Jeudi 23 octobre 2008

BORDEAUX.

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Le procès de Patrick Koudlanski s'est poursuivi hier devant la cour d'assises de la Gironde. Cet homme de 34 ans est jugé pour des coups mortels portés sur son fils Anthony, 5 ans, décédé le 4 novembre 2005, au CHU de Bordeaux des suites d'une péritonite aiguë. L'ex-RMiste, incarcéré depuis près de trois ans, comparaît également pour des violences habituelles, des privations de soins et d'aliments envers l'enfant (lire notre édition d'hier).

Il a nié formellement, hier, avoir donné un coup de poing dans le ventre de la jeune victime, la veille de son décès, comme l'a affirmé lundi son ancienne compagne, Alexandra Commito, poursuive pour non-empêchement d'un crime, à l'instar d'un ami du couple, Stéphane Piccolo. Tous vivaient rue Gustave-Eiffel, à Bordeaux-Bastide, où les faits se seraient produits.

Un enfant craintif.

En fin d'après-midi, la présidente de la cour, Mme Coll a poussé l'accusé dans ses derniers retranchements, lui demandant comment il expliquait la mort de son fils alors que les experts sont formels : la perforation de l'intestin grêle ne peut être que causée que par un traumatisme bien spécifique (accident, coups, chute). Patrick Koudlanski n'a pas fourni d'explication. En revanche, il a reconnu des « maltraitances », expliquant qu'il était un père sévère, qu'il lui arrivait de frapper le garçonnet, sans avoir conscience de commettre des violences.

Au fils des témoignages, parfois accablants pour l'accusé, le petit Anthony est apparu comme un enfant craintif, dévalorisé, en manque d'affection. Lundi, l'expert psychologue avait indiqué que Patrick Koudlanski avait lui-même souffert de carences affectives, qu'il se considérait comme le mal-aimé de la fratrie et qu'il avait peut-être reproduit ce schéma avec Anthony.

Le verdict est attendu ce soir.

Auteur : C. M

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Lundi 20 octobre 2008

Lundi 20 Octobre 2008
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COURS D'ASSISES. Yann Roith avait essayé de tuer son ex-compagne en 2006 à Puilboreau. Il comparaîtra lors de cette session d'assises qui examinera également trois affaires de viols sur mineurs


Préméditation ou non ? Voilà l'une des questions auxquelles les jurés de la cour d'assises de la Charente-Maritime, réunie à Saintes, devront répondre lorsqu'ils auront à examiner l'affaire pour laquelle comparaîtra Yann Roith, les jeudi 23 et vendredi 24 octobre.

Né le 15 juillet 1973 à La Rochelle, cet homme est détenu à la maison d'arrêt de Fontenay-le-Comte (Vendée) depuis le 13 mai 2006. Il est, en effet, accusé d'avoir voulu assassiner son ex-compagne Karina, deux jours plus tôt à Puilboreau.

La fin d'une relation.

Ce jour-là, vers 19 h 30, le commissariat de La Rochelle est informé qu'une jeune femme, victime d'une blessure par balle au niveau de l'abdomen, vient d'être admise aux urgences du centre hospitalier.

Elle y a été conduite par le frère de Yann Roith. A l'arrivée de la police, celui-ci leur indique que l'arme utilisée se trouve dans le coffre de la voiture de la victime.

Quelques heures plus tard, c'est au tour de Yann Roith de se présenter aux policiers. Il leur indiquera avoir tiré sur son ex-compagne, après une discussion où elle lui aurait dit ne plus vouloir vivre avec lui.

Il précise qu'il a gardé une cartouche dans sa poche, afin de pouvoir mettre fin à ses jours. L'arme ? Il l'a achetée quelques jours auparavant à Mireuil, un quartier de La Rochelle, et l'avait cachée sur l'île de Ré. Déterminé, il l'avait reprise le matin des faits, avec l'intention de mettre fin à cette relation conflictuelle en tuant la jeune femme et en se donnant la mort ensuite, explique encore aux policiers Yann Roith.

Blessée à l'abdomen.

Ce 11 mai, il donne rendez-vous à Karina au camping de Puilboreau, où il occupe un bungalow, pour discuter de leur relation.

À son arrivée, il monte dans la voiture et tente de la convaincre de reprendre une vie commune. Devant son refus, il sort son arme. Ils se battent et, selon le jeune homme, le coup part.

Dans sa version, Yann Roith affirmera avoir transporté, ensuite, la jeune femme jusqu'à son bungalow. Là, il sera pris d'une envie d'en finir en se servant d'un couteau se trouvant là. Mais il y renoncera et laissera partir sa victime.

Une autre version.

Karina présentera une version un peu différente. Pour elle, la relation avec Yann Roith, qui avait débuté en novembre 2004, avait cessé le 2 avril 2006, lorsque son compagnon l'avait menacée, elle et ses filles, avec une carabine. « Il est très agressif quand il est alcoolisé. Et c'est souvent », dit-elle.

Si elle accepte de se rendre au rendez-vous du 11 mai, c'est pour une ultime explication.

Dans sa déposition devant les enquêteurs, Karina affirmera que Yann a braqué, tout de suite, son arme sur elle, après être monté en voiture, en disant qu'il allait la tuer. Elle a, alors, saisi le canon de l'arme pour tenter de la dévier, mais il a quand même tiré, au niveau de l'estomac.

Karina l'a ensuite convaincu de lâcher son arme et de la mettre dans le coffre de la voiture. Et, tandis qu'il essaie de l'amener dans le bungalow, elle se débat : « J'ai crié, il n'a pas insisté. »

Après avoir quitté les lieux, elle ira trouver le frère de Yann, qui l'accompagnera jusqu'à l'hôpital où elle sera soignée pour une plaie superficielle de la paroi abdominale.

Préméditation ? Si Yann Roith, qui ne supportait pas l'idée de cette séparation, a tout de suite reconnu les faits, il a toujours réfuté l'idée d'une préméditation.


C'est pourtant ce que le magistrat instructeur avait retenu lors de sa mise en accusation : tentative d'homicide avec préméditation, le 14 septembre 2007. Yann Roith avait fait appel le 21 septembre, mais la chambre d'instruction de la cour d'appel de Poitiers a confirmé le premier choix de l'instruction, et c'est bien sous ce chef d'accusation que Yann Roith comparaîtra, jeudi et vendredi, devant les jurés de la cour d'assises.

Auteur : Didier Faucar

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Vendredi 17 octobre 2008

La suite du "pull-over rouge'

Jean-Baptiste Rambla

L'ombre de Christian Ranucci







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Vendredi 17 octobre 2008

Ain


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Vendredi 17 octobre 2008

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Vendredi 17 octobre 2008

Assises

Julien Constant | 17.10.2008, 07h00
 
AU PREMIER JOUR de son procès devant la cour d’assises des Yvelines, Majid Al Majid est revenu, hier, sur les raisons qui l’ont poussé à commettre l’irréparable. Cet Irakien de 35 ans est accusé d’avoir, le 23 mai 2006, devant l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines, poignardé à mort son ex-concubine, une étudiante slovène de 25 ans.
Cheveux noirs, une paire de petites lunettes rectangulaires et un costume anthracite, le jeune homme est contrit. Il regarde ses chaussures la plupart du temps et semble accablé par le récit de son crime. La présidente, Anne-Marie Foncelle, lui donne la parole. Elle veut savoir pourquoi il continuait à harceler Katja par téléphone. « Je m’inquiétais. J’avais peur pour elle, seule dans une ville comme Paris, explique l’accusé. Mais elle était très méchante avec moi. Elle passait le téléphone à ses amis qui me disaient qu’il fallait que j’aille me faire soigner à l’hôpital psychiatrique. Mais je continuais à l’appeler parce que je l’aimais. Quand elle m’a quitté, j’ai tout perdu. Avec Katja, c’était à la vie à la mort. »
« Quand elle m’a quitté, j’ai tout perdu »
Majid raconte qu’avant de passer à l’action il avait été contacté par un ami de son ex. Celui-ci lui aurait raconté des histoires désagréables sur le comportement de l’amour de sa vie en l’incitant à intervenir. Il a quitté Metz avec un couteau pour se protéger, en cas de piège. Il savait, grâce à des contacts qu’il entretenait avec une amie de Katja, qu’elle fréquentait l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il s’est rendu une première fois sur le campus mais n’a pas osé l’aborder. « Je ne l’avais pas vue depuis si longtemps que j’avais peur de la voir », souffle-t-il. Revenu le lendemain matin, Majid a aperçu celle pour qui son coeur bat encore en compagnie d’un homme. « Je ne pouvais pas le supporter, lâche-t-il. J’ai décidé d’attendre. » Finalement, vers 17 heures, la jeune femme est sortie en compagnie d’un garçon et de trois filles.
Lorsque Majid s’est approché, rien ne s’est passé comme il aurait voulu. « Elle a été très méchante. Elle m’a dit qu’elle allait appeler la police.
J’ai vu quelqu’un d’autre en Katja. Elle n’était plus la gentille fille que j’aime. » Mohammed, le garçon présent, a tenté de repousser l’importun sans y parvenir. Majid a frappé seize fois au niveau de la gorge et dans le dos, jusqu’à ce que la lame de son couteau soit tordue. « Elle était toute ma vie », résume-t-il. La présidente le rappelle à la dure réalité d’une voix sévère : « Mais elle ne vous appartenait pas et vous n’aviez pas le droit de vie et de mort sur elle.
» L’autre baisse la tête et réplique : « Je le sais bien et je le savais bien. »
Le verdict sera rendu vendredi soir.

Le Parisien


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Vendredi 17 octobre 2008

Maire    

Parti pris


Le tour de chauffe de Me Baudoux

fiasco


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Mercredi 15 octobre 2008

Accueil Yahoo! Actualités

Le ministère public a requis mercredi une peine de 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre du Dr Jean-Louis Muller, un ancien médecin légiste de 52 ans jugé depuis le 6 octobre aux assises du Bas-Rhin pour le meurtre de son épouse, tuée par balle au domicile familial. Lire la suite l'article

"Après avoir lu de fond en comble le dossier et après avoir entendu tout le monde durant le procès (...), j'ai la conviction que la mort violente de Brigitte Muller ne peut résulter d'un suicide mais est imputable à une action homicide de Jean-Louis Muller", a asséné l'avocat général, Caroline Nisand.

"Un légiste devant les assises, cela ressemble à la trame d'un mauvais roman policier. Mais il arrive que la réalité dépasse la fiction", a-t-elle commenté. En homme "éminemment intelligent, le Dr Muller a utilisé ses connaissances pour maquiller le crime. Il ne mérite aucune indulgence", a martelé Mme Nisand.

Le soir du 8 novembre 1999, le corps de Brigitte Muller, une documentaliste de 42 ans, avait été retrouvé au sous-sol de sa maison à Ingwiller (Bas-Rhin), une balle dans la tête et le 357 Magnum de son époux à ses pieds.

D'abord classé comme suicide, le dossier avait été rouvert au printemps 2000. Jean-Louis Muller avait été mis en examen en 2001 pour meurtre.

Il y a quelques années, Jean-Louis Muller "intervenait devant des Cours d'assises pour dire ce qu'il fallait penser de la mort des autres", a rappelé la magistrate. "Il était au-dessus de tout soupçon et c'est ce qui explique les hésitations de la justice" dans une instruction de plus de six ans, ponctuée d'une vingtaine d'expertises, a-t-elle estimé, avant d'égréner les "éléments" qui ont "jeté le trouble" dans le dossier.

Pour l'accusation, la thèse du suicide avancée par la défense ne "correspond pas à la personnalité" de Brigitte Muller qui, après un accident de cheval en 1998, "remontait la pente".

Epouse délaissée, soupçonnant son mari d'entretenir une relation extra-conjugale, elle venait de rencontrer un autre homme et envisageait de changer de vie, ainsi qu'elle l'avait confié à des proches.

S'appuyant sur les "éléments matériels" puisés dans les expertises, la magistrate a enfoncé un peu plus le clou: l'aversion de Brigitte pour les armes; l'absence d'empreintes digitales sur le 357 et les munitions; la faible quantité de poudre retrouvée sur la victime; l'absence presque totale de matière organique sur l'arme "alors que la boîte crânienne a explosé dans un fracas d'ossements"...

Reste la question du mobile. Face à la perspective d'être quitté, cet homme "impulsif" et "narcissique" n'aurait pas accepté de "perdre la face" dans sa petite ville d'Ingwiller: le soir du drame, à l'issue d'une discussion houleuse, "il a préféré tuer (son épouse) pour garder la tête haute" avant de maquiller le crime en suicide, avance la magistrate.

"Ne tremblez pas au moment où vous déciderez de son sort (...) Il ne doit pas croire qu'il a commis le crime parfait", a-t-elle finalement lancé aux jurés au terme d'un réquisitoire implacable.

Plus tôt, l'un des avocats des parties civiles, Me Marc Vialle, avait lui aussi soutenu la culpabilité du Dr Muller, dépeint comme un homme "odieux" qui aurait "exécuté" son épouse.

La défense de l'accusé, qui comparaît libre et encourt 30 ans de réclusion criminelle, devait s'exprimer mercredi après-midi. Le verdict est attendu jeudi.


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Mardi 14 octobre 2008


Maire    Parti pris


Le tour de chauffe de Me Baudoux


Docteur Muller      Coup de théâtre

20 ans




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Mardi 14 octobre 2008

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JUSTICE BRULANTE

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