en_... +

De quoi Sarkozy a-t-il peur ?

il s’emporte de saillie en saillie, contre l’Allemagne implicitement accusée d’avoir commis le génocide et inventé la solution finale = Démonstration d’irresponsabilité de Sarkozy http://www.spcm.org/Journal/sp...

+

sarko et les genes...

Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS

Souvenons-nous: au XIXème siècle, quand la psychiatrie naissante a entrepris de connaître et de classer les différentes formes de « dégénerescence » de l’âme humaine, il s’est trouvé des esprits forts pour établir que ces formes de dégenerescence étaient innées, qu’elles étaient irrécupérables, et qu’il fallait se débarrasser de ceux en qui elles se manifestaient. C’est ce que le nazisme entreprit de faire, en commençant par les dégénérés, puis les homosexuels, les Tziganes, puis les Juifs. Dans l’Histoire, l’essentialisme n’a accouché que du pire.

+

Turbulences autour du fichage des enfants

Délinquance . La mobilisation s’amplifie contre une expertise de l’INSERM, accusée de faire le jeu de Nicolas Sarkozy en préconisant la détection des futurs délinquants dès la crèche.

+

il ne suffit pas d’être essentialiste pour être fasciste. C’est vrai. Mais ça commence à faire beaucoup, si l’on rapproche l’essentialisme sarkoziste de ses autres tendances qui font la définition du fascisme dans tous les dictionnaires: l’autoritarisme (faut-il y revenir ? = http://www.bigbangblog.com/art... le nationalisme (relire le premier paragraphe, relier avec le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale), et le totalitarisme (se souvenir des tentations/tentatives sarkozistes de réprimander/sanctionner les médias quand ils ne procèdent pas selon son désir: Généstar remercié, Rotschild menacé, Ockrent vilipendée...).

+ FRANCE: Le Libéral-fachisme en marche

RAPPEL DES MENACES QUI PLANENT SUR NOUS...

La Ligue des Droits de l’Homme dénonce une situation alarmante en France

Les 3 principaux artisans du recul sans précédent des libertés en France:
- Nicolas Sarkozy (ex-ministre de l’intérieur),
- Patrick Devedjian (ex n°2 du ministère de l’intérieur auprès de Nicolas Sarkozy et militant de groupes neo-fascistes dans les années 70), et,
- Dominique Perben (ministre de la justice, et auteur des lois Perben).

En Mai 2004, la Ligue des Droits de l’Homme dénonçait dans un rapport une régression assez stupéfiante des droits et des libertés en France, jamais vue depuis la guerre d’Algérie, selon son président Michel Tubiana. Selon lui, cette situation découle de l’effet cumulé de nombreuses réformes engagées par l’actuel gouvernement: scandaleuses individuellement, elles forment un ensemble cohérent qui commence à constituer un changement de nature de la République, estime-t-il.

La Ligue dénonce la limitation des droits des citoyens et la la volonté du gouvernement actuel de faire adopter des lois sécuritaires et d’appliquer des restrictions aux droits économiques et sociaux. Pour autant, la LDH souligne que les prémices des mesures mises en oeuvre par l’actuelle majorité étaient déjà présentes dans l’action des précédents gouvernements. Intitulé L’Etat des droits de l’Homme en France, le rapport de la Ligue des Droits de l’Homme est paru le 27 Mai en librairie (Editions La Découverte)

FRANCE - DROITS DE L’HOMME: Lois Perben - un pas de plus vers le fascisme (11.02.2004) La loi Perben prévoit notamment:

La possibilité d’installer des micros et caméras dans un domicile privé


- L’allongement de la durée des gardes à vue jusqu’à 4 jours et sans possibilité de faire appel à un avocat pendant les deux premiers jours (au lieu d’une intervention de l’avocat dès la première heure). Une garde à vue de 4 jours est aussi un outil puissant pour faire avouer n’importe quoi à une personne. En 4 jours, il est possible de faire un chantage en privant la personne de nourriture ou de sommeil, ou en l’entassant avec 10 autres prisonniers dans une cellule de 10 mètres carrés (pratique courante aux USA).
- La banalisation du recours à l’infiltration et au témoignage anonyme, en d’autres termes à la délation.

La Loi Perben institue aussi une nouvelle procédure semblable à ce qui se pratique déjà aux Etats-Unis: la formule du plaider coupable, qui sera applicable notamment aux délits financiers. Si l’accusé accepte de plaider coupable, le jugement par un tribunal est remplacé par un entretien à huis clos entre l’accusé, son avocat, et le procureur qui décide seul de la peine. Contrairement aux juges qui sont indépendants, le procureur est sous les ordres du Ministère de la Justice. La formule du plaider coupable est dénoncée par les magistrats car elle va permettre au gouvernement d’étouffer plus facilement les affaires de corruption et les malversations financières. Sans procès, avec une procédure entièrement contrôlée par le procureur, les médias et le public ne seront plus informés des scandales financiers qui impliquent des entreprises ou des partis politiques.

L’émergence du libéral-fascisme

le libéral-fascisme, combinaison du néo-libéralisme et du fascisme. Les Etats-Unis et la France sont les 2 pays occidentaux les plus avancés dans ce qui est la tendance politique émergente pour le 21è siècle: Le libéral-fascisme consiste à accorder toujours plus de liberté aux entreprises et d’impunité aux élites dirigeantes, et simultanément, à réduire les libertés individuelles et à augmenter la répression contre les citoyens ordinaires en leur appliquant le principe de la tolérance zéro.

+ Marine Le Pen remercie Nicolas Sarkozy La fille du président du Front national remercie celui de l’UMP pour avoir “contribué à rapprocher les électeurs du Front national”.

+ “Quand un individu, ministre de l’intérieur, affirme devant un parterre de ministres, que moi, Azouz Begag, j’ai des antécédents psychiatriques, quand il déclare qu’il faut associer immigration et identité nationale dans un même ministère, alors oui, je dis que cet individu est dangereux.”

+ tiré de l’argumentaire de l’UMP, reçu par email, ce qui changera si Nicolas Sarkozy est élu:

“Vos enfants fréquenteront une école plus autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où l’on se lève quand le professeur entre dans la classe.”

C’est le pensionnat de Chavagnes ! A la trique les sauvageons, avec la règle en fer sur le bout des doigts !

+ Sarko-Le Pen: Convergence et concurrence. Les passerelles, les pactes de non-agression, la concurrence brutale... l’espoir d’une alliance

“Les émeutes de la gare du Nord, ces images de voyous ou de casseurs dans les journaux télévisés, ça m’a renforcé”. Ces propos, enthousiastes, rapportés par le Canard enchaîné du 4 avril 2007, sont de Nicolas Sarkozy...

+ La Ligue des droits de l’Homme a “noté” huit candidats après leur avoir adressé des questions sur les droits de l’Homme. Dominique Voynet est première, Nicolas Sarkozy dernier. + Le Pen n’exclut pas une alliance

Le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen n’a pas exclu un rapprochement avec Nicolas Sarkozy, dans un entretien paraissant jeudi dans Le Figaro. Si le candidat UDF “veut parler avec tous les partis politiques, y compris le Front national, c’est une ère nouvelle, oui. Si Sarkozy dit qu’il est d’accord pour un rapprochement, pourquoi pas ? Cela dépendra de l’intérêt de notre pays et de l’intérêt de notre mouvement. En tous les cas, nous n’avons pas d’a priori, ni contre lui, ni contre personne”, a déclaré le dirigeant frontiste.

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Anonyme
Envoyé sur :  9/4/2007 22:23
Re: Nicolas Sarkozy est dangereux
Je ne vois pas ce qui peut te fairte dire ça. Il a des idées dites de droite certes mail il croit que ce qui sauve la société c'est le travail il n'emploie pas la langue de bois, il dit tout haut ce que nous pensons tous tout bas je suis en terminale depuis la 6e je vois des mecs et des nanas qui ne foutent iren, qui empechent ceux qui veulent bosser de travailler en les taxant d'eintellos de bourges j'en ai marre du racket, des drogués, des mecs qui se servent du rmi pour acheter leurs cigarettes et font du trafic et roulent en bm quand moi je bosse l'été pour me payer mes voyages et mon scooter et puis il aime la France il a un sale caractere c'est sur et des allures d'ultra liberal à la Berlusconi mais il a les mains propres et il saura diriger la Nation ! moi je vais voter pour la première fois et sans hésiter ce sera pour lui !
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Anonyme
Envoyé sur :  9/4/2007 22:50
Re: Nicolas Sarkozy est dangereux
C'est bien de travailler à l'école mais qui te dit qu'avec tes diplômes tu pourras travailler à échelle humaine dans un monde où, si M.Sarkozy est président l'argent sera LA valeur prioritaire. Moi aussi je suis contre le trafic et ce genre de choses mais ce n'est pas en aggravant la fracture sociale et en proposant des lois qui vont à l'encontre de la constitution que notre candidat ump sera à même de résoudre les problème fondamentaux en France.
nb : pourquoi une loi sur l'immigration choisie ?
pourquoi une loi qui donnerait les pleins pouvoirs aux compagnies républiquaines de sécurité?
si tu veux la réponse soit tu réfléchis soit je te la donne:
Au lieu de traité le problème par le haut il préfère le faire par le bas. c'est tellement plus facile!!!
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Anonyme
Envoyé sur :  9/4/2007 23:37
Re: Nicolas Sarkozy est dangereux
avant de voter, pour la premiere fois, regarde un peu ces enquetes
ce sont des journalistes, des chercheurs, des politiques, des policiers, des magistrats, des médecins, des étudiants qui ecrivent
si apres les avoir lu tu es toujours d'accord avec sarkozy, vas-y, votes
mais tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas
http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/Nicolas-sarkozy
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Anonyme
Envoyé sur :  10/4/2007 8:04
Re: Nicolas Sarkozy est dangereux
Peut-être qu'il fait peur mais les autres candidats n'inspire pas pour autant. Lui fait tous ce qui est en son pouvoir pour résoudre les principaux problèmes en france comme tu dis. Il n'est pas parfait mais tous le monde fait des erreurs. Et Si vous avez peur tant mieux ils se fera mieux respecter en comparaison avec d'autre candidats qui ne feront rien pour que le pays remonte. Au moin avec lui l'économie remontera et donc moin de chomage, moin de gens pauvre et moin de gens qui ne foute rien. De toute manière pour tous ceux qui ont été au pouvoir lequel n'a pas profité des caisse noir. Et sa continuera mais il faut voter pour quelqu'un qui pourra faire bouger les choses réellement plutôt que des gens qui l
aisseront la merde s'installer.
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nonoff
Envoyé sur :  10/4/2007 9:12
Newbie
Inscrit le: 10/4/2007
De:
Envois: 1
Re: Nicolas Sarkozy est dangereux
Lutter contre Sarkozy, ce n'est pas discuter entre convaincus. Il chasse le beauf, il drague la "majorité silencieuse" (celle qui ne fait pas de politique... et vote toujours à droite) : il faut réveiller ses électeurs potentiels. Sur mon site, je vous propose des tracts à photocopier et à distribuer dans les boites aux lettres... il est encore temps


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Jeudi 12 avril 2007


Yves Thréard.
 Publié le 12 avril 2007
Actualisé le 12 avril 2007 : 09h44


L'éditorial d'Yves Thréard

 
Au même titre que l'emploi, l'éducation et la sécurité, la politique pénale devrait être au coeur du débat de la présidentielle. Le procès de Pierre Bodein, dangereux récidiviste, jugé actuellement devant la cour d'assises du Bas-Rhin, vient opportunément le rappeler.
 
Après l'affaire d'Outreau, l'institution judiciaire méritait, pour beaucoup, une opération de chirurgie lourde. Le projet de réforme accoucha d'une souris à force d'être vidé de son contenu et, depuis, le sujet n'est que rarement évoqué. Tout autant victime d'une campagne électorale « zappant » d'un thème à l'autre que de la frilosité des candidats à prendre de fermes engagements. Seul Nicolas Sarkozy a promis, s'il est élu, l'adoption prioritaire de peines planchers pour les délinquants multirécidivistes. L'enquête sur les violences de la gare du Nord lui a d'ailleurs, semble-t-il, donné raison.
 
Quelques chiffres soulignent l'ampleur du malaise, l'inadaptation à la réalité de notre appareil judiciaire : la moitié des 80 000 mineurs traduits en justice bon an mal an sont âgés de 13 à 15 ans ; un accusé attend en moyenne 60 mois avant de comparaître devant une cour d'assises ; un délit sur trois est commis en récidive... Le budget du ministère de la Justice - cinq milliards d'euros - est, quant à lui, inférieur de moitié à celui de l'Allemagne ou de la Grande-Bretagne.
 
La « catastrophe » d'Outreau a mis en lumière les ratés d'une procédure d'instruction, pour révéler que la présomption d'innocence n'est, parfois, qu'une vaine formule. Mais combien de faits divers prouvent, à l'inverse, que des tragédies auraient pu être évitées, des victimes épargnées et le corps social moins traumatisé, si une politique pénale déterminée, ne cédant pas à la démagogie, avait été conduite ?
 
Francis Heaulme, Michel Fourniret, Patrick Gateau, la liste est longue de ces noms associés aux drames les plus inacceptables, sinon les plus prévisibles. Celui de Pierre Bodein, qui doit répondre de trois crimes et de deux tentatives d'enlèvement commis trois mois après sa sortie de prison en 2004, y figure aussi.
 
Le « cas » Bodein est exemplaire. Condamné pour trois affaires criminelles différentes à soixante-deux années d'emprisonnement en 1996, il bénéficie de la confusion des peines qui veut que l'on applique la plus lourde : vingt-huit ans. Puis une jurisprudence de la Cour de cassation et le système des remises de peine lui permettront finalement de n'en purger que treize. Quelques semaines après sa libération, une femme et deux fillettes croiseront son mortel chemin...
 
La responsabilité des magistrats et des experts psychiatres peut toujours être invoquée ici ou là. Mais les errements de l'appareil judiciaire seraient moins nombreux si, déjà, une politique volontaire prévalait contre les récidivistes. ­Au-delà de l'introduction du bracelet électronique, pourquoi ne pas réduire l'automaticité des mesures d'élargissement, et rétablir la « tutelle pénale » abrogée en 1981 par François Mitterrand ? Elle maintenait les délinquants les plus dangereux en détention sous un régime aménagé.

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Mercredi 11 avril 2007

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Votre note: 4.0/5 (21 votes )

Ce n’est peut-être pas la peine de miser sur l’armistice du nouveau président pour vos PV car cette année elle risque de ne pas s’appliquer ou que dans de rares cas.

À l’heure des petits clips de campagnes des candidats, aucun d’entre eux ne sait réellement exprimé sur le sujet sauf Nicolas Sarkozi qui se dit opposé à ce principe car il « estime que ce n’est pas à lui de prendre cette décision ». Donc il est inutile de garer n’importe où sa voiture en pensant que l’amende sautera et surtout pour faire des imprudences au volant qui pourraient avoir des conséquences dramatiques.

Dominique Perben, ministre des transports a déclaré sur ce sujet « les automobilistes ne devraient pas à s’attendre à une armistice des infractions routières de l’élection présidentielle car cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur leur vigilance au volant ». Alors restez prudent, respectueux des panneaux, des autres automobilistes, des piétons et du code de la route.

L’armistice présidentielle sera peut-être un beau souvenir des autres élections présidentielles et non une réalité de celle de 2007, alors ne l’oubliez pas !


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Mardi 10 avril 2007

UMP, PS, UDF et PCF ont répondu à une invitation de la Conférence des bâtonniers.
Par Jacqueline COIGNARD
QUOTIDIEN : mardi 10 avril 2007

2 réactions  
Quel est votre programme pour la justice ? Face à une pleine salle d'avocats réunis il y a quelque temps par Franck Natali, le président de la Conférence des bâtonniers (1), les principaux candidats avaient dépêché leur spécialiste, Patrick Devedjian (UMP), André Vallini (PS), Hervé Morin (UDF) et Nicole Borvo (PCF), pour répondre à cette question. Inventaire des propositions.
Le budget de la justice 
La justice est «sinistrée» et  son budget «indigent», tout le monde s'accorde sur ce point. Mais contrairement à ses homologues, qui ont tous promis un doublement du budget (dans les cinq ans pour le PS et le PCF, dans les dix ans pour l'UDF), l'envoyé de l'UMP n'a cité aucun chiffre. Devedjian préfère insister sur une «réorganisation administrative». Et de décrire une justice tellement sous-administrée et mal gérée qu'elle ne parvient même pas à utiliser les crédits mis à sa disposition, que l'introduction de l'informatique s'est traduite par un véritable gâchis, que la construction d'un nouveau tribunal de grande instance de Paris est en discussion depuis vingt-cinq ans. «Les soucis d'argent existent, mais les problèmes d'administration les précèdent», assure-t-il.
Réforme de la carte judiciaire
Le programme de l'UMP prévoit une cour d'appel par région, un tribunal de grande instance par département et la suppression d'un certain nombre de tribunaux d'instance (TI). «Nous sommes pour la rationalisation des moyens», indique Devedjian. André Vallini considère aussi que cet «héritage de Napoléon ne répond plus aux besoins des citoyens ni aux réalités démographiques». Mais il estime que le réaménagement ne doit pas se «caler sur des découpages politico-administratifs qu'on remet en cause par ailleurs, comme la région». Le spécialiste du PS défend les tribunaux d'instance ­ vraie justice de proximité ­ et estime que dans certains endroits il faudrait même en créer (un TI pour 500 000 habitants).
Séparation des pouvoirs 
«Dans un gouvernement Bayrou, il y aura cette règle d'airain : aucun membre ne discutera d'une affaire judiciaire en cours !» clame Hervé Morin. Fini donc cette «course à l'actualité qui conduit à annoncer une nouvelle loi toutes les semaines», dit-il, dénonçant une «hystérie» qui a provoqué l'adoption de dix réformes pénales en cinq ans. Nicole Borvo demande, outre l'abrogation de ces lois, «une remise à plat de notre procédure» et une réflexion sur la hiérarchie des peines. L'UDF (comme le PS) s'engage à respecter les avis du CSM (Conseil supérieur de la magistrature) en matière de nomination des magistrats. Plus de procureurs généraux, superpréfets, nommés en conseil des ministres. Morin propose aussi de faire du garde des Sceaux un ministre à part, «membre du gouvernement, mais présenté par le président au Parlement et confirmé à la majorité des deux tiers». Attaqué par le bâtonnier Jacques Martin, Devedjian admet : «Nous ne sommes pas dans un régime de séparation des pouvoirs.» Il ne suggère qu'un remède : le CSM ne sera plus présidé par le chef de l'Etat.
Réforme du Conseil supérieur de la magistrature 
Le représentant de l'UMP prévoit que le justiciable puisse saisir le CSM, via un filtre dont la composition reste à définir. «Ainsi nous réglerons le problème de la responsabilité des magistrats», dit-il. Le CSM lui-même serait constitué d'une majorité de non-magistrats recrutés après audition publique devant les parlementaires. Vallini défend une composition paritaire (moitié de magistrats), «comme c'est le cas dans toute l'Europe».
Détention provisoire 
Sur le constat, tout le monde s'accorde là aussi : trop de détenus provisoires, pour des durées trop longues. Pour y remédier, PS, UDF et PCF préconisent la présence de l'avocat pendant toute la garde à vue. Pas l'UMP, qui suggère que la mise en détention soit décidée publiquement par une juridiction collégiale. «De toute façon, le secret de l'instruction est devenu un secret de polichinelle», dit Devedjian. Personne ne veut plus tuer le juge d'instruction, pas même l'UMP, qui compte nombre de partisans de cette mesure. «Nous sommes pour son maintien, car il est une garantie d'égalité entre les citoyens», assure Devedjian. Le parquet étant dans une «culture d'accusation», un système sans juge d'instruction défavoriserait les justiciables incapables de s'offrir une bonne défense.
Peines planchers et mineurs 
Seul sur cette ligne, Sarkozy prêche pour l'instauration de peines planchers pour les récidivistes. C'est chasser la défense et évacuer le juge des prétoires, une négation de la justice, résume un avocat. «Pas du tout , rétorque Devedjian, c'est la loi qui est souveraine, pas le juge.» L'individualisation est «un principe intangible», contredit Morin, qui considère que l'idée de peines automatiques «fait plaisir aux gogos mais n'est pas sérieuse». Sarkozy défend aussi l'idée de traiter comme des majeurs les mineurs de 16-18 ans récidivistes. «Les mineurs, êtres en devenir, doivent conserver leur statut particulier», défend Vallini, qui préconise «un plan d'urgence pour donner à la justice et aux associations les moyens de mettre en place les mesures décidées par les juges». 
bidule Tous en taulle
l'ump à raison de toute façon on mettra tout les pauvres en prison et tous ceux qui respecte pas leurs loi ,ha ha plus de sous, allez en prison allez hop meme Bové allez hop.... Mardi 10 Avril 2007 - 12:27
Ben L'UMP a raison...
de ne parler que de réforme administrative. Allonger la chaîne hiérarchique de la justice leur permettra comme ça d'avoir un meilleur contrôle sur ces "petits" juges de province et sur ces procur... Mardi 10 Avril 2007 - 11:33
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Mardi 10 avril 2007


Sarkozy adoucit encore ses propos sur la pédophilie ( AP, mercredi 11 avril 2007, 22h11)
PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy revient jeudi dans "Libération" sur ses déclarations concernant la prédestination, en affirmant n'avoir "pas dit exactement" que la pédophilie était génétique.



Pédophilie: Sarkozy confirme, la gauche fulmine ( Reuters, mardi 10 avril 2007, 20h31)
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est déclaré "totalement imperturbable" face à la polémique née de ses déclarations sur l'origine génétique de la pédophilie, des propos que l'UMP tente de minimiser et que la gauche et une partie de la droite dénoncent.



Nicolas Sarkozy modère ses propos sur la pédophilie, mais se félicite d'avoir ouvert le débat ( AP, mardi 10 avril 2007, 18h49)
JOUE-LES-TOURS, Indre-et-Loire (AP) - Placé une nouvelle fois au centre d'une polémique, Nicolas Sarkozy s'est félicité mardi d'avoir posé la question de la prédestination des pédophiles, tout en modérant ses propos précédents et en affirmant qu'il se "garderait bien de trancher" le débat.


Nicolas Sarkozy se dit "imperturbable" face à la polémique ( Reuters, mardi 10 avril 2007, 17h38)

Nicolas Sarkozy se "garde bien" de trancher le débat sur la prédestination des pédophiles ( AP, mardi 10 avril 2007, 16h28)

Nicolas Sarkozy : le retour du déterminisme génétique ( Agoravox, mardi 10 avril 2007, 14h43)



Philippe de Villiers: les propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie "relèvent d'un autre âge" ( AP, mardi 10 avril 2007, 9h28)
Nicolas Sarkozy évoque "un terrain" en matière de pédophilie ( Reuters, mardi 10 avril 2007, 9h22)


"Qui sont les pédophiles ?", sur le site de l'Ange bleu

Les chiffres de la pédophilie

Un dossier sur le profil des pédophiles

Définition du viol (art 222-23 du code pénal)

Le site gouvernemental de protection des mineurs contre la pédophilie sur internet

Un dossier sur le suicide

La biographie de Nicolas Sarkozy sur son site de campagne

La popularité de Nicolas Sarkozy depuis mai 1993

Le projet de Nicolas Sarkozy

Qui est Axel Khan?


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Lundi 9 avril 2007



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Samedi 7 avril 2007
vendredi 6 avril 2007, 16h00
AP


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PARIS (AP) - La belle unanimité politique affichée lors de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau quant à la nécessité d'une réforme globale de la justice n'a pas résisté à la campagne électorale, où le thème divise les candidats lorsqu'il est -très rarement- abordé.

Invités le 16 mars dernier par la Conférence des bâtonniers, regroupant les 180 barreaux de France, les représentants des principaux candidats n'ont ainsi pas tous repris la promesse centrale de la commission d'Outreau, à savoir le doublement du budget de la justice.

"La justice est sinistrée et l'ensemble du système judiciaire est à rebâtir", a certes reconnu le conseiller politique de Nicolas Sarkozy et potentiel garde des Sceaux, Patrick Devedjian. Avant de marteler qu'"aucune augmentation de crédit n'aura lieu avant réforme".

Pour l'UMP, il faut d'abord revoir "l'organisation administrative de la justice" et "s'assurer que les finances seront bien employés" afin de "lutter contre la dilution de l'organisation judiciaire" avant de décréter une augmentation globale du budget.

Lors de la même réunion, l'ancien président de la commission d'Outreau, André Vallini, a annoncé que Ségolène Royal "s'engage à doubler le budget de la justice sur cinq ans, ce qui correspond à une augmentation de 20% par an". "Mais il y a aussi des économies à faire dans la gestion de l'Etat", a prévenu le député PS.

Quant à François Bayrou, qui a répondu -contrairement à l'UMP et au PS- à un questionnaire de l'Association de la presse judiciaire adressé à tous les candidats, il propose "un doublement du budget sur dix ans et une grande loi pénitentiaire". "Si la croissance le permet, nous ferons plus vite", a-t-il promis.

"La justice n'est pas qu'un problème de moyens. Avant de se poser la question de l'augmentation nécessaire du budget de la justice, il faut se poser la question 'pourquoi faire?'", tempère José Bové.

"En matière de budget, la justice représente 2,3% du budget de l'Etat, contre 5,87% pour le budget de l'Intérieur. La France se situe bien au-dessous de la moyenne des autres pays de l'Union européenne", rappelle aussi Marie-George Buffet qui plaide pour un doublement du budget, mais aussi une meilleure répartition des moyens.

Pour faire des économies substantielles, gauche et droite veulent repenser la "carte judiciaire", ce qui comprend le regroupement des juges d'instruction et la suppression de certains tribunaux.

En revanche, la proposition de Nicolas Sarkozy sur les "peines plancher" fait l'unanimité contre elle parmi ses adversaires. Marie-George Buffet réaffirme ainsi "le caractère inaliénable du choix individuel des peines par les juridictions. Les peines plancher sont incompatibles avec ce principe".

"La récidive ne se traite pas par l'alourdissement des peines mais par une justice efficace, une politique pénitentiaire digne d'une démocratie moderne et par un meilleur suivi socio-éducatif", a également indiqué François Bayrou.

Quant à Ségolène Royal, qui veut limiter le recours à la détention provisoire aux atteintes aux biens et aux personnes, les plus graves, elle n'entend pas dans un premier temps toucher aux très répressives lois Perben et Sarkozy, a indiqué le 17 mars dernier son ami et conseiller Jean-Pierre Mignard.

Au-delà de toutes ces considérations générales, la justice en tant que telle est l'une des grandes absentes du débat électoral, alors que toute la classe politique avait souhaité que le sujet soit largement abordé au cours de la campagne. AP

der/egp/mw


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Jeudi 29 mars 2007
Edito du Monde


LE MONDE | 17.03.07 | 14h16


Il suffit de se souvenir de l'émotion qui a entouré l'affaire d'Outreau et les intenses débats qui ont suivi pour mesurer l'indigence de la réflexion sur la justice pénale dans la campagne présidentielle. Dangereusement décrédibilisée et démoralisée, la justice mériterait pourtant qu'on se penche davantage et mieux sur son sort.


Les propositions des candidats sont en effet limitées. Nicolas Sarkozy a concentré son discours sur les peines automatiques pour les récidivistes et la responsabilité des juges, omettant de dire qu'il faudrait réviser la Constitution. Ségolène Royal promet le doublement du budget et le développement des alternatives à la prison, sans préciser comment y parvenir. François Bayrou avance une proposition-phare : celle d'un ministre de la justice responsable devant le Parlement, qui, elle non plus, n'entre pas dans le cadre institutionnel actuel.

Peu, ou pas, de questionnement sur la pénalisation de la société, le sens et l'efficacité de la sanction, l'égalité des citoyens devant la loi, ou encore la punition des fous, qui déstabilise les prisons au lieu de remplir les hôpitaux. Sans parler des justices civile ou prud'homale, qui, elles aussi, ont sérieusement besoin d'une réforme.

Il y a un an, lors de l'épilogue de la catastrophe d'Outreau, l'objectif semblait à portée de la main, même s'il était apparu raisonnable à tous de ne pas remettre à plat le système à quelques mois d'une échéance électorale majeure. La commission d'enquête parlementaire avait produit une oeuvre de pédagogie inestimable. Mais tout cela a fait "pschitt". Ceux qui réclamaient une pause dans l'inflation législative de ces dernières années ont écopé d'une énième loi de procédure, inapplicable dans l'organisation actuelle. Quant à ceux qui plaidaient pour une réforme ambitieuse, ils ont récolté un texte croupion, encore affaibli par le Conseil constitutionnel.

Dans un tel contexte, l'absence générale d'ambition est d'autant plus désolante que, depuis dix ans, les réformes avortées se succèdent. En 1996, Jacques Chirac exprimait son souhait de rendre le parquet indépendant du garde des sceaux. En janvier 1997, la justice était présentée comme l'un des cinq "grands chantiers du septennat". Mais le statut des procureurs vis-à-vis du pouvoir politique, sujet-clé de toute réforme de fond, ne sera jamais remis en cause. Et, en 2000, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature sera elle aussi lancée puis abandonnée.

Certes, les "affaires" dans lesquelles se sont empêtrées tour à tour la gauche et la droite empêchent les politiques d'aborder les questions judiciaires avec la sérénité nécessaire. Cela n'exonère pas les candidats de leurs responsabilités, tant il est évident que l'attente des citoyens n'a pas faibli et que les juges perdent de vue leur mission. Devant de tels enjeux, il serait coupable et dangereux de continuer à pratiquer la politique de l'autruche.

Article paru dans l'édition du 18.03.07.

CONFERENCE-DEBAT: La Justice à la croisée des chemins - Quelle Justice après les élections de 2007?

Mardi 3 avril 2007 de 18h00 à 20h00
Auditorium de la Maison du Barreau



CONFERENCE-DEBAT: La Justice à la croisée des chemins - Quelle Justice après les élections de 2007?

L'UJA de Paris organise le mardi 3 avril 2007 de 18h00 à 20h00 à l'Auditorium de la Maison du Barreau, en partenariat avec l'Association des Juristes de Sciences-Po (AJSP), une conférence-débat ayant pour thème "La Justice à la croisée des chemins - Quelle Justice après les élections de 2007 ?"

En présence de:

Monsieur Patrick DEVEDJIAN pour l'Union pour un Mouvement Populaire

Député des Hauts-de-Seine - Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine - Conseiller politique de M. Nicolas SARKOZY

Monsieur Hervé MORIN pour l'Union pour la Démocratie Française

Président du groupe UDF à l'Assemblée Nationale - Député de l'Eure ­­- Porte-parole de M. François BAYROU

Monsieur André VALLINI pour le Parti Socialiste

Député de l'Isère - Président du Conseil général de l'Isère – Ancien président de la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau – Secrétaire national du PS chargé des Institutions et de la Justice


Alors prenez-vos agendas, réservez votre soirée, venez et participez...


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Mardi 27 mars 2007

Le procès des faucheurs de Saint-Hilaire et de José Bové reporté au 2 octobre

AP | 27.03.2007 | 16:12

Le tribunal correctionnel de Villefranche-Lauragais (Haute-Garonne) a reporté au 2 octobre le procès des 39 faucheurs volontaires de Saint-Hilaire, parmi lesquels figure José Bové, a-t-on appris mardi auprès de l'une de ses avocates.

"Le tribunal a ordonné le renvoi en se fondant sur le principe de l'apparence de la justice. La justice doit être juste mais aussi montrer qu'elle est juste", a expliqué à l'Associated Press Me Marie-Christine Etelin pour qui "le renvoi de deux procès en raison du fait que l'un des prévenus est candidat à l'élection présidentielle" est un fait "historique".

L'affaire des faucheurs de Saint-Hilaire remonte au 31 juillet 2006, lorsque 200 faucheurs volontaires envahissent et détruisent une parcelle de maïs commercial destiné à l'exportation. Suite à cette action, 39 personnes, dont José Bové, sont poursuivies. A cette affaire a été jointe celle des cinq faucheurs volontaires de Daux (Haute-Garonne) qui avaient détruit dans la nuit du 30 au 31 juillet une parcelle d'essai conduit par Pioneer.

Ces deux affaires qui devaient être examinées ensemble devant le tribunal correctionnel de Toulouse, délocalisé pour cause de travaux à Villefranche-Lauragais, ont donc été renvoyées au 2 octobre. Elles concernent au total 41 personnes, trois personnes ayant participé aux deux actions de fauchage.

Quant au procès des quatre "glaneurs" de Menville, qui devait démarrer mercredi après les affaires de Saint-Hilaire et Daux, il s'est finalement déroulé mardi. Dans cette affaire, François Simon, ancien candidat à la mairie de Toulouse (ex-PS), Pierre Labeyrie, conseiller municipal Verts de Toulouse, Philippe Bedel, maire de Bax, et Christopher Reeve, membre de la Confédération paysanne, sont poursuivis sur citation directe du semencier Pioneer pour " vol et recel".

A l'automne 2005, ces quatre militants anti-OGM avaient récupéré des épis de maïs transgénique sur une parcelle d'essai de Pioneer à Menville pour justifier leur dépôt de plainte contre le semencier pour "non-respect du principe de précaution et du cahier des charges des expérimentations OGM en plein champ". Leur avocate, Me Etelin, a plaidé la relaxe. "La plainte n'est pas solide. Pioneer n'apporte aucune preuve du vol et du recel", a-t-elle souligné. AP





undi 26 mars 2007, 19h47
AP


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TOULOUSE (AP) - Le procès des 39 faucheurs volontaires de Saint-Hilaire (Haute-Garonne) dont fait partie José Bové et qui devait s'ouvrir mardi matin devant le tribunal correctionnel de Villefranche-Lauragais, devrait être reporté, a-t-on appris lundi après-midi auprès de l'une des avocates des prévenus.

Lors d'une conférence de presse, Me Marie-Christine Etelin a qualifié de "phénomène historique" le renvoi de deux procès "en raison du fait que l'un des prévenus est candidat à l'élection présidentielle".

L'affaire des faucheurs de Saint-Hilaire ayant en effet été jointe à celle des cinq faucheurs volontaires de Daux (Haute-Garonne), les deux affaires devaient être examinées ensemble devant le tribunal correctionnel de Toulouse, délocalisé pour cause de travaux à Villefranche-Lauragais. Elles concernent au total 41 personnes, trois personnes ayant participé aux deux actions de fauchage.

L'avocate de José Bové dans cette affaire qualifie de "première en France" le fait qu'une juridiction soit appelée à "juger de façon certaine une personne candidate à la fonction suprême".

Evoquant le renvoi probable, elle a jugé que "le tribunal ne se débine pas" en estimant que les magistrats agissent selon le "principe d'équité", "une règle absolue qui découle de la Convention européenne des droits de l'Homme" et "qui dit que tout accusé a droit à voir sa cause entendue de façon équitable".

Quant au procès des quatre "glaneurs" de Menville (Haute-Garonne) prévu mercredi après-midi, après les affaires de Saint-Hilaire et Daux, il est quant à lui maintenu. Dans cette affaire, François Simon, ancien candidat à la mairie de Toulouse (ex-PS), Pierre Labeyrie, conseiller municipal Verts de Toulouse, Philippe Bedel, maire de Bax, et Christopher Reeve, militant de la Confédération paysanne, sont poursuivis sur citation directe du semencier Pioneer pour "vol et recel".

A l'automne 2005, ces quatre militants anti-OGM avaient récupéré des épis de maïs transgénique sur une parcelle d'essai de Pioneer à Menville pour justifier leur dépôt de plainte contre le semencier pour "non-respect du principe de précaution et du cahier des charges des expérimentations OGM en plein champ". Me Etelin a indiqué qu'elle devrait plaider la relaxe en s'appuyant notamment sur "la notion de chose abandonnée". "Dans la mesure où la chose est abandonnée, il n'y a pas vol", a résumé l'avocate.

Le fauchage de Saint-Hilaire remonte au 31 juillet 2006, lorsque 200 faucheurs volontaires avaient envahi et détruit une parcelle de maïs commercial destiné à l'exportation. Dans cette affaire, 39 personnes, dont José Bové, sont poursuivies. L'action de Daux a été menée peu après, dans la nuit du 30 au 31 juillet, sur une parcelle d'essai de Pioneer. AP

dec/mw

 

Procès des Faucheurs

Procès des 5 de Daux, des 35 de ST Hilaire et des 4 glaneurs

mercredi 28 mars 2007 {horaire: journée} (Villefranche de lauragais)mardi 27 mars 2007 {horaire: 09:00:00 la journée} (Villefranche de Lauragais)mardi 27 mars 2007 {horaire: soir} (concert soutien Havana café)

PROCES OGM

!!! attention !!!
changement de dernière minute :

les 2 procès de St Hilaire et de Daux prévus mardi 27 mars sont reportés,

le 1er parceque que le président du tribunal estime qu'il n'est pas possible de juger dans la sérénité des prévenus parmi lesquels figure un candidat à la présidentielle,

le 2 ème, parcequ'il a paru très dangereux de séparer les 5 de daux et qu'il y avait un problème de citation de témoins.

Le procès des glaneurs est maintenu

mais ramené au mardi matin 27 mars à 9h.

Il n'y a aucun témoin cité ce qui signifie qu'il sera court .


La conf/débat du lundi soir 26 mars est maintenue

 

ainsi que le concert au Havana du mardi 27mars

La mobilisation pour
mardi matin à Villefranche est maintenue


La conférence de presse prévue le lundi 26 /03 à 16h est également maintenue.

 


 


 
Nouvelles des procès: 

Le tribunal correctionnel de Villefranche-Lauragais (Haute-Garonne) a reporté au 2 octobre le procès des 39 faucheurs volontaires de Saint-Hilaire, parmi lesquels figure José Bové, a-t-on appris mardi auprès de l'une de ses avocates.

"Le tribunal a ordonné le renvoi en se fondant sur le principe de garantir l'apparence d'impartialité de la justice. La justice doit être juste mais aussi montrer qu'elle est juste", a expliqué à l'Associated Press Me Marie-Christine Etelin pour qui "le renvoi de deux procès en raison du fait que l'un des prévenus est candidat à l'élection présidentielle" est un fait "historique".

L'affaire des faucheurs de Saint-Hilaire remonte au 31 juillet 2006, lorsque 200 faucheurs volontaires envahissent et détruisent une parcelle de maïs commercial destiné à l'exportation. Suite à cette action, 39 personnes, dont José Bové, sont poursuivies. A cette affaire a été jointe celle des cinq faucheurs volontaires de Daux (Haute-Garonne) qui avaient détruit dans la nuit du 30 au 31 juillet une parcelle d'essai conduit par Pioneer.

Ces deux affaires qui devaient être examinées ensemble devant le tribunal correctionnel de Toulouse, délocalisé pour cause de travaux à Villefranche-Lauragais, ont donc été renvoyées au 2 octobre. Elles concernent au total 41 personnes, trois personnes ayant participé aux deux actions de fauchage.

Quant au procès des quatre "glaneurs" de Menville, qui devait démarrer mercredi après les affaires de Saint-Hilaire et Daux, il s'est finalement déroulé mardi. Dans cette affaire, François Simon, ancien candidat à la mairie de Toulouse (ex-PS), Pierre Labeyrie, conseiller municipal Verts de Toulouse, Philippe Bedel, maire de Bax, et Christopher Reeve, membre de la Confédération paysanne, sont poursuivis sur citation directe du semencier Pioneer pour " vol et recel".

A l'automne 2005, ces quatre militants anti-OGM avaient récupéré des épis de maïs transgénique sur une parcelle d'essai de Pioneer à Menville pour justifier leur dépôt de plainte contre le semencier pour "non-respect du principe de précaution et du cahier des charges des expérimentations OGM en plein champ". Leur avocate, Me Etelin, a plaidé la relaxe. "La plainte n'est pas solide. Pioneer n'apporte aucune preuve du vol et du recel", a-t-elle souligné. AP

 
 
 
 
 
 
 
 
Rappel:
Dans l'après midi du dimanche 30 juillet, plus de 250 faucheurs ont neutralisé une parcelle de maïs commercial dans la commune d'Ox- saint Hilaire. 41 d'entre eux seront au tribunal le 27 et 28.
dans la nuit du 30 au 31, une parcelle d'essai (conduit par pioneer) a été neutralisée. 5 faucheurs ont été mis en garde à vue. Après 40h (particulièrement éprouvantes et pas très sympatiques les conditions de GAV)et un passage au TGI de Toulouse, ils sont invités eux aussi à Villefranche de Lauragais.
Enfin , je ne raconterai pas l'histoire de l'arroseur arrosé des 4 glaneurs, qui après avoir porté plainte contre pioneer pour non respect de la procédure d'essai (parcelle d'essai de mais OGM de Menville- saison 2005)se retrouvent devant le tribunal de Villefranche sur plainte de..pioneer pour vol et recel de biens industriels!!!!!!!le procès des glaneurs se déroulera le mercredi 28 après midi, mais ne sera pas joint aux deux autres affaires.

les procès

 

mardi 27 mars et mercredi 28 matin

 

procès des 41

les affaires de Daux et d'Ox saint Hilaire sont jointes (3 faucheurs sont cités pour les deux affaires) d'ou 39 + 5 = 41

 

mercredi 28 mars après midi

 

procès des 4 glaneurs

 

 

le déroulement de ces deux jours (et avant)

 

le dimanche 25 mars

 

10h : petit déjeuner à Utopia Tournefeuille

 

projection de "Argentine soja de la faim" suivi d'un débat

Entrée libre et gratuite

 

lundi 26 mars

 

20h30 salle du sénéchal (Toulouse)

rencontre débat avec

Arnaud Apoteker

Christian Velot

les prévenus et témoins présents

 

mardi 27 mars

départ de Toulouse