Lundi 17 décembre 2007

 

Une enquête demandée après l'évacuation des avocats

NOUVELOBS.COM | 18.12.2007 | 07:26

Les 70 avocats qui manifestaient contre la réforme de la carte judiciaire et du divorce avaient été délogés "avec des gaz lacrymogènes". Une intervention "inacceptable" pour les bâtonniers.

La Conférence des bâtonniers, qui représente les avocats de province et de banlieue parisienne, s'est déclarée, lundi 17 décembre, "indignée" par l'évacuation musclée des avocats qui avaient envahi la sous-préfecture de Carpentras (Vaucluse), et a demandé "qu'une enquête soit diligentée".
Quelque 70 avocats du barreau de Carpentras (Vaucluse) qui protestaient contre les réformes de la carte judiciaire et du divorce ont été évacués par des policiers, avec des gaz lacrymogènes, des locaux qu'ils avaient envahis dans la matinée.

"Inacceptable"

Frank Natali, président de la Conférence des bâtonniers, "s'indigne d'une réaction aussi disproportionnée et violente face à une manifestation pacifique et légitime d'avocats en robe demandant l'ouverture d'un dialogue avec les pouvoirs publics", a écrit la Conférence dans un communiqué.
"Il est inacceptable que des avocats, garants de la défense des libertés individuelles, soient ainsi agressés", poursuit le communiqué, affirmant que "plusieurs" d'entre eux ont été blessés par "l'usage de la force et de gaz lacrymogène".
La Conférence "demande que des excuses soient présentées au barreau de Carpentras, qu'une enquête soit diligentée et que des engagements soient pris pour que de tels comportements, déjà connus lors d'autres rassemblements, ne se reproduisent plus", conclut le communiqué.


Sur Internet

 

NOUVELOBS.COM | 17.12.2007 | 16:28

Les 70 avocats qui manifestaient contre la réforme de la carte judiciaire et du divorce ont été évacués "avec des gaz lacrymogènes". Ils dénoncent l'intervention, la préfecture la justifie.

Les forces de l'ordre ont dégagé lundi 17 décembre avec des gaz lacrymogènes quelque 70 avocats du barreau de Carpentras (Vaucluse) qui avaient envahi plus tôt dans la matinée la sous-préfecture de cette ville pour protester contre la réforme de la carte judiciaire et du divorce, a-t-on appris auprès de l'un des manifestants.
"Les policiers sont intervenus à grands jets de grenades lacrymogènes, mettant en danger la santé de certains d'entre nous, en particulier d'une femme enceinte", a expliqué par téléphone à l'AFP Me Marc Geiger, avocat à Carpentras. "Deux d'entre nous gazés à bout portant ont été soignés par les pompiers sur place, notre doyen Guy Macary, âgé de 77 ans, a été lui aussi incommodé".

Aucun blessé selon la préfecture

Les avocats ont obtenu un rendez-vous à 13H00 auprès de la sous-préfète de Carpentras Marie-Gabrielle Philippe.
La préfecture du Vaucluse a confirmé l'évacuation dans un communiqué, expliquant qu'elle avait été réalisée par 19 policiers de Carpentras "après un dialogue puis sommation" et que "compte tenu de la résistance des manifestants, deux grenades lacrymogènes ont été utilisées".
"Aucun blessé n'est à déplorer. Seuls quelques manifestants ont été incommodés par les gaz lacrymogènes", a souligné la préfecture expliquant l'évacuation par "la gêne que constituait cette occupation pour le bon fonctionnement d'un bâtiment recevant du public". (AFP)

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Samedi 15 décembre 2007

 

NOUVELOBS.COM | 15.12.2007 | 07:59

Le Conseil national des barreaux appelle à une journée de grève de toutes les activités judiciaires pour exiger le retrait du projet de loi qui envisage qu'une procédure de divorce par consentement mutuel puisse être désormais enregistrée par un notaire.

(Reuters)

(Reuters)

Le Conseil national des barreaux, instance représentant les 47.000 avocats de France, a appelé vendredi 14 décembre à une journée de grève de toutes les activités judiciaires mercredi 19 décembre prochain en signe de protestation face au projet de réforme du divorce présenté cette semaine par le gouvernement.
Dans un communiqué publié sur son site internet, le Conseil national des barreaux estime que "la déjudiciarisation du divorce serait néfaste à l'intérêt des justiciables qui y perdraient le nécessaire contrôle indépendant d'un juge".

Retrait du projet de loi


L'instance exige le retrait du projet de loi qui envisage qu'une procédure de divorce par consentement mutuel puisse être désormais enregistrée par un notaire et non par un juge comme le prévoit la législation actuelle.
Pour les responsables du conseil national des barreaux, une telle réforme du divorce "provoquerait un surcoût" à la charge des époux, "sans aucune garantie de rapidité".
"Cela constituerait une véritable agression contre la profession d'avocat, à qui l'on demande d'assurer toujours plus le service public de la justice en contrepartie dune indemnisation en deçà de son coût de revient, au bénéfice dune profession de notaire qui, elle, ne participe pas à ce service public", précise l'instance dans son communiqué.
La journée de grève prévue mercredi prochain est "à titre d'avertissement" car d'autres actions similaires pourraient être mises en place au mois de janvier, précise-t-on. (AP)


Sur Internet

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Vendredi 14 décembre 2007


NOUVELOBS.COM | 14.12.2007 | 07:09

Les avocats attendent la décision du conseil national des barreaux et de la conférence nationale des bâtonniers pour agir. L'action pourrait débuter lundi.

Eric Woerth

Eric Woerth (c) Sipa

Les avocats du barreau d'Avignon ont adopté jeudi 13 décembre le principe d'une grève totale pour protester contre le projet de réforme du divorce envisagé par le gouvernement, a annoncé le bâtonnier d'Avignon Louis-Alain Lemaire.
Réunis en assemblée générale, les avocats ont adopté à l'unanimité le principe d'une grève totale de l'activité juridictionnelle et juridique mais attendent, pour que le mouvement soit harmonisé à l'échelon national, la décision que prendront vendredi le conseil national des barreaux et samedi la conférence nationale des bâtonniers, a précisé le bâtonnier. L'action pourrait avoir lieu à partir de lundi.

Grève illimitée

Mercredi, les avocats du barreau de Carpentras, dans le même département du Vaucluse, avaient pour leur part décidé d'observer une grève illimitée du secteur pénal assisté, touchant la désignation d'avocats d'office, la permanence pénale à l'instruction et lors des gardes à vue.
Le gouvernement pourrait supprimer le recours au juge judiciaire pour les divorces par consentement mutuel et les confier aux notaires afin de remédier à l'engorgement de la justice, selon un rapport du ministre du Budget et des Comptes publics Eric Woerth publié mercredi. Le projet a suscité la colère des avocats, qui pour beaucoup vivent des rémunérations des divorces.

Sur Internet

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Jeudi 13 décembre 2007

 

NOUVELOBS.COM | 13.12.2007 | 08:54

Ils n'assurent pas leurs fonctions au niveau du secteur pénal assisté pour protester contre le rapport du ministre de Budget Eric Woerth, qui envisage de confier les affaires de divorces par consentement mutuel aux notaires.

Le ministre du Budget, Eric Woerth (Reuters)

Le ministre du Budget, Eric Woerth (Reuters)

Les avocats du barreau de Carpentras dans le Var ont décidé, mercredi 12 décembre, de se mettre en grève illimitée du secteur pénal assisté. Ils entendent ainsi protester contre le projet de réforme du divorce du gouvernement
La grève touche la désignation d'avocats d'office, la permanence assurée par les avocats durant l'instruction et les gardes à vue.
A Avignon, une assemblée générale doit se tenir jeudi au cours de laquelle les avocats du barreau d'Avignon prendront à leur tour position sur le sujet.
Le gouvernement envisage de supprimer le recours au juge judiciaire pour prononcer les divorces par consentement mutuel. Ces affaires se verraient confier aux notaires pour désengorger les tribunaux, indique un rapport du ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, publié mercredi.

           DIVORCE
Le divorce sans passer par la case tribunal
 
Crédit Photo : TF1/LCI
 
. Le gouvernement envisage de supprimer le recours au juge pour les divorces par consentement mutuel et de les confier aux notaires.
. Objectif : remédier à l'engorgement de la justice. La mesure provoque déjà la grogne des avocats.

- le 12/12/2007 - 22h31

 

 

LCI picto cliquez regardez
Les explications en image
 

Le gouvernement envisage de supprimer le recours au juge judiciaire pour les divorces par consentement mutuel et de les confier aux notaires afin de remédier à l'engorgement de la justice, selon un rapport du ministre du Budget et des Comptes publics Eric Woerth publié mercredi. Selon Eric Woerth, cette mesure pourrait entrer en vigueur "dans les mois qui viennent".
 
Interrogé à la sortie du Conseil des ministres sur la grogne des avocats contre cette mesure, qui est, selon le président du Conseil national des barreaux (CNB), Me Paul-Albert Iweins, "un mauvais coup" pour les justiciables, la justice et les avocats", Eric Woerth a répliqué: "en France, dès qu'on bouge, on peut braquer quelqu'un!"."Il ne faut surtout braquer personne et en même temps, il faut bouger. Donc, il faut expliquer, expliquer et expliquer. C'est ce qu'on fait", a-t-il dit.
  
"Plus simple, plus rapide et moins traumatisante"
 
Le Conseil de modernisation des politiques publiques "souhaite que, pour le divorce par consentement mutuel, c'est-à-dire lorsque les époux sont d'accord sur l'ensemble des conditions du divorce, le juge ne soit plus nécessaire et qu'il soit possible de procéder simplement à un enregistrement de l'acte devant un notaire", écrit Eric Woerth dans son rapport. "Dans tous les cas, les époux pourront toujours recourir aux services d'un avocat", a précisé le ministre dans son rapport devant le premier Conseil de modernisation des politiques publiques.
 
"Pour les usagers, c'est une procédure plus simple, plus rapide et moins traumatisante. Pour la justice, c'est plus de temps à consacrer aux affaires les plus complexes", justifie Eric Woerth. Selon son rapport, les affaires de divorce représentent aujourd'hui 13% des dossiers civils examinés dans les tribunaux de grande instance.

(D'après agence)

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Mardi 11 décembre 2007
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Christian Charrière-Bournazel bâtonnier désigné de l’ordre des avocats à la cour d’appel de Paris.
QUOTIDIEN : lundi 3 décembre 2007

L’état de droit dans nos démocraties européennes est en péril. La directive communautaire du 26 octobre 2005 sur la lutte contre le blanchiment – la troisième du genre – oblige tous les avocats sollicités pour aider à l’achat et la vente de biens immeubles ou de fonds de commerce, à l’organisation des apports nécessaires à la création d’une société, à la constitution, la gestion et la direction d’une société à dénoncer leurs clients auprès des autorités financières (Tracfin (1) pour la France), s’ils ont le soupçon que les sommes mobilisées à cette fin au-delà de 8 000 euros peuvent provenir d’une infraction punie d’un an d’emprisonnement. Le tout sans avoir le droit d’en informer le client dénoncé. L’avocat est donc réduit au rôle de délateur, auxiliaire de la police financière et agent d’information des pouvoirs étatiques.

 

(Sipa)

(Sipa)

Que l’avocat ne doive jamais se faire le complice d’un client aux fins d’une opération illégale, c’est une évidence. L’avocat qui manque à son devoir doit être traité comme n’importe quel délinquant et radié du barreau. Personne ne songe à le contester. Lorsqu’un avocat se voit proposer par un client une opération qui lui paraît douteuse, il refuse bien évidemment d’y prêter la main. Sa déontologie lui impose d’être d’une totale vigilance en ce qui concerne l’identité des personnes pour qui il agit, la légalité de l’opération pour laquelle on le sollicite et, autant qu’il le peut, la provenance des fonds qui seront mobilisés pour cette opération. Les maniements d’espèces lui sont interdits, à l’exception de sommes minimes sous le contrôle de son ordre. Quant aux mouvements de fonds par voie bancaire, ils ne peuvent se faire qu’après que les banques elles-mêmes ont vérifié leur provenance et ne peuvent être effectués que par l’intermédiaire de la Carpa (Caisse des règlements pécuniaires des avocats), qui elle-même, comme les banques, est tenue à toutes les vérifications nécessaires pour lutter contre le blanchiment, y compris en signalant les provenances douteuses aux autorités financières. Ainsi, non seulement toute opération de maniement de fonds se trouve-t-elle en amont contrôlée par les banques, à qui la loi impose l’obligation de dénonciation en cas de doute, mais encore l’avocat est-il lui-même tenu par sa déontologie à la plus grande prudence et aux contrôles les plus stricts dans le secret de son cabinet. On prétend ajouter à toutes ces précautions l’obligation pour l’avocat de devenir un dénonciateur. Cette monstruosité revient à nier l’indépendance de l’avocat, tenu de dénoncer sans preuve (c’est la définition même du soupçon) celui qui est venu se confier à lui, lequel au surplus doit ignorer qu’il s’adresse en confiance à son délateur.

D’autres démocraties occidentales, que les accords du Gafi (2) avaient voulu conduire à adopter une mesure semblable, l’ont refusée. Un arrêt de la Cour supérieure de Colombie britannique, l’un des Etats fédérés du Canada, a jugé qu’il était impossible d’imposer aux avocats une telle obligation sans aliéner leur indépendance : dès lors que l’avocat n’est plus indépendant, il n’est plus qu’un agent du pouvoir. A la suite de cet arrêt, le Canada a abrogé la loi qu’il avait d’abord édictée. Le Japon s’est refusé à adopter cette mesure, tout comme l’Australie. Les Etats-Unis n’ont pas même envisagé de la mettre en œuvre. L’Union européenne, perdant de vue ses valeurs fondatrices, a produit cette directive mortifère. Personne ne songerait à nier l’existence de grands criminels internationaux et organisés qui cherchent à recycler l’argent sale aux moyens d’opérations juridiques sophistiquées. Personne n’aurait l’idée de considérer que les avocats peuvent être impunément les auxiliaires de ce recyclage.

Non seulement la délation est antinomique avec la mission de l’avocat, mais encore ce ne sont plus simplement les fonds provenant du trafic d’êtres humains, du trafic d’armes ou de la drogue qui sont concernés : chaque citoyen qui n’aura pas été scrupuleux pendant toute sa vie et qui aura pu mettre de côté quelque argent dérobé au fisc, dès lors que cette somme sera supérieure à 8 000 euros, sera dénoncé par son avocat au moment où il voudra constituer une société civile familiale pour la maison de ses vieux jours, céder ou acquérir un fonds de commerce.

Il est dans l’histoire des peuples des périodes sombres où l’honneur commande de résister à la loi injuste. J’invite, quoi qu’il puisse m’en coûter, tous les avocats de France à désobéir si, par malheur, la loi de transposition de la directive était votée avant le 15 décembre comme nous en sommes menacés.

Je conjure les parlementaires d’y regarder à deux fois et de refuser de transposer ce texte monstrueux. J’espère, au cas où elle serait votée, qu’au moins soixante d’entre eux saisiront le Conseil constitutionnel. Je nourris l’espoir que ce conseil déclarera cette loi française de transposition contraire aux principes fondateurs de notre république. La recherche de la sécurité pour la collectivité est parfaitement légitime. Les moyens doivent demeurer proportionnés et ne pas dénaturer les valeurs fondatrices de nos démocraties. Benjamin Franklin a écrit en substance que celui qui sacrifie une liberté essentielle à une sécurité aléatoire et éphémère ne mérite ni la liberté ni la sécurité. On ne sauve pas la liberté en la tuant.

(1) Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins (cellule française de lutte antiblanchiment, dépendant de Bercy).

(2) Groupe d’action financière (organisme intergouvernemental visant à développer et promouvoir des politiques nationales et internationales afin de lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme).



http://www.liberation.fr/rebonds/295335.FR.php

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Mercredi 5 décembre 2007


NOUVELOBS.COM | 05.12.2007 | 11:48

Une directive européenne devrait bientôt obliger les avocats à dénoncer leurs clients aux autorités financières en cas de soupçon de blanchiment. Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier désigné du barreau de Paris, appelle à la désobéissance.

(Sipa)

(Sipa)

La directive européenne sur la lutte contre le blanchiment du 26 octobre 2005 devrait bientôt obliger les avocats à dénoncer leurs clients auprès des autorités financières en cas de soupçon. Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier du barreau de Paris à partir du 1er janvier 2008, a entamé un mouvement de résistance contre la transposition du texte en France, qui doit être votée avant le 15 décembre.
Le texte oblige, en effet, les avocats sollicités en cas de transaction immobilière ou de création de société à dénoncer leurs clients dès qu'ils soupçonnent que les sommes engagées au-delà de 8.000 euros seraient susceptibles de provenir d'une opération de blanchiment. Et le client dénoncé n'est absolument pas informé de la délation.

"Aboutir à une prise de conscience"

Christian Charrière-Bournazel appelle donc ses confrères à la désobéissance dès que cette directive sera transposée en France.
Contacté par nouvelobs.com, le futur bâtonnier a expliqué avoir écrit le 29 novembre à 20.000 de ses confrères pour les alerter d'une situation qui "menace l'indépendance des avocats".
Christian Charrière-Bournazel mène, par ailleurs, une véritable campagne pour demander aux parlementaires de ne pas voter la transposition de la directive européenne. Il a ainsi écrit à 154 parlementaires, avocats de formation, aux membres du Conseil constitutionnel, au Premier ministre, François Fillon ainsi qu'au président de la République, Nicolas Sarkozy. Christian Charrière-Bournazel a d'ailleurs précisé que Jacques Chirac et Pierre Joxe lui avaient d'ores et déjà répondu et qu'il recevait "chaque jour davantage de réponses".
Son objectif ? "Aboutir à une prise de conscience" face à ce qu'il appelle "une monstruosité".

Sur Nouvelobs.com

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Jeudi 29 novembre 2007


écrit le 23/11/07 à 12:46:13 par comite de soutien a bernard ripert

Cet article a été accepté par 2 modérateureuses.


Voici un communiqué du "Comité de soutien à Bernard Ripert", un avocat grenoblois connu pour défendre gratuitement des manifestants, squatteurs, victimes de la répression policière, etc... Et aussi pour n'avoir pas sa langue dans sa poche, face aux juges et aux procureurs.

Aujourd'hui c'est lui qui est attaqué par la justice et par sa profession (voir détails ci-dessous).

Un comité de soutien s'est donc formé afin de diffuser l'information et de préparer un soutien collectif, notamment lors de son procès.

La première audience aura lieu le 7 décembre au tribunal correctionnel de Chambéry.
Une soirée d'info publique est prévue lundi 3 décembre à la Maison de l'Avocat (voir ci-dessous).


Pour plus d'infos, il y a un mail à la fin du tract.
-------------------------------------------------


HALTE AUX AGRESSIONS CONTRE LA DEFENSE !

Dans notre société de plus en plus injuste et inégalitaire, la défense et les Avocats, sont devenus une cible pour le pouvoir. Les attaques contre la défense, les droits de la défense, mais aussi le libre exercice de la défense se multiplient : suppression de Tribunaux de base, peines automatiques, sont des exemples parmi d’autres d’une tendance générale à supprimer ou rendre vaine toute défense.

Dans le même temps, la répression s’accroît de partout, il n’y a jamais eu autant de prisonniers dans les prisons de France et corrélativement les juridictions répressives n’écoutent et n’entendent plus les défenseurs dont le rôle et la mission de défense sont bien souvent méprisés.

A GRENOBLE, les Avocats qui contestent cette situation et refusent d’exercer une défense de complaisance sont l’objet de poursuites. Parmi eux, Maître Bernard RIPERT, Avocat connu pour sa défense offensive, son intransigeance et son refus de toute compromission, défenseur bénévole de tous les militants politiques et manifestants, fait l’objet de nombreuses plaintes et poursuites pour des paroles tenues dans le cadre de l’exercice de sa profession.

C’est ainsi qu’il est convoqué devant le Tribunal Correctionnel de CHAMBERY pour de prétendus outrages à magistrat, qu’il aurait commis lors d’une audience de la Cour d’Assises.

Ces poursuites sont illégales puisque contraires aux dispositions de l’alinéa 3 de l’article 41 de la loi du 29 juillet 1881 qui stipule « Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte-rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les Tribunaux ».
Ces poursuites sont mal fondées : les propos rapportés sur la citation n’ont pas été tenus de la sorte par Maître RIPERT.
Ces poursuites sont illégitimes puisque le Président de la Cour d’Assises lui-même n’avait pas réagi à ces propos ; rien n’a été consigné sur le procès-verbal des débats.

Le seul objectif de ces poursuites, est de tenter de faire taire cet Avocat qui ne cesse de dénoncer une justice dont la mission devrait être de renforcer la cohésion sociale sans détruire l’individu et dont la pratique est de détruire l’individu sans renforcer la cohésion sociale.

Il est essentiel de soutenir Maître RIPERT, pour soutenir à travers lui :
- une défense libre et indépendante
- une défense écoutée et entendue
- l’immunité de l’Avocat
- les vrais droits de la défense et la liberté d’expression et de critique même si elle s’adresse à des juridictions ou à des magistrats

Pour préparer ce soutien, nous vous invitons à une réunion publique qui se tiendra :

le lundi 3 décembre à 20 heures à la Maison de l’Avocat.
45, rue Pierre Sémard 38000 Grenoble (Arrêt Tram B, Palais de Justice)

http://comitedesoutienabernardripert.hautetfort.com

courriel : soutienbernardripert@gmail.com


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Jeudi 22 novembre 2007


ORLEANS (Reuters) - Le parquet d'Orléans (Loiret) a décidé de faire appel de la relaxe de Michel Dublanche, un avocat toulousain soupçonné de blanchiment aggravé et de "divulgation d'informations à une tierce personne susceptible d'être mise en examen."

Le 8 novembre 2007, le tribunal correctionnel de la ville avait relaxé Michel Dublanche tout en condamnant à un an de prison avec sursis sa consoeur France Moulin, dont l'incarcération en avril 2005 avait provoqué la colère des barreaux.

"Nous trouvons cette décision (du parquet) regrettable. Nous avions pourtant un jugement clair et équilibré rendu par une cour indépendante", a déclaré Eric Grassin, l'avocat de Michel Dublanche.

France Moulin a précisé pour sa part qu'elle se donnait "le temps de la réflexion" sur une possibilité d'appel.

En juin 2005, Michel Dublanche avait effectué deux mois de prison préventive.



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Jeudi 15 novembre 2007


CLICANOO.COM | Publié le 13 novembre 2007

1 réaction de lecteurs

Mardi dernier, un procès de la cour d’assises a été renvoyé, l’avocat de la défense, Maître Chendra Kichenin étant absent. Le procureur général a annoncé que des sanctions disciplinaires seraient demandées à l’encontre de l’avocat, celui-ci n’ayant pas “daigné” prévenir la cour de son absence, pour cause d’honoraires non payés. Dans un communiqué, Maître Kichenin explique : “Le client n’était pas bénéficiaire de l’aide juridictionnelle, que sa famille avait formellement renoncé à demander. Tout au long de l’instruction, mes honoraires ont été fixés en accord avec le client. On ne saurait me reprocher alors d’avoir considéré que « l’aide juridictionnelle, ce n’était pas assez » ”. Maître Kichenin précise également que “plusieurs semaines avant l’audience j’ai indiqué mes honoraires pour cette journée d’assises. La famille de mon client ayant fait part de son désaccord sur ce point, je n’étais plus en mesure d’intervenir et j’ai sans retard informé le bâtonnier afin qu’il puisse désigner un de mes confrères pour me succéder en même temps que j’en informais mes clients. J’ai ainsi restitué le dossier en veillant qu’un successeur puisse être désigné, cette désignation n’était pas de mon ressort”. Si l’on en croit Maître Kichenin, ce serait donc le bâtonnier qui aurait failli à sa mission, grève nationale des bâtonniers oblige ! Néanmoins, comme le précisait le président de la cour d’assises, Maître Kichenin n’a pas eu “la courtoisie” de l’avertir, lui ou l’avocat général. Ce matin-là, les experts, témoins, partie civile et jurés ont donc été convoqués normalement, personne n’étant informé des problèmes d’honoraires entre l’accusé et son avocat. Des membres de la famille de l’accusé précisant d’ailleurs au moment de la suspension avoir versé 1 500 euros pendant l’instruction pour que le jeune homme soit assisté au moment de ses présentations devant le juge d’instruction, et que fin octobre, il leur a été demandé le double, pour l’audience. Ils n’étaient pas en mesure de payer, d’où le conflit avec l’avocat, qui aurait pu demander, en début d’audience, à bénéficier de l’aide juridictionnelle provisoire.

Véronique Marie



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mardi 13 novembre 2007 (10h30) :
Blocage de la cour d’assises de Beauvais

La cour d’assises de l’Oise n’a pas pu siéger lundi en raison d’une protestation des avocats de Beauvais contre l’absence de création d’un pôle d’instruction dans cette ville dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire

Lundi vers 14H00 les avocats ont demandé le renvoi de l’affaire qui devait être jugée. La cour a refusé, les avocats ont alors demandé aux jurés de sortir et une quarantaine d’entre eux ont bloqué la salle d’audiences.

En grève pour les permanences, les gardes à vue, les audiences correctionnelles... depuis le 30 octobre, la soixantaine d’avocats de Beauvais ont reconduit lundi leur mouvement jusqu’au 29 novembre.

Ils dénoncent le projet, annoncé le 27 octobre à Amiens par la ministre de la Justice Rachida Dati, de création du pôle d’instruction de l’Oise à Senlis, qui compte moins de 20.000 habitants, contre environ 60.000 à Beauvais.



De : Oise


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Lundi 12 novembre 2007
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Conférence Berryer

Le jeudi 15 novembre 2007 à 21 heures
A la Chambre des Criées

L'invité de la Conférence Berryer sera
Monsieur Philippe Tesson
Rapporteur : Monsieur Thibault Halmenschalger - Douzième Secrétaire

1er Sujet : Faut-il continer le combat ?
2ème Sujet : Doit-on avoir peur des mots ?

Il est nécessaire de se munir d'une invitation par personne et
d'une pièce d'identité pour accéder au Palais.


Les invitations peuvent être obtenues en cliquant ici :
Invitation

L'accès à la Chambre des Criées se fera dans la limite des places disponibles.




La Conférence BERRYER

ette étonnante manifestation se déroule, une fois par mois, dans la Salle des Criées du Palais de Justice, sous la responsabilité du quatrième Secrétaire.

ette Conférence porte le nom d'un illustre avocat, Pierre-Antoine BERRYER, en signe d'hommage à son goût du défi et de la liberté :
Avocat dans l'âme, BERRYER a toujours défendu ceux qui n'avaient pas les faveurs du pouvoir.
Royaliste de conviction, il défendit pourtant les généraux bonapartistes vaincus, CAMBRONNE et NEY.
Esprit plein d'indépendance, il plaida pour les ouvriers typographes ou pour LOUIS-NAPOLEON après la conspiration manquée de 1840.
Académicien français, Bâtonnier de l'Ordre (1852-1854), BERRYER donna à la plaidoirie ses lettres de noblesse, celle du courage et du cour.
ous le parrainage de cet illustre avocat, le ton de la Conférence BERRYER est donné !
La Salle des Criées, à elle seule, suffit à en résumer l'atmosphère, que d'aucuns ont comparée à celles des jeux du cirque.
Respectant un certain retard qui contribue à l'excitation du public de BERRYER, les douze Secrétaires font habituellement une entrée remarquée en compagnie de leur invité, en se frayant un passage au travers d'une foule surchauffée.
'usage s'est en effet établi de convier en BERRYER un invité d'honneur.
Ainsi la Conférence BERRYER a accueilli, entre autres, Monseigneur Lustiger et Monseigneur Gaillot, Gainsbourg
, Seguela, Pasqua, Boudard, Ustinov, Toscan du Plantier, Deniau, Ppda, Bedos, Luchini, Rocard, Dormann, Pivot, Coppens, Reno, Nougaro, Tapie, Sarkozy, Charasse, Plantu, Hanin. et en 2000, Roselyne Bachelot, Patrick Bruel, Gérard Miller et Jean-Pierre Bacri.
e Secrétaire rapporteur de la séance prononce alors un éloge
"doux-amer" de l'invité, laissant ce dernier rectifier, à l'issue de son rapport seulement, les quelques contre-vérités lancées en public.
Deux sujets, proposés quinze jours à l'avance, sont ensuite rappelés aux valeureux candidats de cette Conférence, avocats ou pré-stagiaires de l'EFB, qui au nombre de trois ou quatre viennent défier la Conférence du Stage en déclamant un discours au beau milieu de la foule.
près chaque discours, les Secrétaires prennent tour à tour la parole
(du douzième au premier) et critiquent avec plus ou moins de férocité et d'humour leurs jeunes confrères. Le dernier mot revient à l'invité, souvent soucieux de défendre le candidat.
l'issue des discours de la soirée et des critique, vient l'heure de la contre-critique.
La parole est alors donnée à un ancien Secrétaire, qui vient clouer au pilori de leur propre faconde (qu'ils croyaient éloquente.) chacun des Secrétaires, déplorant à chaque fois l'image honteuse de la Conférence du Stage donnée par la promotion en exercice.

La boucle est bouclée et l'auto-dérision triomphe sur un dernier mot de l'invité qui clôture ces jeux du cirque modernes.
213




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JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
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     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
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  • 3 hommes jugés pour l'attentat de Djerba
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  • Procès Ferrara
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