La cour d'appel d'Aix-en-Provence a pourtant réduit, le 17 octobre, la condamnation prononcée en première instance à l'encontre de l'ancien président du club entre 1997 et 1999 qui a été condamné, en 2006, à trois ans de prison avec sursis et à 375.000 euros d'amende pour des faits d'abus de biens sociaux au sein du club.
Condamné pour sa part à deux ans de prison ferme et à une amende de 200.000 euros, l'ex-entraîneur Rolland Courbis avait déjà indiqué sa décision de se pourvoir en cassation.
Cette mesure a eu pour effet de suspendre l'exécution de la peine d'emprisonnement de l'actuel coach de Montpellier.

23/10/2007 10:17
(Belga) Le tribunal correctionnel de Courtrai veut que la Cour constitutionnelle réponde à deux questions préjudicielles dans le dossier du vétérinaire José Landuyt et des anciens coureurs cyclistes Johan Museeuw, Mario De Clercq, Chris Peers et Jo Planckaert. Le tribunal a reporté la poursuite du procès au 23 septembre 2008.
Une question préjudicielle a déjà été posée à la Cour constitutionnelle dans le cadre du dossier Vandebroucke. Dans son jugement avant dire droit, le tribunal a estimé mardi que le secret de l'enquête n'avait pas été violé, et que les droits de la défense n'avaient pas été bafoués. Les avocats des cyclistes avaient pourtant plaidé dans ce sens, avançant que les fuites dans les médias n'avaient pas permis un procès équitable. Des arguments finalement rejetés par le tribunal. (NLE)
Un tribunal de Boston a donné raison hier au laboratoire américain Amgen à l'issue d'un procès l'opposant à son concurrent suisse Roche. La justice a estimé que le médicament contre l'anémie Mircera, développé par Roche, violait 11 brevets d'Amgen relatifs à l'érythropoïétine (EPO). Le numéro un mondial des biotechnologies s'est dit « satisfait de la décision ». Il va à présent « chercher à obtenir une décision de justice interdisant à Roche de commercialiser (le Mircera) aux Etats-Unis ». La firme bâloise envisage de faire appel. Elle avait précisé il y a quelques semaines qu'elle ne lancerait pas le Mircera aux Etats-Unis si elle perdait ce procès.
Le jugement a fait progresser l'action Amgen de plus de 2 % hier en milieu de séance à Wall Street. Amgen commercialise deux EPO, des médicaments prescrits pour traiter l'anémie des patients souffrant d'insuffisances rénales ou des cancéreux en chimiothérapie. Ils sont aussi utilisés illégalement comme dopants par les sportifs. Ces deux produits, Aranesp et Epogen, ont généré 7 milliards de dollars de chiffre d'affaires l'an dernier, soit la moitié des revenus d'Amgen.
Ce jugement est donc une bonne nouvelle pour le laboratoire californien, qui peut espérer avoir un concurrent de moins si la décision est confirmée en appel. D'autant plus que ces médicaments voient leurs ventes pénalisées aux Etats-Unis depuis le début de l'année, en raison d'incertitudes sur leurs effets secondaires lorsqu'ils sont utilisés à des doses élevées.
Il s'agit, selon son défenseur, d'un pourvoi "à titre conservatoire", qui a pour effet de suspendre l'exécution de sa peine d'emprisonnement. "Il va lui permettre de continuer à entraîner le club de Montpellier et de terminer la saison", a précisé son avocat.
La cour d'appel d'Aix-en-Provence n'a pas prononcé mercredi l'interdiction d'exercer dans le monde de football durant cinq ans qui avait été requise par l'accusation.
Toutefois, Rolland Courbis pourrait se désister au printemps de son pourvoi, ce qui rendrait dès lors sa condamnation définitive, mais lui permettrait aussi de choisir en partie sa date d'entrée en prison, de préférence à l'intersaison. AP
xnis/tl
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| RETROUVAILLES. Première audience hier, depuis son extradition, pour l'ancien président du Servette FC. La décision de prolonger sa détention de trois mois interviendra vendredi. |
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Simon Meier
Mercredi 17 octobre 2007 |
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La première audience tenue depuis le retour de Marc Roger à Genève a permis, hier après-midi, aux différents protagonistes d'asseoir leurs positions. A main gauche, l'accusation fustige l'attitude de l'ancien président du Servette FC envers la justice. A main droite, la défense brandit la thèse du complot. En présence de la femme et du père du Français, dans une atmosphère tantôt plombée, tantôt égayée par la causticité des intervenants, les débats se sont étirés sur près de deux heures et demie. La Chambre d'accusation communiquera vendredi matin si la détention de l'inculpé, qui n'a pas perdu 30 kilos comme il le prétendait mais 5 ou 6, est prolongée de trois mois.
Dans une salle où on a plaidé à guichets fermés, le procureur Dario Zanni, craignant un retour immédiat de Marc Roger en France en cas de remise en liberté, a d'emblée appuyé la demande de prolongation de sa détention, tout en dénonçant un train de vie fastueux durant son règne grenat: «L'absence de monsieur Roger [45 audiences ont eu lieu sans lui] a fortement ralenti le travail du juge d'instruction. Maintenant, il faut qu'il cesse de se plaindre et s'explique sur les faits.» Avocat d'une vingtaine d'anciens joueurs, Me Canonica enchaîne: «Depuis plus d'un an, nous avons tenté d'acheminer une vérité, mais dans l'impossibilité de confronter le principal protagoniste aux experts, aux témoins et aux autres inculpés comme Me Fauconnet [son ancienne avocate parisienne], la tâche était difficile. Monsieur Roger a fait preuve d'une attitude désinvolte, mensongère, manipulatrice et dénuée de toute empathie envers les créanciers. Il a parjuré sa promesse de se tenir à la disposition de la justice.» «Alléluia! Le bouc émissaire est retrouvé, nous allons le charger de tous les péchés de la République!», s'exclame Alain Marti, avocat du Gardois, avant d'évoquer le «dossier de toutes les inégalités», et la «disproportion flagrante» entre ce qu'on reproche à son client et les moyens déployés pour son extradition d'Espagne la semaine dernière. L'homme de loi, lui-même suspecté d'avoir produit en 2005 une fausse lettre dans le cadre du sauvetage du club genevois, balaie cette accusation. A l'image de son client, Me Marti en veut à beaucoup de monde, à commencer par la presse: Le Temps est accusé d'avoir contribué à la faillite du Servette FC en dissuadant Lorenzo Sanz, ancien président du Real Madrid, d'honorer les engagements financiers qu'il aurait pris envers Marc Roger; on reproche à la Tribune de Genève de publier un peu trop souvent la photo de Me François Canonica; et au Matin de tourner en dérision les maux physiques que son client a invoqués durant plus d'un an afin de justifier ses absences. Plus grave: le clan Roger estime que la justice genevoise fait preuve d'iniquité. «La justice ne peut plus avoir confiance en lui? Il pense exactement la même chose dans le sens inverse!», tonne Me Marti. «Au lieu de lui demander des explications, on prononce des inculpations, dont certaines sont farfelues.» Et de brandir les 12,4 millions de surendettement qui blindaient les comptes du Servette FC au 31 décembre 2003, avant le «rachat» par Marc Roger pour un franc symbolique. «On m'a caché ce passif, la dette était censée s'élever à environ 4,5 millions», jure le Français en citant nommément les précédents dirigeants, Christian Lüscher, Alain Rolland et Olivier Carrard. Un expert indépendant nommé par le juge d'instruction a entre-temps innocenté le triumvirat. «Je ne leur souhaite pas de mal mais je trouve bizarre qu'ils ne soient pas inquiétés», glisse Me Marti dans les couloirs, avant d'exprimer ses doutes quant au «courage du juge». Marc Roger, qui a déjà purgé onze mois de détention préventive - trois à Champ-Dollon, huit dans les environs de Madrid -, est inculpé pour gestion fautive, abus de confiance, banqueroute frauduleuse, faux dans les titres, infraction à la loi sur le séjour des étrangers et pour avoir favorisé certains créanciers. «La justice devrait être la même pour les riches et les pauvres, les notables et les inconnus, les Genevois et les étrangers», peste-t-il. «Je veux que l'instruction continue, je veux la vérité, mais je ne veux plus voir le juge d'instruction Marc Tappolet. Je ne voulais pas être extradé parce qu'en Espagne, au moins, on me laissait voir mes enfants.» Davantage encore que son rôle dans la faillite du Servette FC, l'ancien agent de joueurs risque désormais de payer ses manquements envers la justice. «Après la confiance des joueurs, il a trompé les instances judiciaires», déclare l'avocat des joueurs Christian Karembeu et Stéphane Ziani. D'après François Canonica, l'accusé risque sept ans et demi de prison. |
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© Le Temps, 2007 .
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Roland Courbis (AP)

Roland Courbis (AP)
En première instance, il avait été condamné à trois ans et demi de prison ferme, tandis que l'actionnaire majoritaire de l'OM, Robert Louis-Dreyfus, 60 ans, avait été condamné à trois ans de prison avec sursis. L'avocat général avait réclamé le 20 juin la confirmation de ces deux peines.
Huit autres prévenus avaient comparu à leurs côtés. Les mis en cause se voyaient reprocher plus de 22 millions d'euros de détournements commis entre 1997 et 1999 à l'occasion de quinze transferts présumés frauduleux, ayant donné lieu aux versements de primes occultes à des agents de joueurs, des intermédiaires du foot et des joueurs. AP
xnis/mw
Genève
RSSSERVETTE FC | 00h05 Le juge Tappolet a dû appeler la sécurité pour maîtriser l'ex-boss du Servette FC. Ses avocats, outrés par les conditions d'extradition, sont prêts à attaquer la Suisse en justice. Marguerite Fauconnet, l'ex-avocate de Marc Roger, vient d'être inculpée dans le cadre de la faillite du club.
© L. Guiraud | Hier, 17h30, au Palais de justice. Le fourgon emmène Marc Roger à Champ-Dollon après son audition devant le juge Marc Tappolet.
FEDELE MENDICINO | 12 Octobre 2007 | 00h05
On ne l'attendait plus. On n'y croyait plus. Et pourtant, Marc Roger est arrivé hier à 15 h à bord d'un avion privé accompagné d'un médecin et d'une poignée depoliciers genevois. Menotté, l'homme suspecté d'avoir coulé le Servette a ensuite été conduit sous escorte au Palais de justice où l'attendait de pied ferme le juge d'instruction Marc Tappolet.
Le magistrat comptait probablement l'entendre, voire lui signifier de nouvelles inculpations dans le cadre de la faillite du club. En effet, deux récentes expertises financières pourraient alourdir son dossier. Mais la rencontre a vite tourné au vinaigre. Selon nos informations, Marc Roger s'est énervé à la vue de son ennemi juré. «Il était agité nous confirme une source. Il a hurlé et vociféré dans la salle d'audition. Le juge d'instruction a même dû se résoudre à appeler la sécurité à la rescousse.»
Pendant ce temps, dans les couloirs du Palais, gendarmes, huissiers et greffiers ne parlent que de lui. «Il va encore nous coûter un saladier, peste un policier. L'avion médicalisé puis un psychologue sur le tarmac, c'est cher. Espérons qu'ils le garderont au chaud jusqu'au procès ce printemps.» Un interprète renchérit: «Il se moque de tout le monde depuis des mois. Vous allez voir qu'il va encore réussir à obtenir sa libération provisoire.» Si l'homme est présumé innocent, ici, personne ne prend sa défense.
L'audience entre le juge et le prisonnier ne dure pas. Vers 17 h 30, à la rue des Chaudronniers, la porte métallique du Palais de justice s'ouvre. Un fourgon, dans lequel se trouve le détenu, sort doucement de la cour. Tout sourire, les chauffeurs en uniforme quittent la Vieille-Ville pour le conduire à Champ-Dollon. Un lieu de détention qu'il n'avait plus vu depuis le 1er juillet 2005, date de sa libération provisoire sous caution. A 18 h, la lourde enceinte d'acier de la prison se referme derrière lui.
Finalement, la Suisse n'a pas suivi la décision des juges espagnols qui avaient demandé à ce qu'il ne soit pas extradé par les airs en raison de ses problèmes de santé. L'Office fédéral de la justice rétorque que «le certificat médical attestait qu'en dépit de l'aérophobie dont souffrait prétendument l'intéressé, celui-ci pouvait être extradé par avion». Et le juge Tappolet d'assurer que le voyage s'est déroulé sans problème.
Ce n'est pas l'avis de Me Jean-Louis Andreau, un des avocats français de Marc Roger: «Son aérophobie est réelle. Il faudra vérifier si on lui a fait prendre des médicaments de force, mais aussi s'il a survolé le territoire français.»
En effet, il y a quelques jours, la France s'était opposée au transfert de Roger via son territoire. «Si la Suisse a désobéi, poursuit Me Andreau, nous irons en justice. L'instruction de notre client aurait pu simplement avoir lieu chez lui à Alès (Gard). Cela aurait évité aux contribuables suisses de payer 100 000 francs de frais pour un avion privé.»
Avocats des joueurs lésés dans la faillite du club, Me Canonica salue l'opiniâtreté et la compétence du juge et du procureur Dario Zanni, «qui sont les maîtres d'oeuvre» de l'arrestation et du rapatriement de Marc Roger. «Les parjures, les attaques inacceptables et les procès d'intention faits par le prévenu à la justice genevoise trouvent ainsi un épilogue légitime et heureux.»
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