INTIME CONVICTION

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Texte Libre

Je déteste le crime, cette expression humaine et imbécile du malheur. Une société qui ne serait pas aberrante devrait sans cesse être préoccupée du malheur, comme du cancer ou de la tuberculose..

Mais on confond le crime avec les criminels. On emprisonne les criminels, on les tue même. Le crime ne disparaît pas pour autant. Au Moyen Age on mettait les lépreux à l'écart des villes, on les obligeait à porter des clochettes comme du bétail, pour qu'on les entende venir et puisse s'en écarter à temps. Il n'y avait pas de lépreux visibles. Mais la lèpre était toujours là, bien vivace, dans l'ombre. Nous en sommes encore au Moyen Age, quand il s'agit du crime, cette lèpre de notre société.

 

Robert BADINTER

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Samedi 3 janvier 2009
  • 03/01/2009-[12:34] - AFP

    MELUN, 3 jan 2009 (AFP) - Le tribunal correctionnel de Melun a condamné vendredi soir à huit mois de prison dont quatre avec sursis un homme âgé de 30 ans de Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne) pour violences conjugales et rébellion contre la police, a-t-on appris samedi de sources policière et judiciaire.

    Jugé en comparution immédiate, le tribunal a ordonné son placement immédiat en détention assorti d’une mise à l’épreuve, conformément aux réquisitions du parquet, a indiqué la source judiciaire. Les faits remontent à jeudi lorsque l’individu s’en est pris violemment à sa concubine pour un motif qui n’a pas été révélé. Alertés par la victime, les policiers sont intervenus mais "se sont heurtés contre la résistance de ce monsieur qui leur a claqué la porte au nez", a expliqué cette source. Au cours de cette intervention "musclée", quatre policiers "ont été blessés" avant de maîtriser l’homme. Ils se sont vu notifier "deux jours à sept jours d’ITT (incapacité totale de travail, NDLR)", a-t-elle ajouté. Le concubin a alors été placé en garde à vue au commissariat de Damarie-lès-Lys. Compte tenu de la gravité des faits, il a ensuite comparu devant le tribunal qui l’a inculpé pour "violences conjugales ayant entraîné de un à 8 jours d’ITT, outrage à personnes dépositaires de l’autorité et rébellion", a-t-on précisé de même source. Les policiers en arrêt maladie se sont constitués partie civile à l’audience. L’homme violent a été incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).

par David Castel publié dans : Justiciables au quotidien ajouter un commentaire recommander
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Samedi 3 janvier 2009


samedi 03.01.2009, 04:46 - La Voix du Nord

|  HISTOIRE LOCALE |

Parmi les affaires relevant du tribunal correctionnel de Valenciennes, deux catégories de délits prédominent : les vols d'une part et les coups et blessures d'autre part (les deux premiers volets dans nos éditions des 27 et 28 décembre).


Les fauteurs sont souvent des récidivistes, à l'instar de Boniface Bernard. Après plusieurs condamnations, « pour n'avoir pas observé la 8e loi du Décalogue », il s'était promis de « ne plus prendre ni la bourse ni la femme, ni l'âme de son prochain... mais hélas, serment de voleur, serment d'ivrogne... » À peine sorti de prison, il a repris son ancien métier et a dérobé 8 F à un ouvrier de la Bleuse Borne. « Chassez le naturel, il revient au galop. Le poète a raison : l'habitude, surtout quand elle mauvaise, est une seconde nature.

 » Le tribunal le condamne à 15 mois de prison. Certains ont l'art et la manière d'escroquer leurs semblables. À l'aide de « mensonges et de fourberies renouvelées de Scapin », Jean Prosper Mians parvient à berner un ouvrier et un forgeron et à leur dérober de l'argent et autres effets personnels. Le prévenu s'est enfui en Belgique, son pays natal (1). Les juges lui infligent 6 mois de prison et 5 ans de surveillance, par défaut. Avec ironie, « L'Impartial » s'interroge : « Mians reviendra-t-il parmi nous, c'est peu probable, quoiqu'il ne paraisse point haïr le beau pays de France. Si mes renseignements sont exacts, il aime tout le monde, excepté les gendarmes et la police... » Le Valenciennois subit un surcroît de délinquance, dû à sa situation frontalière : nombre de voleurs et autres chapardeurs se réfugient, en toute impunité, Outre-Quiévrain. Le tribunal a pourtant déjà fort à faire avec les petits malfrats du coin, qui, de tout âge et tout sexe, défraient la chronique judiciaire locale. Quelques femmes, en effet, répondent de leurs actes devant la justice.

La femme Coco

Elles ont même acquis une certaine réputation, mauvaise bien entendu, à l'instar de cette multirécidiviste, qui vole de tout et partout... jusque dans les cimetières : « Qui ne connaît la Coco, ce véritable pilier de la police correctionnelle ? Déjà condamnée dix fois, elle reparaît encore devant les juges. Oui, on ne reproche à Madame Coco que des fautes aussi légères que peu nombreuses : elle a enlevé, sur une tombe, un bouquet de fleurs artificielles elle a insulté le fossoyeur qui l'avait prise flagrante délit. Elle avoue, en outre, qu'elle a outragé l'agent de la force publique qui voulait l'envoyer au violon. Mais, dit-elle à l'audience, suis-je seule coupable et ne peut-on m'excuser ? Si j'ai pris un bouquet, c'était pour le déposer, comme il convient à une fille pieuse, sur la tombe de ma mère. Quant aux gardes, j'ai été d'une politesse excessive à leur égard. Ce sont eux, au contraire, qui m'ont déchiré mon caraco. Pauvre victime, il est écrit que tu seras toujours accusée injustement. » Pas plus que le journaliste, les juges n'accordent confiance aux dires de la femme Coco, qui n'a pas de domicile et n'exerce aucune profession licite : ils la condamnent à 6 mois de prison. •

> À suivre.

par David Castel publié dans : Histoire de la Justice ajouter un commentaire recommander
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Vendredi 2 janvier 2009
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Nord éclair - 17/10/2008

Condamné pour le meurtre de Fanny, il fait appel

Condamné, la semaine dernière, aux assises du Nord à douze ans de prison pour le meurtre de la Tourquennoise Fanny, 18 ans, Jonathan Martinez fait appel du verdict. Alors que des zones d'ombres subsistaient encore.

«On fait appel. » Hier, Me Berton, l'un des avocats de Jonathan Martinez, confirmait la volonté de son client « d'affronter » à nouveau les jurés. La semaine dernière, le jeune homme de 26 ans comparaissait devant la cour d'assises du Nord pour le meurtre de la jeune Tourquennoise Fanny Lembe, poignardée lors d'une rixe le 26 mars 2005.
À l'issue des trois jours d'audience, les jurés avaient condamné Jonathan Martinez à douze ans de réclusion criminelle. Au-delà du réquisitoire de l'avocat général. Celui-ci avait en effet requis dix ans dont cinq ans avec sursis alors que les avocats de la défense avaient demandé l'acquittement. Libéré depuis avril 2006, il était donc retourné en prison le soir même. Le procès avait laissé de nombreuses questions en suspens tant les témoignages de la famille portugaise de l'accusé étaient confus, voire contradictoires.
Durant ces trois jours, Jonathan Martinez n'a eu cesse, quand le président de la cour l'interpellait, de rester sur ses déclarations : il a bien ramassé un couteau qu'il a gardé une vingtaine de minutes. Pour porter ensuite des coups à Fanny mais avec le manche alors que l'autopsie confirmait deux coups mortels. Pourtant, trois armes blanches ont été retrouvées par la police mais aucune d'elles n'a fait l'objet de relevé d'empreintes, d'analyses ADN. Une enquête bâclée mise en exergue par la défense. Bref, un procès qui a fait dire à la famille Lembe qu'il restait des zones d'ombre sur la seule culpabilité de Jonathan Martinez.



Nord Eclair -11/10/2008

12 ans de prison pour le meurtrier de Fanny


Après 3 jours de procès, les jurés ont condamné Jonathan Martinez, le meurtrier de la jeune Tourquennoise, Fanny Lembe, à 12 ans de prison. L'avocat général avait requis 10 ans dont 5 avec sursis.
Lire l'article d'Hugues Ballois

Nord Eclair -10/10/2008

Jonathan Martinez condamné à 12 ans pour le meurtre de Fanny

Et finalement, pas de rebondissement ni coup de théâtre. Jonathan Martinez est entré dans le procès comme présumé meurtrier et en resort ce soir condamné pour meurtre. Verdict : 12 ans ferme. Alors même que les réquisitions de l'avocat général n'en demendaient que 5 ferme.
Pour la famille de Lembé, l'apaisement n'est pas au rendez-vous, mais certains proches se disent tout de même quelque chose du genre : "c'est au moins ça de pris, 12 ans"...
Car il faut bien avouer qu'ils ont cru un moment que le jeune homme silencieux du box pourrait bien repartir, comme il était arrivé, libre. Tant de contradictions, tant de confusions, tant de versions improbables qui toutes semblaient cousues pour semer la confusion et cacher une vérité inavouable (lire ci-dessous), tant de tangibles secrets de famille... Mes Sapin et Berton, conseils de l'accusé, avaient plaidé l'acquittement et y ont cru jusqu'au bout. Ce soir, comme une partie de la famille de Fanny venue paradoxalement les remercier d'avoir fait avancer les débarts, ils se disent tout simplement qu'ils ne comprennent pas ce qui s'est passé.
Oubliés ces trois jours de procès qui n'ont fait qu'ébranler un dossier et une enquête manifestement bâclés!
Malgré la peine qui tombe, les doutes demeurent. Le père de Fanny le sait bien, mais conclut finalement : "cette vérité là nous la prenons, nous nous en contenterons..."
Raphaël Tassart



Le procès en direct...

« Et si c'était pas lui ? »En fin de plaidoirie, cette question, M° Franck Berton la pose aux jurés, à l'avocat général, et surtout aux bancs des parties civiles, la famille de Fanny. Et cette question, c'est tout le procès. Et si Jonathan Martinez, résolu à jouer son rôle d'occupant du box, avait sans le savoir, sans le vouloir peut-être, pris tout sur lui ? « Par un certain goût du sacrifice » dira M° Dominique Sapin, « pour devenir enfin le héros de famille, pour devenir quelqu'un qui compte ».
Ou bien alors tout simplement, parce que le clan familial, c'est le clan, parce que dans cette famille « dans ce royaume de rumeurs, les aveugles sont rois ». Rien vu, sonné, meurtrier malgré lui, et si Jonathan Martinez était prêt à tout assumer. Même ce qu'il n'a pas fait.
Et si tata Rosa avait cultivé l'omerta ? Et si, M° Sapin l'accouche enfin, et si « ce silence ne cachait pas ce qu'il aurait fait mais au contraire habillait ce qu'il n'a pas fait ? ». Voilà les questions posées aux jurés. Comme un doute qui a pétri toute la cour, les familles et les avocats. Le grave sentiment que le procès était peut-être en train de passer à côté de la vérité en s'acharnant à faire de Jonathan Martinez le seul responsable de la mort de Fanny. Il n'y avait finalement que M° Corbanési et l'avocat général pour poursuivre sur cette voie et s'évertuer à désigner le jeune homme du box comme le seul et unique meurtrier de Fanny.
10 ans a ainsi demandé l'avocat général. Les délibérations sont en cours. Verdict dans quelques heures...
R.T.



Meurtre de Fanny : on cherche toujours le meurtrier


Deuxième jour de procès du meurtre de Fanny Lembé, et tout s'obscurcit. Ou s'éclaire au contraire. Car si l'on est ne s'est pas trompé de meurtre - celui de Fanny, 18 ans, piégée au cour d'une rixe qui dérape carrément -, les débats du jour ont sans conteste laissé à croire que l'on s'était peut-être trompé de présumé meurtrier.
Jonathan Martinez, dans le box, semble lui aussi avoir compris qu'il allait falloir retisser une toute autre version de la bagarre qui a conduit à la mort de Fanny. Il s'est laissé accuser sans conviction, et presque sans remord. Lui qui pensait n'avoir porté des coups à Fanny la lame du couteau pointée vers lui - « je l'ai tapée avec le manche » - et qui voulait bien accepter que dans la confusion il ne s'est peut-être pas rendu compte qu'il tapait en réalité avec la lame, doit à la lumière des débats du jour se sentir un peu moins seul, voire un peu moins « présumé coupable ».
Et les bancs des parties civiles comme ceux de la défense de voir dans chacun des témoins cités à la barre un autre coupable possible, un complice caché. Le témoignage du cousin de Jonathan, celui que nous appellerons Mathieu* (parce que mineur au moment des faits) en particulier a retenu l'attention. Confus, le jeune homme a en effet beaucoup contre lui. C'est M° Franck Berton, conseil de l'accusé, qui résumera avec un rien de provocation le sentiment palpable de toute la Cour : « Vous savez que vous avez de la chance ? ! Vous êtes à l'origine de la querelle dans le métro, vous vous trouvez le soir dans la rue avec toute votre famille dans la bagarre, on vous retrouve avec le blouson couvert de sang, celui de Fanny, vous nous dîtes ensuite que vous avez ramassé le couteau du crime. Le soir, chez Tata, vous êtes chargé et vous changez de vêtements... Vous savez que beaucoup de présumés meurtriers qu'on arrête ont moins que ça sur le dos ? ! »
Dans le regard des jurés comme dans les mots des parents de Fanny, on a clairement vu les soupçons s'effacer un peu du box pour accabler ce cousin qui n'avait que 14 au moment du meurtre et qu'une certaine solidarité familiale aurait cherché à protéger voire à couvrir. Le sang, le couteau, des dépositions qui se contredisent, les mauvaises cartes changent de table. D'autant que la série des témoignages qui se sont aujourd'hui enchaîné semblait ne servir qu'une seule cause selon le président de la cour : « semer la confusion ». Confusion semée !
Raphaël Tassart



EN VIDEO



VIDEO REALISEE PAR RAPHAEL TASSART



Nord Eclair -09/10/2008

Premier jour houleux au procès du meurtre de la jeune Tourquennoise


Premier jour de procès du meurtrier présumé de Fanny, 18 ans, hier, devant la cour d'assises de Douai. Jonathan Martinez est resté muet. Entendue en tant que témoin, sa mère est allée jusqu'à accuser la famille de la victime. «Les monstres, c'est pas nous », lance Maria Martinez en pointant du ...
Lire l'article d'Hugues Ballois



Nord Eclair - 07/10/2008

Le meurtre de la jeune Fanny sera jugé dès mercredi aux assises de Douai


Le 26 mars 2005, lors d'une rixe à Tourcoing, Fanny Lembe-Ikali, 18 ans, est mortellement poignardée. Le procès de son meurtrier présumé débute demain devant la cour d'assises de Douai, pour trois jours. Rappel des faits.

Elle avait 18 ans. Dans la soirée du samedi 26 mars 2005, la jeune Tourquennoise Fanny Lembe-Ikali est poignardée. Elle meurt à quelques mètres seulement de la maison familiale.
À l'origine du drame, un différend entre les jeunes de deux familles qui aurait débuté dans l'après-midi. Mais quelques heures plus tard, tout dégénère. Une rixe opposant une quarantaine de personnes éclate dans un quartier relativement calme de Tourcoing où les deux familles habitent. Ce qui aurait pu rester un banal échange de mots quelques heures plus tôt vire alors au drame. Comment en est-on arrivé à ce déchaînement de violences ? C'est ce que devra déterminer dès demain la cour d'assises de Douai.

Une vive émotion à Tourcoing
Le lendemain du meurtre de Fanny, plusieurs protagonistes appartenant aux deux familles sont placés en garde à vue. Parmi eux, l'auteur présumé des coups de couteau, un jeune homme de 23 ans qui avoue rapidement les faits et qui n'a pas d'antécédent judiciaire. L'homme sera mis en examen pour homicide volontaire sans préméditation.
Cette tragédie avait créé une vive émotion dans la ville. D'origine congolaise, Fanny poursuivait ses études au lycée Sévigné et était licenciée au Tourcoing Football club. Quelques jours après son meurtre, plus d'un millier de personnes avaient défilé dans les rues de Tourcoing. Plusieurs associations locales ainsi qu'un collectif des associations congolaises de la région s'étaient jointes aux parents et aux amis de Fanny. Sur des banderoles, on pouvait alors lire « Justice équitable pour Fanny », « Fanny n'est pas française de seconde zone » ou bien encore « Congolais, Français, Maghrébins, Portugais, même combat ».
Cette dernière phrase avait un sens tout particulier. En effet, le meurtrier présumé est d'origine portugaise. Lors de la cérémonie religieuse, un geste fort et symbolique avait d'ailleurs eu lieu : l'accolade de réconciliation entre le père de Fanny et une représentante de la communauté portugaise. Histoire d'éviter une vision simpliste de cette violence ? Là encore, les éléments de réponse seront peut-être donnés dès demain. •  HUGUES BALLOIS

par David Castel ajouter un commentaire recommander
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Vendredi 2 janvier 2009

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Un Toulousain de vingt ans, reconnu coupable de l'incendie d'une voiture la nuit du Nouvel An, a été condamné vendredi à six mois d'emprisonnement, avec mandat de dépôt immédiat, par le Tribunal correctionnel de Toulouse. 

 

Lofti El Majjouti avait été arrêté quelques minutes après l'incendie d'une Peugeot 205, peu après 06h00 le 1er janvier, dans le quartier périphérique des Arènes à Toulouse. Son interpellation, à proximité du lieu du sinistre, s'était faite à la suite du témoignage d'un couple, dont une femme gendarme, qui n'était pas en service.

La représentante du parquet avait requis "de l'ordre d'un an ferme" d'emprisonnement avec mandat de dépôt à l'encontre du jeune homme, qualifiant d'"inadmissible" le fait que "des abrutis se livrent par provocation à des actes aussi graves que l'incendie de véhicules, en principe passible d'un maximum de dix ans d'emprisonnement, pour le plaisir de se faire remarquer".

Elle a rappelé "le triste record de 1.147 voitures brûlées à l'occasion du Jour de l'An" en France.

Elle s'est toutefois déclaré "contrariée" par les imprécisions du dossier d'enquête, déplorant l'absence de confrontation entre les témoins et le prévenu et le fait que les prélèvements faits sur ce dernier n'aient pas encore été analysés.

L'avocat de la défense, Jérôme Canadas, qualifiant de son côté la procédure de "mal ficelée", avait demandé la relaxe de son client.

Un total de 40 voitures ont été brûlées en Haute-Garonne la nuit du 31 décembre au 1er janvier, dont 35 à Toulouse et son agglomération.

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Vendredi 2 janvier 2009
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Vendredi 2 janvier 2009

Aux Etats-Unis, un homme avait été reconnu coupable du meurtre de sa belle-mère. Or, deux des jurés avaient eu des relations sexuelles avant la fin du procès, ce qui serait est un vice de forme.

Il demande la réouverture de son procès car deux jurés ont couché ensemble
Roberto Dunn, du Missouri, avait déjà demandé la réouverture de son procès mais elle lui avait été refusée. Aujourd’hui, le journal Saint Louis Post Dispatch rapporte que sa nouvelle demande pourrait mener à la réouverture de son procès.

En effet, deux jurés avaient fait l’amour ensemble avant la fin de son procès. Peu de temps après, le juge avait reçu une lettre dénonçant les faits : les relations sexuelles avaient eu lieu entre le procès et l’annonce du verdict.

Le nouvel avocat de Roberto Dunn estime que les j
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Vendredi 2 janvier 2009

 
 
G.Ca. | 30.12.2008, 11h18
 

En seine-et-marne, les experts psychiatres sont à bout et croulent sous les demandes d’expertises judiciaires. Si bien que les retards de dossiers s’accumulent tout comme les procès de correctionnelle renvoyés. « Auparavant, ces expertises étaient demandées lorsqu’il s’agissait d’affaires sexuelles. Elles ont été étendues à d’autres dossiers.

On peut toujours se demander si l’on ne psychiatrise pas trop les infractions », confie un juge.
Les experts psychiatres sont en effet, bien malgré eux, au cœur d’un débat idéologique : certains voudraient les voir « pénaliser » les malades mentaux, d’autres souhaiteraient au contraire les utiliser pour « dépénaliser » des personnes en parfaite santé mentale.
En Seine-et-Marne, l’équation est simple : le département compte trois tribunaux de grande instance (Meaux, Melun et Fontainebleau), une cour d’assises et…trois experts psychiatres ! Ils sont une petite quarantaine sur la liste de la cour d’appel de Paris.

Des dizaines de dossiers en souffrance

Le cas du Dr Vincent Mahé illustre bien la problématique : ce psychiatre est également chef de service à l’hôpital de Meaux et chef de pôle, à la tête de trois secteurs géographiques. Il court de réunion en consultation, son agenda est plein.
Lorsque les experts sont saisis par la justice, leur mission est simple : ils doivent se prononcer sur la responsabilité pénale du prévenu ou de l’accusé. « Pour expertiser une personne, cela nécessite au moins une heure d’entretien. Quand elle est détenue, cela demande plus de temps. A la prison de Chauconin, cela se passe bien. Mais dans d’autres établissements, nous subissons le pointillisme administratif, nous rencontrons des barrages, avec à chaque fois des arguments différents. »
Aujourd’hui, le Dr Mahé a demandé à ne plus être désigné—provisoirement — car il a plusieurs dizaines d’expertises en retard. Pour expliquer l’enjeu et la difficulté du débat, le spécialiste rappelle cette évidence : « On peut être un malade et un voyou. Quand il y a coexistence d’une maladie et d’un comportement délinquant, nous devons déterminer si l’acte commis est en lien avec l’un ou l’autre. »
Le rôle des psychiatres ne s’arrête pas à l’expertise puisqu’ils ont aussi un rôle à jouer… en détention. Et, là, surprise, la population carcérale serait presque mieux lotie qu’à l’extérieur. Dans le nord de la Seine-et- Marne, on compte un psychiatre pour 12 000 habitants, sans parler des praticiens du privé. Et à la prison de Meaux, un psychiatre pour 800 détenus ! « En revanche, à la prison, nous manquons de psychologues. »

Le Parisien

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Vendredi 2 janvier 2009
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Vendredi 2 janvier 2009


PARIS (AFP) — De l'affaire d'inceste et de séquestration qui a ébranlé l'Autriche, aux crimes rituels d'albinos en Afrique, en passant par les coups de folie meurtrière, voici quelques affaires criminelles qui ont marqué l'année 2008:


- SEQUESTRATION ET INCESTE EN AUTRICHE:

Le 27 avril, l'Autriche est sous le choc lorsqu'elle découvre par voix médiatique et policière qu'une femme de 42 ans a été séquestrée par son propre père pendant 24 ans dans la cave de sa maison près d'Amstetten, à une centaine de kilomètres de Vienne.

Le père, Josef Fritzl, 73 ans, mis sous les verrous la veille au soir, est passé aux aveux complets, reconnaissant avoir enfermé sa fille dans la cave de 60 m2 et dépourvue de fenêtres de la maison familiale, et avoir eu avec elle sept enfants, dont l'un est mort peu après sa naissance.

Au fil des années, Fritzl était parvenu à adopter trois de ces enfants, faisant croire à sa femme ainsi qu'aux autorités que sa fille avait disparu dans une secte et qu'elle avait déposé les bébés devant sa porte. Il y avait à chaque fois une lettre signée d'Elisabeth disant qu'elle ne pouvait subvenir à leurs besoins.

Les trois autres enfants ont grandi reclus avec leur mère, sans jamais voir la lumière du jour.

L'affaire a été découverte après l'hospitalisation à la mi-avril de la fille aînée d'Elisabeth, Kerstin, 19 ans. Josef Fritzl a été accusé de viol, séquestration, inceste, esclavage ainsi que du meurtre d'un des enfants, ce qui le rend passible de la prison à vie.


- COUPLE ASSASSIN:

Le 28 mai, à l'issue d'un procès-fleuve de deux mois, la cour d'assises des Ardennes condamne à la prison à vie le tueur en série Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier.

Fourniret, reconnu coupable de sept meurtres aggravés de jeunes femmes entre 1987 et 2001 et de trois agressions, est condamné à la perpétuité incompressible, la peine maximale du code pénal. Sa femme, reconnue complice de quatre meurtres et d'autres crimes, écope de la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 28 ans. Durant dix semaines de débats éprouvants, ponctués de plusieurs coups d'éclat de Fourniret, le duo n'aura pas livré grand chose des secrets de sa dynamique criminelle, ni même exprimé de remords.

Fourniret a été mis en examen dans trois autres dossiers de meurtre.

 

Conseiller à la cour d'appel de Reims, Gilles Latapie est surtout connu pour présider régulièrement des sessions d'assises notamment dans les Ardennes et la Marne.
Ce juriste qui a longtemps dirigé un cabinet de recrutement avant de rejoindre en 1998 la magistrature, a présidé le plus grand procès criminel de l'année 2008, celui des Fourniret. Salué pour son calme, sa méthode, sa grande politesse à l'égard des accusés, il a dirigé la cour d'assises des Ardennes avec rigueur et humanité, ce qui a été salué par les avocats de la défense comme ceux des parties civiles et de nombreux observateurs.


- COUP DE FOLIE MEURTRIERE A TOKYO:

Le dimanche 8 juin au matin, Tomohiro Kato, au volant d'un véhicule de location, se dirige vers Akihabara, un quartier branché de la capitale, où foisonnent les magasins d'électronique et de jeux vidéos. Le dimanche, l'accès aux voitures y est interdit, et le quartier est noir de monde.

Le jeune homme de 25 ans précipite alors son camion sur la foule qui déambule dans les rues, zigzaguant à la poursuite des piétons. Sortant de son véhicule, armé d'un couteau de survie, il poignarde au hasard les passants. Lorsqu'un qu'un policier armé parvient à le maîtriser, Kato a déjà tué sept personnes, et blessé dix autres,

Se déclarant "fatigué de vivre", il confie aux enquêteurs qu'il a relaté sur Internet ses funestes projets, juste avant d'entreprendre sa folle équipée.

Employé depuis quelques mois comme travailleur temporaire dans une usine de fabrication de pièces automobiles, ce passionné de manga venait d'apprendre que son contrat se terminait et qu'il allait perdre son appartement.


- TUERIE DANS LA PAISIBLE FINLANDE:

Ce 23 septembre, Matti Saari, un étudiant en restauration de 22 ans, fait irruption dans une salle de classe du lycée professionnel de Kauhajoki (petite ville de l'ouest de la Finlande). Il abat froidement au pistolet semi-automatique neuf de ses camarades et un enseignant, met le feu au bâtiment, puis se tire une balle dans la tête.

La veille, le jeune homme avait été entendu par la police après avoir diffusé des clips vidéos sur YouTube dans lesquels on le voyait s'exercer au tir et proférer des menaces. Il n'avait toutefois pas été inquiété et son autorisation de port d'armes ne lui avait pas été retirée.

Selon les enquêteurs, le scénario de cette fusillade a été calqué sur celui de novembre 2007 (date de la première tuerie en milieu scolaire qu'ait connu la Finlande), après un contact "probable" entre les deux tueurs.


- CHASSE AUX ALBINOS EN AFRIQUE:

Le 17 novembre, une fillette albinos de six ans est assassinée au Burundi par un groupe de bandits armés qui l'ont "décapitée avant de couper ses jambes et ses bras, qu'ils ont emportés avec eux".

Ce crime atroce n'est pas isolé en Afrique de l'est, où les albinos sont la proie d'un trafic lucratif d'organes: une trentaine d'entre eux, majoritairement des femmes et des enfants, ont été tués depuis le début de l'année dans cette région.

La Tanzanie, voisine du Burundi, est particulièrement touchée par cette forme de criminalité. Les albinos y sont devenus la cible de crimes rituels. Leurs membres ou leurs organes sont notamment utilisés par des sorciers, pour confectionner des grigris porte-bonheur à l'attention des chercheurs d'or.

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Vendredi 2 janvier 2009
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mercredi 31 décembre 2008
Cambodge
La Cour suprême mise à l’épreuve par un procès pour meurtre d’un syndicaliste
En l’absence de justice, les syndicalistes craignent pour leur vie
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Les autorités cambodgiennes devraient innocenter et libérer Born Samnang et Sok Sam Oeun, tous deux injustement condamnés à 20 ans de prison en 2005 pour le meurtre du dirigeant syndical Chea Vichea, selon un communiqué publié conjointement aujourd’hui par trois organisations internationales des droits humains et la principale confédération syndicale internationale.

La Cour suprême du Cambodge entendra l’appel le 31 décembre 2008.

La déclaration conjointe a été publiée par Human Rights Watch, la Confédération syndicale internationale et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme et de l’Organisation mondiale contre la torture), qui ont suivi l’affaire de près depuis le meurtre de Chea Vichea.

« La Cour suprême cambodgienne devrait s’appuyer sur les preuves et ne pas céder à la pression du gouvernement à l’heure de revoir le dossier », a déclaré Sara Colm, chercheuse senior à Human Rights Watch. « Born Samnang et Sok Sam Oeun ont déjà passé cinq années derrière les barreaux pour un crime qu’ils n’ont pas commis et il est grand temps que la justice soit rendue dans cette affaire. »

Chea Vichea, 36 ans, était le président fondateur du Syndicat libre des travailleurs du Royaume du Cambodge (Free Trade Union of Workers of the Kingdom of Cambodia, ou FTUWKC) et un fervent partisan du parti d’opposition de Sam Rainsy. Vichea a été tué à bout portant, en plein jour, devant un kiosque à journaux de Phnom Penh, le 22 janvier 2004. Il était connu pour son engagement résolu en faveur de l’organisation des travailleuses et travailleurs de l’habillement et la lutte pour de meilleures conditions de travail au Cambodge, qu’il a poursuivie sans relâche en dépit de menaces de mort.

L’enquête sur ce meurtre très médiatisé a été entachée par des allégations de brutalités policières et d’une confession soutirée par la force à l’un des suspects, par l’intimidation de témoins et par l’ingérence politique ayant affecté le processus judiciaire. Le procès et la condamnation de Born Samnang et Sok Sam Oeun ont suscité maintes critiques de la part de militants des droits humains cambodgiens et internationaux, de partisans du mouvement syndical, de juristes et de responsables des Nations unies.

L’Organisation internationale du travail (OIT), qui a dépêché une mission d’information au Cambodge en avril 2008 dans le cadre d’une enquête sur les meurtres de syndicalistes, a exprimé à maintes reprises sa profonde inquiétude concernant la condamnation des deux hommes et a demandé la réouverture de l’enquête sur le meurtre de Chea Vichea.

« Face à l’absence de justice dans cette affaire, les syndicalistes craignent pour leur vie », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale, dont les 311 organisations affiliées représentent 168 millions de travailleurs au niveau mondial. « Même les dirigeants de l’OIT qui participaient à une mission officielle de l’OIT au Cambodge au début de cette année ont fait l’objet d’intimidations. »

Dans un rapport paru en novembre, l’OIT a vivement critiqué le gouvernement cambodgien pour ne pas avoir pris des mesures efficaces contre la vague d’attaques violentes et meurtrières contre des syndicalistes. D’après le rapport, au cœur du problème se trouve l’absence d’un pouvoir judiciaire indépendant, ce qui permet aux vrais auteurs de telles attaques d’échapper à la justice. Toujours selon le rapport, l’atmosphère d’impunité qui règne au Cambodge exacerbe le climat de violence et d’insécurité qui, à son tour, « a une incidence extrêmement néfaste sur l’exercice des droits syndicaux ».

Dans les conclusions de son rapport d’enquête, qui pourraient affecter l’avenir de l’importante industrie de l’habillement du Cambodge, l’OIT signale qu’au cours de sa mission au Cambodge en avril, le gouvernement « s’est montré réticent à amorcer un dialogue franc et ouvert » et « n’a pas fourni d’indications concrètes » qu’il agirait selon les recommandations de l’OIT.

Au meurtre de Chea Vichea s’ajoute la vague de violence continuelle à laquelle doivent faire face les syndicalistes. Elle a inclus le meurtre du dirigeant du FTUWKC Hy Vuthy, en février 2007, et celui de Ros Sovannarith, membre du comité directeur du FTUWKC en 2004, outre une série de menaces et d’agressions physiques contre des représentants du FTUWKC et d’autres syndicalistes.

Les quatre organisations ont exhorté le gouvernement cambodgien à ouvrir une enquête exhaustive et impartiale sur l’assassinat de Chea Vichea, ainsi qu’une investigation indépendante et publique sur la procédure qui a conduit à l’inculpation de Born Samnang et de Sok Sam Oeun.

« En s’abstenant de libérer ces deux hommes innocents et de rendre ainsi la justice attendue depuis trop longtemps déjà, la Cour suprême ne ferait qu’accentuer le manque de progrès vers l’autorité de la loi au Cambodge », a déclaré Souhayr Belhassen, président de la Fédération internationale des droits de l’homme.

Les organisations ont également appelé le gouvernement cambodgien à intervenir d’urgence pour remédier aux questions cruciales mises en évidence par cette affaire : l’impunité endémique et l’absence d’autorité de la loi au Cambodge, l’ingérence du gouvernement dans les affaires judiciaires, l’intimidation et la violence à l’encontre de membres et dirigeants de syndicats, ainsi que le recours généralisé à la torture par la police.

« Il est grand temps que les autorités cambodgiennes rendent la justice à Born Samnang et Sok Sam Oeun et mettent un terme au recours systématique à la torture par la police cambodgienne pour obtenir des confessions forcées de criminels suspectés », a déclaré Eric Sottas, secrétaire général de l’Organisation mondiale contre la torture.

Contexte

Les investigations de la police et des autorités judiciaires sur le meurtre de Vichea ont été entachées par une succession de vices de procédure et de violations des normes juridiques internationales. La police a été accusée de recourir à la torture pour soutirer une confession à Born Samnang. Un juge qui avait initialement révoqué, pour manque de preuves, les chefs d’accusation portés à l’encontre des deux hommes a été promptement démis de ses fonctions, et les chefs d’accusation ont été rétablis. Le procès subséquent des deux accusés s’est déroulé au mépris flagrant de la législation cambodgienne et des normes internationales en matière de procès équitables. En avril 2007, la Cour d’appel du Cambodge a maintenu leurs condamnations, alors que le procureur général de l’État a reconnu l’insuffisance des preuves fournies.

Des membres de la famille de Chea Vichea se sont déclarés convaincus que Born Samnang et Sok Sam Oeun ne sont pas les auteurs du crime, un avis également exprimé par Var Sothy, propriétaire du kiosque à journaux où le crime a eu lieu et témoin oculaire du meurtre. Craignant pour sa vie, Var Sothy a, par la suite, fui le Cambodge.

À titre d’exemple du degré de politisation du système judiciaire au Cambodge, le président de la Cour suprême du Cambodge, Dith Munthy, est également membre du Comité permanent du Parti du p