Mardi 15 janvier 2008
LYON - Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné lundi François Auguste, vice-président PCF de la région Rhône-Alpes, à une amende de 500 euros pour "obstruction à la reconduite à la frontière" et "entrave à la circulation d'un aéronef". Cette condamnation ne sera pas inscrite au casier judiciaire de l'élu.

La peine est donc légèrement plus sévère que ce que la procureur avait requis lors de l'audience le 26 novembre dernier, puisqu'elle avait réclamé une amende de 450 euros.

Le 2 décembre 2006, François Auguste avait protesté contre l'expulsion dune famille kosovare qui devait embarquer à bord de l'avion où il venait de s'installer pour un déplacement professionnel. Il avait finalement été sorti de l'appareil porté par des policiers. Le vol avait décollé avec une heure de retard. AP

dar/pyr


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Lundi 14 janvier 2008

NANCY - Le tribunal correctionnel de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a condamné lundi un cheminot de 50 ans et un chauffeur-routier de 20 ans, fils et frère de cheminots, à 300 euros d'amende chacun pour "entrave à la mise en marche ou à la circulation d'un véhicule de chemin de fer" le 16 novembre lors du mouvement de grève à la SNCF.

Le plus âgé devra par ailleurs verser 289 euros de dommages et intérêts à la SNCF pour être descendu sur les voies. Quant au plus jeune, il devra payer 100 euros de dommages et intérêts, a-t-on appris auprès de Me Claude Richard, avocat du chauffeur-routier.

Il était reproché à ce dernier d'avoir purgé les vannes du système de freins sur un convoi de frêt Véolia, ce pour quoi le cheminot a été relaxé. Mais des pétards avaient été posés sur les rails par le cheminot âgé de 50 ans, retardant un TER. Ces faits s'étaient déroulés à Damelevières (Meurthe-et-Moselle) durant la grève à la SNCF le 16 novembre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Le procureur de la République Hadrien Baron avait estimé que "les actes reprochés n'avaient causé aucun danger" et demandé 1.500 euros d'amende dont 1.000 avec sursis, réclamant lui-même la clémence. La SNCF réclamait 968 euros de dommages et intérêts. AP

xbez/se/cr


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Dimanche 6 janvier 2008

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Un conducteur de train de 45 ans, poursuivi pour "dégradations volontaires" commises pendant les grèves de novembre, comparaîtra le 12 février prochain devant le tribunal de police de Villeurbanne (Rhône), a-t-on appris aujourd'hui auprès de la gendarmerie.
Cet homme, interpellé le 27 décembre à Saint-Symphorien d'Ozon (Rhône), est accusé d'avoir dégradé un portail d'entrée donnant accès à la gare de triage de Solaise (Rhône), en marge des grèves de novembre dernier, a-t-on précisé de même source.

Lors d'une audition en gendarmerie, le conducteur, qui réside près de Saint-Etienne, a reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Selon le Journal du Dimanche, qui a révélé l'information, "adhérent de SUD-Rail, ce cheminot a reconnu s'être attaqué (...) à une armoire électrique et à divers câbles de la gare de triage", ce que n'a pas confirmé la gendarmerie du Rhône.
Dix-huit plaintes pour des "dégradations" de matériel ferroviaire avaient été déposées mi-novembre en France auprès de la gendarmerie par la SNCF ou des responsables de gares, donnant lieu à des enquêtes.

Source: AFP


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Samedi 5 janvier 2008

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La cour de justice fédérale allemande a jugé que le parquet fédéral avait outrepassé ses pouvoirs en utilisant la législation antiterroriste pour ordonner des perquisitions visant des militants altermondialistes avant le sommet du G8 en Allemagne l'an dernier.

Dans les semaines précédant le sommet de juin dernier à Heiligendamm, le parquet fédéral avait ordonné des perquisitions dans tout le territoire contre des bureaux et appartements de militants altermondialistes. Ces opérations avaient été justifiées par des soupçons de projets pour tenter de perturber le sommet avec des engins incendiaires ou d'autres formes de violences.

Certaines personnes visées ont porté plainte devant la cour fédérale de justice. Dans une décision rendue le 20 décembre, et annoncé vendredi par la cour, les juges ont estimé que tout groupe formé par des opposants au sommet "ne peut être considéré comme une organisation terroriste" dans le droit allemand. De ce fait, la cour estime que le parquet n'était pas compétent pour ordonner ces perquisitions. En outre, la cour fait état de "doutes persistants" sur le fait même que les militants altermondialistes aient constitué, selon les définitions juridiques, une organisation. AP

sb/v425


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Vendredi 4 janvier 2008

03.01.2008

 

Justice pour M. TASTAN

 COMMUNIQUE DE PRESSE 
 Après 7 ans de lutte, M. Tastan Ferzende obtient enfin le statut de 
 réfugié politique ! 
   
 M. Tastan Ferzende, Kurde, père de 5 enfants dont 4 scolarisés à 
 Marseille, actuellement emprisonné à la maison d’arrêt de Lyon pour avoir 
 refusé d’être expulsé vers la Turquie vient d’obtenir le statut de réfugié 
 politique. 
   
 Ferzende Tastan se réfugie en France en 2002 après avoir effectué 19 mois 
 de prison.  Installé à Marseille avec sa femme et ses enfants, il sera 
 jugé par contumace et condamné à 12 ans d’emprisonnement. Malgré plusieurs 
 demandes, on lui refuse le statut de réfugié politique comme le titre de 
 séjour vie privée-vie familiale. Il est arrêté le 24 novembre dernier et 
 emmené le 10  décembre vers l’aéroport de Lyon où il refuse d’embarquer 
 dans l’avion. 
   
 La mobilisation sans relâche, aux côtés de la famille, du Réseau Education 
 Sans Frontières sur Marseille, Paris et Lyon, impliquant des anonymes, des 
 membres d’associations, des militants d’organisations des Droits de 
 l’Homme et de syndicats, ainsi que l'engagement de son avocate a permis à 
 Ferzende Tastan d’obtenir le réexamen de sa situation. 
   
 M.Tastan, qui ne cessait de dire qu’il risquait sa vie en Turquie, a 
 enfin été entendu! 
   
  Cette décision rend totalement illégitime sa tentative d’expulsion du 10 
 décembre dernier, ainsi que le jugement du TGI de Lyon du 21 décembre. Le 
 président du Tribunal avait refusé d’entendre les arguments de M.Tastan 
 et ceux de son avocate qui invoquaient l’article 3 de la Déclaration 
 Européenne des Droits de l’Homme garantissant la protection des personnes 
 risquant des « traitements inhumains et dégradants dans leur pays 
 d’origine». 
 Il a été alors condamné à 3 mois de prison ferme et 3 ans d’interdiction 
 du territoire. 
   
 M. Tastan, réfugié politique, restera  donc emprisonné jusqu'en février. 
   
 Sédat Tastan, fils aîné de Ferzende, comparaîtra lui le 17 mars 2008 
 devant le tribunal de Bobigny pour avoir refusé d’être expulsé en mars 
 2007 en invoquant les risques qu’il encourait en Turquie. 
   
   
 Après 7 ans d’angoisse et de lutte administrative, la famille Tastan 
 va-t-elle pouvoir vivre enfin sereinement  à l’abri de l’acharnement 
 policier et judiciaire ? 
   
 Nous continuerons à nous battre pour que tous les autres Sans Papiers 
 puissent avoir accès à ce droit élémentaire : vivre sans craindre d’être 
 arrêtés, emprisonnés et séparés de leur famille sous le simple prétexte 
 d’être sans titre de séjour. 
   
 Réseau Education Sans Frontières Bouches du Rhône (RESF 13) 
   
 Contact :  resf13 : 06  31 32 48 65 

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Samedi 29 décembre 2007
L'image “http://www.angolapress-angop.ao/imagens/cabecalho.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Namibe, 28/12 - Le correspondant de Radio Eccclésia (de l`église catholique) à Namibe, sur le littoral, Armando Chikoca, détenu la semaine dernière, accusé d`incitation à la violence et désobeissance à la police" est jugé ce vendredi, a appris l`Angop de source officielle.

Le procureur local, Justo Bartolomeu a indiqué que pour ce jugement sommaire, la session sera publique et se réalise pour crime de résistance, prévu dans l`article 186 du code pénal.

Il a affirmé que les agents de l`ordre qui ont arrêté le journaliste l`ont fait dans la légalité et compétence, contraidisant ainsi certains cercles qui attribuent au gouverneur Boavida Neto l`ordre de cette détention.

"Ce n`est pas le commandant de la police qui a détenu le citoyen Armando Chikoca, moins encore le procureur ou le gouverneur de la province, mais plutôt la propre conduite du journaliste", a-t-il dit, ajoutant que le crime dont est accusé le correspondant de Radio Ecclésia est punissable par une peine allant de 3 jours à 2 ans de prison .

Un communiqué de la Police nationale rendu public lors de la détention du journaliste le 22 décembre dernier, indique que l`intervention de la police est surgie pour préserver le maintien de l`ordre et la tranquilité publics et protéger la sécurité des agents du fisc, qui voulaient démolir les tables des commerçants ambulants non légalisés au marché "5 de abril" à Namibe.

La note disait textuellement que "le journaliste a contourné le cordon de sécurité, incitant les commerçants à s`insurger contre les agents de Police. Ils ont lancé des objects contondants, blessant les sous-inspecteurs José Lucas, Frederico Silimi, les agents Portásio Vakumuifua et Ismael Ngange, ainsi que les citoyens António Nguelepete et João Manuel".


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Samedi 29 décembre 2007

[?]
écrit le 28/12/07 à 22:43:02 par anonyme

Cet article n'a pas encore été modéré.

Le 29 avril 2005, un rassemblement régional avait été appelé par des syndicalistes à l'entrée de l'hôpital de Vienne pour demander des moyens au ministre de l'époque, monsieur Douste-Blazy venu en visite. Marc Auray, dirigeant syndical CGT à l'hôpital du Vinatier, avait garé un véhicule sono à l'endroit où les personnes des renseignements généraux l'avaient demandé. Cependant, des forces de police étaient entrées dans l'hôpital pour exiger le retrait du véhicule sono. Il paraît clair qu'il y avait contradiction entre les ordres donnés par les RG et les CRS, alors même que le Directeur départemental de la sécurité publique était sur place !

Marc avait tenté de négocier, mais avait été immédiatement bousculé, renversé par terre, menotté, puis traîné derrière des bâtiments… Les manifestants avaient alors interpellé les policiers, et après discussion, Marc avait été relâché et avait fait partie comme prévu de la délégation reçue une demi-heure plus tard par le ministre. Marc Auray avait ensuite fait constater par un médecin les blessures physiques occasionnés par les CRS.

C'est pourtant Marc qui s'est retrouvé devant le tribunal correctionnel de Vienne le 22 septembre 2006, accusé d'injures et violences envers les forces de police, deux CRS s'étant vus accorder (généreusement ?) des jours d'arrêt de travail : l'un 3 jours, l'autre 7 jours. [1]

Lors du procès, des témoins relataient, photos à l'appui, que c'est Marc qui avait été fortement malmené sans raison par certains membres des forces de l'ordre. Et Marc était soutenu par un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes devant le tribunal.

Mis en délibéré, le verdict tombait le 13 octobre 2006 :

15 jours de prison avec sursis

3 700 euros de dédommagements pour les policiers, amende et frais de justice. Cela fait une somme considérable à payer pour ce syndicaliste CGT de l'Hôpital du Vinatier, accusé d'outrages et violences sur les forces de l'ordre, alors que c'est lui qui a été maltraité aussi bien oralement que physiquement par des policiers !

Faudrait-il que Marc paie pour les incohérences, volontaires ou non, les ordres contradictoires des corps de police sur place lors de ce rassemblement pour la venue du ministre de la santé. Veut-on aussi le faire payer pour son activité syndicale ?

Toujours est-il que, très courageux, Marc a immédiatement décidé de faire appel. Il s'en était expliqué sur rebellyon.info dans cet article publié le 28 octobre 2006 .

Marc Auray passe donc en appel le jeudi 10 janvier 2008 à 14h devant le tribunal de Grenoble. Manifestation à 11h avec casse croûte revendicatif à 14h (départ en car du Vinatier à 9 h 30)

Soyons nombreux à le soutenir, et au delà à protester contre les demandes abusives de dommages et intérêts de certains policiers, ainsi que refuser la criminalisation des activités syndicales.

Syndicat CGT du Vinatier : tél : 04 37 91 53 19 fax : 04 37 91 53 75 courriel : syndicat.cgt.chs.vinatier(Arobase)libertysurf.fr

[1] On connaît maintenant l'habitude d'une partie des membres des forces du désordre d'arrondir régulièrement leurs fins de mois en réclamant des dommages et intérêts, qu'ils se voient le plus souvent accordés par une justice servile. C'est d'autant plus facile pour eux qu'ils ne paient même pas leurs avocats, leurs syndicats prenant les frais en charge !

source

http://rebellyon.info/article4797.html

Le 29 avril 2005, un rassemblement régional avait été appelé par des syndicalistes à l'entrée de l'hôpital de Vienne pour demander des moyens au ministre de l'époque, monsieur Douste-Blazy venu en visite. Marc Auray, dirigeant syndical CGT à l'hôpital du Vinatier, avait garé un véhicule sono à l'endroit où les personnes des renseignements généraux l'avaient demandé. Cependant, des forces de police étaient entrées dans l'hôpital pour exiger le retrait du véhicule sono. Il paraît clair qu'il y avait contradiction entre les ordres donnés par les RG et les CRS, alors même que le Directeur départemental de la sécurité publique était sur place !

Marc avait tenté de négocier, mais avait été immédiatement bousculé, renversé par terre, menotté, puis traîné derrière des bâtiments… Les manifestants avaient alors interpellé les policiers, et après discussion, Marc avait été relâché et avait fait partie comme prévu de la délégation reçue une demi-heure plus tard par le ministre. Marc Auray avait ensuite fait constater par un médecin les blessures physiques occasionnés par les CRS.

C'est pourtant Marc qui s'est retrouvé devant le tribunal correctionnel de Vienne le 22 septembre 2006, accusé d'injures et violences envers les forces de police, deux CRS s'étant vus accorder (généreusement ?) des jours d'arrêt de travail : l'un 3 jours, l'autre 7 jours. [1]

Lors du procès, des témoins relataient, photos à l'appui, que c'est Marc qui avait été fortement malmené sans raison par certains membres des forces de l'ordre. Et Marc était soutenu par un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes devant le tribunal.

Mis en délibéré, le verdict tombait le 13 octobre 2006 :

15 jours de prison avec sursis

3 700 euros de dédommagements pour les policiers, amende et frais de justice. Cela fait une somme considérable à payer pour ce syndicaliste CGT de l'Hôpital du Vinatier, accusé d'outrages et violences sur les forces de l'ordre, alors que c'est lui qui a été maltraité aussi bien oralement que physiquement par des policiers !

Faudrait-il que Marc paie pour les incohérences, volontaires ou non, les ordres contradictoires des corps de police sur place lors de ce rassemblement pour la venue du ministre de la santé. Veut-on aussi le faire payer pour son activité syndicale ?

Toujours est-il que, très courageux, Marc a immédiatement décidé de faire appel. Il s'en était expliqué sur rebellyon.info dans cet article publié le 28 octobre 2006 .

Marc Auray passe donc en appel le jeudi 10 janvier 2008 à 14h devant le tribunal de Grenoble. Manifestation à 11h avec casse croûte revendicatif à 14h (départ en car du Vinatier à 9 h 30)

Soyons nombreux à le soutenir, et au delà à protester contre les demandes abusives de dommages et intérêts de certains policiers, ainsi que refuser la criminalisation des activités syndicales.

Syndicat CGT du Vinatier : tél : 04 37 91 53 19 fax : 04 37 91 53 75 courriel : syndicat.cgt.chs.vinatier(Arobase)libertysurf.fr

[1] On connaît maintenant l'habitude d'une partie des membres des forces du désordre d'arrondir régulièrement leurs fins de mois en réclamant des dommages et intérêts, qu'ils se voient le plus souvent accordés par une justice servile. C'est d'autant plus facile pour eux qu'ils ne paient même pas leurs avocats, leurs syndicats prenant les frais en charge !

source

http://rebellyon.info/article4797.html


Soutenons le syndicaliste Marc Auray à la Cour d'appel de Grenoble ...

Soutenons le syndicaliste Marc Auray - Procès en appel.
écrit le 30/12/07 à 20:40:09 par anonyme

Cet article a été accepté par 2 modérateureuses.


Marc AURAY, syndicaliste CGT, malmené lors d’un rassemblement à Vienne en 2005 pour défendre l’hôpital public, a été condamné à 15 jours de prison avec sursis, 3700 euros de dédommagements pour 2 CRS, amende et frais de justice, et 5 ans de mise à l’épreuve, lors de son premier jugement au tribunal de Vienne à l’automne 2006. Il a fait appel et passe le jeudi 10 janvier en cour d’appel de Grenoble.

- Le 29 avril 2005, un rassemblement régional avait été appelé par des syndicalistes à l’entrée de l’hôpital de Vienne pour demander des moyens au ministre de l’époque, monsieur Douste-Blazy venu en visite. Marc Auray, dirigeant syndical CGT à l’hôpital du Vinatier, avait garé un véhicule sono à l’endroit où les personnes des renseignements généraux l’avaient demandé. Cependant, des forces de police étaient entrées dans l’hôpital pour exiger le retrait du véhicule sono. Il paraît clair qu’il y avait contradiction entre les ordres donnés par les RG et les CRS, alors même que le Directeur départemental de la sécurité publique était sur place !

Marc avait tenté de négocier, mais avait été immédiatement bousculé, renversé par terre, menotté, puis traîné derrière des bâtiments… Les manifestants avaient alors interpellé les policiers, et après discussion, Marc avait été relâché et avait fait partie comme prévu de la délégation reçue une demi-heure plus tard par le ministre. Marc Auray avait ensuite fait constater par un médecin les blessures physiques occasionnés par les CRS.

- C’est pourtant Marc qui s’est retrouvé devant le tribunal correctionnel de Vienne le 22 septembre 2006, accusé d’injures et violences envers les forces de police, deux CRS s’étant vus accorder (généreusement ?) des jours d’arrêt de travail : l’un 3 jours, l’autre 7 jours. [1]

Lors du procès, des témoins relataient, photos à l’appui, que c’est Marc qui avait été fortement malmené sans raison par certains membres des forces de l’ordre. Et Marc était soutenu par un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes devant le tribunal.

Mis en délibéré, le verdict tombait le 13 octobre 2006 :

o 15 jours de prison avec sursis
o 3 700 euros de dédommagements pour les policiers, amende et frais de justice.

Cela fait une somme considérable à payer pour ce syndicaliste CGT de l’Hôpital du Vinatier, accusé d’outrages et violences sur les forces de l’ordre, alors que c’est lui qui a été maltraité aussi bien oralement que physiquement par des policiers !

Faudrait-il que Marc paie pour les incohérences, volontaires ou non, les ordres contradictoires des corps de police sur place lors de ce rassemblement pour la venue du ministre de la santé. Veut-on aussi le faire payer pour son activité syndicale ?

- Toujours est-il que Marc a immédiatement décidé de faire appel. Il s’en était expliqué sur http://rebellyon.info dans un article publié le 28 octobre 2006 .

Rassemblement donc le jeudi 10 janvier 2008 à 14h devant le tribunal de Grenoble. Tram C, arrêt Palais de Justice.
Manifestation à 11h avec casse croûte revendicatif à 14h


Soyons nombreux à le soutenir, et au delà à protester contre les demandes abusives de dommages et intérêts de certains policiers, ainsi que refuser la criminalisation des activités syndicales.

Syndicat CGT du Vinatier :
tél : 04 37 91 53 19
fax : 04 37 91 53 75
courriel : syndicat.cgt.chs.vinatier(Arobase)libertysurf.fr

[1] On connaît maintenant l’habitude d’une partie des membres des forces du désordre d’arrondir régulièrement leurs fins de mois en réclamant des dommages et intérêts, qu’ils se voient le plus souvent accordés par une justice servile. C’est d’autant plus facile pour eux qu’ils ne paient même pas leurs avocats, leurs syndicats prenant les frais en charge !



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Mercredi 26 décembre 2007
 



Le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a laissé libre lundi un père de famille malgache qui avait refusé d'embarquer dimanche dans un avion à destination d'Antananarivo.

Le président de la 17e chambre a renvoyé la décision du jugement au 22 septembre 2008 et a déclaré coupable de refus d'embarquer Roland Rakotoarivelo, 43 ans, qui a été laissé libre.

"Le juge lui a donné un délai assez long pour lui permettre de régulariser sa situation, il est libre c'est le principal", a expliqué à l'AFP Me Paula Garboni, avocate de Roland Rakotoarivelo.

"C'est une victoire, nous allons pouvoir passer Noël en famille avec les enfants, c'est le plus important", a ajouté Michelle, 30 ans, son épouse.

Pour Pablo Krasnopolsky, du Réseau éducation sans frontières (RESF), venu assister à l'audience, accompagné d'une vingtaine de militants, "c'est une leçon pour Brice Hortefeux car la politique du chiffre se retrouve face à la résistance des citoyens et à une justice qui réfléchit".

Roland Rakotoarivelo, arrivé en France en 1994 avec un visa d'étudiant, a été arrêté le 20 novembre lors d'un contrôle routier tandis qu'il se rendait dans un supermarché "pour acheter des couches", selon son épouse, également en situation irrégulière.

Ce père d'une petite fille qui aura 4 ans en janvier et d'un garçon d'1 an, s'est vu signifier une obligation de quitter le territoire français le 13 juin. La préfecture du Val-de-Marne a refusé de le régulariser, arguant qu'il ne pouvait justifier de sa présence en France entre 2000 et 2001, avait expliqué sa femme.


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Samedi 22 décembre 2007


AP | 21.12.2007 | 17:50

Un militant du Réseau Education sans Frontières (RESF), poursuivi pour "violences aggravées sur un agent de la force publique", a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence.

"Justice a été rendue", a déclaré Florimond Guimard, le professeur des écoles mis en cause, à sa sortie du palais de justice.

Il était accusé d'avoir tenté de percuter un véhicule des forces de l'ordre avec sa voiture et d'avoir lancé une grille sur un policier lors d'une manifestation contre l'expulsion d'un père de famille algérien sans-papiers, dont les enfants étaient scolarisés dans son établissement. Florimond Guimard, âgé de 31 ans, a toujours nié toute violence lors de cette action, qui a eu lieu le 11 novembre 2006, à l'aéroport Marseille-Provence.

Le procureur avait requis une "peine de principe" de deux mois de prison avec sursis. Il encourait jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Trois à quatre mille personnes selon les organisateurs, mille cinq cents selon la police, s'étaient rassemblées le 22 octobre devant le tribunal à l'appel d'associations, de syndicats et de partis de gauche pour demander la relaxe de Florimond Guimard derrière une banderole où était inscrit: "La solidarité n'est pas un délit".

"Cette décision rendue par des juges indépendants rappelle utilement que s'opposer à la chasse aux sans-papiers est un droit légitime de tout citoyen", a réagi la Ligue des droits de l'Homme dans un communiqué. "Plus nombreux seront ceux qui suivront l'exemple de Florimond Guimard et mieux seront garanties les libertés de tous, Français comme étrangers, sur le sol de la République." AP


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Samedi 22 décembre 2007
HNS-info
Hactivist News Service

Le procès de David Prévot et des majeurs a eu lieu le 10 décembre 2007 au TGI de Paris. David est poursuivi pour avoir exercé ses responsabilité d’adulte, d’enseignant et de syndicaliste en étant présent auprès des lycéens en lutte contre la loi Fillon en 2005. David risque trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Trois jeunes majeurs comparaissaient avec lui.

Le 22 novembre, 8 mineurs étaient convoqués au tribunal pour les mêmes faits : occupation d’une annexe quasi désaffectée du ministère de l’Education nationale. Leur procès a été reporté au 26 juin 2008.

SUD éducation avec la CNT FTE, la CGT éduc’action, Solidaires et la FSU ont manifesté leur soutien à David Prévot et aux lycéens traduits en justice (communiqué, pétition, présence au procès).

Le 10 décembre, le procureur a requis 70 heures de TIG contre deux des lycéens et 140 heures de TIG contre David et un autre lycéen à l’époque des faits. Le jugement a été mis en délibéré jusqu’au 22 janvier.

Nous n’acceptons pas que la seule réponse au mouvement social soit la répression policière de plus en plus violente et la poursuite en justice des manifestants.

La Fédération des syndicats SUD éducation renouvelle son soutien à David Prévot et aux jeunes lycéens et étudiants poursuivis et demande la relaxe de l’ensemble des inculpés.

Communiqué de la Fédération Sud-éducation
jeudi 20 décembre 2007


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