INTIME CONVICTION

PREMIER QUOTIDIEN PERMANENT D'ACTUALITE
et de CHRONIQUES JUDICIAIRES
INTIME CONVICTION passe en revue les Affaires Judiciaires du Jour en un coup d'œil !
Un aperçu gratuit et complet !
Un nouveau média pour suivre et décrypter l’actualité Judiciaire
Et réfléchir sur le rôle et les priorités de la Justice en général et en France en particulier.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Janvier 2009
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte Libre

Je déteste le crime, cette expression humaine et imbécile du malheur. Une société qui ne serait pas aberrante devrait sans cesse être préoccupée du malheur, comme du cancer ou de la tuberculose..

Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société.

 

Robert BADINTER

Syndication

  • Flux RSS des articles
Jeudi 1 janvier 2009
par David Castel publié dans : Cours d'Assises ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mercredi 31 décembre 2008
lemonde.fr  
AFP 31.12.08 | 06h35
http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/l.gife département américain de la justice a accusé lundi un Canadien né en Irak, Muyad Mahmud Darwish, d'espionnage au profit du régime de Saddam Hussein alors qu'il était supposé travailler à l'ambassade irakienne à Washington, dans le deuxième cas du même genre révélé cette semaine.

Le département de la justice a déposé plainte contre Darwish, 47 ans, en considérant qu'il avait été payé par le gouvernement et le Service de renseignement (IIS) irakien en échange d'assistance et d'informations.

La semaine dernière, un Irakien vivant dans l'Etat du Maryland, Saubhe Jassim al-Dellemy, 67 ans, avait plaidé coupable devant le tribunal après avoir été accusé des mêmes faits.

Les deux hommes risquent un maximum de cinq ans de prison pour avoir agi comme agent d'un gouvernement étranger, mais ils ne sont pas accusés d'avoir cherché ou d'avoir obtenu des informations confidentielles.

Aucun des deux n'avait jamais été officiellement reconnu comme membre du personnel diplomatique ou consulaire irakien par le gouvernement américain.

Les accusations contre les deux hommes se fondent sur des documents confidentiels du service de renseignements irakien saisis lors de l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, a indiqué le département de la justice.

Sur l'un de ces documents, Darwish, qui vivait dans le Maryland, indiquait que des volontaires irakiens étaient en train d'être entraînés par les militaires américains en Virginie (est).

Darwish a été arrêté à Buffalo, dans l'Etat de New York, le 24 décembre après avoir tenté d'entrer aux Etats-Unis depuis le Canada où il réside.

"Depuis que les forces de la coalition ont envahi l'Irak en 2003, le département de la justice a engagé des actions contre au moins une douzaine de personnes qui travaillaient aux Etats-Unis comme agents illégaux de l'ancien gouvernement de Saddam Hussein ou de son redouté service de renseignements", a affirmé Patrick Rowan, adjoint au procureur général pour la sécurité nationale.

Selon les termes de l'accusation, Darwish "réalisait des missions" à l'ambassade irakienne et à la Section des intérêts de l'Irak (ISEC) mise en place en 1991 après la rupture des relations entre l'Irak et les Etats-Unis suite à l'invasion du Koweit par le régime de Saddam Hussein.

Entre 2000 et 2004, Darwish était supposé avoir travaillé à plein temps pour l'ISEC comme comptable et comme chauffeur, pour un salaire de 1.500 dollars. Il avait également obtenu un visa pour travailler dans un restaurant du Maryland à la même époque.

par David Castel publié dans : International / Etranger ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mercredi 31 décembre 2008
http://www.google.com/hostednews/img/afp_logo.gif?hl=fr
Photo 1 sur 3

Rachida Dati et Nicolas Sarkozy le 10 avril 2008 à l'Elysée

PARIS (AFP) — Fragilisée par une contestation frontale du monde judiciaire, plusieurs fois désavouée par un président dont elle fut la protégée, critiquée pour son goût du luxe en temps de crise, Rachida Dati a vu son étoile pâlir en 2008, même si les photographes raffolent toujours d'elle, et de son ventre arrondi de future mère.

Dès le début d'année, la garde des Sceaux affrontait la colère des magistrats, des avocats et des élus locaux, unis contre sa réforme de la carte judiciaire supprimant plus de trois cents juridictions en France.

La mésentente ne fera qu'empirer entre la ministre et le monde judiciaire, qui lui reproche de ne procéder qu'à une apparence de concertation, de privilégier les effets d'annonce et de mener une politique du "tout carcéral" incohérente puisqu'elle veut en même temps multiplier les aménagements de peine.

Les sujets de brouille ne manquent pas: elle lance, puis abandonne, l'idée de confier les divorces à l'amiable aux notaires et elle évite de justesse un blocage des prisons par les surveillants se sentant "méprisés".

Mais c'est avec les magistrats que les relations se tendent jusqu'à la quasi-rupture, les juges ne supportant pas ses "atteintes" à leur indépendance.

Ils fulminent quand elle convoque en septembre des procureurs généraux aux "statistiques décevantes" sur les peines plancher, et s'enflamment quand ses services d'enquête interrogent en pleine nuit les magistrats responsables de l'incarcération à Metz d'un mineur qui s'est suicidé. Le Conseil supérieur de la magistrature la rappelle d'ailleurs à l'ordre.

Quand les juges appellent à descendre dans la rue le 23 octobre, tout le monde judiciaire les rejoint. Pour rétablir la confiance, c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui invite à l'Elysée l'USM, premier syndicat de magistrats, pour une discussion où la ministre ne sera conviée qu'à la fin, patientant dans l'antichambre.

Car Rachida Dati, autrefois couvée par le président, ne fait plus partie de son premier cercle. Exclue du "G7" des ministres reçus régulièrement à l'Elysée, elle fait connaissance avec les rebuffades ou les désaveux.

Alors qu'elle temporise face à "l'erreur matérielle" ayant permis la remise en liberté d'un violeur présumé, Nicolas Sarkozy demande depuis Pékin de rectifier le tir.

Quand elle juge "tout à fait régulière" l'interpellation musclée d'un journaliste de Libération, le président dit comprendre "l'émoi" et annonce une mission de réflexion.

Et si elle estime que l'incarcération possible des mineurs dès 12 ans relève du "bon sens", c'est le Premier ministre François Fillon qui s'y dit "totalement hostile".

L'UMP ne se précipite pas pour défendre celle qui est passée devant tout le monde, au nom de l'affichage de la diversité au gouvernement, sans compter les ressentiments des élus dont les tribunaux ont été fermés. La ministre a pourtant fait son entrée en politique, en devenant maire du riche septième arrondissement parisien.

Mais ce sont sa grossesse, et les rumeurs sur l'identité du père de son enfant, qui ont intéressé les magazines people, alors que celle qui courait les galas en robe haute-couture avait mis un frein à ses sorties mondaines critiquées, préférant s'afficher dans les quartiers. Las, l'affaire de la bague Chaumet "effacée" de son doigt à la une du Figaro est venue rappeler, en pleine crise, son appétit pour le luxe.

Les rumeurs la donnent partante de la place Vendôme mais pas forcément du gouvernement. Car même ses détracteurs reconnaissent qu'elle a rempli son contrat en appliquant la politique de fermeté voulue par le président.

par David Castel publié dans : Garde des Sceaux ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mercredi 31 décembre 2008

Tania Parnisari attend le début de son procès en appel devant la Cour d'assises du Bas-Rhin à Strasbourg, le 25 mars 2008

©2008 Google - Données cartographiques ©2008 Tele Atlas - Conditions d'utilisation

Tania Parnisari condamnée à 18 ans de prison pour le meurtre de sa fille

STRASBOURG (AFP) — La Cour d'assises d'appel du Bas-Rhin a condamné jeudi à 18 ans de réclusion criminelle Tania Parnisari, une mère de 33 ans qui était rejugée depuis une semaine et demi pour le meurtre en mars 2003 de sa fille de 7 ans Sophia.

La peine est légèrement en retrait par rapport aux réquisitions du ministère public qui avait demandé mercredi 20 années de prison, sentence à laquelle avait été condamnée Mme Parnisari en février 2007 par les assises du Haut-Rhin.

La décision a été accueillie dans un silence crispé, Tania Parnisari s'effondrant à la lecture du verdict. Son fils Mickaël, 15 ans, est sorti de la salle avant même l'énoncé de la peine.

Son avocat Me Ange Bujoli a immédiatement annoncé son intention de se pourvoir en cassation.

Le corps sans vie de Sophia, disparue le 10 mars 2003, avait été retrouvé le lendemain dans un ruisseau proche du domicile familial à Brunstatt (Haut-Rhin, banlieue de Mulhouse).

Selon les médecins-légistes, qui avaient conclu à une mort par asphyxie mécanique, la fillette avait été déposée encore vivante dans le ruisseau, où elle avait fini d'agoniser.

Mercredi, l'avocat général Olivier Collonniers, qui avait requis 20 années de réclusion criminelle, s'était appuyé sur une chronologie détaillée de l'après-midi du drame pour tenter de démontrer la culpabilité de l'accusée.

Celle-ci n'aurait pas supporté que son amant refuse de passer la soirée avec elle. Ivre de rage et de frustration, psychologiquement "au bord de l'ébullition", elle aurait alors étouffé sa fille avant de déposer le corps dans un ruisseau.

Me Bujoli s'était employé jeudi matin à balayer cette thèse et avait souligné l'absence de preuves à l'encontre de sa cliente, se disant "convaincu de son innocence".

"Rien ne tient dans cette affaire, si ce ne sont des accusations purement gratuites", avait-il tempêté, avant de tirer à boulets rouges sur l'enquête et l'instruction, émaillées selon lui d'"imprécisions" et de "manipulations".

Il avait également mis en exergue les "incohérences" des "témoins capitaux" qui avaient déclaré avoir aperçu Tania Parnisari revenir du lieu de la découverte du corps de Sophia avec une poussette l'après-midi même de la disparition de la fillette.

Mercredi, les avocats des parties civiles avaient pour la plupart réclamé la condamnation de l'accusée, l'avocat de l'association Enfance Majuscule, Me Pierre Schultz, martelant que dans ce dossier, "tous les chemins mènent à Tania Parnisari".

Me Marc Muller, avocat du père de la petite Sophia, avait qualifié le système de défense de l'accusée de "pitoyable". "Vous êtes manipulatrice, vous êtes machiavélique et vous êtes une mante religieuse", lui avait-il asséné.

"Je m'en remets à vous (...) Quelle que soit votre décision, ça ne me ramènera pas ma petite fille", avait lancé Tania Parnisari aux jurés jeudi, juste avant qu'ils ne se retirent pour délibérer. "Le combat reste,
par David Castel publié dans : Justice Carcérale ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mercredi 31 décembre 2008
par David Castel publié dans : International / Etranger ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mardi 30 décembre 2008
http://l.yimg.com/i/i/uk/n/ap4.gif?x=157&y=37&q=75&sig=UrbqMlwS0lHVR.t.6WxWCg--Deux jeunes ont été condamnés à six et huit mois de prison ferme pour "vol avec torture et captation d'images de violence" par le tribunal correctionnel d'Evreux (Eure) qui les a reconnus coupables d'avoir torturé un de leurs copains pour une dette de 40 euros, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Majeurs, ils ont été jugés lundi en comparution immédiate. Un troisième jeune, mineur, sera présenté ultérieurement devant un juge pour enfants pour les mêmes faits.

Samedi dernier, ces trois jeunes s'étaient rendus au domicile de leur victime pour lui réclamer la somme de 40 euros qu'il leur devait.

Devant le refus de ce dernier, des coups violents lui ont été assénés. Puis les trois tortionnaires ont pris un cigare et ont brûlé la langue de leur victime avant de lui faire ingurgiter une mixture faite de différentes denrées alimentaires et non alimentaires.

Les enquêteurs saisis après dépôt de plainte de la victime ont interpellé dimanche les trois jeunes à leur domicile. Ils ont mis la main sur les objets volés à la victime et ont saisi les téléphones portables sur lesquels les scènes de torture avaient été filmées. AP

par David Castel publié dans : Justiciables au quotidien ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Mardi 30 décembre 2008
par David Castel publié dans : People ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Lundi 29 décembre 2008

 
 
 
   
 
Chronique d'un assassinat 3/5.

Antonella Cereghetti
Mercredi 24 décembre 2008


En 2003, un Suisse, Stefan S., était tué à coups de manche de pioche dans son haras du sud de la France. Jugés l'an dernier par la Cour d'assises du Var, la Suissesse Rita H. et ses coaccusés devaient répondre, à des degrés divers, de cet assassinat.

Arrivés près de la maison, les gendarmes avaient rencontré Rocco. Il était accompagné d'une femme blonde et tous deux étaient arrêtés sur le chemin d'accès à la propriété, à côté de la grille qui en marquait l'entrée. Après avoir été invités à ne pas quitter les lieux, ils avaient été placés en garde à vue.

Rocco était rapidement apparu comme un coupable idéal. Ancien toxicomane et gigolo, il avait vingt ans de moins que Rita, un casier judiciaire déjà bien rempli, et toutes les raisons de penser que la mort du mari arrangerait ses affaires.

Lors des interrogatoires, il avait été mis sous pression, mais n'avait pas varié dans ses explications. Sa rencontre avec Rita datait de l'année précédente, au Casino. Même si, dans un premier temps, il l'avait trouvée un peu trop vieille, il l'avait revue et ils étaient devenus amants. A ce moment-là, il était en disponibilité. En d'autres termes, il n'avait ni logement, ni travail, de sorte qu'il s'était installé chez elle. Il savait qu'elle était en instance de divorce, mais ne connaissait pas les détails. D'ailleurs, il évitait d'être là lorsque Stefan venait. Pour ne pas faire d'histoires, il dégageait avant qu'il arrive.

C'était précisément ce qu'il avait fait ce jour-là: il s'était levé vers 10 heures et demie et avait pris un café avant de passer le tracteur sur la piste d'entraînement des chevaux. Ce n'était pas très long: tout au plus dix minutes. Il avait ensuite rassemblé ses affaires et était parti de la maison vers midi.

Les détails qu'il avait donnés sur son emploi du temps étaient extrêmement précis: en quittant le domaine, il s'était tout d'abord rendu dans un bar, pour boire un café et lire le journal, puis à l'ANPE, dans le but de prendre un rendez-vous pour un entretien. On lui avait toutefois expliqué qu'il suffisait de remplir un formulaire pour bénéficier du plan d'aide au retour à l'emploi, ce qu'il avait fait. Il avait regardé quelques petites annonces et comme rien ne lui convenait, il était parti. Il avait passé au Casino pour s'acheter une bouteille d'eau gazeuse, un sandwich et des biscuits, puis s'était rendu chez le marchand de pneus, où il était resté pas mal de temps. Il avait expliqué aux enquêteurs qu'il avait crevé quelques jours auparavant, et que, pour avoir des pneus identiques à l'avant, il en avait acheté deux nouveaux qu'il avait fallu monter sur les jantes.

Il avait terminé aux environs de 16 heures 30 et avait appelé Rita. A sa façon de répondre, il avait compris qu'il s'était passé quelque chose. Elle était en pleurs et avait coupé la communication, sans lui parler. Inquiet, il avait décidé de retourner à la maison sans attendre. Lorsqu'il avait aperçu Michelle et son chien devant le portail, il s'était arrêté, mais il avait juste eu le temps de pisser contre un arbre avant que les gendarmes ne viennent l'arrêter.

Rocco aurait été un coupable idéal, mais il avait un alibi en béton. Son emploi du temps avait pu être confirmé et l'enquête n'avait pas permis d'établir qu'il ait été au courant des plans fomentés contre le mari de Rita. Il avait donc été libéré de toutes poursuites judiciaires.

Entendu comme témoin devant la Cour d'assises, il confirma encore une fois ses déclarations, mais ajouta qu'à son avis, s'il n'y avait pas eu ce drame, le divorce aurait été inévitable.

Antonella Cereghetti est avocate. Elle a suivi ce procès hors du commun





 
 
© Le Temps, 2008 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.
 
 
Acheter les droits de reproduction de cet article.

par David Castel publié dans : Histoire de la Justice ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Lundi 29 décembre 2008

Les grandes affaires des Charentes

http://www.lexpress.fr/imgstat/logo_lexpress.gif

Par Amandine Hirou, publié le 08/12/2008 11:57 - mis à jour le 26/12/2008 14:51

 

Le meurtre de la jeune Audrey, ce 6 août 2003 sur l'île de Ré, a bouleversé la France entière.

Ce matin-là, au marché couvert de Saint-Martin-de-Ré, un apéritif est organisé pour célébrer le départ à la retraite de l'un des commerçants. Dans la chaleur estivale, l'heure est à la fête. On sort gaiement les verres et les bouteilles. Bientôt, la discrète Audrey, venue aider son père ostréiculteur à tenir le stand le temps des vacances, s'éclipse. La lycéenne de 16 ans aux longs cheveux châtains et à la peau claire a rendez-vous, comme tous les midis, au domicile familial, à 1 kilomètre de là, pour le déjeuner. Pas question d'être en retard... Ne voyant pas arriver la jeune fille, d'ordinaire si ponctuelle, sa mère commence à s'inquiéter et part à sa rencontre sur le petit chemin de terre du Vert-Clos. C'est là, dans un champ desséché, jauni par le soleil, qu'elle découvre son corps gisant, à moitié dévêtu. Sans vie. Très vite, la nouvelle du meurtre, doublé d'un viol, fait le tour de l'île. Sur cette lande de terre d'ordinaire si tranquille, aux allures de paradis, avec ses jolies maisons blanches et ses marais balayés par les vents, c'est d'abord la stupeur. Puis la peur... Car l'assassin court toujours.

XAVIE BARABES/AFP

Pendant plusieurs jours, la police a passé au peigne fin l'île de Ré.

La police est sur les dents. Sa tâche est d'autant plus difficile que, l'été, la population de l'île est multipliée par 10! Ré est passée au peigne fin, les profils des prisonniers récemment sortis du pénitencier de Saint-Martin sont soigneusement étudiés. Au péage, on multiplie les contrôles de véhicules. Les auditions d'éventuels témoins présents le jour du drame dans le port de Saint-Martin et aux abords du Vert-Clos s'enchaînent. L'un de ces récits permet de dresser, très vite, le portrait-robot "d'un homme de 20 à 25 ans, de corpulence moyenne, de peau brune à très brune, cheveux courts, mâchoire carrée et bouche fine". Les enquêteurs placent beaucoup d'espoir dans les résultats d'analyse de l'ADN prélevé sur les lieux.

Pris d'une soudaine "pulsion", il s'était jeté sur elle

Il faudra attendre quatre mois pour déceler, enfin, une empreinte génétique. Le 27 décembre 2003, Frédéric Ramette, 24 ans, est interpellé au domicile de sa mère à Gonesse, dans le Val-d'Oise. Le banlieusard était sur la liste des suspects depuis le mois d'août. C'est son employeur, patron d'une pizzeria de Saint-Martin, qui avait alerté la police, jugeant le comportement de son saisonnier "bizarre". Il avait décrit un personnage très introverti, capable de violence soudaine. Une égratignure à la main, repérée le jour du drame, avait encore renforcé ses soupçons. Le jeune homme, sans antécédent judiciaire, passe rapidement aux aveux: croisant Audrey par hasard dans les rues de Saint-Martin, il avait décidé de la suivre. Lui avait demandé l'heure dans le petit chemin. Puis, pris d'une soudaine "pulsion", s'était jeté sur elle.

Le 25 janvier 2006, Frédéric Ramette comparaît devant la cour d'assises de Charente-Maritime, à Saintes. Le tribunal fait salle comble. Pourtant, la sentence -trente ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de vingt ans- est accueillie dans un silence religieux.

Aujourd'hui, personne n'a oublié le doux visage de l'enfant du pays partie trop tôt. "Audrey. En souvenir de ta vie brisée à l'âge de 16 ans. Saint-Martin-de-Ré, le 6 août 2003", peut-on lire sur la plaque, fixée au mur, juste derrière le marché. Un hommage discret. A son image.

par David Castel publié dans : Histoire de la Justice ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   
Lundi 29 décembre 2008

Paru le 2008-12-28 13:01:00 | 858 lectures

Missouri, Etats-Unis - Un meurtrier demande la réouverture de son procès pour vice de forme : deux des jurés auraient eu des relations sexuelles ensemble avant la fin du procès.

Roberto Dunn a été jugé et reconnu coupable après avoir tué la mère de sa petite amie. Il pense aujourd'hui que le jugement devrait être remis en cause, car deux des jurés avaient fait l'amour ensemble.

Peu de temps après le procès, le juge avait reçu une lettre de dénonciation, qui racontait que deux des jurés avaient eu des relations sexuelles entre le procès et l'annonce du verdict. L'avocat du meurtrier présumé avait déjà à ce moment demandé une réouverture du procès, qui lui avait été refusée. Son nouvel avocat explique que les jurés devraient être entendus en tant que témoins et s'expliquer sur les faits rapportés.

Le procès pourrait donc finalement être réouvert, pour vice de forme.

par David Castel publié dans : Crimes de Sexe ajouter un commentaire recommander
commentaires (0)   

Présentation

JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
    - © Kelpfish - Fotolia.com $('#form_ami .text').focus( function() { $(this).css('background-color','#f9f7dc'); }); $('#form_ami .text').blur( function() { $(this).css('background-color','white'); }); ...
  • La cour d’assises revit la mort tragique d’Aurélie
    Dugny En octobre 2006, une jeune fille de 19 ans avait été entraînée dans le vide par l’ex-compagnon de sa soeur, qui s’y jetait avec elle. Dimitri a survécu. Il est jugé à...
  • La rencontre sur Internet tourne au drame
    Jean-Marc Aubert, le mardi 6 janvier 2009 à 04:00 lu 245 fois · aucun commentaire --> Cliquez pour agrandir ...
  • Sarkozy s'apprêterait à annoncer la suppression du juge d'instruction
    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
  • Des caméras dans les prétoires ?
    Ceci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où...
  • 3 hommes jugés pour l'attentat de Djerba
    UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 : Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi...
  • Procès Ferrara
    Antonio Ferrara Le "baveux" Comment "le Petit" est devenu caïd Ferrara, roi de la belle et du braquage Le roi de la belle Ouverture du procès Ferrara décontracté ...
  • 4 policiers condamnés pour violences
    Créteil - Quatre policiers condamnés pour violences Crédit Photo : TF1/LCI Des policiers ...
liste complète

Album photos

Images Aléatoires