Vendredi 23 mars 2007

22 mars 2007

On va encore traiter Sfar d’opportuniste. Pourtant, il fait ce qu’on a tous rêvé de faire : assister à un procès historique avec, cerise sur le gâteau, l’une des dernières plaidoiries de Me Kiejman, l’une des figures du barreau de Paris. Sfar, fils d’avocat, peut apprécier. En plus, ce procès n’est pas n’importe quel procès : c’est un procès qui concerne la liberté d’expression. Une liberté bien malmenée dans certains pays où l’on brûle des ambassades comme s’il s’agissait de vulgaires tacots de banlieue. Cette affaire qui avait bouleversé le monde entier, on allait la juger là, à Paris, sous nous yeux. Et on n’y serait pas ?

Sfar a profité de l’occase. Nous aussi, d’ailleurs, comme vous avez pu le lire. L’intérêt d’un tel document – un document qui devient aussitôt historique, c’est que certaines parties du débat sont développées in extenso. Dans certains cas, Sfar tombe sous le charme de ses interlocuteurs (là, il semblerait bien que François Bayrou ait recruté un électeur pendant l’audience), mais le plus souvent quand il s’agit de ceux qui plaident en faveur de Charlie-Hebdo. Ainsi, Me Christophe Bigot qui, selon certains avocats défendant Charlie Hebdo, avait fait « un excellent travail de documentation » qui avait donné du fil à retordre à la défense, devient « l’avocat des cons ». Pas top ça, Joann. Comme de juste, le réquisitoire (favorable à Charlie) du Ministère public et les plaidoiries (brillantes) de Me Malka et de Me Kiejman sont rendus avec verve. On sent que l’auteur y a pris du plaisir et cela rejaillit sur le résultat. Bref, n’attendez pas autre chose qu’un point de vue subjectif et d’ailleurs, l’auteur ne prétend pas à autre chose.

La moitié et seconde partie du livre est consacrée à la publication des pages que Joann avait publiées dans Charlie ces deux dernières années, avant d’arrêter d’y collaborer.

DP

Greffier est publié aux éditions Delcourt.

Acheter l’ouvrage en ligne.


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Dimanche 11 mars 2007


Polar - 195 pages
Editions Payot Rivages - Juin 2006

A Pondange, en Lorraine, les ouvriers et les cadres de l'usine Daewoo vont être témoins, acteurs ou victimes d'une guerre stratégique financière autour du rachat de Thomson. Quand Emilienne est électrocutée sur la chaîne de production, que Rolande s'emporte et se fait licenciée, ç'en est trop pour les ouvriers et la grève éclate. Alors que le feu prend dans l'usine, on accuse un jeune trafiquant, puis Nourredine, chef d'équipe... Mais il se pourrait bien que l'incendie ait été déclenché par les mercenaires à la solde d'Alcatel, désireux, tout comme les dirigeants de Daewoo, de remporter le marché, de quelque manière que ce soit... Chantages, meurtres, manipulations, tout sera permis à ces personnages douteux, flic privé, ex-directeur de la D.S.T., politiques, patrons corrompus, qui vont s'immiscer dans cette affaire pour sauver leurs intérêts ou remporter la partie de Monopoly...
Cette histoire dont on a vaguement entendu parlé ces dernières années, Dominique Manotti nous la fait vivre. Certes, les ouvriers sont imaginés, les délais sont raccourcis, Longwy se cache derrière Pondange mais c'est à peu près tout... Il y réellement eut Kamel Belkadi accusé à tort d'un incendie, et emprisonné par une justice rappelant celle d'Outreau, il y eut un montage financier frauduleux entre Daewoo-Lorraine et le siège de Varsovie pour détourner les subventions et transférer des fonds. Pas étonnant alors que l'usine de Longwy (Mont-Saint-Martin, 54) n'ait jamais fait aucun bénéfice depuis 1994... La vallée désertée par la sidérurgie, exangue de tant de chômage, fut le lieu de toutes les magouilles, le terrain de jeu d'une nouvelle mafia...
Extrait :
"[...] éclair éblouissant jusqu'aux néons, sur la ligne d'en face, une barre grille, un hurlement très bref, brisé à son paroxysme, à crever le tympan, Emilienne a basculé d'un bloc à la renverse, la paume de la main de Rolande part toute seule enfoncer le bouton de sécurité, la chaîne s'arrête, un fil brûle jusqu'à la rampe de néon, flammèches jaune orangé, et très forte odeur de caoutchouc cramé, de caoutchouc ou d'autre chose, à vomir. Silence. Rolande grimpe sur une chaise, enjambe le convoyeur entre deux tubes. Emilienne est allongée par terre sur le dos, livide, raide, les yeux clos et les lèvres bleues. Enceinte de six mois."
L'intrigue implique un nombre important de personnages et de sociétés, liées en entre elles par de façon souvent obscure. Face à ce réseau vertigineux vers lequel Dominique Manotti nous entraîne, j'ai annoté mon marque-page afin de m'y retrouver au fil de la lecture, et ce ne fut pas du luxe ! Outre la forme parfois complexe des dialogues qui ne sont pas au format commun et qui mélangent des fois 1ère et 3ème personne, ce polar ne nous laisse jamais nous reposer. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut des romans qui fassent réfléchir et qui témoignent, Lorraine connection est un de ces livres qui doivent retentir. Ses phrases claquent comme les bruits de la chaîne.
L'excellente vidéo interview de Dominique Manotti nous livre certains éléments sur le processus d'écriture de l'auteur, sur les faits réels qu'elle a choisi de romancer pour porter l'Histoire, rendre la tragédie de la vallée de Longwy, chère à son coeur, chère aussi au mien, et aux miens. Excellent polar. Essentiel. [aux longoviciennes et aux longoviciens, passés, présents et futurs]

Roman-enquête en passant par la Lorraine - L'Humanité
Quelle était noire ma vallée.... - Avis de Bastien B. et Interview de Dominique M. - Polar Blog

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3 Commentaires:

Sophie dit...

Merci pour cette critique intéressante. La Lorraine est chère à mon coeur mais pas ce coin-là de la région; mais je note quand même.

dimanche, 11 mars, 2007

 
Gachucha dit...

Je n'ai lu aucun de ses titres. Ta critique me donne envie et comme je l'ai trouvée convaincante chez Ferney il y a quelques temps : je prends note, merci.

dimanche, 11 mars, 2007

 
valdebaz dit...

Ce livre est l'un de ceux que je viens d'emprunter à la bib. J'ai retardé la lecture car c'est bien spécifié que c'est un peu complexe. Ta critique me donne envie et j'espère ne pas m'embrouiller ! Tu l'as choisi pourquoi ce livre ?... ;-)

dimanche, 11 mars, 2007



Les mains dans le cambouis
A partir de faits vrais en Lorraine, un thriller en bleu de travail signé Dominique Manotti.
Par Sabrina CHAMPENOIS
QUOTIDIEN : Jeudi 19 octobre 2006 - 06:00
Dominique Manotti Lorraine Connection Rivages, «Thriller», 194 pp., 18 €.
 
L orraine Connection est le sixième polar de Dominique Manotti, 64 ans, ex-prof d'histoire économique du XIXe siècle, militante politique et syndicale au long cours. Une petite dame aux airs inoffensifs mais qui, depuis Sombre sentier sur les ateliers de confection clandestins, verse de l'huile sur le feu de plaies actuelles ou passées : les hooligans (Kop), la Mitterrandie (Nos fantastiques années fric), la spéculation immobilière (A nos chevaux), les collabos (le Corps noir) . Sa façon, clairement inspirée d'Ellroy, celui d' Underworld USA : plonger dans le bourbier à partir de personnages de fiction mais confrontés à des faits et personnalités avérés. Et secouer le cocotier jusqu'à un épilogue qui laisse la morale et l'espoir sur le flanc.
Ici, le scandale des usines lorraines du groupe coréen Daewoo, fermées après avoir englouti plus de 40 millions d'euros d'aide publique (avec, en prime, pour le fondateur et PDG Kim Woo Chong, la nationalité française et la Légion d'honneur). Plus précisément, l'unité de Daewoo-Orion de Mont-Saint-Martin. Manotti la relocalise (délocalise ?) à «Pondange», elle avertit que «Ceci est un roman. Tout est vérité, tout est mensonge», mais tout est en place : l'usine de fabrication de tubes cathodiques criblée par les dettes, en redressement judiciaire, la grève des ouvriers interrompue par un incendie criminel vite attribué à un des leaders du mouvement (Kamel Belkadi est renommé Karim Bouziane). Et, en parallèle, la guerre des tranchées entre Matra (allié à Daewoo) et Alcatel suite à la privatisation de Thomson ­ décrochée illicitement par Matra, du point de vue d'Alcatel...
Manotti met d'emblée les mains dans le cambouis, auprès des femmes de l'atelier de soudure. «Clac, le convoyeur se met en marche, chuintement, deux secondes, les tubes avancent, clac, arrêt, chaque fille se penche, grésillement des fers, un, deux, trois, quatre points, dix secondes, les bustes se redressent [...].» Et aussi sec, l'accident, Emilienne, enceinte de six mois, électrocutée, sa supérieure, une employée respectée de tous, licenciée : le scandale qui se propage dans l'usine, aussi vite que le feu d'origine criminelle quelques pages plus tard. C'est bien simple, à la page 50, Lorraine Connection a déjà un goût de cendres.
Manotti n'y va pas de main morte, dans ces funérailles de la classe ouvrière : scène d'enterrement avec les collègues qui se serrent les uns contre les autres, majesté de gens d'en bas contre bassesses des puissants, parenthèse amoureuse dans un monde de brutes... On tutoie ici et là Zola, on frôle parfois pathos ou le trop parlé ­ ce «Que du bonheur», gimmick de Benjamin Castaldi dans la Nouvelle Star, qui revient deux fois... Un dos d'âne dans un polar qui file à tombeau ouvert.
C'est la vista qui enlève le morceau. Les scènes de violence notamment, physique ou psychologique : viol, étranglement, chantage, explosion, Manotti plie ça en quelques lignes cliniques, on pense à Haneke (Caché). Et ses réunions-complots de cadres sup' en remontrent aux thrillers à cols blancs, spécialité anglo-saxonne (Grisham). Si bien tordues qu'on en vient à les préférer aux misères et faux pas des sans-grade auxquels va pourtant son empathie.
Tout de même, au final, le seul personnage à vraiment tirer son épingle du jeu, joli hold-up à la clé, est l'ouvrière Rolande. A la réflexion, elle est même l'héroïne de ce livre dominé par les hommes, qui progresse dans le sillage d'un privé marlowien. Comme quoi, Dominique Manotti tient son affaire, jusqu'au bout.
Au fait : depuis mai, Kim Woo Chong purge en Corée dix ans de prison (il doit aussi rembourser 22,5 milliards de dollars) pour fraude comptable, détournement de fonds et transferts illicites de fonds à l'étranger.




Dominique Manotti a une formation d’historienne. Elle aime réunir une documentation copieuse, enquêter longuement avant de commencer à écrire. Puis elle met de côté ses dossiers pour imaginer un roman noir où réalité et fiction s’imbriquent parfaitement. Lorraine Connection est l’exemple de ce travail en deux temps. L’histoire commence à l’usine Daewoo en Lorraine. L’industriel coréen y fabrique des tubes cathodiques, faisant vivre toute une région en difficulté depuis la mort du bassin sidérurgique. Mais les conditions de travail sont effarantes et un accident sur une chaîne de production va enflammer ouvriers et syndicats. Grève, incendie, découverte de dossiers secrets… Le ton monte.
Derrière ce drame régional, on voit poindre les intérêts de l’Etat, le rachat de Thomson, la privatisation. De l’ouvrière à l’énarque, Dominique Manotti remonte la filière, ménage ses effets grâce à un rythme tenu et une écriture d’une belle fluidité. Dans ce thriller économique, tout est vérité – tout est mensonge, dit-elle.
Christine Ferniot
Ed. Rivages, coll. Thriller, 196 p., 18 €.
Télérama n° 2961 - 14 Octobre 2006

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Samedi 10 février 2007



" En nous observant à bien des égards, vous nous trouverez en tous points pour le caractère et la manière de vivre, tous pareils à des guêpes. Tout d'abord, il n'y a pas d'animal, quand on l'agace, plus irritable que nous et d'humeur plus difficile ; puis, pour le reste, nous avons tous les manèges des guêpes .
Réunis par essaims comme dans les guêpiers, les uns chez l'Archonte, les autres auprès des Onze, d'autres à l'Odéon, jugent : ils se tiennent contre les murailles, comprimés et serrés, penchés vers la terre, ayant peine, comme les larves dans leurs cellules, à se mouvoir. Du reste, pour nous procurer la subsistance, nous sommes très industrieux : c'est en piquant tout le monde que nous gagnons notre vie.

Malheureusement il y a des frelons établis parmi nous, qui n'ont point de dard et qui , restant en place, dévorent le tribut péniblement acquis, sans se donner du mal. Et ce qui est le plus douloureux pour nous, c'est lorsqu'un individu, qui n'a pas servi à l'armée, absorbe notre salaire, sans avoir jamais pris, pour la défense du pays, ni rame, ni lance, ni...ampoule ? Eh bien, je suis d'avis qu'à l'avenir quiconque parmi les citoyens, pour le dire en un mot, n'aura pas d'aiguillon, ne reçoive pas le triobole."

Aristophane, Les Guêpes, v.1102-1121


La justice à Athènes


La justice à Athènes

Les instances

L'Ecclésia reçoit les accusations mais les renvoie généralement devant l'Héliée, tribunal du peuple : la Boulè enquête sur les accusations de haute trahison. Ces archontes instruisent les procès intéressant les familles (Premier archonte), les impiétés et les meurtres (archonte-roi), les métèques et les étrangers (polémarques) ; les thesmothètes s'occupent des autres affaires. Les Onze (Aristote, Constitution d'Athènes) jugent de manière expéditive les flagrants délits de meurtre et d'incendies.

La procédure

Les causes sont publiques (graphai) ou privées (dikai) ; le magistrat instruit le procès et fixe le jour de réunion du tribunal ; à l'audience, chaque partie plaide elle-même sa cause (souvent elle récite le plaidoyer préparé par un logographe) ; le temps de parole est mesuré par une horloge à eau (clepsydre)(Aristote, Constitution d'Athènes). Les délateurs (sycophantes) (Hypéride, Pour Euxénippe) sont punis s'ils n'obtiennent pas au moins un cinquième des voix du jury.

La justice criminelle relève :

- de l'Aréopage (Eschyle , Les Euménides) qui siège sur la colline d'Arès, est présidé par l'archonte-roi, juge des crimes commis volontairement et contre les oliviers sacrés ; avant le procès, l'accusé peut s'exiler de lui-même.

- des Ephètes (51 citoyens de plus de 50 ans) qui jugent des crimes involontaires ou excusables.

La justice civile

- les affaires mineures sont réparties entre les Trente et les arbitres publics.

- les héliastes (6000 jurés issus de l'Ecclésia) représentent la nation réunie pour juger (Aristophane, Les Guêpes et Aristophane, Les Guêpes) ; ils sont répartis par tirage au sort en sections (201, 301, 401...membres suivant la gravité de l'affaire).
Après les débats, les jurés déposent dans une urne leur jeton (traversé d'une tige creuse pour la condamnation, d'une tige pleine pour l'acquittement). Les sentences des héliastes sont sans appel ; elles sont pécuniaires (amendes, confiscation des biens), politiques (privation de droits divers), corporelles (ostracisme (Aristote, Constitution d'Athènes) , supplice, mort). L'exécution est confiée aux Onze. C'est par l'Héliée que fut jugé et condamné Socrate (Platon, Eutyphron).


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Lundi 5 février 2007


 Un cauchemar hilarant!

On limite trop souvent l’œuvre de Kafka à l’adjectif "kafkaïen". L’administration et la bureaucratie sont bien présentes dans le Procès, mais comme un thème parmi d’autres. Ce cliché masque les singularités bien réelles, ainsi que la dynamique proprement délirante du récit.

Tout d’abord, le personnage de Josef K.: "on se le représente toujours littéralement accablé. Au contraire, K. passe son temps à réagir avec courage, avec entrain, et je dirais même, avec naïveté"

C’est un ressort très important: chaque rencontre lui redonne espoir, le relance dans sa quête d’une improbable rédemption ; au fil même du dialogue, il ne cesse de courir après sa chance et d’y croire. Certes, son affaire est d’une complexité et d’une absurdité diaboliques, mais il ne renonce jamais à tenter d’en venir à bout. Nous mettrons en scène un K. plus proche de Tintin que de Job.

Chez Kafka, toujours une femme survient et chaque fois, c’est pour le héros la charmante occurrence de s’abandonner un peu, juste un peu, à l’érotisme puis de se retenir comme au bord d’un gouffre.

Kafka est "bringuebalant" : concrètement, son univers chaotique se présente comme un dédale que Josef K. ne cesse de parcourir en tout sens, d’une niche à l’autre. Une petite machinerie de célibataire!

Le décor?
Du noir: un escalier branlant avec une rampe en fer, un plumard douteux, une porte trop basse ou trop étroite, une ampoule nue qui éclaire vaguement… une vraie misère pour une histoire de fous, haletante, cruelle mais par dessus tout drôle.

"La force de ce Procès est de même nature que celle du Malade imaginaire. L’ambition artistique est première et subjugue. On n’a donc pas à vous parler en priorité d’un spectacle monté avec des comédiens " différents ", sauf que sans nul doute cette "différence" donne des êtres qui ont une force très particulière et un engagement fascinant.

Il y a quelque chose de naturellement grinçant dans la représentation , quelque chose de grotesque donné par les costumes, les maquillages, les paroles échangées, et quelque chose de sourdement angoissant et de déchirant, qui appartient à Kafka et que les interprètes nous rendent sensibles. On les salue, tous, qu’ils aient de longues partitions ou qu’ils apparaissent en plusieurs figures cocasses ou inquiétantes.

Une troupe unie et qui laisse chacun s’exprimer personnellement. Pour rire de ce rire qui dit la férocité du monde avec des hommes et des femmes qui nous donnent, en plus, une superbe leçon de dignité et de courage
" Armelle Héliot.

Mardi 6 février à 20h45 à L’Estive de Foix

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Mercredi 31 janvier 2007

Fluide fait justice !
Dernier né des "Série Or" thématiques de Fluide Glacial, voici le spécial Justice. Un numéro exceptionnel et désopilant où toutes les signatures du magazine se défoulent joyeusement autour de ce sujet aussi sensible que d'actualité : du procès Chirac aux lenteurs de la justice, de la justice du futur au juge Burgaud, tous les aspects de ce thème judiciaire sont traités sans tabou et sous un angle très "Fluide".

Bandessinées de : Lefred-Thouron, Goossens, Riad Sattouf, Jul, Léandri-Gotlib, Thiriet, Isa, Lindingre, Claire Bouilhac, Pichon, Julien CDM-Deup, Jake Raynal, Jean Solé, Ralf König, Hugot, Mo CDM....

Textes & illustrations de : Léandri, Deup, Haudiquet, Frémion, Fioretto, Lefred-Thouron, Charb, Tignous, Lindingre, Ferri, Luz, Lamorthe, Bernar, Bertail…

Série Or Justice ! - disponible en kiosque jusqu'au mois de décembre 2006 - 100 pages
noir et blanc/couleur - 5,90 euros.

 


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Mercredi 31 janvier 2007


Créée par Jacqueline Zambrano en 2002 | Titre original : Just Cause

Introduction

Emprisonnée injustement, Alexandra DeMonaco a décidé de ne pas se laisser abattre, et a entamé pendant son incarcération, des études de droit. Une fois libérée, elle décide de lutter afin de défendre les innocents.
Une honnorable série à mi-chemin entre le drama et la série de tribunal, En quête de Justice est une courte série (une saison seulement) qui aurait gagné à être prolongée...


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Samedi 20 janvier 2007


ÉTIENNE DE MONTETY.
 Publié le 18 janvier 2007
Actualisé le 18 janvier 2007 : 12h54


FRANÇOIS SUREAU - Récit d'une équipée peu commune, pendant la guerre de 14-18, donne à l'écrivain l'occasion d'une réflexion sur la justice. Magistral.

 
L'ORFÈVRE Nourissier a ciselé cette définition du romancier : « Quelqu'un qui aime regarder dans les coins. » Ce mot va à merveille à Sureau, lui tombe sur les épaules, lui prend la taille, comme un treillis bien retaillé. Les coins, qu'il explore dans L'Obéissance, c'est cet extraordinaire « à côté » de la guerre de 1914 que fut l'expédition Deibler à Furnes et qu'il choisit pour nous parler de la guerre, de la justice et de leurs lois rigoureuses. Énoncé des faits : au printemps 1918, le bourreau parisien Deibler est réquisitionné pour exécuter Émile Préfaille, un lancier qui fut brave au feu, mais vient d'être condamné à mort par une cour d'assises belge pour l'assassinat de deux femmes. Il faut que la justice passe, même si la petite ville, dont le bourgmestre sera plus tard rendu célèbre par Simenon, se situe derrière les lignes allemandes.
 
Depuis 1905, les autorités françaises ne croient plus guère en Dieu, non plus qu'à la justice immanente : « Je l'ai vu cracher en passant devant une église, lui, un fonctionnaire, un monsieur décoré », s'écrie, effaré, le chauffeur de Mutz, le directeur de la justice militaire. C'est bien connu, si Dieu n'existe pas, tout est permis. Voilà pourquoi l'administration est acharnée à appliquer le verdict des hommes, de manière implacable, à l'instar du couperet qui devra s'abattre sur la nuque blanche de Préfaille - un nom de fissure, note un soldat.
 
Quand la guerre fait des milliers de morts par jour, que la sentence puisse être exécutée autrement, en envoyant le condamné en première ligne par exemple, sans qu'il soit besoin de mobiliser le bourreau et tout son équipage, les bois de justice, l'escorte et une masse de laissez-passer, tout ceci ne regarde pas la justice militaire. « Bourreau, fais ton office », la célèbre phrase retentit dans l'air clair du printemps 1918 à Paris, et ne connaît pas de frontière. Pour cela, les autorités françaises ne lésinent pas. Elle désigne un détachement commandé par un officier de Légion amputé en Champagne et, précise drôlement le rapport, qui possède « un carnet où il a écrit des vers qui ne riment pas tous et sont obscurs ». Un carnet, Deibler en tient aussi, où il couche les états d'âme que sa funeste charge l'empêche d'exprimer. Le seul point qui le préoccupe, lui et sa respectable épouse, est ses conditions de travail : « Ils avaient l'habitude l'exécutions bien propres, où chaque chose est à sa place, la machine, la guillotine, le verre de vin, le condamné. » Dans le désordre de la guerre, pourquoi le nier ? Le bourreau n'est pas à l'aise : il ne reconnaît pas la mort ; celle-là a mauvais genre.
 

 
Pour mourir en soldat : debout
 
L'expédition donne lieu à un fort dossier administratif entre les services de la justice militaire et ceux du ministère de la Guerre. On s'informe, on se couvre, on s'encourage, on se félicite, on appuie des demandes de décorations. L'opération est qualifiée, in fine, de « contrat de droit international passé implicitement entre l'État français et l'État belge ». Dans ce conte, précis comme une note à son supérieur, François Sureau déploie une nouvelle fois son insolent talent d'écrivain à l'aise dans tous les formats, toutes les surfaces, pourrait-on dire : il observe la situation qu'il a amenée avec un oeil littéraire relié à un esprit largement juridique. Il ne cache pas son goût malicieux pour les procédures considérées comme des embellissements de la société des hommes. Son récit est serré, les mots exacts, lourds de sens. Une ironie imperceptible parcourt l'histoire. En creux, il raille notre temps qui préfère l'individu aux institutions, confond justice et égalité, aime la tiédeur - nonobstant la malédiction promise par saint Paul. Ici pas de campagne d'opinion pour Préfaille, pas de ministère public complaisant, pas de reculade du chef de l'État. Le condamné écrit à son ancien chef, non pour sa grâce mais pour mourir en soldat : debout. Le livre achevé, le coupable est châtié, les gens honnêtes médaillés et promus, l'administration justifiée. Les temps de paix peuvent advenir.

Couverture du livre L'obéissance
 
L'Obéissance de François Sureau Gallimard, 155 p., 11,90 €

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Lundi 15 janvier 2007


Faits : Ayant loué en 1898 un appartement du premier étage avenue de La Motte-Picquet, un sieur La Brige a vu installer un Trottoir Roulant reliant le Champ-de-Mars aux Invalides lors de l’Exposition universelle de 1900. Du fait que ce trottoir était surélevé, ceux qui l’empruntaient pouvaient plonger leurs regards jusqu’au fond du logis de son habitant.

Par mesure de rétorsion, La Brige s’habille en écossais, tourne le dos à la fenêtre, se penche et fait longuement semblant de chercher quelque chose sur le sol.

Des voyageurs ont porté plainte pour outrage public aux bonnes mœurs (art. 330 de l’ancien Code pénal). Après avoir entendu le Substitut et la Défense, le Président prononce un jugement que Courteline a conçu comme une charge sur l’opposition entre la loi naturelle et le droit positif.

*

LE PRÉSIDENT :

Le Tribunal, après en avoir délibéré ;

Attendu qu’il résulte du constat de Legruyère, huissier, et de plaintes au nombre imposant de treize mille six cent quatre-vingt-sept, que La Brige, au mépris des lois sur la décence, a découvert, mis à jour et publiquement révélé une partie de son individu destinée à demeurer secrète ;

Attendu que le prévenu, tout en reconnaissant l’exactitude des faits qui font l’objet de la poursuite, objecte du droit absolu, dévolu à tout locataire, d’user à sa convenance d’un logis qui est le sien, et, notamment, de s’y dépouiller dé tout voile si le caprice lui en vient, à condition, bien entendu, de n’être une cause de scandale pour les voisins ni les passants, ce qui est précisément son cas ;

Attendu que La Brige, contraint et forcé, par les exigences de l’été, de tenir ses fenêtres ouvertes, donc de livrer sa vie privée au contrôle d’une foule indiscrète et goguenarde, prétend que son domicile est devenu l’objet d’une violation de tous les instants : argument d’autant plus sérieux que si le premier venu est en droit de plonger chez les particuliers et de regarder ce qui s’y passe du haut d’un trottoir surélevé, il peut procéder logiquement à l’accomplissement de la même opération au moyen d’une échelle, d’une perche, d’une corde à nœuds ou de tout autre appareil gymnastique, et que, dès lors, l’intimité du chez-soi devient un-mot vide de sens...

Attendu qu’il n’est rien au monde de plus complètement sacré, de plus parfaitement inviolable, que la maison du prochain ; que Cicéron promulgue cette vérité première et qu’il y a lieu de tenir compte du sentiment de ce jurisconsulte...

- Mais d’autre part :

Considérant que la Loi, en dépit de ses lâchetés, traîtrises, perfidies, infamies, et autres imperfections, n’est cependant pas faite pour que le justiciable en démontre l’absurdité, attendu que s’il en est, lui, personnellement dégoûté, ce n’est pas une raison suffisante pour qu’il en dégoûte les autres; Considérant qu’a priori un gredin qui tourne la Loi est moins à craindre en son action qu’un homme de bien qui la discute avec sagesse et clairvoyance ;

Considérant qu’en France, comme, d’ailleurs, dans tous les pays où sévit le bienfait de la civilisation, il y a, en effet, deux espèces de « droit », le bon droit et le droit légal, et que ce modus vivendi oblige les magistrats à avoir deux consciences, l’une au service de leur devoir, l’autre au service de leurs fonctions ;

Considérant, enfin, que si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l’on va, si ce n’est à la dislocation d’une société qui tient debout parce qu’elle en a pris l’habitude ;

Pour ces motifs :

Déclare La Brige bien fondé en son système de défense... l’en déboute cependant... et, lui faisant application de l’article 330 du Code pénal et du principe « tout cela durera bien autant que nous », le condamne à treize mois d’emprisonnement, à 25 francs d’amende et aux frais.

*

(Les juges se lèvent, tandis que, l’œil au ciel, et de la voix de Daubenton au dernier acte du Courrier de Lyon, LA BRIGE s’écrie) :

— J’en appelle à la postérité !


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Mardi 9 janvier 2007





Biographie


  • Boileau & Narcejac, couple célèbre d’auteurs français de romans policiers dont plusieurs ont acquis une importante renommée.
  • Pierre Ayraud, dit Thomas Narcejac (Né à Rochefort sur Mer le 3 Juillet 1908 et décédé le 9 Juin 1998 à Nice), philosophe de formation, commença d’abord par s’intéresser au roman policier d’un point de vue critique. C’est sa rencontre avec Pierre Boileau (Né à Paris le 28 Avril 1906 et décédé le 16 Janvier 1989 à Beaulieu sur Mer), en 1950, qui marqua le vrai début de sa carrière de romancier.
  • Les romans de Boileau-Narcejac sont des romans d’atmosphère, des romans de l’inquiétante étrangeté, à la dimension parfois métaphysique.

Adaptations cinématographiques

LES DIABOLIQUES

1954, France
Réalisé par Henri-Georges Clouzot
Scénario de Henri-Georges Clouzot, Jérôme Géromini, René Masson & Frédéric Grendel d'après le roman "Celle qui n'était plus"
Photographie d'Armand Thirard
Musique de Georges Van Parys
Décors de Léon Barsacq
Montage de Madeleine Gug
Son de William Robert Sivel
Durée 1 h 55

Avec Simone Signoret, Véra Clouzot, Paul Meurisse, Charles Vanel, Pierre Larquey, Noël Roquevert, Georges Chamarat, Jean Brochard, Michel Serrault, Jacques Varennes, Georges Pouloujy, Thérèse Dorny, Robert Dalban, Jean Lefebvre, Jacques Hilling, Jean Témerson, Jean Clarieux, Johnny Hallyday, Madeleine Suffel, Jimmy Urbain...

Résumé : Michel Delassalle, personnage odieux, est directeur d'une école privée. Il est marié à Christine et à pour maîtresse Nicole, une jeune institutrice qui exerce à l'école qu'il dirige (Bien pour une école privée). Les deux femme au premier abord, s'entendent bien. Nicole & Christine décident de se débarrasser de lui (Il a se qu'il mérite)...

Prix & Récompenses : Le film à reçu le Prix Louis Delluc en 1954
LES LOUVES

1957, France, Film dramatique
Réalisé par Luis Saslavsky
Scénario de Luis Saslavsky
Photographie de Robert Juillard
Musique de Joseph Kosma
Décors de Robert Bouladoux
Montage de Marinette Cadix
Durée 1 h 41

Avec François Périer, Micheline Presle, Jeanne Moreau, Madeleine Robinson, Marc Cassot, Pierre Mondy, Paul Faivre, Louis Arbessier, Clément Harari, Andrée Tainsy...

Résumé :Fin 1943. Gervais le timide et Bernard le fort en gueule ont réussi à s'évader d'un camp de travail allemand. Une fois en France, Bernard compte sur l'aide de sa "marraine de guerre", Hélène, qui habite non loin de la frontière.. Mais il meurt et Gervais, à bout de ressources, décide d'assumer l'identité de son ami pour un temps et de se rendre malgré tout chez Hélène, mettant à son insu le doigt dans un engrenage implacable...
SUEURS FROIDES

1958, U.S.A.
Réalisé par Alfred Hitchcock
Scénario d'Alec Coppel, Samuel Taylor d'après le roman "D'entre les morts"
Photographie de Robert Burks
Musique de Bernard Herrmann
Décors d'Hal Pereira, Henry Bumstead, Sam Comer & Frank Mc Kelvey
Costumes d'Edith Head
Montage de George Tomasini
Durée 1 h 52

Avec James Stewart, Kim Novak, Barbara Bel Geddes, Tom Helmore, Henry Jones, Raymond Bailey...

Résumé : Suite à une faute professionnelle, l'inspecteur John Fergusson, qui est sujet au vertige, est limogé. Un ami d'école, Galvin, le charge de surveiller sa femme Madeleine qui selon lui, veut se suicider. Effectivement il la sauvera de la noyade, mais ne pourra rien faire lorsqu'elle sautera du haut d'un clocher. Il est rongé par un sentiment de culpabilité jusqu'au jour où il rencontre Judy, le sosie parfait de Madeleine...
UN TEMOIN DANS LA VILLE

1959, France
Réalisé par Edouard Molinaro
Scénario d'Edouard Molinaro & Gérard Oury
Dialogues d'André & Georges Tabet
Photographie d'Henri Decae
Musique de Barry Wilen
Décors de Georges Lévy
Montage de Monique & Robert Isnardon
Son de Robert Biard
Durée 1 h 30

Avec Lino Ventura, Françoise Brion, Jacques Berthier, Franco Fabrizzi, Sandra Milo, Daniel Ceccaldi, Robert Dalban, Jacques Jouanneau, Micheline Luccioni, Janine Darcey, Geneviève Cluny, Paul Bisciglia, Michel Etcheverry, Jacques Monod, Gérard Darrieu, Billy Kearns, Bruno Balp, Sacha Briquet, Robert Castel, Dora Doll, Micheline Gary...

Résumé : Parce qu'il était l'amant de sa femme Jeanne et qu'il est aussi son assassin, Ancelin Tue Verdier. Le meurtre est savamment camouflé en suicide, mais il y a eu un témoin : un chauffeur de taxi, Lambert. Ancelin se lance à sa poursuite, pour le supprimer...
MEURTRES EN 45 TOURS

1959, France, Thriller
Réalisé par Etienne Périer
Assistant réalisateur : Jacques Rouffio
Scénario de Dominique Fabre, Etienne Périer & Albert Valentin
Photographie de Marcel Weiss
Musique d'Yves Claoué
Décors de Jean Mandaroux
Assistant décorateurs : Jean-Jacques Caziot, Jacques D'Ovidio & Jacques Dugied
Costumes de Jacques Heim
Montage de Monique & Robert Isnardon
Durée 1 h

Avec Danielle Darrieux, Michel Auclair, Jean Servais, Raymond Gérôme, Mathilde Casadesus, Jacqueline Danno, Julien Verdier, Bernard Musson, Madeleine Barbulée, Henri Guisol, Hubert Deschamps, Bernard Lajarrige...

Résumé : Maurice Faugères soupçonne sa femme Eve, une célèbre chanteuse, d'être la maîtresse de Jean, un minable pianiste. Les doutes du mari bafoué sont bien réels, et ce dernier en vient même à craindre pour sa vie, persuadé que le couple d'amants est bien décidé à le supprimer. Peu de temps après Faugères meurt, victime d'un terrible accident de la route...
MALEFICES

1961, France, Film dramatique
Réalisé par Henri Decoin
Scénario de Henri Decoin, Claude Accursi & Albert Husson
Photographie de Marcel Grignon
Musique de Pierre Henry
Décors de Paul-Louis Boutié
Montage de Robert Isnardon
Durée 1 h 45

Avec Juliette Gréco, Jean-Marc Bory, Liselotte Pulver, Mathé Mansoura, Jacques Dacqmine, Jeanne Pérez, Georges Chamarat, Robert Dalban, Marcel Pérès...

Résumé : Francois, vétérinaire près de Noirmoutiers, est appelé a y soigner un guépard. Il fait la connaissance de Myriam qui souffre d'être éloignée de sa terre natale ou la magie lui fut enseignée. Elle va tenter de garder ce séduisant jeune homme auprès d'elle, grâce à une statuette dont le fluide les lie inexorablement...
MALDONNE

1968, France/Italie
Réalisé par Sergio Gobbi
Scénario de Sergio Gobbi
Photographie de Daniel Diot
Musique de Vladimir Cosma
Décors de Louis le Barbenchon
Montage de Gabriel Rongier
Durée 1 h 38

Avec Pierre Vaneck, Elsa Martinelli, Robert Hossein, Jean Topart, Geneviève Thenier, Daniel Moosmann, Claude Genia, Roger Coggio, Georges Douking, Robert Dalban...

Résumé : Jacques Christens est un compositeur, mais comme beaucoup il ne remporte aucun succès, aussi joue-t-il dans un cabaret. Franck Hatman lui propose, contre une grosse somme d'argent, de jouer le rôle d'un homme disparu afin que la femme de celui-ci puisse toucher un héritage. Jacques hésite puis accepte (Avec l'argent on peut tout faire !)...
LES EAUX DORMANTES

1991, France
Réalisé par Jacques Trefouel
Scénario d'Yves Ellena & Jacques Santamaria
Photographie d'Elso Roque
Musique d'Alain Jomy
Décors de Bernard Camus & Claude Lenoir
Montage de Jean-François Gire
Durée 1 h 36

Avec Philippe Caroit, Marie Adam, Danièle Delorme, Michel Galabru, Ludmila Mikael, Jacques Perrin, Tsilla Chelton, Daniel Gélin, Marilyne Even, Yves Robert (Voix)...

Résumé : Denis de Lespinière revient au domaine familial en Bretagne après avoir passé trois ans au Cambodge comme médecin. Il apprends que son père vient de disparaître mystérieusement. Il tente d'élucider la disparition de son père malgré l'opposition de sa mère qui croit à une fugue de son mari volage. Denis apprends que son père a été assassiné pour avoir voulu partir avec une jeune femme. Qui l'a tué ?...
LES VICTIMES

1996, France
Réalisé par Patrick Grandperret
Scénario de Patrick Grandperret & Arlette Langmann
Photographie de Pierre David
Musique de Bilondiey
Costumes de Mimi Lempicka
Montage de Dominique Gallieni
Son de William Flageollet
Durée 1 h 34

Avec Vincent Lindon, Jacques Dutronc, Karin Viard, Florence Thomassin, Gérard Darmon, Jean Luisi, Isabelle Alexis, Cathy Capvert...

Résumé : Pierre Duval, jeune éditeur, tombe amoureux de Manou, jeune femme mystérieuse mariée à l'ingénieur Bernard Jaillac. Manou doit suivre son mari sur un chantier au Maroc. De son côté Pierre ne pouvant vivre sans Manou décide le la rejoindre. Arrivée sur place il constate que la femme qui accompagne Bernard est Claire et non Manou...
DIABOLIQUE

1996, U.S.A
Réalisé par Jeremiah Chechik
Scénario de Don Roos d'après le film d'Henri-Georges Clouzot & d'après le roman "Celle qui n'était plus"
Photographie de Peter James
Musique de Randy Edelman
Décors de Leslie Dilley, Dennis Bradford & Michael Seirton
Costumes de Michael Kaplan & L'Wren Scott
Montage de Carol Littleton
Durée 1 h 46

Avec Sharon Stone, Isabelle Adjani, Chazz Palminteri, Kathy Bates, Splading Gray, Shirley Knight, Allen Garfield, J.J. Abrams...

Résumé : Au sein d'un sévère établissement privé, Guy Barra, le directeur, traite durement son épouse Mia. Il la force à manger la nourriture infecte servie aux élèves et entretient une liaison avec Nicole, l'un des professeurs de cette école. Mais cette dernière est à bout et demande à la femme de tuer Guy en le noyant dans une baignoire après lui avoir fait avaler un sédatif...

Pierre Boileau & Thomas Narcejac à la télévision

L'INGENIEUR AIMAIT TROP LES CHIFFRES

1989, France (Téléfilm)
Réalisé par Michel Favart
Scénario de Michel Favart & Marc Sator
Musique de Robert Viger

Avec Jean-Pierre Bisson, Dietlande Turban, Jean-Pierre Bouvier, Roberto Alpi, Philippe Laudenbach, Hervé Briaux...
Série "COLLECTION LE MASQUE"
Le repos de Bacchus

1989, France
Réalisé par Hervé Baslé
Scénario de Roger Vrigny d'après le roman de Pierre Boileau

Avec Madeleine Robinson, Roger Jendly, Maurice Mons, Philippe Laudenbach, Pierre Lafont...

Autres participations au Cinéma

DOUZE HEURES D'HORLOGE

1959, France/Allemagne, Film Dramatique
Réalisé par Géza von Radványi
Scénario de Boileau & Narcejac, René Lefèvre & Jean-Louis Roncoroni
Photographie d'Henri Alekan
Musique de Léo Ferré
Décors d'Eugène Piérac & Antoine Roman
Montage de René Le Hénaff
Durée 1 h 45

Avec Lino Ventura, Eva Bartok, Gert Fröbe, Annick Allières, Ginette Pigeon, Suzy Prim, Lucien Raimbourg, Laurent Terzieff, Guy Tréjan, Gil Vidal, Paul Bisciglia, René Worms...

Résumé : Serge, Albert & Kopetzky se sont évadés de prison. Leur plan consiste à prendre un bateau qui les attend pendant 12 heures. Mais il leur faut des faux papiers qui leur coûteront 300.000 francs qu'ils n'ont pas. A moins que l'ex-petite amie de Kopetzky...
LES YEUX SANS VISAGE

1959, France
Réalisé par Georges Franju
Scénario de Boileau & Narcejac, Jean Redon d'après son roman & Claude Sautet
Photographie d'Eugen Schüfftan
Musique de Maurice Jarre
Décors d'Auguste Capelier
Costumes de Marie Martine
Montage de Gilbert Natot
Durée 1 h 28

Avec Pierre Brasseur, Alida Valli, Edith Scob, François Guérin, Juliette Mayniel, Alexandre Rignault, Béatrice Altariba, Claude Brasseur, Charles Blavette, Marcel Pérès, René Génin, Michel Etcheverry, Yvette Etiévant...

Résumé : Le professeur Génessier, chirurgien esthétique de grand renon, et sa fille Christiane sont victimes d'un grave accident de voiture. Christiane est défigurée. Se sentant coupable, son père est prêt à tout pour lui refaire son visage. Aidé par son assistant, il se lance à la recherche de jeunes filles blondes aux yeux bleus, dont la peau conviendrait au visage de sa fille pour lui greffée. Après la découverte du cadavre d'une jeune fille au visage mutilée, la police commence à s'inquiéter (il est temps)...
PLEINS FEUX SUR L'ASSASSIN

1961, France
Réalisé par Georges Franju
Scénario de Boileau & Narcejac & Georges Franju
Dialogues de Robert Thomas
Photographie de Marcel Fradetal
Musique de Maurice Jarre
Décors de Roger Briaucourt
Montage de Gilbert Natot
Son de Robert Biard
Durée 1 h 28

Avec Pierre Brasseur, Pascale Audret, Marianne Koch, Jean-Louis Trintignant, Dany Saval, Georges Rollin, Philippe Leroy-Beaulieu, Gérard Buhr, Jean Ozenne, Robert Vattier, Jean Babilée, Lucien Raimbourg...

Résumé : Le vieux comte Kérauden, abandonné de tous depuis longtemps dans son château au bord de la loire, se réfugie dans un placard pour mourir tranquillement. Ses sept neveux & nièces ne trouvant pas le corps, ne peuvent pas en conséquence toucher l'héritage. Ils vont devoir attendre cinq ans avant de toucher l'argent, alors pour survivre et payer les frais d'entretien du château, ils montent un spectacle de son et lumière. Durant les répétitions commence alors une série de morts mystérieuses...
LE CRIME NE PAIE PAS

1961, France/Italie
Réalisé par Gérard Oury
Scénario de Jean-Charles Tacchella, Gérard Oury & Paul Gordeaux
Adaptation & dialogues de Jean Aurenche, Boileau & Narcejac, Pierre Bost, Frédéric Dard, Henri Jeanson, Jacques Sigurd, René Wheeler
Photographie de Christian Matras
Musique de Georges Delerue
Durée 2 h 38

Avec Edwige Feuillère, Gabriele Ferzetti, Michèle Morgan, Philippe Noiret, Annie Girardot, Pierre Brasseur, Danielle Darrieux, Richard Todd, Raymond Lover, Claude Cerval, Louis de Funès, Lucienne Bogaert, Franck Villard, François Périer (voix)...

Les plus de Ciném@ et Cie : Film de 4 sketchs aux noms de : "Le masque", "L'affaire Hugues", "L'affaire Fenayrou" & "L'homme de l'avenue". Le sujet principal de ses sketchs est le crime comme son nom l'indique.

Série de 13 Episodes
Scénario de Boileau-Narcejac
Dialogues de René Wheeler

Episode 1 : Paris : signal d'Alarme (1965)

Avec Françoise Arnoul, Jean Topart, Marcel Bozzuffi, André Thorent, Marc Lamole...

Episode 2 : Dijon : Premier courrier (1965)
Réalisé par Mick Roussel

Avec Raymond Pellegrin, Françoise Giret, Henri Vilbert, Henri Virlojeux...

Episode 3 : Lyon : marche en main (1965)
Réalisé par Michel Drach

Avec Jean-Louis Trintignant, Jean-Pierre Darras, Marcel Cuvelier, Roger Trapp...

Episode 4 : Marseille : choc en retour (1965)
Réalisé par Michel Drach

Avec Christian Mery, Lucien Nat, André Versini, Paul Preboist, Serge Sauvion...

Episode 5 : Toulon : Passe-passe (1966)
Réalisé par Michel Drach

Avec Henri Crémieux, Jacques Monod, Fernand Sardou,