mercredi 17 janvier 2007, 13h30
WASHINGTON (AFP) - Plusieurs blogueurs ont obtenu une accréditation presse pour suivre les débats lors du procès de Lewis Libby, ancien haut responsable de la Maison Blanche accusé d'avoir menti à la justice, a-t-on appris mardi auprès du tribunal. Une association de blogueurs, "Media bloggers association" (MBA), a annoncé sur son site avait obtenu une accréditation pour la salle d'audience et une autre pour la salle de presse, où les débats sont retransmis par un circuit vidéo interne. Selon Robert Cox, président de la MBA, c'est la première fois que des blogueurs obtiennent en tant que tels une accréditation presse pour un procès fédéral. Il est en revanche souvent arrivé que des journalistes accrédités au nom de leur organe de presse animent un blog en plus de leur couverture classique. Au total, le tribunal fédéral de Washington a fourni environ 80 accréditations, 35 pour la salle d'audience et 45 pour la salle de presse, a expliqué une porte-parole, en confirmant que plusieurs de ces accréditations avaient été données à des blogueurs. Le procès de Lewis Libby, ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, accusé de parjure et de faux témoignage pendant l'enquête sur des fuites sur l'identité d'un agent de la CIA, s'est ouvert mardi avec le début de la sélection des jurés. Les débats devraient commencer lundi 22 janvier et se poursuivre pendant 4 à 6 semaines. S'il est reconnu coupable, M. Libby risque jusqu'à 30 ans de prison. |
| mardi 16 janvier 2007, 21h06
WASHINGTON (AP) - Plus de trois ans et demi après la révélation de l'identité d'un agent de la CIA, Valerie Plame, le procès de l'ancien directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, I. Lewis "Scooter" Libby, s'est ouvert mardi à Washington. L'ancien conseiller comparaît pour faux témoignage et obstruction à la justice pendant environ six semaines devant un tribunal fédéral. C'est l'un des plus hauts responsables jugés aux Etats-Unis depuis le scandale du Watergate. Sa défense entend plaider la mémoire défaillante d'un homme qui devait à l'époque gérer des dossiers sensibles, comme l'Iran, la Corée du Nord et l'Irak. Il est peu probable que son procès ne détermine les responsabilités dans cette fuite. Mais il va permettre aux Américains d'entrevoir la manière dont les conseillers de l'administration avaient répondu aux critiques de l'ancien ambassadeur Joseph Wilson: l'époux de Valerie Plame avait en effet ouvertement dénoncé les motifs invoqués par Bush pour déclencher la guerre en Irak. L'identité de l'agent de la CIA était pour la première fois apparue dans la presse sous la plume de l'éditorialiste Robert Novak le 14 juillet 2003, huit jours après la publication d'une tribune de Joseph Wilson dans le "New York Times". L'ancien ambassadeur avait été envoyé au Niger début 2002 pour faire la lumière sur les informations selon lesquelles l'Irak de Saddam Hussein avait tenté d'acquérir de l'uranium à des fins militaires. Il avait conclu que cette assertion était fausse, mais elle avait été utilisée par George W. Bush dans son discours de janvier 2003 sur l'état de l'Union. Le procès s'est ouvert par la sélection des jurés. "Avez vous des sentiments ou opinions, positifs ou négatifs, sur l'administration Bush (...) sa politique et son action susceptibles d'affecter votre capacité à donner à un ancien membre de l'administration Bush un procès équitable?", a demandé le président du tribunal à chacun des 60 jurés potentiels. Le vice-président américain Dick Cheney pourrait témoigner au cours du procès, mais on ignore en revanche si Karl Rove, l'éminence grise de Bush, sera appelé à la barre. AP ll/v0772 |



Les chats d'actualité
es journalistes de Libération, du Monde, du Canard Enchaîné et du Nouvel Observateur ont été entendus jeudi comme témoins par les magistrats chargés d'enquêter sur la "violation du secret de l'instruction" dans l'affaire Clearstream, a-t-on appris de sources proches du dossier.




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