Lundi 22 octobre 2007

Un ancien médecin du travail de l'usine Ferodo-Valéo à Condé-sur-Noireau (Calvados), spécialisée dans la transformation de l'amiante, est convoqué mardi par les juges chargés d'enquêter sur l'exposition des salariés dont deux au moins sont morts, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.


PARIS (AFP) — Un ancien médecin du travail de l'usine Ferodo-Valéo à Condé-sur-Noireau (Calvados), spécialisée dans la transformation de l'amiante, est convoqué mardi par les juges chargés d'enquêter sur l'exposition des salariés dont deux au moins sont morts, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Ce médecin, aujourd'hui retraité, devrait être mis en examen pour non-assistance à personne en péril par les juges Marie-Odile Bertella-Geffroy et Didier Peltier chargés du dossier, selon cette source confirmant une information du Parisien et du Figaro.

Le médecin pourrait se voir reprocher sa passivité face aux dangers occasionnés par l'exposition aux fibres d'amiante des salariés de l'usine.

Les gendarmes de l'Orne et ceux de l'Oclaest (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) ont perquisitionné à son domicile jeudi et l'ont entendu, selon une source proche de l'enquête.

Six anciens directeurs de l'usine entre 1971 et 1996 ont déjà été mis en examen en septembre et octobre 2006 pour "blessures et homicides involontaires" et "non assistance à personne en danger" dans le cadre de cette affaire.

Tous sont soupçonnés de ne pas avoir mis en oeuvre les moyens nécessaires pour protéger leurs salariés contre une exposition au matériau cancérigène alors qu'ils dirigeaient l'usine, malgré des réglementations de plus en plus restrictives depuis 1977. L'interdiction totale de l'amiante est intervenue en France en 1997.

L'enquête, transférée au pôle de santé publique de Paris en 2005, fait suite aux plaintes déposées en 1996 par les familles de deux salariés, dont la mort est due, selon les expertises, à un mésothéliome - une tumeur déclenchée par une inhalation de fibres d'amiante.

Le médecin, qui a travaillé pendant plus de 25 ans à l'usine, n'aurait pas joué le "rôle d'alerte" prévu par la loi, selon Me Michel Ledoux, avocat de six familles qui se sont aujourd'hui portées parties civiles.

"C'est la première fois qu'un médecin du travail risque d'être mis en examen pour un défaut de vigilance" dans une affaire d'amiante, a-t-il relevé.

Ce médecin a par ailleurs été membre du Comité permanent amiante (CPA) de 1982 à 1996. Selon un rapport du Sénat paru en 2005, le CPA était un "lobby de l'industrie" qui "a joué un rôle non négligeable dans le retard de l'interdiction de ce matériau en France".

Spécialisée dans la fabrication notamment des plaquettes de freins et de systèmes d'embrayage pour l'industrie automobile, l'usine Ferodo-Valéo avait employé jusqu'à 2.500 personnes dans les années 1970.

Selon Me Ledoux, environ 800 anciens salariés ont été indemnisés pour avoir été exposés aux fibres d'amiante au cours de leur carrière.

Pour les parties civiles, Condé-sur-Noireau est emblématique des ravages de l'amiante sur la santé des ouvriers. Cette commune de près de 6.000 habitants, située dans la vallée de la Vère est surnommée localement "la vallée de la mort".


ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Vendredi 19 octobre 2007



C. M. (lefigaro.fr) avec AFP.
 Publié le 19 octobre 2007
Actualisé le 19 octobre 2007 : 15h46

Jugés pour de graves négligences après la mort en couches de leur patiente, les deux médecins risquent également une interdiction professionnelle.

 
Sophie Porte est morte le 7 mai 1998, plusieurs heures après son accouchement. Elle avait eu 39 ans ce jour-là. Neuf ans après le drame, les deux médecins qui assuraient le suivi de cette patiente à la clinique Sainte-Isabelle de Neuilly-sur-Seine, comparaissent enfin devant le tribunal correctionnel de Nanterre.
 
Le procureur a requis 18 mois de prison avec sursis, cinq ans d'interdiction professionnelle et 10.000 euros d'amende contre l'obstétricien Patrick Sibella. Ce dernier, qui exerce toujours dans la même clinique, est mis en cause pour avoir quitté les lieux peu après l'accouchement, pensant que l'état de la patiente s'était stabilisé, alors que celle-ci avait déjà eu ses premiers saignements. Le médecin s'était alors rendu à son cabinet pour des consultations privées.
 
Le procureur a également réclamé une peine de 9 mois avec sursis, deux ans d'interdiction professionnelle et 5.000 euros d'amende contre Didier Bouquiaux, le médecin-anesthésiste parti lui aussi peu après l'accouchement pour aller jouer au golf.
 
3.000 euros d'amende ont été requis contre la sage-femme, Françoise Bicheron, mise en cause pour n'avoir pas déclenché assez rapidement l'alerte médicale. Enfin, le parquet a requis 150.000 euros d'amende pour la très chic clinique Sainte-Isabelle de Neuilly.
 
"Sous-estimation du risque"
 
Pendant le procès, les trois prévenus se sont mutuellement mis en cause, sans jamais reconnaître leur responsabilité. Une attitude fustigée par le procureur, qui s’est longuement indigné : "Après neuf ans" d'une instruction fleuve qui a vu se succéder quatre magistrats, "je ne comprends toujours pas comment cela a été possible". Reprenant les conclusions des experts, il a critiqué, chez les prévenus, leur sous-estimation du risque que la victime subisse une hémorragie importante, vu le poids de la fillette qui devait naître, 4,7 kg. Il a rappelé que la victime avait en outre déjà fait une "hémorragie de la délivrance" lors de son premier accouchement, dans la même clinique, et que Patrick Sibella était au courant de cet antécédent.
 
Le jugement devrait être mis en délibéré à l'issue des plaidoiries de la défense.

ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Jeudi 18 octobre 2007

SAINT-NAZAIRE (AFP) - Les victimes et familles de victimes de la catastrophe du Queen Mary 2 ont quitté jeudi pendant quelques heures la salle d'audience du tribunal de Saint-Nazaire pour protester notamment contre les réquisitions prononcées la veille qu'elles jugent "trop faibles".
Le Queen Mary II après l'accident le 15 ...

A l'ouverture de l'audience, les parties civiles ont quitté la salle pour se rendre dans une salle annexe où les débats sont retransmis sur un écran géant, a constaté une correspondante de l'AFP.

L'audience s'est ouverte avec la plaidoirie de l'avocat des Chantiers de l'Atlantique représentés par leur PDG Patrick Boissier à l'issue de laquelle les parties civiles sont revenues dans la salle.

Les parties civiles entendaient protester contre les réquisitions du procureur et "face au mépris de Patrick Boissier" auxquelles elles reprochent notamment son absence lors de certains jours d'audience.

Le procureur, Pierre-Marie Block, a requis mercredi 225.000 euros d'amende chacune (le maximum encouru) et 7.500 euros par contravention (victimes avec ITT inférieure à trois mois) à l'encontre des Chantiers de l'Atlantique, constructeur du Queen Mary 2, et le fabricant de la passerelle, Endel (groupe Suez), jugés pour "blessures et homicides involontaires".

Il a également requis trois ans avec sursis (trois ans ferme étant le maximum encouru) et une peine d'amende laissée à l'appréciation du tribunal à l'encontre des huit salariés des deux entreprises poursuivies.

Yann Bartolomé, qui a perdu sa mère dans l'accident, a expliqué jeudi matin ne pas comprendre ces réquisitions alors que le procureur "a démontré qu'ils (les prévenus) étaient coupables". "Ce n'est pas possible" qu'il n'y ait que du sursis, s'est-il exclamé.

Le 15 novembre 2003, seize personnes avaient été tuées et 29 autres blessées dans la chute de la passerelle permettant de monter à bord du Queen Mary 2.

La fin du procès est attendue en début de semaine prochaine et le jugement sera mis en délibéré.



ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Jeudi 18 octobre 2007

NANTERRE (AFP) - Le procès de deux médecins et d'une sage-femme de la clinique Sainte-Isabelle de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), poursuivis pour homicide involontaire sur une jeune mère qui venait d'accoucher, s'est ouvert jeudi devant le tribunal de Nanterre.
Le palais de justice de Nanterre, le 2 février ...

Les trois prévenus sont mis en cause dans le décès d'une jeune mère, Sophie Porte, morte d'une hémorragie après son accouchement en 1998. Sa famille - notamment son époux et sa soeur - s'est constituée partie civile dans ce dossier.

Le 7 mai 1998, Sophie Porte est admise à la très chic clinique Sainte-Isabelle, où était déjà né son premier bébé.

Ce jour-là, l'accouchement est difficile, car la fillette est un "très gros bébé", de 4,740 kg, qui de par sa taille provoque une hémorragie chez la mère.

Mais la complication n'est pas repérée ou mal diagnostiquée. L'obstétricien Patrick Sibella, à l'époque des faits propriétaire de la clinique, et le médecin anesthésiste Didier Bouquiaux, quittent l'établissement, le premier pour des consultations dans son cabinet privé, le second pour aller jouer au golf.

Sophie Porte décédera sept heures après avoir donné naissance à sa fille, des suites de l'hémorragie.

Selon un rapport d'expertise du dossier d'instruction, rédigé par le docteur Jean-Claude Colau, Mme Porte aurait pu être sauvée ce jour-là, mais l'encadrement médical a fait preuve d'un "défaut de précaution" et la "perte de sang a été relativement minimisée par les médecins présents".

Le procès, dans lequel la sage-femme Françoise Bichon, aujourd'hui âgée de 81 ans, et la clinique en tant que personne morale, sont également poursuivies pour "homicide involontaire", se déroule jeudi et vendredi devant la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre.



ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Mercredi 17 octobre 2007


NOUVELOBS.COM | 17.10.2007 | 18:30

Le procureur a requis trois ans de prison avec sursis à l'encontre des huit salariés d'Endel et des Chantiers de l'Atlantique, une amende de 225.000 euros pour les deux sociétés et 7.500 euros par contravention.

LA TRAGÉDIE DU "QUEEN MARY II"

LA TRAGÉDIE DU "QUEEN MARY II"

(c) Reuters
Le procureur a requis, mercredi 17 octobre, devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, des peines de prison avec sursis ainsi que des amendes à l'encontre des responsables présumés de la chute de la passerelle du Queen Mary 2.
Pierre-Marie Block a dénoncé pendant 3h30 les "défauts de conception" de la passerelle par la société Endel et son "mauvais usage" par les Chantiers de l'Atlantique, estimant que "les deux causes ont concouru à la réalisation de l'accident".
Le procureur a requis trois ans d'emprisonnement avec sursis et une peine d'amende laissée à l'appréciation du tribunal à l'encontre des huit salariés concernés. Il a également demandé une amende de 225.000 euros pour les deux sociétés et 7.500 euros par contravention (victimes avec ITT inférieure à trois mois).

12 millions d'euros de dommages et intérêts demandés

Depuis le 8 octobre, les Chantiers de l'Atlantique (filiale d'Alstom au moment de l'"accident"), constructeur du Queen Mary 2 et Endel (groupe Suez) sont jugés pour "blessures et homicides involontaires" aux côtés de huit de leurs salariés. Les deux sociétés se rejettent la responsabilité de l'accident.
Le 15 novembre 2003, la passerelle de 15 mètres sur 1,5 m de large s'était effondrée d'une hauteur de 18 mètres dans une cale sèche des Chantiers de l'Atlantique, entraînant 45 personnes dans le vide. Seize d'entre elles ont été tuées et 29 autres blessées.
Les 130 parties civiles réclament plus de 12 millions d'euros de dommages et intérêts.
Le procès doit se terminer mardi, les plaidoiries de la défense commencent jeudi.
Le jugement sera mis en délibéré.
Sur Internet

ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Mardi 16 octobre 2007

Par Damien STROKA AFP - il y a 2 heures 19 minutes

COLMAR (AFP) - Plus de quinze ans après les faits, le procès en appel de la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile (Bas-Rhin), qui avait fait 87 morts et 9 rescapés en janvier 1992, s'est ouvert mardi après-midi devant la cour d'appel de Colmar.


Dans la forêt du Mont-Sainte-Odile, le 21 ...

Relaxés en première instance au terme d'un procès-fleuve de neuf semaines et plus de quatre mois de délibéré, six prévenus --un contrôleur aérien et cinq anciens cadres de l'Aviation civile, d'Air Inter (aujourd'hui intégré dans Air France-KLM) et d'Airbus Industrie-- vont de nouveau comparaître pendant sept semaines pour "homicides et blessures involontaires".

Ils encourent jusqu'à 2 ans de prison et 4.573 euros d'amende.

"Au niveau de la causalité technique de l'accident, ce procès ne va pas apporter grand chose", a déclaré à la presse Me Fernand Garnault, l'avocat d'Air France. "En revanche, pour ce qui concerne l'indemnisation des victimes, il y a encore des tas de choses à dire", a-t-il ajouté.

"Il y a à discuter, à réfléchir à l'indemnisation des victimes plus complètement, c'est peut-être l'intérêt de ce procès devant la cour" d'appel, a-t-il estimé.

Pour Me Claude Lienhard, l'un des avocats des parties civiles, ces dernières attendent surtout de ce second procès une "nouvelle appréciation des dommages, notamment en ce qui concerne la souffrance psychique".

"Elles attendent une reconnaissance de leur souffrance sur la base d'une indemnisation", a précisé l'avocat, qui a fait citer plusieurs experts afin de démontrer la persistance d'un traumatisme chez les parties civiles.

Fustigé par les parties civiles lors du premier procès pour son "arrogance", Bernard Ziegler, 74 ans, l'ancien directeur technique d'Airbus et "architecte" de l'A320, a quant à lui assuré à la barre que sa "sympathie" allait "aux familles maintenues dans l'incertitude" pendant 15 ans d'expertises et de contre expertises.

Quelques mois après le drame, "nous savions tout des causes de l'accident et ce qu'il fallait faire", a déclaré M. Ziegler, l'un des six prévenus, poursuivi pour une mauvaise conception du poste de pilotage.

"Nous savions tous que l'avion n'était pour rien dans cette affaire", a-t-il assuré, soulevant des murmures sur les bancs des parties civiles.

"J'ai fait appel (du jugement civil, ndlr) pour l'honneur des milliers d'ingénieurs qui ont conçu cet avion qui a conquis le monde", a-t-il expliqué, en rappelant "le succès extraordinaire" rencontré par cet "avion remarquable".

Alvaro Rendon, président de l'association de rescapés et de proches de victimes ECHO, a qualifié ces propos de "blabla hypocrite". "Il est arrogant (...) Il n'a pas compris que nous ne sommes pas contre Airbus. Cet avion n'était pas prêt à voler", a-t-il estimé en marge de l'audience.

Lors du premier procès qui s'était déroulé en mai et juin 2006 devant le tribunal correctionnel de Colmar, les six prévenus avaient décliné toute culpabilité dans le crash de l'Airbus A320 d'Air Inter qui avait percuté, le 20 janvier 1992, un versant enneigé du massif du Mont Sainte-Odile alors qu'il se préparait à atterrir sur l'aéroport de Strasbourg-Entzheim.

Ils avaient tous été relaxés en novembre dernier. Les juges avaient en revanche conclu à la responsabilité civile des compagnies Airbus et Air France, relevant des "négligences" dans la conception du cockpit de l'A320 et soulignant la responsabilité contractuelle de transporteur de la compagnie aérienne.



ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Mardi 16 octobre 2007
COLMAR - Le procès en appel de la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile s'ouvre mardi devant la cour d'appel de Colmar (Haut-Rhin) qui siégera dans la cour d'assises. Il se déroulera pendant sept semaines, jusqu'au 29 novembre, soit une durée à peu près équivalente à celle du procès devant le tribunal correctionnel en mai et juin 2006.

Près de 16 ans après l'accident de l'A320 d'Air Inter Lyon-Strasbourg, le 20 janvier 1992, qui avait provoqué la mort de 87 personnes, et fait neuf blessés, les circonstances et les causes présumées seront à nouveau évoquées. L'appareil s'était écrasé le Mont Sainte-Odile alors qu'il se trouvait en approche de l'aéroport militaro-civil de Strasbourg-Entzheim.

Six prévenus (cinq responsables d'Airbus, d'Air Inter et de la direction générale de l'aviation civile et un contrôleur aérien) vont comparaître pour homicides et blessures involontaires, devant la cour d'appel de Colmar qui siégera dans la cour d'assises.

Ils ont tous été relaxés en première instance par le tribunal correctionnel de Colmar alors que le ministère public avait requis des peines de prison avec sursis pour quatre d'entre eux et suggéré la relaxe pour deux autres. Le tribunal avait en revanche retenu la responsabilité civile d'Airbus et Air France (pour Air Inter), les deux sociétés devant indemniser les victimes.

Très insatisfaites de ce jugement, Echo, l'association qui regroupe nombre de familles de victimes, Airbus et Air France ont fait appel sur le plan civil, pas pour les mêmes raisons, bien sûr.

Par ailleurs, seul habilité à le faire, le parquet avait fait appel sur le volet pénal.

En appel, les circonstances de l'accident seront à nouveau analysées pour tenter de déterminer sa cause principale. La cour devra analyser les différents éléments dont la conjonction semble avoir provoqué la catastrophe.

Elle étudiera successivement la composition de l'équipage qui n'avait guère de contact humain et était novice sur ce nouvel appareil, puis la trajectoire modifiée en cours de vol sur la piste à emprunter à l'aéroport militaro-civil de Strasbourg-Entzheim. Puis ce sera le fonctionnement des systèmes VOR-DME (balise terrestre en liaison avec du matériel embarqué) qui attirera l'attention.

Le point le plus sensible concerne l'ergonomie du tableau de commandes. Le pilote aurait en effet affiché 3.300 pieds/minute (4 fois supérieur à la normale) en croyant programmer une descente de 3,3 degrés. Un même bouton permettait d'afficher, selon son emploi, deux modes de descente, en angle ou en vitesse. Ce système a été changé après l'accident. De plus, il apparaît qu'il n'y avait pas d'alerte suffisante pour un équipage en situation d'erreur.

Enfin, la cour devra aussi établir si l'absence du système d'alerte de proximité du sol, le GPWS (Ground proximity warning system) non obligatoire à l'époque, constituait une erreur d'appréciation de la part de la compagnie. L'Airbus avait frôlé la cîme des sapins avant de s'écraser au lieu-dit la Bloss. AP

xbez/sb



ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Lundi 15 octobre 2007

Par Christian GAUVRY AFP - 

SAINT-NAZAIRE (AFP) - Des survivants et des proches des victimes de la catastrophe du Queen Mary 2 ont témoigné lundi, devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, des "mutilations psychiques" dont ils souffrent toujours, quatre ans après le drame.

Une victime à l'ouverture du procès le 8 ...

"J'aurais préféré mourir ce jour-là...", lâche, dans un sanglot, une victime en sortant de la salle d'audience où une quinzaine de survivants et de proches ont raconté ce funeste 15 novembre 2003.

Ce jour-là, 45 personnes s'apprêtaient à monter à bord de l'immense paquebot lorsque la passerelle d'accès s'est effondrée d'une hauteur de 18 mètres dans la cale sèche des Chantiers de l'Atlantique. 16 d'entre elles sont décédés, 29 ont été blessées.

"Leur vie personnelle a été fracassée avec des mutilations psychiques qui ne pourront pas être réparées", a résumé à la barre le professeur Ronan Orio, psychiatre spécialisé dans les interventions sur les catastrophes. Pour lui, ces séquelles peuvent être comparées à la "névrose traumatique" des survivants des champs de bataille.

L'une des blessées, Marlène Cassard, qui a perdu dans l'accident son mari, son frère et trois amis qu'ils avaient invités, explique vivre depuis comme "une enterrée vivante".

"Les nuits sont insupportables. Toutes les nuits je tombe, je me débats pour éviter les barres de fer", raconte-t-elle, en référence à sa chute au milieu des éléments métalliques de la passerelle.

"J'ai l'impression que je vais devoir vivre avec ça tout le reste de ma vie", lâche ensuite, les larmes aux yeux, un autre blessé, Loïc Morin, le patron de la société de nettoyage MSNI, dont 8 des 24 salariés présents sur la passerelle ont été tués.

Pour lui comme pour les autres proches de victimes, ce sont des familles entières qui subissent les conséquences psychiques du drame, comme cette adolescente de 14 ans qui a perdu sa mère dans l'accident et a tenté deux mois après de se suicider pour la rejoindre.

Pendant ces témoignages, les prévenus -- Endel, constructeur de la passerelle, les Chantiers de l'Atlantique, constructeur du paquebot, ainsi que huit de leurs salariés qui comparaissent pour "homicides et blessures involontaires" -- ont gardé la tête baissée.

Les premières plaidoiries des avocats des 130 parties civiles ont débuté lundi après-midi. Le procès doit se terminer le 23 octobre et son jugement mis en délibéré.





Les victimes témoignent au procès de l'accident du Queen Mary II


Guillaume Frouin Reuters - 

SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique (Reuters) - Appelés à témoigner devant le tribunal de Saint-Nazaire, les survivants et familles des victimes de la catastrophe du Queen Mary II ont associé dans leurs critiques les Chantiers de l'Atlantique et Endel, l'assembleur de la passerelle qui, en s'écroulant, a fait 16 morts en 2003.

LA TRAGÉDIE DU "QUEEN MARY II" ...

"Je veux que les coupables voient et entendent notre souffrance, qu'ils voient comment ils ont détraqué nos vies", a lancé à la barre Marlène Cassard, survivante qui a perdu six de ses proches dans la catastrophe.

"A mon petit-fils qui me demande pourquoi sa grand-mère n'est pas là, je réponds qu'elle est tombée d'une passerelle qui avait été mal montée et mal réceptionnée", explique de son côté Alain Ponchaux. "Ce sont les personnes qui en étaient chargées qui ont tué sa mamie."

"L'incompétence des uns et la légèreté des autres nous ont pourri la vie", renchérit son fils Allan, comme beaucoup en larmes.

Dans cette affaire, les Chantiers de l'Atlantique et Endel sont poursuivis avec huit de leurs salariés pour "blessures et homicides involontaires". Ils encourent trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

"Depuis le début du procès, vous nous dites chacun de votre côté que vous n'êtes pas responsables", assène aux prévenus Valérie Hélin, dont le père et la belle-soeur sont morts dans la catastrophe.

"Pourtant, tous les jours, moi et mon mari nous sentons responsables d'avoir invité notre famille à visiter le plus beau paquebot du monde."

SOUS-TRAITANCE

Jean-Yves Oheix, dont la femme est décédée dans l'effondrement de la passerelle, pointe lui plus spécifiquement la responsabilité des Chantiers de l'Atlantique.

"Votre plan Cap 21 était certainement très bien, car il a permis de maintenir l'emploi sur le bassin nazairien, mais vous aviez oublié une chose : la prévention ", a-t-il fustigé.

L'homme, qui travaille dans la santé et la prévention des accidents professionnels, fait allusion au plan lancé en 1997 par les chantiers navals, pour réduire leurs coûts de production de 30% en trois ans.

Cap 21 devait permettre d'ici la fin 2000 de se passer des aides de l'Etat, comme le demandait la Commission européenne. Ce plan a notamment conduit la direction à sous-traiter massivement une partie de ses activités, comme l'activité échafaudage, sous-traitée notamment à Endel.

"Je sais maintenant qui a fait quoi, et surtout comment", a déclaré de son côté Patrick Erieau, dont les parents sont morts dans la catastrophe.

"Tout cela est le fruit d'une débauche d'incompétence, d'ignorance, de cupidité et de lâcheté. On aurait pu intituler ce procès exceptionnel 'Histoire d'une catastrophe annoncée'. Ou 'Ersatz d'un Nuremberg de l'économie de marché'", dit-il.

Mardi, Endel avait affirmé que la passerelle d'accès au Queen Mary II s'était effondrée le 15 novembre 2003 parce qu'elle avait été "détournée" de son usage initial, "l'embarquement de colis".

Mercredi, les salariés des Chantiers de l'Atlantique avaient eux répété avoir "agi correctement dans le cadre de leurs missions".

Les réquisitions du procureur de la République auront lieu jeudi.

La catastrophe avait fait 16 morts et 29 blessés. Pas moins de 130 parties civiles ont été constituées pour le procès, qui a débuté le 8 octobre et doit se terminer le 23 octobre.


ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Mercredi 10 octobre 2007
SAINT-NAZAIRE (AFP) - Des responsables des Chantiers de l'Atlantique ont affirmé mercredi, au troisième jour du procès de la catastrophe du Queen Mary 2, avoir respecté les consignes dans la mise en service de la passerelle dont la chute avait tué 16 personnes en 2003.

Une victime à l'ouverture du procès le 8 ...

Cette passerelle avait été livrée pour une "utilisation multi-usages" et notamment pour accueillir du public, ont assuré ces responsables devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire. Ils contredisant ainsi les affirmations faites la veille par des employés de la société Endel, le constructeur de la passerelle. Selon ces derniers, elle était uniquement destinée au transport de marchandises.

Le long du Queen Mary II, le dimanche 16 novembre (AP)

Le long du Queen Mary II, le dimanche 16 novembre (AP)

La passerelle était "capable de supporter 50 personnes", a ainsi indiqué Christophe Pierrard, du bureau d'études méthodes-logistiques qui avait accepté le devis d'Endel. 45 personnes se trouvaient sur la passerelle lorsqu'elle s'est effondrée d'une hauteur de 18 mètres le 15 novembre 2003. 16 d'entre elles ont été tuées dans la chute et 29 autres blessées.

Les deux salariés des Chantiers entendus mercredi matin ont affirmé avoir le sentiment d'avoir correctement réalisé le travail qui leur avait été demandé. "J'estime avoir agi suivant la mission que l'on m'avait confiée", a souligné M. Pierrard.

Endel (groupe Suez) et les Chantiers de l'Atlantique (alors filiale d'Alstom) comparaissent jusqu'au 23 octobre comme personnes morales, ainsi que quatre salariés de chacune des entreprises pour "homicides et blessures involontaires". Ils encourent jusqu'à trois ans d'emprisonnement ferme et 45.000 euros d'amende pour chacun des salariés.


ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

Mardi 9 octobre 2007


08.10.07 | 19h22

Par Guillaume Frouin

SAINT-NAZAIRE (Reuters) - Différentes "fautes" dans la conception de la passerelle ont été mentionnées devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, au premier jour du procès de la catastrophe du Queen Mary II.

"Correctement construite, elle aurait pu supporter le poids des personnes présentes", souligne "de façon très nette" un rapport d'expertise lu à l'audience par le président du tribunal, Alain Le Dressay.

Le 15 novembre 2003, l'effondrement de la passerelle d'accès reliant le Queen Mary II au quai avait coûté la vie à 16 personnes et en avait blessé 29 autres.

Toujours selon cet expert, "l'accumulation de diverses fautes a rendu possible l'accident ". Au cours de l'enquête, il était ainsi apparu que la passerelle avait été faite à partir d'un " travail de mémoire et sans plan ".

"L'absence d'étude et de calcul de sa capacité de charge " avait aussi été relevée, et celle de contreventements également (diagonales horizontales qui consolident la structure).

Un peu plus tôt dans la journée, avant le début de l'audience, les survivants et les familles des victimes avaient exprimé leur émotion. "Je veux comprendre ce qui s'est passé", déclare Agnès Rio, qui a perdu sa fille Charlène dans l'effondrement. "Je veux que les responsables de ce drame voient la peine qu'ils ont fait aux autres, en faisant leur travail à la va-vite."

Dans cette affaire, les Chantiers de l'Atlantique, Endel - filiale du groupe Suez et assembleur de la passerelle -, et huit de leurs salariés sont jugés jusqu'au 23 octobre pour "blessures" et "homicides involontaires". Ils encourent trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

FAIRE ECLATER LA VÉRITÉ

"Nous avons un seul objectif: faire appliquer la loi", a clamé d'emblée le président du tribunal correctionnel, à l'ouverture de l'audience.

"Après le moment de l'égarement et de l'incompréhension, est venu celui des reproches et de la colère. Il faut dénoncer les responsables et les sanctionner, entend-on hors prétoire. Mais sachez une chose: nous n'aurons de cesse de faire éclater la vérité", a martelé le magistrat aux familles des victimes, qui redoutent que le procès ne s'enlise dans une bataille d'experts.

Les dirigeants et salariés d'Endel doivent prendre la parole mardi. Mercredi, ce sera au tour de ceux des Chantiers de l'Atlantique.

"Nous avons une responsabilité morale et civile dans l'accident, car cela s'est passé dans l'entreprise, mais nous n'avons pas de responsabilité pénale", a estimé lundi Patrick Boissier, ex-PDG des Chantiers de l'Atlantique, en marge de l'audience.

"C'était une simple passerelle de chantier, qui n'aurait jamais dû être utilisée pour transporter du public", a considéré de son côté Me Thierry Dalmasso, avocat de Endel.

Les victimes de l'accident étaient des visiteurs du paquebot en cours de finition, accompagnés de cadres des Chantiers, ainsi que des employés d'une société de nettoyage.

Au total, près de 130 parties civiles se sont constituées, dont plusieurs de dernière minute, et une trentaine d'avocats doivent intervenir à la barre. Le procès doit prendre fin le 23 octobre.



ajouter un commentaire recommander publié dans : Castastrophe Santé commentaires (0)   

JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
    - © Kelpfish - Fotolia.com $('#form_ami .text').focus( function() { $(this).css('background-color','#f9f7dc'); }); $('#form_ami .text').blur( function() { $(this).css('background-color','white'); }); ...
  • La cour d’assises revit la mort tragique d’Aurélie
    Dugny En octobre 2006, une jeune fille de 19 ans avait été entraînée dans le vide par l’ex-compagnon de sa soeur, qui s’y jetait avec elle. Dimitri a survécu. Il est jugé à...
  • La rencontre sur Internet tourne au drame
    Jean-Marc Aubert, le mardi 6 janvier 2009 à 04:00 lu 245 fois · aucun commentaire --> Cliquez pour agrandir ...
  • Sarkozy s'apprêterait à annoncer la suppression du juge d'instruction
    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
  • Des caméras dans les prétoires ?
    Ceci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où...
  • 3 hommes jugés pour l'attentat de Djerba
    UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 : Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi...
  • Procès Ferrara
    Antonio Ferrara Le "baveux" Comment "le Petit" est devenu caïd Ferrara, roi de la belle et du braquage Le roi de la belle Ouverture du procès Ferrara décontracté ...
  • 4 policiers condamnés pour violences
    Créteil - Quatre policiers condamnés pour violences Crédit Photo : TF1/LCI Des policiers ...
liste complète

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Images aléatoires

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus