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LYON (Reuters) - Deux militants du Front national ont été mis en examen vendredi pour "violences volontaires en réunion et avec arme" par un juge de Villefranche-sur-Saône (Rhône) après une bagarre mercredi avec de jeunes Français d'origine maghrébine à Thizy, dans le Beaujolais, apprend-on de source judiciaire.
Les deux colleurs d'affiche du parti de Jean-Marie Le Pen, âgés de 26 et 44 ans, qui étaient en garde à vue à la police depuis mercredi, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Un jeune homme de 20 ans a été gravement blessé par les militants du FN. Victime d'une fracture de la mâchoire, il a été opéré à l'hôpital de Roanne. Un de ses camarades a été plus légèrement blessé.
L'affaire n'est pas totalement élucidée car deux versions des faits contradictoires sont présentées par les protagonistes. Les blessés parlent d'une agression raciste, tandis que le FN dit que ses militants ont agi en état de légitime défense après une agression.
La camionnette de campagne du parti de Jean-Marie Le Pen parcourait les rues de cette commune rurale tranquille depuis le début de la journée lorsque le ton est monté avec des jeunes gens.
Les militants d'extrême-droite ont frappé les jeunes gens avec une barre de fer détenue dans leurs véhicules.
Sept militants du FN au total avaient été interpellés mercredi soir. Cinq ont été libérés sans être poursuivis et les deux finalement présentés à la justice reconnaissent les violences mais évoquent "la légitime défense".
SOS-Racisme a annoncé son intention de se constituer partie civile auprès de la victime et de sa famille qui ont déposé plainte dès mercredi.
"La caravane de campagne du FN était de passage à Thizy, et en marge quatre militants du FN ont tenté d'écraser ce jeune homme lorsqu'il traversait tranquillement son village, tout en lui lançant des propos racistes", a déclaré Loïc Rigaud, porte-parole départemental de SOS-racisme.
Selon lui, les deux militants FN sont "ensuite descendus du camion pour rouer de coups la victime à l'aide d'une barre de fer".
Bruno Gollnisch, le numéro 2 du Front national, a évoqué la thèse d'une embuscade jeudi dans une conférence de presse, puis vendredi dans un communiqué.
"Une caravane du Front national a été violemment prise à partie par une bande ethnique. Alors que, retardé, j'aurais dû moi-même me trouver sur place, un véritable guet-apens a été tendu dans une rue de Thizy", a-t-il dit.
"Les deux camionnettes ont été bloquées dans une rue, l'un des meneurs ayant, sans doute avec un coup de poing américain, brisé une vitre, ce qui a conduit le conducteur à se défendre dans l'attente de l'arrivée de la gendarmerie", a-t-il ajouté.
Bruno Gollnisch a annoncé avoir déposé plainte pour "guet-apens, coups et blessures, menace de mort, violence en réunion et dégradations de biens d'autrui".
endredi 13 avril 2007, 20h16
Deux militants frontistes mis en examen dans le Rhône pour avoir frappé un jeune homme d'origine maghrébine
LYON (AP) - Deux militants du Front National ont été mis en examen vendredi pour "violences volontaires en réunion et avec usage d'arme" à l'encontre d'un jeune homme d'origine maghrébine à Thizy (Rhône), a-t-on appris de source judiciaire. L'incident s'est produit mercredi alors que les colleurs d'affiche d'extrême droite participaient à la campagne législative de Geoffroy Daquin, candidat frontiste dans la 8e circonscription du Rhône.
Le jeune homme, Amaël Dhorbane, 20 ans, a eu la mâchoire cassée et a bénéficié d'une ITT supérieure à huit jours, selon des sources judiciaires. Il a porté plainte contre ses agresseurs.
Selon les premiers témoignages recueillis par l'association SOS Racisme, qui se porte partie civile dans l'affaire, quatre jeunes d'origine maghrébine et plusieurs militants du Front National auraient échangé mercredi, en début d'après-midi, quelques insultes et bras d'honneur.
Subitement, la camionnette du parti servant à sillonner les communes du Beaujolais aurait foncé sur Amaël Dhorbane. En réponse, le jeune homme aurait brisé la vitre du véhicule. Les colleurs d'affiches seraient sortis avec des bâtons de bois et des drapeaux tricolores pour frapper les jeunes. La mâchoire d'Amaël a été brisée d'un coup de pied.
Selon le procureur de la République de Villefranche-sur-Saône, Francis Battut, les deux militants mis en examen ont reconnu les actes de violences. Une information judiciaire doit déterminer le contexte et les circonstances exactes des faits.
"On veut que justice soit faite. J'ai vu la haine avec laquelle ils nous ont frappés. Personne n'a le droit de se faire humilier comme ça", a déclaré vendredi lors d'un point presse Rachid Merdji, blessé également lors de cette rixe au front. Il a indiqué qu'il allait également porter plainte.
SOS Racisme, soutenus par le PS et les Verts, organise dimanche un rassemblement à Lyon place Bellecour à 15h pour dénoncer ces actes de violence.
Le Front National affirme de son côté avoir été "victime d'un guet-apens organisé par une bande ethnique de vingt jeunes". "J'apporte mon total soutien aux citoyens courageux et exemplaires qui accompagnaient M. Daquin. Je les approuve de s'être défendus, a déclaré Bruno Gollnisch, délégué général du Front National dans un communiqué. "Je dépose plainte au nom du Front National pour entrave à la liberté d'expression, plainte qui s'ajoutera à celles déjà déposées pour guet-apens, coups et blessures, menaces de mort, violence en réunion, dégradation de biens privés". AP
bia/jba/sb

Nicolas Sarkozy (ex-ministre de l’intérieur),


UMP, PS, UDF et PCF ont répondu à une invitation de la Conférence des bâtonniers. 
l suffit de se souvenir de l'émotion qui a entouré l'affaire d'Outreau et les intenses débats qui ont suivi pour mesurer l'indigence de la réflexion sur la justice pénale dans la campagne présidentielle. Dangereusement décrédibilisée et démoralisée, la justice mériterait pourtant qu'on se penche davantage et mieux sur son sort.