Lundi 2 janvier 2006
L'Association Kokopelli a été assignée à comparaître auprès du Tribunal de Grande Instance de Nancy par la société Graines Baumaux (au capital de 1 000 000 Euros) au titre d'un soi-disant préjudice commercial, pour avoir fourni à des jardiniers des graines d' "anciennes variétés potagères [qui] ne sont plus proposées à la vente car la demande par la clientèle professionnelle ou amateur est inexistant" (sic)

" 75% des variétés comestibles cultivées il y a cent ans ont disparu.Les fruits et les légumes modernes ont été sélectionnés pour leur apparence, leur durée de conservation et leur forme - il faut qu'ils supportent vaillamment la mécanisation de la récolte, le transport, le stockage, et les milliers de mains de consommateurs qui vont les palper et souvent les remettre sur les étals avant de se décider pour un kilo de tomate, de courgettes ou de poires... pourtant, les variétés anciennes sont adaptées à leur terroir et poussent sans engrais, sans traitement chimique." Nathalie Fontrel http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/environnement

"En France, celui qui conserve des ressources phytogénétiques n'a pas le droit de les multiplier et d'en commercialiser la semence en vue d'une utilisation pour l'agriculture et l'alimentation. Ou bien on conserve, ou bien on produit ; la loi semencière interdit de faire les deux à la fois. Résultat : plus personne ne s'intéresse à une activité qui coûte et ne rapporte rien. Or les paysans ne peuvent produire que s'ils vendent leur récolte. Quant aux semenciers, ils préfèrent déléguer la conservation de la biodiversité à l'Etat qui l'enferme dans des frigos ou des banques de gènes où elle dégénère par manque de crédits. Seuls quelques paysans et associations d'amateurs s'épuisent à sauvegarder les variétés anciennes malgré les contraintes réglementaires inadaptées aux réalités du vivant." http://www.semencespaysannes.org/index.php?rubrique_id=10

L'Association Kokopelli a été créée, durant le printemps 1999, pour reprendre le flambeau de Terre de Semences qui oeuvrait, depuis 1994, à la protection de la biodiversité et à la production et distribution de semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique. Elle a pour finalité :

 de remettre en valeur, dans les pays Européens, une collection planétaire d'anciennes variétés pour les potagers et jardins, et de la rendre de nouveau accessible aux jardiniers... A ce jour, ce sont 2000 variétés ou espèces qui sont distribuées par l'association, dont 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments doux et forts, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc.
 d'oeuvrer dans le Tiers-Monde à la mise en valeur de techniques d'agriculture durable par le don de semences traditionnelles ainsi qu'à la mise en place de réseaux paysans de production de semences et de centres de ressources génétiques.

Le 9 décembre 2005, l'Association Kokopelli a été assignée à comparaître auprès du Tribunal de Grande Instance de Nancy par la société Graines Baumaux (au capital de 1 000 000 Euros) au titre d'un soi-disant préjudice commercial, pour avoir fourni à des jardiniers des graines d' "anciennes variétés potagères [qui] ne sont plus proposées à la vente car la demande par la clientèle professionnelle ou amateur est inexistant" (sic)

Infos complémentaires : http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=55


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Lundi 2 janvier 2006


Les archives de l'Humanité

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événement

Les marches des familles des victimes de l’amiante ont poussé les pouvoirs publics et la justice à sortir de leur inertie par rapport aux plaintes déposées et qui demeurent bloquées depuis plus de dix ans.

« Avec les marches

des veuves de Dunkerque, nous avons franchi une étape importante. Désormais, le gouvernement et les magistrats ont admis qu’un procès pénal de l’amiante est inévitable. » Michel Parigot, l’un des dirigeants de l’Association nationale des victimes de l’amiante (ANDEVA), se félicite des avancées importantes obtenues en 2005 grâce à la mobilisation tenace des victimes du poison, engagées dans un nouveau combat.

Après l’interdiction totale de l’amiante en France en 1996, presque cent ans après le premier rapport signalant les dangers de ce matériau pour la santé des travailleurs, les victimes ont d’abord dû se battre pour obtenir une indemnisation digne de ce nom. En multipliant, avec le soutien de l’ANDEVA, les procès en « faute inexcusable » contre leurs anciens employeurs, elles ont contraint les pouvoirs publics à créer un fonds d’indemnisation spécifique, le FIVA. Depuis 1999, il permet aux malades d’obtenir une réparation « intégrale » deux fois plus importante que celle de la Sécurité sociale. Mais sur le plan pénal, les affaires patinent. Alors qu’une quinzaine de plaintes de victimes ont été déposées depuis 1996, aucune n’a débouché sur un procès, faute de volonté politique. Or lestime que la tenue d’un procès pénal est cruciale : au-delà de l’indemnisation (au civil), elle permettrait de reconstituer précisément l’enchaînement des responsabilités des décideurs politiques et industriels.

En décembre 2003, la première décision sur une plainte de victimes est un non-lieu, rendu par le tribunal de Dunkerque et confirmé en juin 2004 par la cour d’appel de Douai. Choquées par ce déni de justice, les « veuves de Dunkerque » et l’association des victimes du Nord - Pas-de-Calais passent à l’action. Lors d’une assemblée générale en novembre 2004 à Dunkerque, elles décident de manifester toutes les trois semaines, « pour la justice et contre l’oubli ». L’Assemblée nationale et le Sénat lancent chacun de son côté une mission d’information sur l’amiante.

Au printemps 2005, les victimes enregistrent une première victoire. Le garde des Sceaux répond à leur revendication de regrouper l’ensemble des plaintes sur des affaires d’amiante dans les deux pôles judiciaires spécialisés en santé publique, mis en place depuis deux ans. Pour accentuer la pression, l’ANDEVA organise alors une manifestation nationale qui réunit 3 000 personnes dans les rues de Paris, le 15 octobre, pour dénoncer l’inertie du système judiciaire et des pouvoirs publics. Dans la foulée, la mission d’information du Sénat rend son rapport. Il est accablant pour les industriels qui ont organisé un lobby pour retarder l’interdiction du produit malgré une parfaite connaissance des risques, mais aussi pour l’État, « défaillant », qui s’en est remis à ce groupe de pression.

Un mois plus tard, le non-lieu de Douai est confirmé par la Cour de cassation, qui précise cependant que cette décision est motivée par des raisons de procédure et ne remet pas en cause la possibilité d’un procès pénal... Trois semaines plus tard, le parquet du pôle judiciaire de santé publique de Paris ouvre en effet une information judiciaire sur la base de plaintes de victimes de Dunkerque et Albi. « Jusqu’à présent, le parquet n’avait jamais engagé de poursuites lui-même dans des affaires d’amiante, alors que c’est son rôle. Les manifestations ont forcé le parquet à inverser le cours des choses, se félicite Michel Parigot. C’est une victoire symbolique, mais le chemin est encore long jusqu’au procès car les pôles manquent cruellement de moyens. Nous devons obtenir plus d’officiers de police judiciaire pour mener des enquêtes très complexes, impliquant un grand nombre de responsables sur des décennies. On n’est pas dans un schéma classique avec une victime et un responsable direct. »

L’affaire de l’amiante se poursuit également sur un autre terrain, puisqu’un récent rapport du ministère du Travail a montré que deux tiers des chantiers de désamiantage sont en infraction et exposent leurs salariés à des risques de contamination. « La situation est exactement la même qu’il y a un an, dénonce Michel Parigot. Le ministère dit que c’est inadmissible mais ne prend pas de mesures efficaces pour améliorer le contrôle de ces chantiers par l’inspection du travail. Cela concerne seulement une centaine d’entreprises, il suffirait de le décider. »

Fanny Doumayrou

Article paru dans l'édition du 31 décembre 2005.

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Dimanche 1 janvier 2006


LE MONDE | 31.12.05 | 15h07
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Le jour du départ ne dépend plus que des conditions météo. La carcasse du porte-avions Clemenceau — et les tonnes d'amiante qui restent à bord — peuvent désormais faire route vers le chantier de démolition d'Alang en Inde, dernière destination de l'ancien fleuron de la marine nationale, désarmé en 1997 après quarante-deux ans de service. Il doit y être démantelé, et sa ferraille revendue. En rejetant la requête de plusieurs associations, qui s'opposent à ce départ au nom de la sécurité des travailleurs indiens, le tribunal administratif de Paris a mis fin, vendredi 30 décembre, à la longue errance du "Clem'".


"Aucun des moyens présentés par les associations requérantes n'est propre à créer (...) un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées", affirme le juge des référés en réponse aux requêtes du comité antiamiante de Jussieu, de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva), du réseau Ban Asbestos (Eliminer l'amiante) et de Greenpeace France. "Rien n'empêche désormais la poursuite du processus (de démantèlement du navire) ", souligne Jean-François Bureau, porte-parole du ministère de la défense.

Annie Thébaud-Mony, porte-parole de l'association de lutte contre l'amiante Ban Asbestos, est "indignée" par la décision. "C'est le même Etat qui interdit l'amiante en France et qui l'exporte au mépris de la santé des travailleurs indiens", affirme-t-elle.

Devant le tribunal administratif, l'un des défenseurs des associations, maître Ledoux, a évoqué un "petit Jussieu flottant offert par la France aux Indiens". " Il n'y a pas en Inde de réglementation spécifique sur les chantiers de désamiantage, a expliqué Michel Parigot, président du comité antiamiante de Jussieu, devant le juge. L'amiante cause en France 3 000 décès par an, parce que pendant longtemps on n'a pas appliqué de mesures assez strictes. Nous ne voulons pas que la même chose arrive aux travailleurs indiens." Ces derniers sont "des désamianteurs aux pieds nus", ont affirmé les associations, citant le rapport sénatorial sur l'amiante publié le 20 octobre.

Les conditions de travail sur les chantiers de démolition des navires, dont les plus importants sont situés en Inde et au Bangladesh, sont jugées "épouvantables" par les associations de défense des droits de l'homme et de l'environnement qui se sont récemment rendues sur place. Un rapport établi par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et Greenpeace, rendu public le 13 décembre, témoigne de l'existence de nombreux accidents graves sur les chantiers et dénonce l'absence de mesures de protection contre les multiples produits dangereux manipulés.

Selon les associations, l'envoi du Clemenceau est "illégal". Elles citent les nombreux textes qui interdisent l'exportation de déchets dangereux vers des pays qui n'ont pas les moyens de les traiter efficacement.

Les pouvoirs publics balaient ces arguments juridiques : aucun de ces textes ne s'applique à un "matériel de guerre destiné à porter des armes", selon le défenseur de l'Etat, maître Alquezar. La coque du Clemenceau ne saurait être assimilée à un déchet, selon l'Etat. Même si la carcasse du porte-avions n'est, à l'évidence, pas apte à reprendre du service, le navire "n'a pas changé de catégorie et c'est la procédure des bâtiments de guerre qui lui est appliquée", fait valoir le ministère de la défense.

Sur le fond, l'Etat affirme avoir fait procéder, par le biais d'un contrat passé avec la société Ship Decommissioning Industries (SDI), au retrait de toute l'amiante à laquelle il était possible d'accéder, soit 115 tonnes. Aller plus loin aurait porté atteinte à la structure du navire, selon les pouvoirs publics. Le ministère, qui avait dans un premier temps évalué à 220 tonnes la quantité totale d'amiante à bord, a revu cette estimation à 160 tonnes. Il reste donc 45 tonnes d'amiante, selon ses évaluations. Le chiffre est contesté par les associations, qui réclament une expertise indépendante.

En outre, la formation des équipes indiennes aux procédés de désamiantage a été prévue dans le contrat passé entre l'Etat et la SDI. Cette formation de quinze jours a eu lieu à Toulon (Var), où est ancré le bâtiment. Elle portait sur l'encadrement de l'entreprise concernée, et non sur les ouvriers, contestent les associations. Dernier point mis en avant par le ministère de la défense : "La France pourra contrôler les opérations qui auront lieu en Inde." Le chantier doit durer dix-huit mois.

Les associations, cependant, ne s'avouent pas vaincues. "Le Clemenceau va partir, cela ne signifie pas forcément qu'il va arriver", affirme M. Parigot. "Tous les moyens juridiques", notamment un recours devant le Conseil d'Etat, seront utilisés pour tenter de faire rapatrier le navire pendant son trajet vers l'Inde, qui doit durer deux mois. Pour Henri Pézerat, directeur honoraire de recherche au CNRS et porte-parole de Ban Asbestos, le traitement réservé au Clemenceau dépasse ce seul cas. "Une foule de navires militaires attend derrière lui", rappelle-t-il.

Gaëlle Dupont

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Vendredi 30 décembre 2005
 
     
29/12/2005 - 20h02
LA DÉCISION DE JUSTICE SUR LE DÉPART DU CLEMENCEAU SERA RENDUE VENDREDI MIDI

PARIS (Reuters) - Au terme de trois heures d'audience en référé, le président du tribunal administratif de Paris a mis en délibéré jusqu'à vendredi midi sa décision sur le recours contre le départ de l'ancien porte-avions Clemenceau vers l'Inde pour son démantèlement final.

Quatre associations - Greenpeace, le Comité anti-amiante Jussieu, Ban Asbestos-France et l'Association des victimes de l'amiante (Andeva) - ont engagé cette procédure en estimant que la France violait les conventions internationales en exportant des déchets toxiques.

"Il existe un risque grave pour les ouvriers indiens car il n'y a pas en Inde de réglementation spécifique pour les chantiers de désamiantage", a fait valoir devant le tribunal le président du comité anti-amiante Jussieu, Michel Parigot.

Selon lui, la coque de l'ancien fleuron de la marine française doit être considérée au regard du droit comme un "déchet dangereux".

"Il aurait été tout à fait possible de faire ce désamiantage en France, cela ne pose aucun problème technique", a-t-il dit. "Mais forcément, ça coûte moins cher dans un pays où il n'y a pas de sécurité et où les gens sont moins payés".

"On est en pleine mise en danger d'autrui", a lancé Henri Pézerat, chercheur au CNRS, qui a reproché aux autorités françaises de vouloir "expédier un petit Jussieu flottant comme cadeau de Noël aux ouvriers indiens".

Selon les associations, il reste au moins 105 tonnes d'amiante à bord du Clemenceau, alors que l'armée parle d'une quarantaine de tonnes.

Les avocats de l'Etat ont fait valoir que plusieurs décisions de justice avaient déjà rejeté des requêtes similaires des associations, à qui ils ont demandé de prouver l'existence d'un risque "immédiat et certain".

"Il y a point sur lequel nous sommes d'accord, c'est que nous sommes en total désaccord sur l'interprétation des textes", a déclaré un défenseur de l'Etat, Me Yvon Martinet. L'avocat a accusé les associations de faire un "procès d'intention" aux autorités indiennes et à l'Etat français "dans l'exécution d'un accord qui a près de trois ans".

"TOUTE L'AMIANTE FRIABLE, VISIBLE A ÉTÉ SUPPRIMÉE"

Ancien fleuron de la marine française, désarmé en octobre 1997, le porte-avions Clemenceau a été vendu en avril 2003 pour permettre la récupération des métaux de sa structure.

Une opération de désamiantage a permis, selon les pouvoirs publics, de débarrasser le bâtiment de 90% de son amiante.

Amarrée à Toulon (Var), son ancien port d'attache, la coque du Clemenceau doit être remorquée jusqu'en Inde, un voyage de deux mois, où ses 24.000 tonnes d'acier seront démantelées à Alang, l'un des plus gros chantiers de démolition de bateaux du monde.

En attendant la décision du tribunal administratif, quatre journalistes indiens se sont rendus jeudi à Toulon, où la marine française leur a expliqué les conditions de l'éventuel départ de l'ancien porte-avions.

"Toute l'amiante friable, visible et accessible a été supprimée", ont affirmé l'officier de communication de l'arsenal, le commandant Emmanuel Dinh et Richard Moisy, directeur technique de la société SDI (Ship Decommissioning Industry Corporation), acquéreur du bateau.

"Le reste n'a pas été enlevé parce que cela aurait remis en question la structure générale du bateau et sa solidité", ont-ils ajouté. "Or pour être remorqué où que ce soit, le bateau doit demeurer résistant".

"Qu'on prétende que l'amiante contenue dans ce bateau n'est pas un déchet toxique alors que la même amiante dans une simple valise devient un déchet toxique, il y a un double langage qui ne me plaît pas", a objecté Vaiju Naravane, la correspondante à Paris du journal indien The Hindu.

Selon la journaliste, le gouvernement indien a reçu de la part de Paris l'assurance que le Clemenceau serait désamianté à 98% avant de quitter les eaux nationales, ce qui n'est pas le cas.

© Reuters Limited. Click for Restrictions.

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Mardi 27 décembre 2005


AP | 26.12.05 | 19:52


QUIMPER (AP) -- La bousculade de la Penfeld qui avait causé la mort de cinq étudiants en février 2002 à Brest fera l'objet d'un nouveau procès qui se tiendra dans les prochains mois à la cour d'appel de Rennes, a-t-on appris lundi auprès du parquet de Brest.
"Un des prévenus ayant fait appel du jugement, j'ai moi-même fait appel vendredi dernier (23 décembre, NDLR) pour qu'on puisse analyser l'ensemble du dossier", a expliqué le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brest, Xavier Tarabeux.
En février 2002, un millier de jeunes s'étaient agglutinés à l'entrée du parc des expositions de Brest, la Penfled, où était organisée une soirée étudiante. Un mouvement de foule avait jeté à terre plusieurs dizaines de personnes. Cinq étaient mortes et près d'une trentaine avaient été blessées.
Le 16 décembre dernier, Borgia Bafounta, l'organisateur de la soirée "Planète Ibiza", avait été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Brest. Ce n'est pas lui qui a fait appel du jugement, mais un des cinq autres prévenus, Joël Inizan.
Gérant de la société de sécurité Neptune Poséidon, M. Inizan a écopé de 18 mois de prison avec sursis avec inscription de sa condamnation au bulletin de son casier judiciaire, ce qui équivaut à l'interdiction d'exercer son métier. AP

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Vendredi 16 décembre 2005

- France 2 -

France 2
Cinq jeunes avaient trouvé la mort en février 2002 dans une soirée étudiante à Brest.

Le tribunal correctionnel de Brest sans complaisance pour les accusés : Borgia Bafounta, l'organisateur de la soirée, a été condamné à deux ans de prison ferme. Il a également été interdit définitivement d'exercer toute activité liée à l'organisation de spectacles.

Cinq étudiants de 19 à 25 ans, dont une Russe, étaient morts asphyxiés lors d'une bousculade contre les portes d'une salle du parc des expositions de Penfeld, près de Brest,où se déroulait une soirée "latino" dans la nuit du 7 au 8 février 2002.

Benoit LE VAILLANT
Publié le 16/12 à 10:08
Les autres condamnations
- La salle de Penfeld, le lieu du drame -

   Le tribunal a par ailleurs infligé une peine de 18 mois avec sursis à Jacques Moal, directeur du parc des expositions de Penfeld.
   Une peine de 18 mois de prison avec sursis a aussi été prononcée à l'encontre de Joël Inizan, directeur de la société de sécurité Poséidon, et 6 mois avec sursis contre Eric Crignon, responsable de sécurité.
   Le tribunal a infligé une peine d'amende de 2.000 euros à  Jacques Sévellec, directeur général de la Sopab (société gestionnaire du parc de Penfeld), pour défaut de licence d'entrepreneur de spectacles. Une amende de 30.000 euros a enfin été infligée à la Sopab, poursuivie en tant que personne morale.


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Jeudi 15 décembre 2005


NOUVELOBS.COM | 14.12.05 | 17:47

Le procureur de la République de Mulhouse a fait savoir que la justice était en passe de mettre GDF en examen après l'explosion de Mulhouse de décembre dernier.

Le procureur de la République de Mulhouse a déclaré, mercredi 14 décembre, devant la presse qu'il était "indiscutable que nous nous acheminons vers une mise en examen de GDF" dans le dossier de l'explosion de Mulhouse. Explosion qui avait fait 17 morts dans un immeuble, le 26 décembre dernier.
Le procureur Régis Delorme s'est exprimé à l'issue de la présentation par le juge d'instruction des conclusions du rapport d'expertise judiciaire aux familles des victimes, parties civiles, et à leurs conseils.
Quelques jours après l'explosion qui avait soufflé l'immeuble de dix appartements sur quatre étages, Gaz de France avait avoué une fente sur la canalisation en fonte grise située à proximité, soulignant en même temps que la fuite pouvait être "une cause ou une conséquence" de l'accident.
Lors du point de presse de juin, le procureur avait, lui, indiqué qu'un rapport d'enquête administrative réalisé par un ingénieur des mines à la demande de l'ancien ministre délégué à l'Industrie, Patrick Devedjian, "n'était pas complaisant pour GDF" mais qu'il n'entraînait pas "ipso facto" la mise en examen de GDF.

Sur internet
 Situer Mulhouse

 Biographie de Régis Delorme

 Qu'est-ce qu'un procureur de la République?

 L'explosion du 26 décembre 2004

 La CGT-Energie s'associe à la douleur des familles

 Le profil de GDF

 Ses valeurs

 Son engagement sur l'entretien du réseau des canalisations de gaz

Dans l'Obs Hebdo
 "Privatisations: Les cafouillages de Villepin" , par Hervé Algalarrondo (13/10/05)

 "Privatisation: Cirelli ouvre le bal" , par Natacha Tatu (23/06/05)

 "Gaz de France : à lui la privat…" , par Natacha Tatu (25/11/04)

 "Le monsieur 'système D' d’EDF-GDF" , par Martine Gilson (01/07/04)

 "Imperturbable, il garde la privatisation de GDF sur le feu" , par Christine Mital (18/12/03)

 "Gaz de France : les secrets de la privatisation", par Natacha Tatu (27/06/02)

 "Privatisations: état des lieux" (27/06/02)

 "Ce qu'il faut craindre de la droite", par Laurent Joffrin (13/06/02)

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Jeudi 15 décembre 2005


NOUVELOBS.COM | 14.12.05 | 16:00

Ces procédures font suite à plusieurs plaintes simples déposées par des familles et/ou salariés de la Sollac et de la Sotrasnet et par les familles d'employés de la société Eternit.

  Un chantier de désamiantage (Sipa)
Un chantier de désamiantage (Sipa)
 
L e parquet de Paris a ouvert trois informations judiciaires lundi pour "homicides et blessures involontaires" à la suite de plaintes déposées par des familles de salariés exposés à l'amiante dont certains sont décédés, a-t-on indiqué mercredi 14 décembre de source judiciaire.
Ces procédures font suite à plusieurs plaintes simples déposées en février à Dunkerque (Nord) par des familles et/ou salariés de la Sollac et la Sotrasnet, puis en septembre à Albi (Tarn) par les familles d'employés de la société Eternit.
Les informations judiciaires sur les responsabilités des maladies professionnelles liées à l'amiante ont jusqu'ici été ouvertes à la suite de plainte avec constitution de partie civile et non de plainte simple.

"La plus grande catastrophe sanitaire"

Dans un communiqué, l'ANDEVA se félicite "de cette décision du parquet de Paris, survenue après de multiples contacts avec la Chancellerie et le cabinet du garde des Sceaux".
En mai, le parquet de Dunkerque avait transmis au parquet de Paris la plainte visant la Sollac arguant de la compétence du pôle de santé publique. Une enquête préliminaire avait été diligentée par le parquet de Paris.

"Les victimes et leurs associations attendent maintenant que l'instruction puisse mettre à jour les responsabilités des industriels, des employeurs et des pouvoirs publics qui ont conduit à la plus grande catastrophe sanitaire que notre pays a connu", poursuit l'ANDEVA. (AP)

 Infographie

Sur internet
 Définition de l'amiante

 Une base de liens sur l'amiante

 Un dossier sur l'amiante

 La mission d'information du Sénat

 L'Association nationale de défense des victimes de l'amiante

 Le décret du 24/12/1996 sur l'interdiction de l'amiante

 Les maladies liées à l'amiante

 Les actions pénales sur le site de l'ANDEVA

 Instruction d'une affaire pénale : vos droits et démarches

Dans l'Obs Hebdo
 "La tour infernale" , par Fabien Gruhier (17/03/05)

 "Les damnés de l'amiante" , par Jean-Jacques Chiquelin (10/02/05)

 "Jussieu : attention amiante !" , par Michel Bosquet (25/11/04)

 "Quand la chimie nous rend malades" , par Gérard Petitjean (30/09/04)

 "Droit du travail : la révolution de l'amiante" , par Martine Gilson (14/03/02)

 "Jussieu : le chantier interminable" , par Fabien Gruhier (04/01/01)

 "L'amiante en procès" , par Caroline Gilg (27/01/00)

 "Il crée des emplois dans le désamiantage" , par Jacqueline de Linares (avril 1999)

 "Amiante à Bruxelles : le chantier de la peur" , par Fabien Gruhier (1996)

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Jeudi 15 décembre 2005



NOUVELOBS.COM | 14.12.05 | 16:00

Ces procédures font suite à plusieurs plaintes simples déposées par des familles et/ou salariés de la Sollac et de la Sotrasnet et par les familles d'employés de la société Eternit.

  Un chantier de désamiantage (Sipa)
Un chantier de désamiantage (Sipa)
 
L e parquet de Paris a ouvert trois informations judiciaires lundi pour "homicides et blessures involontaires" à la suite de plaintes déposées par des familles de salariés exposés à l'amiante dont certains sont décédés, a-t-on indiqué mercredi 14 décembre de source judiciaire.
Ces procédures font suite à plusieurs plaintes simples déposées en février à Dunkerque (Nord) par des familles et/ou salariés de la Sollac et la Sotrasnet, puis en septembre à Albi (Tarn) par les familles d'employés de la société Eternit.
Les informations judiciaires sur les responsabilités des maladies professionnelles liées à l'amiante ont jusqu'ici été ouvertes à la suite de plainte avec constitution de partie civile et non de plainte simple.

"La plus grande catastrophe sanitaire"

Dans un communiqué, l'ANDEVA se félicite "de cette décision du parquet de Paris, survenue après de multiples contacts avec la Chancellerie et le cabinet du garde des Sceaux".
En mai, le parquet de Dunkerque avait transmis au parquet de Paris la plainte visant la Sollac arguant de la compétence du pôle de santé publique. Une enquête préliminaire avait été diligentée par le parquet de Paris.

"Les victimes et leurs associations attendent maintenant que l'instruction puisse mettre à jour les responsabilités des industriels, des employeurs et des pouvoirs publics qui ont conduit à la plus grande catastrophe sanitaire que notre pays a connu", poursuit l'ANDEVA. (AP)

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Mardi 13 décembre 2005

Mont Saint-Odile : Mont Saint-Odile : un procès 14 ans après Six responsables de l'aviation vont être renvoyés en correctionnelle pour "homicides et blessures involontaires". Ils seront jugés en mai 2006 à Colmar. 87 personnes avaient été tuées dans le crash.

Créé le 12 décembre 2005  
Mis à jour le 12 décembre 2005 à 19h13  

"On attendait depuis si longtemps, 14 ans c'est quand même un délai déraisonnable, c'est une juste réparation et l'aboutissement d'un long combat". Alvaro Rendon, président de l'association des victimes et familles de victimes (ECHO) est soulagé. 14 ans après le crash d'un Airbus A 320 sur le Mont Saint-Odile (Bas-Rhin) qui avait fait 87 morts, six anciens cadres de l'Aviation civile, d'Air Inter et d'Airbus Industrie comparaîtront au printemps en correctionnelle.

"Le combat n'est pas terminé"

Le procureur de la République de Colmar Pascal Schultz a précisé que le procès, qui doit durer environ deux mois, serait organisé, "sous réserve d'appel", à partir du 2 mai 2006, en tous les cas avant le 13 juillet, au parc des Expositions de Colmar. Le procureur a précisé lundi que le juge d'instruction avait signé son ordonnance de renvoi le 8 décembre et que les parties avaient un délai d'appel de dix jours à partir de la notification du document de 511 pages.

Le contrôleur aérien de Strasbourg-Entzheim, le directeur général et le chef du contrôle technique de l'Aviation civile, le directeur d'exploitation et le directeur général d'Air Inter ainsi que le directeur technique d'Airbus Industrie -en poste à l'époque de la catastrophe- devront tous répondre d'"homicides et blessures involontaires".

L'avion, qui reliait Lyon à Strasbourg, volait trop bas et s'était écarté de sa trajectoire, lorsqu'il s'est écrasé sur le Mont Sainte-Odile le 20 janvier 1992, à l'approche de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim. Depuis cette date, les familles des 87 victimes et les neuf survivants n'ont cessé de dénoncer les lenteurs de l'instruction, émaillée d'expertises et de contre-expertises, blanchissant Airbus Industrie ou soulignant au contraire des dysfonctionnements des instruments de bord. "Le combat n'est pas terminé, a averti le président de l'association des victimes et familles de victimes. C'est maintenant que les choses sérieuses vont se passer".

PARIS (AP) -- Le procès du crash de l'Airbus A-320 sur le Mont-Sainte-Odile débutera le 2 mai 2006 devant le tribunal correctionnel de Colmar (Haut-Rhin). Le procureur de la République Pascal Schultz a mis lundi un point final à l'instruction de l'accident de l'Airbus A320 (87 morts), le 20 janvier 1992, en évoquant l'ordonnance de renvoi de six mis en examen pour homicides et blessures involontaires.

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JUSTICE BRULANTE

  • 300 euros le droit de fumer !
    - Il défendait le droit de fumer, il écope de 300 euros     ...
  • Karim Achoui, de la médiatisation à l'oubli
     Un avocat incarcéré depuis 3 semaines, en grève de la faim, Karim Achoui qui était, avant sa mise en détention, médiatisé à outrance, n'intéresse plus les médias.  Samedi 3 janvier 2009, le père de Karim Achoui...
  • Le casse-tête de l’extradition
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  • La cour d’assises revit la mort tragique d’Aurélie
    Dugny En octobre 2006, une jeune fille de 19 ans avait été entraînée dans le vide par l’ex-compagnon de sa soeur, qui s’y jetait avec elle. Dimitri a survécu. Il est jugé à...
  • La rencontre sur Internet tourne au drame
    Jean-Marc Aubert, le mardi 6 janvier 2009 à 04:00 lu 245 fois · aucun commentaire --> Cliquez pour agrandir ...
  • Sarkozy s'apprêterait à annoncer la suppression du juge d'instruction
    NOUVELOBS.COM | 06.01.2009 | 12:14 5 réactions Le chef de l'Etat devrait indiquer mercredi que l'ensemble des enquêtes judiciaires sera désormais confié au parquet sous le contrôle d'un magistrat du siège, appelé "juge de l'instruction". ...
  • Des caméras dans les prétoires ?
    Ceci est un sondage. Vous êtes convoqué au Palais de justice comme témoin ou parent d'un(e) ado passagèrement casse-tout. Etes-vous prêt(e) à être filmé(e) par une caméra de télévision ? Et si la hiérarchie judiciaire a donné son accord pour que soit capté un procès où...
  • 3 hommes jugés pour l'attentat de Djerba
    UN EX-émailleur allemand d'origine polonaise ainsi qu'un Koweïtien, qui passe pour l'un des "cerveaux" d'Al-Qaida et l'un des organisateurs du 11 septembre 2001 : Christian Ganczarski, 42 ans, et Khaled Cheikh Mohammed, alias "Al Mokh", 44 ans, sont jugés à partir de lundi...
  • Procès Ferrara
    Antonio Ferrara Le "baveux" Comment "le Petit" est devenu caïd Ferrara, roi de la belle et du braquage Le roi de la belle Ouverture du procès Ferrara décontracté ...
  • 4 policiers condamnés pour violences
    Créteil - Quatre policiers condamnés pour violences Crédit Photo : TF1/LCI Des policiers ...
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