Samedi 12 janvier 2008

 

Depuis un peu plus de trois ans, les amendes prononcées par les tribunaux peuvent faire l'objet d'une « remise » de 20 %, lorsqu'il y a paiement spontanné.

La semaine dernière, quelques instants après avoir été condamné à 400 € d'amende par le tribunal correctionnel de Nantes, un homme est rappelé à la barre avant de quitter la salle d'audience : « Monsieur, revenez s'il vous plaît. Si vous payez votre amende dans un délai d'un mois, vous aurez une réduction de 20 % de réduction. C'est les soldes... ». Eh oui, au tribunal, les soldes ont lieu toute l'année !

Une disposition de la loi Perben

Institué par la loi Perben du 9 mars 2004, ce système de rabais vise à améliorer le recouvrement spontané des amendes, prononcées dans les affaires de correctionnelle ou de police. « Et ça marche », affirme un porte-parole du Trésor public.

Force est de reconnaître qu'il fallait trouver une solution au problème. Depuis la mise en place du dispositif une amélioration a été notée. Mais les résultats ne sont pas encore fantastiques.

Une amende sur deux n'est pas payée spontanément

Publié le mois dernier, un rapport d'information de l'Assemblée nationale montre que, tous types d'amendes confondues, le taux de recouvrement est de 76 %. Un chiffre qui tombe à 50 % en ce qui concerne les amendes prononcées par le tribunal. Une amende sur deux n'est donc pas payée spontanément.

Prélèvements sur salaire, saisie de biens... le Trésor public dispose pourtant de moyens pour contraindre au paiement. Mais parfois, le montant de l'amende en question est moins élevé que le coût d'une telle procédure.

Réductions aussi pour les chauffards

D'où la mise en place d'une réduction de 20 %, limitée toutefois, à une somme de 1 500 €.

Les auteurs d'infractions routières qui payent leur amende dans les temps peuvent également bénéficier d'une réduction. Ainsi pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h, l'amende forfaitaire s'élève à 68€. Elle sera réduite à 45 € si le paiement est effectué dans le délai indiqué sur le PV.

Concernant les PV de stationnement, c'est une autre histoire. La bonne vieille technique du bâton prévaut toujours sur celle de la carotte. Pour les « mauvais payeurs », un barème de majorations peut transformer, en l'espace de quelques années, un PV de 35 € en une amende de plusieurs centaines d'euros. À bon entendeur...

Antoine Garnier

 
Presse-Océan

Des ristournes sur les amendes afin de faciliter leur paiement
Webcarnews.com - 11 jan 2008
Plutôt que de courir derrière les mauvais payeurs d'amendes, Bercy souhaite faciliter cette douloureuse démarche afin de faciliter le recouvrement : des ...
DES RISTOURNES POUR FACILITER LE RECOUVREMENT DES AMENDES
CCFA - 11 jan 2008
Les amendes routières réglées par les automobilistes représentent une somme de 600 millions d’euros par an. Le ministère des Finances compte prendre des ...

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Samedi 12 janvier 2008

Alors qu'il n'y a pas si longtemps plusieurs départements s'inquiétaient de la disparition de leurs tribunaux selon la nouvelle carte judiciaire, Antibes a vécu hier la pose de la première pierre de la cité judiciaire dans le nord de la ville (2346 m2 dans le quartier Nova Antipolis, à côté du bowling). Même si ce n'est pas une création mais un simple déménagement (depuis la place Amiral-Barnaud et le boulevard Foch), c'est un signal fort pour le maintien d'une justice de proximité sur le territoire antibois.

NOVA ANTIPOLIS Les tribunaux d'Instance et de commerce ainsi que l'antenne de justice s'installent au Nord de la ville. Coût de l'opération : 5 282 372 euros HT

La compétence des institutions dépassant la ville et s'étendant à la Communauté d'agglomération Sophia Antipolis mais aussi à la Colle-sur-Loup, Saint-Laurent du Var, Cagnes-sur-Mer et Saint-Paul pour le tribunal de commerce (1). Soit une population de 260 000 à 280 000 habitants. Le bâtiment sera livré dans un an.

Un nouveau bâtiment pour une activité soutenue

« Même si nous avions une confiance aveugle, je dois avouer que nous avons eu des moments de doute »« ça faisait 30 ans que l'on constatait que les tribunaux d'Instance et de commerce étaient trop à l'étroit ». C'est l'activité soutenue de ces institutions qui commandait de nouveaux locaux pour « une meilleure fonctionnalité et une modernisation » selon les mots du sous-Préfet : à titre d'exemples, l'antenne reçoit 10 000 personnes par an, 6000 dossiers civils en Instance sont traités et 2453 jugements ont été rendus en 2007 au Tribunal de commerce (ce dernier étant le plus important du ressort du Tribunal de Grasse). « Il était logique que l'État s'adapte aux évolutions économiques et démographiques de la zone pour un service public de qualité » notait le procureur de la République, Marc Désert. soulignait le député-maire et président de la Casa Jean Leonetti pas malheureux de donner avec le sous-Préfet de Grasse, Claude Serra, le coup d'envoi de la construction de cet équipement.

Le financement est en effet tripartite avec la Casa qui possède la maîtrise d'ouvrage et apporte 773 063 euros HT, l'État qui donne la plus grosse partie, 3 953 047 euros et la ville d'Antibes : 988 262 euros HT. Soit un total de 5 282 372 euros HT (hors terrain fourni par la commune). « La maîtrise d'ouvrage confiée à la Casa a permis de réduire les délais et d'aller plus vite » précisait le sous-Préfet. « Nous sommes satisfaits, la cité sera à l'image de notre époque pour un bon fonctionnement pour le service et les justiciables » se félicitait, le président du Tribunal de commerce, Jacques Ippolito.

Place Amiral-Barnaud : un théâtre municipal, avec la Marguerite

Une soixantaine de personnes vont travailler sur le site « il y aura une gestion commune du bâtiment mais pas de mutualisation du personnel » ajouta le président du Tribunal de Grande Instance de Grasse, Jacques Lameyre.

Le déménagement du centre-ville à la périphérie est-il une bonne chose ? « Oui » répondent en ch?ur les responsables notamment car le nord de la ville est l'endroit le plus peuplé de la commune et que l'accessibilité peut être facilitée par l'A8 notamment pour les gens venant de l'extérieur d'Antibes.

Raccourcir les délais de traitement des dossiers ne fut pas l'objectif majeur même si ce nouveau bâtiment devrait le permettre à la marge : pour l'instant il est de 4 mois au Tribunal d'Instance et de 2 mois au Tribunal de commerce.

Dernière question que deviendront les locaux de la place Amiral-Barnaud ? « Un théâtre municipal, affirma Jean Leonetti, où le théâtre de la Marguerite serait à demeure et qui serait aussi ouvert pour des manifestations ».

(1) Les zones géographiques de compétence : l'antenne de justice pour la Casa, le tribunal d'Instance pour Antibes Juan-les-Pins, Biot et Vallauris-Golfe-Juan, le tribunal de commerce pour Antibes Juan-les-Pins, Vallauris Golfe-Juan, Villeneuve-Loubet, Biot, Saint-Laurent du Var, Cagnes-sur-Mer, La Colle-sur-Loup et Saint-Paul.

Sophie Rambure
Nice Matin

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Samedi 12 janvier 2008
 

 

ST. JOHNSBURY, Vermont - Confronté à un jury fondant comme neige au soleil, un juge du Vermont a pris le taureau par les cornes et décidé de réquisitionner des jurés... en pleine rue.

Il ne restait plus que 20 jurés, sur les 34 prévus dans le cadre d'un procès pour abus sexuels, quand le juge Harold Eaton a décidé d'envoyer le shérif local et ses adjoints en mission de recrutement express.

Positionnés stratégiquement sur le trottoir devant la Poste de St. Johnsbury, les représentants de la loi ont alors interrogé toutes les personnes croisées, leur demandant si elles avaient 18 ans révolus et si elles vivaient dans le comté. En cas de réponse positive, elles étaient priées de se présenter immédiatement au tribunal de la commune.

Selon le shérif Michael Bergeron, "99,9% des personnes interrogées ont bien pris la chose", ce que le juge a bien évidemment apprécié. En revanche, l'avocat de la défense David Sleigh s'est élevé contre cette sélection impromptue, exigeant un report du procès. Sa requête a été rejetée, mais le juge a promis de ne plus recommencer.


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Samedi 12 janvier 2008
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Cheikh Tidiane Sy, ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a effectué, hier, une visite sur le site qui doit abriter le futur Palais de justice. Il y a constaté qu’il ne reste que l’équipement du bâtiment, et a révélé que l’ouvrage a coûté à l’Etat du Sénégal la somme de dix milliards de FCfa.

Entre l’ambassade du Japon, le ministère de l’Equipement et des transports aériens et la maison d’arrêt de Rebeuss, se dresse une imposante bâtisse. De couleur beige, l’édifice abritera sous peu le futur Palais de justice du Sénégal. Toutes les juridictions de Dakar y seront logées : le Tribunal départemental, régional et, bien sûr, la Cour d’Appel. Au total, le nouveau Palais a huit salles d’audiences, d’une grande salle d’accueil, une bibliothèque, une salle polyvalente, sans compter d’innombrables bureaux pour magistrats, greffiers, avocats. Même les huissiers et notaires pourraient y obtenir des bureaux. Il est difficile de trouver à Dakar un aussi majestueux ouvrage architectural. C’est ce bijou-là qui a accueilli, hier dans la matinée, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Accompagné d’une importante délégation, Cheikh Tidiane Sy a visité tous les coins et recoins du bâtiment dont la plus grande salle d’audience a une capacité d’accueil de 1500 places. A la fin de la visite, c’est un ministre visiblement très satisfait qui s’est entretenu avec la presse. « Vous avez-vous-même compris que tout est terminé. Il ne reste que l’équipement du bâtiment », s’est réjoui le ministre d’Etat. Et Cheikh Tidiane Sy de révéler que le gouvernement du Sénégal a déboursé dix milliards de FCfa pour obtenir cette belle œuvre. « Tout a été pris en compte pour que les magistrats exercent leur travail dans d’excellentes conditions », a-t-il ajouté. Interrogé sur la sécurisation de l’édifice et de son entretien, le ministre a indiqué que toutes les dispositions seront prises pour garantir la sécurité des lieux et y assurer un bon climat de travail. Pour le premier président de la Cours d’appel de Dakar, avec cette réalisation, c’est un grand besoin des magistrats qui vient d’être réglé. « Nous ne cesserons de saluer cet effort de l’Etat qui vient de mettre à notre disposition ce joyau, car le besoin se faisait sentir », a souligné Cheikh Tidiane Diakhaté. Même appréciation chez le bâtonnier de l’Ordre des avocats. « C’est tout le corps judiciaire qui remercie l’Etat », a dit Moussa Félix Sow pour qui « ce beau palais est un honneur pour tout le Sénégal ».

Répondant à une question d’un confrère qui voulait savoir à quand la réception des locaux, le ministre d’Etat Cheikh Tidiane Sy, sans indiquer de date précise, a déclaré que sous peu de temps les magistrats disposeront de leur lieu de travail. « L’équipement d’un bâtiment à la dimension de ce nouveau Palais de justice demande des investissements lourds », a précisé M. Sy qui a rappelé au passage que l’Etat ne fera jamais assez pour la justice qui est une composante essentielle dans toute démocratie digne de ce nom.

Abdoulaye DIALLO


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Mercredi 2 janvier 2008

Dedans/Dehors
-> Réflexions
-> Réflexions : Exécutions de la peine -> Rapport d’Étienne BLANC, député, sur l’exécution des décisions de justice pénale concernant les personnes majeures
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1 RECONNAÎTRE L’IMPORTANCE DE L’EXÉCUTION DES DÉCISIONS DE JUSTICE PÉNALE
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CHAPITRE 1ER
RECONNAÎTRE L’IMPORTANCE DE L’EXÉCUTION DES DÉCISIONS DE JUSTICE PÉNALE

L’exécution des décisions de justice pénale a pendant trop longtemps été considérée comme une matière secondaire. Deux indices traduisent ce désintérêt : l’absence d’évaluation de l’exécution des décisions de justice pénale et le manque de lisibilité des dispositions relatives à l’exécution des peines au sein du code de procédure pénale et du code pénal. L’évaluation de l’exécution des décisions de justice pénale et la création d’un code de l’exécution des peines doivent aujourd’hui être des priorités, marquant l’importance particulière que les pouvoirs publics souhaitent voir reconnue à ce domaine aussi essentiel que les poursuites, l’instruction ou le jugement dans la chaîne pénale.

I. ÉVALUER L’EXÉCUTION DES DÉCISIONS DE JUSTICE PÉNALE

La question de l’exécution des décisions de justice pénale est devenue, depuis quelques années seulement, un sujet d’intérêt et de réflexion. Pourtant, si les informations recueillies auprès des juridictions et les statistiques disponibles relatives aux juridictions franciliennes montrent effectivement qu’un certain nombre de peines ne sont pas exécutées ou sont exécutées tardivement, le manque de statistiques nationales permettant d’évaluer l’exécution des décisions de justice pénale pose de sérieuses difficultés.

L’amélioration de l’exécution des décisions pénales constitue certes un objectif du programme « Justice judiciaire » dans le cadre de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Deux indicateurs de performance ont été choisis, le taux de mise à exécution et le délai moyen de mise à exécution pour quatre types de peines : l’emprisonnement ferme, le travail d’intérêt général, le sursis avec mise à l’épreuve et l’amende (indicateurs 4.1 et 4.2).

En outre, le développement des aménagements de peine a été retenu comme objectif du programme « Administration pénitentiaire ». Un indicateur relatif au pourcentage de personnes placées sous écrou et condamnées bénéficiant d’un aménagement de peine a été mis en place.

Ces objectifs et indicateurs appellent plusieurs remarques. Tout d’abord, la significativité des indicateurs est actuellement faible, puisqu’ils ne sont élaborés qu’à partir des données des sept juridictions franciliennes et non de l’ensemble des juridictions françaises. Cette insuffisance devrait, selon le ministère de la justice, être normalement résolue à partir de 2008 ou 2009 avec l’entrée en service du système informatique Cassiopée. Outre le fait que la mise en place d’un système informatique performant est une priorité pour améliorer l’efficacité de la justice pénale, la nécessité de disposer de statistiques nationales suffisamment détaillées pour permettre d’évaluer l’exécution des peines rend indispensable un déploiement de Cassiopée dans les meilleurs délais.

Ensuite et surtout, il apparaît que la pertinence des objectifs et la précision des indicateurs retenus peuvent prêter à discussion. En effet, ils ne permettent pas d’évaluer de façon aussi précise qu’il serait souhaitable l’exécution des décisions de justice pénale, tant sur un plan quantitatif que qualitatif.

Sur un plan quantitatif, il apparaîtrait utile, compte tenu des difficultés particulières de mise à exécution des jugements contradictoires à signifier - sur lesquelles nous reviendrons - ainsi que des jugements par défaut, de distinguer les délais et les taux d’exécution en fonction de la nature du jugement. Une telle distinction permettrait de mesurer précisément l’évolution des délais et taux d’exécution pour les jugements contradictoires, les jugements contradictoires à signifier et les jugements par défaut et d’évaluer la pertinence des solutions retenues pour améliorer l’exécution de ces différents types de décisions.

Sur un plan qualitatif, le choix de ne retenir que quatre peines (emprisonnement ferme, travail d’intérêt général, sursis avec mise à l’épreuve et amende) pour les indicateurs relatifs à l’exécution des peines apparaît trop restrictif. En effet, d’autres peines, telles que la suspension ou l’annulation du permis de conduire ou les confiscations d’objets ayant servi à commettre l’infraction, sont quantitativement importantes, tandis que de nouvelles peines, telles que le suivi socio-judiciaire ou le stage de citoyenneté, ont été créées au cours des dernières années. Une évaluation de l’exécution de l’ensemble des peines prévues par le code pénal apparaît tout aussi indispensable que celle des quatre peines retenues.

Concernant la peine de suivi socio-judiciaire, les conditions de son exécution feront l’objet d’une étude approfondie dans le cadre des travaux à venir de la mission d’information sur l’exécution des décisions de justice pénale. Dès lors, la mission estime particulièrement nécessaire que l’exécution de cette peine donne lieu à une évaluation extrêmement précise par le Gouvernement.

Enfin, la fixation dans le programme « Administration pénitentiaire » d’un objectif relatif au développement des aménagements de peine peut se comprendre dans le sens où il est indispensable que l’Administration pénitentiaire, dont la mission ne se limite pas à la garde et à la sécurité mais consiste aussi à favoriser la réinsertion sociale des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire, doit s’investir pour permettre le développement des aménagements de peine. Toutefois, les décisions d’aménagement de peine ne relèvent pas de la compétence de l’Administration pénitentiaire mais de celle des juges de l’application des peines ou du tribunal de l’application des peines, sauf lorsqu’elles sont ramenées à exécution par le directeur du SPIP en cas de silence du JAP dans le cadre de la « nouvelle procédure d’aménagement de peine » (NPAP), en application de l’article 723-24 du code de procédure pénale.

Assigner un objectif à une administration qui n’a pas à titre principal la maîtrise des décisions ne semble pas correspondre à la logique de performance et de responsabilisation de la LOLF. Cependant, certaines évolutions tendant à renforcer le rôle des SPIP dans le domaine des aménagements de peine seront proposées par la mission. Le développement des aménagements de peine devrait donc devenir un objectif partagé entre la justice judiciaire et l’Administration pénitentiaire.

Afin de mesurer les évolutions des aménagements de peine mis en œuvre par les juridictions de l’application des peines et par les SPIP, la mission estime nécessaire que le développement des aménagements de peine devienne un objectif tant pour le programme « Justice judiciaire » que pour le programme « Administration pénitentiaire », mais aussi que les différents aménagements de peine soient distingués au sein de chaque objectif.

Proposition n° 1

Modifier les objectifs et les indicateurs fixés en application de la loi organique relative aux lois de finances, afin de permettre une évaluation quantitative et qualitative efficace de l’exécution des décisions de justice pénale.

II. CRÉER UN CODE DE L’EXÉCUTION DES PEINES

Les dispositions relatives à l’exécution des peines sont aujourd’hui regroupées dans le Livre cinquième du code de procédure pénale intitulé « Des procédures d’exécution », comptant plus de cent articles numérotés de 707 à 803-4. Les articles réglementaires, de trois natures différentes (décrets en Conseil d’État, décrets simples et arrêtés), sont encore plus nombreux : il s’agit des articles R. 57-1 à R. 249-8, D. 48 à D. 599 et A. 38-2 à A. 53. Certaines dispositions, relatives à la semi-liberté et au placement sous surveillance électronique, qui constituent des modalités d’exécution de la peine d’emprisonnement, figurent également dans le code pénal.

Ces dispositions ont été insérées dans ces deux codes au fur et à mesure de la prise d’importance de l’exécution des décisions de justice pénale, sans que l’architecture et la cohérence d’ensemble des dispositions soient véritablement établies. Leur place dans le code de procédure pénale est d’ailleurs, pour certaines de ces dispositions, discutable : certaines règles sont effectivement des règles de procédure, mais d’autres sont de véritables règles de fond. Par exemple, au sein des dispositions relatives à la libération conditionnelle cohabitent des dispositions sur les conditions de fond que doit réunir le condamné pour bénéficier de cet aménagement de peine (article 729) et des dispositions de procédure relatives à la juridiction compétente (article 730) ou aux modalités d’exécution de la mesure (article 732).

Surtout, l’organisation de ces dispositions les rend difficilement lisibles tant pour le justiciable que pour les magistrats chargés de l’exécution et de l’application des peines et les personnels des SPIP et de l’Administration pénitentiaire. Ce manque de lisibilité du droit de l’exécution des peines est souligné par l’ensemble des personnes entendues par la mission et critiqué par la doctrine : « L’ajout répété de règles partielles et le plus souvent contradictoires, selon l’orientation des politiques répressives du moment, engendre de multiples difficultés juridiques qui sont le plus souvent inutiles » [1].

En conséquence, la mission formule le vœu - soutenu par les interlocuteurs de la mission, par le comité d’orientation restreint de la loi pénitentiaire [2] ainsi que par une partie de la doctrine [3] - que l’organisation de ces dispositions soit rationalisée et que soit créé un code spécifique relatif à l’exécution des peines.

Le code de l’exécution des peines regrouperait l’ensemble des dispositions relatives d’une part à la mise à exécution des sanctions, d’autre part à l’application des peines, ainsi que les règles relatives aux juridictions et services chargés de la mise en œuvre de ces dispositions. L’expression « exécution des peines » apparaît comme la plus adaptée, dans la mesure où « le droit de la peine comprend deux ensembles : celui de la mise à exécution de la peine et celui de l’application de la peine, dominé par le principe d’individualisation » [4].

Proposition n° 2

Créer un code de l’exécution des peines.


[1] Martine Herzog-Evans, Juridictionnalisation de l’application des peines : le bilan, XVIIIème congrès de l’Association française de droit pénal, Revue pénitentiaire et de droit pénal, numéro spécial 2007, Le droit de l’exécution des peines, une jurisprudence en mouvement, page 179

[2] Comité d’orientation restreint de la loi pénitentiaire, Orientations et préconisations, page 59

[3] Philippe Bonfils, rapport de synthèse du XVIIIème congrès de l’Association française de droit pénal, Revue pénitentiaire et de droit pénal, numéro spécial 2007, Le droit de l’exécution des peines, une jurisprudence en mouvement, page 197

[4] Jean Pradel, rapport introductif du XVIIIème congrès de l’Association française de droit pénal, Revue pénitentiaire et de droit pénal, numéro spécial 2007, Le droit de l’exécution des peines, une jurisprudence en mouvement, page 7


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Mardi 1 janvier 2008
Abdelwahad Radi au Club de L’Economiste

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· Une mini-rallonge budgétaire de 16%

· Radi cogite en attendant les directives royales


· Recycler les institutions et les mentalités aussi


La justice et rien que la justice. Elle sera, au côté de l’éducation, un des chantiers titanesques pour les 5 prochaines années. Est-ce que Abdelwahad Radi, ministre de la Justice, aura les moyens de «sa» réforme? Dès janvier, des discussions entre le ministère de tutelle, celui des Finances et la Primature seront lancés. «Nous avons déjà obtenu une augmentation de 16% du budget dans la loi de Finance de 2008. C’est la plus grosse augmentation depuis 10 ans», se targue le ministre de la Justice. Il a été vendredi dernier l’invité du Club de L’Economiste.
En chiffres, Radi a eu droit à 1,2 milliard de DH. Quoi qu’il en soit, l’enveloppe ne représente que 2% du budget général de l’Etat! La justice est pourtant présentée comme cible «prioritaire». Mais sa part du gâteau budgétaire demeure dérisoire par rapport à l’éduction, qui en rafle plus de 20%. «C’est pas la volonté politique qui manque, mais plutôt les moyens». L’alibi financier masque la défaillance chronique de l’appareil judiciaire. Un tribunal s’occupe en moyenne de 10.000 dossiers par an. Les 30 millions de justiciables disposent en tout et pour tout de 3.322 magistrats. Ils sont une douzaine par instance. Avec 800 affaires à traiter par mois, ils n’ont que 7 minutes à consacrer à chaque dossier. Inutile d’évoquer l’impératif de la spécialisation des juges. Un lourd héritage que Radi doit gérer. Il a déjà entamé le diagnostic de son département.
D’ailleurs, la formation du personnel judiciaire est en ligne de mire. «Nous comptons former 2.600 nouveaux juges et 8.000 fonctionnaires d’ici cinq ans», annonce le ministre. Mais il n’y a pas que la formation. Radi se veut «bâtisseur». Seize tribunaux de 1re instance et quatre cours d’appel seront construits d’ici 2012. Un investissement qui coûtera 1,2 milliard de DH. «Pour 2008, nous ne disposons que de 250 millions», précise Radi. Parviendra-t-il à mobiliser le reste durant les quatre prochaines années? Une question d’autant plus pressante vu que l’informatisation est aussi au programme.
«La répartition des nouvelles instances obéira à la nouvelle carte judiciaire, afin d’éviter les erreurs du passé», argumente le ministre de la Justice. Mais les justiciables n’auront pas droit aux Palais de justice. Un pôle juridique qui regroupe plusieurs types d’instances (pénale, commerciale, civile…). Prenons le cas de Casablanca. L’éparpillement des tribunaux plombe la notion de proximité géographique. En matière civile, le tribunal de 1re instance se trouve à Anfa, tandis que la Cour d’appel est à El Oulfa. Justiciables et avocats doivent courir d’un bout à l’autre de la ville. Autre difficulté: les audiences commencent toutes à la même heure (9 heures).
«En justice, il n’y a pas de révolution, mais juste une évolution», relativise le ministre. Traduction: une réforme doit s’inscrire dans le temps. Il ne suffit donc pas de recycler les institutions. Un toilettage des mentalités s’impose. Lutter contre la corruption, renforcer l’indépendance des juges, accélérer et exécuter les jugements … la tâche est immense. Les priorités de la réforme «dépendront des orientations royales», souligne Radi. Le Souverain a évoqué, lors de l’ouverture de la 8e législature, une Charte nationale de la justice. En attendant, le ministère de tutelle planche sur «des hypothèses d’intervention».
Radi se dit en tout cas préoccupé par «l’amélioration de la prestation quotidienne des tribunaux». Un stand d’accueil, avec un PC à la clé, fera son entrée dans les juridictions. Question de «garantir aux justiciables l’accessibilité à leurs dossiers».
La modernisation des institutions aura-t-elle un impact sur l’indépendance des juges, la corruption…? Prévenir la fraude «ne se limite pas au volet technique. Il nous faut une contre-culture», précise Radi. Et c’est là où le ministre revendique l’aspect non-quantifiable de la réforme. Car la corruption a des ramifications en dehors des tribunaux.
Pour le moment, les ingrédients du changement sont presque réunis: volonté politique, mini-rallonge budgétaire, une charte en perspective… Reste à savoir si la mayonnaise va prendre. Rappelons la formule latine «Verba volant, scripta manent»: les paroles s’envolent, les écrits restent et font… preuves.


Un gardien pour 11 détenus


Ils sont 55.600 personnes à croupir derrière les barreaux. La ration alimentaire d’un détenu ne dépasse pas 5 DH/j. Pis encore, les «budgets» médicament et hygiène sont respectivement de 60 et 20 centimes. Sans parler de la surpopulation carcérale (1 à 1,5 m2/personne). Le ministère de la Justice compte d’ailleurs construire 11 nouveaux pénitenciers. Le nombre de gardiens fait aussi défaut (5.000): un surveillant pour 11 prisonniers.

Faiçal FAQUIHI & Nouaim SQALLI

 

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Lundi 24 décembre 2007

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La Maison de la justice et du droit de Saint-Etienne a emménagé au 9 du boulevard Jules Janin, dans une ancienne école, depuis septembre 2007. Ce déménagement permet ainsi de doubler sa superficie et de proposer de nouveaux services.  (17/12/2007)

 

Les services proposés par la Maison de justice et du droit de Saint-Etienne:



  • Vous guide dans vos démarches à caractère judiciaire: relations avec votre voisinage, désaccord avec une administration, votre propriétaire, votre locataire, un professionnel, vos créanciers, ou si vous être victime d'une infraction (agression, vol, dégradation)

  • Vous renseigne sur vos droits: justice, droit du travail, logement, protection sociale, consommation...

  • Assure un service de conciliation et de médiation: à la demande des personnes qui le désirent ou sur convocation du Procureur de la République saisi d'une plainte

La Maison de la justice et du droit de Saint-Etienne abrite également désormais le Conseil départemental d'accès au droit (CDAD) et l'association d'aire aux victimes ASAS.


Renseignements: 04 77 49 83 30



 

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Lundi 17 décembre 2007

Nouvelle-Calédonie / Société




Suite à l’agression au couteau d’un juge de Metz, en juin, les palais de Justice doivent désormais s’équiper d’un détecteur de métaux à l’entrée. Photo Thierry Perron

Fini le temps où l’on entrait au palais comme dans un moulin. Les visiteurs sont désormais contrôlés par un vigile… En attendant la mise en service d’un détecteur de métaux. Cette mesure de sécurité a été demandée par la Garde des Sceaux à tous les tribunaux.

Un détecteur de métaux qui encadre la porte d’entrée, une table sur la gauche pour contrôler le contenu des sacs… Le petit palais de Justice de Nouméa a des allures d’aéroport, avec son tout nouveau dispositif.
Sauf que celui-ci n’est pas tout à fait au point, puisque le portique, installé il y a plus de deux semaines à l’entrée du tribunal, ne fonctionne pas encore. Raison invoquée ? « La sonnerie était trop bruyante. Nous sommes donc en train de régler un dernier point pour en réduire la tonalité », explique-t-on au tribunal.
Le portique devrait donc être effectif « dans les jours à venir », assure-t-on. En attendant sa mise en marche, un vigile est chargé de contrôler les visiteurs à l’aide d’un détecteur manuel et de procéder à une fouille des sacs.
Ces nouvelles mesures répondent à une demande de la Garde des Sceaux, Rachida Dati, qui avait souhaité que tous les tribunaux soient équipés d’un portique à la date du 1er octobre, suite à l’agression au couteau d’un juge à Metz, en juin dernier. La ministre avait annoncé le déblocage de 20 millions d’euros (2,38 milliards CFP) pour l’achat de ce matériel de sécurité et le recrutement d’urgence de personnels pour les faire fonctionner.

C. C.
 


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Samedi 15 décembre 2007

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FRANCE. Ministère de la justice

Paris;La Documentation française;2007;372 pages

Après une présentation des moyens de la Justice (nombre de juridictions, moyens budgétaires, implantations), ce rapport décrit le fonctionnement de la justice civile : activité des juridictions, description des saisines et des durées de procédures par nature d'affaire, détail sur certains contentieux significatifs (affaires familiales, impayés, protection des mineurs et des majeurs, acquisitions de la nationalité française, redressements et liquidations judiciaires). Le fonctionnement de la justice pénale est présenté sous ses différents aspects : orientation des affaires par les parquets, activité des juges d'instruction et des juridictions de jugement, infractions sanctionnées et sanctions prononcées, taux de récidive. Sont également fournies les statistiques relatives à l'exécution des peines dans le cadre de l'administration pénitentiaire (milieu fermé, milieu ouvert, activité du juge de l'application des peines), puis les statistiques se rapportant à la protection judiciaire de la jeunesse (orientations données par les parquets aux affaires de mineurs, activité des juridictions de mineurs, activité des établissements de la protection judiciaire de la jeunesse, condamnations frappant des mineurs). Il présente l'activité de la justice administrative, les statistiques relatives à l'aide juridictionnelle accordée aux justiciables les plus démunis, et enfin les données disponibles sur les professions juridiques. Le rapport se termine par la présentation des principales données d'activité relatives à chaque juridiction : 35 cours d'appel, 181 tribunaux de grande instance, 473 tribunaux d'instance, 271 conseils de prud'hommes, 191 tribunaux de commerce, 151 tribunaux pour enfants.

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InstanceBeginEditable name="Titre" Annuaire statistique de la justice - Edition 2007 InstanceEndEditable [sommaire]

InstanceBeginEditable name="Auteur" Ministère de la justice InstanceEndEditable
bandeau droite

InstanceBeginEditable name="Date" Novembre 2007

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InstanceBeginEditable name="Contenu"

AVANT-PROPOS

 

MOYENS DE LA JUSTICE

Budget
Frais de justice - Aide juridictionnelle
Effectifs budgétaires
Implantations immobilières
Juridictions et établissements
Accès au droit


JUSTICE CIVILE

Activité des juridictions
Cour de cassation
Cours d’appel
Tribunaux de grande instance
Tribunaux de grande instance à compétence commerciale
Tribunaux d’instance, juridictions de proximité
Tribunaux paritaires des baux ruraux
Tribunaux des affaires de sécurité sociale
Conseils de prud’hommes
Tribunaux de commerce

Détails des saisines en 2004
Affaires nouvelles au fond
Ordonnances de référé et procédures particulières

Durée de traitement des affaires en 2005

Détail de certains thèmes

Acquisitions de la nationalité française
Protection des mineurs
Protection des majeurs
Affaires familiales
Redressements et liquidations judiciaires
Contentieux locatifs
Contentieux de l’impayé
Procédures devant le juge de l’exécution

JUSTICE PÉNALE

Activité des parquets
Saisines
Orientations
Mesures alternatives traitées par les associations


Activité des officiers du ministère public

Activité des juges d’instruction

Affaires terminées
Mises en examen
Mesures de contrôle judiciaire prononcées
Mesures de contrôle judiciaire traitées par les associations
Mesures de détention provisoire
La détention provisoire dans les condamnations

Activité des juridictions
Cours d’assises
Tribunaux correctionnels
Tribunaux et juges pour enfants
Tribunaux de police
Juridictions de proximité
Tribunaux aux armées
Cours d’appel
Cour de cassation
Révision des condamnations pénales
Indemnisation en matière de détention provisoire

Aide aux victimes

Condamnations
Crimes
Délits
Contraventions de 5e classe
Ensemble des peines prononcées dans les condamnations

Détails des condamnations
Violences volontaires
Violences involontaires
Atteintes sexuelles
Atteintes à la famille et autres atteintes à la personne
Vols et recels
Escroqueries et abus de confiance
Destructions et dégradations
Circulation routière et transports
Infractions en matière de chèques
Infractions en matière de travail et sécurité sociale
Infractions en matière de sociétés et de commerce
Infractions en matière de finances publiques
Infractions en matière de santé et de stupéfiants
Ordre administratif et judiciaire
Sûreté publique
Ordre public général
Les récidivistes dans les condamnations prononcées

EXÉCUTION DES PEINES ET ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE

Milieu fermé
Population carcérale : incarcérés, prévenus, condamnés
Mouvements de détenus : incarcérations, libérations, extraditions
Vie en milieu carcéral : activité professionnelle, enseignement, incidents

Activité des juges de l’application des peines
Placements à l’extérieur
Semi-liberté
Permissions de sortir
Libérations conditionnelles

Milieu ouvert
Population prise en charge par les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation
Mesures prises en charge par les SPIP
Interventions des SPIP

MINEURS ET JUSTICE

Activité des parquets mineurs
Orientations données aux affaires pénales
Mineurs délinquants : activité des juges et tribunaux pour enfants
Mineurs en danger : activité des juges des enfants
Activité des établissements de la PJJ - secteur public
Activité des établissements du secteur associatif habilité par la PJJ
Condamnations de mineurs

Crimes
Délits
Contraventions de 5e classe
Mineurs incarcérés
Mouvement de détenus mineurs

JUSTICE ADMINISTRATIVE

Tribunal des conflits
Conseil d’État
Cours administratives d’appel
Tribunaux administratifs
Cour des comptes
Chambres régionales des comptes
Cour de discipline budgétaire et financière


MÉDIATEUR DE LA RÉPUBLIQUE


AIDE JURIDICTIONNELLE

Procédures : admissions
Procédures : rejets
Bénéficiaires


AUXILIAIRES DE JUSTICE

Avocats
Avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation
Avoués près les cours d’appel
Greffiers de tribunal de commerce
Huissiers de justice
Administrateurs judiciaires et mandataires liquidateurs
Experts judiciaires
Notaires
Commissaires-priseurs judiciaires
Conciliateurs


ACTIVITÉ PAR JURIDICTION

Activité civile par cour d’appel
Activité pénale par cour d’appel
Activité civile des tribunaux de grande instance
Activité pénale des tribunaux de grande instance
Activité par parquet : orientations données aux affaires poursuivables concernant les mineurs
Activité des juges et tribunaux pour enfants
Activité par tribunal d’instance
Activité par conseil de prud’hommes
Activité par tribunal de commerce
Activité commerciale des tribunaux de grande instance
Condamnations prononcées par cour d’appel et par tribunal de grande instance


GLOSSAIRE

INDEX ALPHABÉTIQUE


 

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Vendredi 14 décembre 2007

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On ferme des tribunaux oui, mais on ouvre des bornes. Des "Points Visio-Public" pour être plus précis. Des " guichets administratifs virtuels pour les procédures judiciaires particulières", détaille le ministère de la Justice.

Ces guichets sont une des nouveautés de la vaste réforme de la carte judiciaire engagée par la ministre de la Justice, Rachida Dati. But de la réforme: "améliorer la qualité de la justice" en tenant compte de "la réalité des territoires" et en s'appuyant sur une modernisation et une informatisation de la justice.

C'est chose faite avec le Point Visio-Public. Un écran, un scanner, une imprimante, une caméra, en quelques clics, l'utilisateur se retrouve face à un interlocuteur. Un accès virtuel "de proximité" à la justice à l'heure où la réforme de la carte judiciaire supprime des tribunaux et soulève des craintes de désertifications judiciaires.

Expérimenté en Auvergne avec entre autres les services de l'ANPE -la région a d'ailleurs remporté le 1er prix des Broadband Awards 2007 de la Commission européenne,qui récompense les initiatives exemplaires en matière de réduction de la fracture numérique en zones rurales-,le Point Visio-Public (PVP) va être testé à l'échelle de la justice nationale.

Le 3 décembre Rachida Dati a signé avec Didier Lombard, président-directeur général de France Télécom -le groupe a conçu les premiers guichets auvergnats- une "convention d'expérimentation". Il semblerait que l'entreprise de télécom ne soit, à terme, qu'un fournisseurs de guichets parmis d'autres. L'appel d'offres n'aura lieu qu'après les tests.

"Le Point Visio-Public pourrait être implanté dans les maisons de Justice et du Droit, les tribunaux d'instance et les mairies. Les justiciables pourront, par exemple, effectuer une déclaration au greffe ou une procuration de vote sans se déplacer au tribunal", peut-on lire sur le site du Ministère.

"Plus accessible, plus efficace, plus lisible et plus rapide" pour la ministre de la Justice, ce dispositif est présenté comme une amélioration du service public dans des zones déficitaires. Son porte-parole Guillaume Didier ajoute que "l'accès au droit est plus fréquent que l'accès à un tribunal".

Les professions juridiques ont des réserves. La blogosphère judiciaire ironise. Maître Eolas s'amuse:

"Arrêtons de pleurer sur la carte judiciaire. Les tribunaux, c'est has been, c'est trop XIXème siècle. La justice du XXIe siècle sera online Je pourrais plaider par SMS."

Le blogueur Nouvouzil répond:

"C'est curieux ce nouveau système: plus il y a de bornes, moins il y a de limites!"

Tandis que Paxatagore imagine, au vu de la pénurie actuelle de greffiers, une situation dans laquelle la personne derrière l'écran serait délocalisée dans un autre pays francophone.

L'instauration de tels guichets pose mainte questions: qui sera en permanence de l'autre côté de l'écran? Quelles procédures pourront réellement être traitées à distance? Comment faire quand plus de deux parties seront impliquées? Quelles seront les garanties de confidentialité? Quelle valeur aura un document envoyé en pièce jointe? Aux interrogations s'ajoutent les craintes: que certains citoyens soient dissuadés par le dispositif, que l'automatisation conduise à des suppressions de postes, que ce soit le début de la fin de la justice humaine...

Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature (SM), n'émet "aucune objection à ce dispositif " mais "à condition, précise-t-elle, que les Points Visio-Public ne soient pas là pour remplacer les lieux de justice":

 



La présidente du SM ajoute que la venue de ce guichet virtuel n'est pas un "hasard": Rachida Dati veut "pallier les critiques qui lui sont faites" et qui disent que sa réforme "porte atteinte au principe de l'accès au droit ", constate-t-elle:

 



Dans les communes rurales -particulièrement touchées par la suppression de tribunaux d'instance, la prudence est également de mise. Dans un communiqué du 6 décembre intitulé "les maires ruraux s'inquiètent de l'éloignement de la justice", l'Association des maires ruraux de France (AMRF) dit considérer "avec intérêt" l'expérimentation mais "voit mal "ces bornes électroniques de mise en relation compenser la disparition des tribunaux".

Pour Marcel Astruc, membre du bureau national de l'AMRF, le PVP "n'est pas la réponse à tout" mais il reconnaît son utilité dans les "secteurs isolés". Ce maire d'un village dans le Puy de Dôme demande cependant à ce que l'on écoute plus "les gens sur le terrain" pour mener ce type de réforme:

 



Près de 67 millions d'euros seront consacrés l'an prochain aux programmes informatiques de la justice. En 2008, la dématérialisation des procédures pénales est prévue; en 2009, celle des procédures civiles. L'expérimentation du PVP ouvre le bal informatico-judiciaire mais le Ministère attend les conclusions des tests. Guillaume Didier, le porte-parole de Rachida Dati, explique:

"On le fait avec beaucoup de pragmatisme. On ne va pas décider Place Vendôme de ce dont on a besoin dans le Cantal."

A noter que les bornes ne seront pas forcément installées là où des tribunaux ont été supprimés mais "là où il y en a besoin".



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Interview de Rachida Dati Crédits : Peter Stumpf - Gamma
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Comment Rachida Dati a échoué en 7 mois

quinquennat sarkozy Rachida Dati | 14 décembre 2007 | Juan de Sarkofrance ( 0 commentaires)

Voir en ligne : Sarkofrance



Si ni Nicolas Sarkozy ni Rachida Dati ne veulent le confirmer, la rumeur d’un prochain départ de la protégée du Président de son poste actuel de Garde de des Sceaux dans les prochains mois se fait plus insistante. Force est de constater que la ministre a échoué à son poste, et en très peu de temps.

La rupture est totale avec le milieu judiciaire.

Elle a réussi à braquer les avocats, les magistrats, leurs syndicats, de gauche comme de droite. Il est dommage qu’un tel symbole (femme, d’origine algérienne et marocaine) échoue. Mais c’est comme ça. Nicolas Sarkozy n’avait pas la confiance naturelle des juges. Il ne l’avait pas cherché, bien au contraire. Rachida Dati a transformé l’essai. La machine est grippée.

Il faut les entendre, ces acteurs de l’ombre de la machine judiciaire, confier combien ils se sentent incompris et méprisés par le pouvoir. Le sentiment général étant que Nicolas Sarkozy joue l’opinion contre les juges. (...). Chez Michel Drucker, Nicolas Sarkozy a comparé les magistrats de la Cour de cassation à des rangées de "petits pois". Rachida Dati, elle, s’est posée en "chef des procureurs", convoquant autoritairement un magistrat de Nancy et voulant muter le procureur général d’Agen.

La Ministre est inaudible.
La moindre proposition de réforme de sa part, fusse-t-elle bonne, vire à la confrontation, de gauche (cf. la loi sur l’irresponsabilité pénale comme de droite (cf. la carte judiciaire). La ministre n’est ni écoutée, ni respectée, ni défendue.
Le JDD rapporte les propos "d’un haut magistrat ayant ses entrées à l’Elysée et place Vendôme" : "Elle est carbonisée dans la magistrature, chez les avocats et chez les parlementaires, mais elle s’en fiche car elle sait que son avenir est assuré".

Ses mesures ne produisent pas de résultat
Quand il faut parler bilan, le porte-parole de la ministre, Guillaume Didier, liste les 3 grands succès de la ministre : "Elle a réussi la réforme de la carte judiciaire, mais aussi la sécurisation des tribunaux ou la numérisation des procédures.". Fichtre, que se serait il passé si la réforme de la carte judiciaire avait été un échec : grèves de la faim, menaces de blocage des tribunaux, grève ! Bizarrement, nulle mention des peines planchers et de l’emprisonnement des mineurs...

Sa méthode est inefficace
Accélérer les mises en détention longue et presque sans appel (avec la loi sur les peines planchers et la récidive des mineurs du 10 août dernier), sans annoncer de moyens supplémentaires pour les prisons et l’encadrement carcéral était la première erreur. La réforme de la carte judiciaire en est une autre : les objectifs ne sont pas expliqués, la mise en oeuvre n’est pas négociée.

La Ministre est absente des grands débats

Rachida Dati s’est tue quand le ébat sur les tests ADN a enflé. Pourtant, on la voyait aux côtés de la ministre de la Culture (et du Président Sarkozy) à la remise officielle du rapport Olivennes, preuve qu’elle sait s’intéresser à des sujets transversaux....
Rachida Dati énerve avec ses mondanités répétitives, qui semblent prendre davantage de temps dans son agenda que le travail de fond. "Avec Dior, on dort" ...

"Compétence plutôt que connivence", ainsi définissait Sarkozy le critère de sélection de ces collaborateurs et ministres. Rachida Dati a toujours eu la connivence. Point.

 


L'image “http://www.surftheinfo.com/images/surf-the-info.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Rachida Dati jouée au cinéma par Adjani ?

 

La réalisatrice Yamina benguigui va prochainement débuter le tournage d’une comédie politique s’intitulant « Le Paradis, c’est complet. » Une histoire racontant l’ascension fulgurante d’une jeune maghrébine au poste de ministre.

Autant dire que cette histoire ressemble beaucoup à la carrière météorique de Rachida Dati. Notre ministre de la justice, qui n’a jamais reniée la modestie de ses origines, était encore une inconnue auprès du grand public il y a un an. Elle est aujourd’hui l’une des femmes les plus puissantes de France.

Dans le prochain film de Yamina benguigui, c’est en principe Isabelle Adjani qui devrait jouer le rôle de cette jeune maghrébine propulsée au rang de ministre. Vous avez dit jeune ? C’est en effet ce que disent les producteurs du film. Isabelle Adjani, à 52 ans, jouera donc la jeune maghrébine. Quand à Rachida Dati, son destin unique semble inspirer le monde du 7ème art…