Six anciens dirigeants de la société de marketing sportif ISMM-ISL - son ex-vice-président Jean-Marie Weber en tête - sont poursuivis pour détournement de fonds, escroquerie et faillite frauduleuse. Chargée par la FIFA de vendre notamment les droits de diffusion des Coupes du monde 1998, 2002 et 2006, ISMM - qui avait été créée en 1982 par le patron d'Adidas, Horst Dassler, mort en 1987 - a fait faillite en mai 2001.
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Entre-temps, le juge d'instruction en charge de l'enquête, Thomas Hildbrandt, serait tombé sur des documents embarrassants pour la Fédération. Le magistrat suisse aurait ainsi découvert qu'une partie de l'argent détourné par ISMM avait été versée à des membres de la FIFA.
Dans son édition du 3 mars, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel assure que les enquêteurs croient avoir identifié aux moins deux bénéficiaires : le président de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol), le Paraguayen Nicolas Leoz et l'ex-président de la Fédération tanzanienne, Muhidin Ndolanga. Le premier aurait touché 211 635 francs suisses en janvier et mai 2000 et le second 15 975 francs suisses en décembre 1999.
"ALLÉGATIONS"
A chaque fois, l'argent aurait transité via une société-écran, Sunbow SA, dont le compte était hébergé par la banque du Liechtenstein LGT, l'établissement dans lequel des milliers de contribuables européens sont aujourd'hui soupçonnés de cacher une partie de leurs économies pour échapper au fisc.
Contactée par Le Monde, la FIFA qualifie d'"allégations" les soupçons qui portent sur deux de ses membres et se refuse à faire des commentaires sur la procédure en cours. "Si nous avons retiré notre plainte contre ISMM, ce n'est pas par peur de quelque chose, mais parce qu'après trois ans de procédure, nos avocats ont estimé que nous avions davantage de chances de récupérer les sommes détournées en abandonnant la voie pénale pour la voie civile, tout en sachant que la justice suisse continuerait ses investigations", explique-t-on au siège de la Fédération. La procédure civile n'a pas abouti.
"Le procureur du canton de Zoug a déclaré que le procès ne concernait pas la FIFA mais ISMM", rappelle-t-on à Zurich. Mais le procès qui s'ouvre mardi, en Suisse, pourrait n'être que le premier acte d'un grand déballage qui menace d'atteindre la puissante Fédération.
01/03/2008 - 14:46
Flashé il y a quelques mois à 271 km/h sur l'autoroute A 42, Milan Baros sera prochainement jugé pour cet excès de vitesse. Prêté en Angleterre, à Portsmouth par Lyon, l'attaquant tchèque reviendra donc en juin prochain en France où il passera devant la justice qui devrait réclamer la suspension de son permis ainsi qu'une lourde amende.
Le tribunal correctionnel d'Anvers rendra son jugement vendredi dans le procès de 156
hooligans impliqués, selon le ministère public, dans les bagarres du 29 avril 2001 à l'issue du match opposant l'Antwerp FC au Club de Bruges.
Reconnus coupables hier par le Tribunal correctionnel de Toulouse de violences à l’encontre des forces de l’ordre lors du match Toulouse-OM disputé dimanche, trois supporters toulousains ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de stade. À la demande du parquet, la justice toulousaine a donc prononcé la peine maximum d’interdiction d’enceintes sportives prévue par la loi à l’encontre des trois prévenus âgés de 19 à 28 ans.
Cette forte sanction se démarque de celle énoncée par le préfet de la Moselle. Hier, ce dernier a signé une privation d’enceintes sportives d’un trimestre à l’encontre du supporter messin coupable de racisme lors du match Metz-Valenciennes. À l’inverse des violences, les propos racistes ne peuvent être punis au maximum que de trois mois d’interdiction de stades, une sanction trop faible aux yeux de Bernard Laporte. Interrogé hier par La Dépêche, Paul Cometto, président du groupe de supporters toulousains, les Indians, a tenu à faire savoir que ces récentes violences n’étaient pas du fait de son association. "La sanction est logique. On ne veut plus voir ça", a-t-il ajouté.
NANTERRE (AFP) - L'ancien footballeur nigérian Godwin Okpara et son épouse Linda ont été condamnés vendredi à 10 et 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine pour viols, torture et asservissement de leur fille adoptive.
L'ex-joueur du Paris Saint-Germain (PSG), 35 ans, a de nouveau été reconnu coupable de viols répétés entre 2002 et 2005, mais il voit sa peine réduite de 13 à 10 ans de réclusion criminelle. Son épouse, 42 ans, qui comparaissait pour viol et actes de torture et de barbarie, ne voit pas sa peine modifiée.
Les deux accusés, qui auront clamé leur innocence tout au long des deux procès, ont également été reconnus coupables d'avoir soumis leur fille adoptive "à des conditions d'hébergement et de travail indignes", dans leur propriété familiale de Chatou (Yvelines) où ils vivaient avec leurs quatre autres enfants.
La tante de Linda Okpara, considérée comme la grand-mère de la famille, a écopé de 4 ans de prison, dont 18 mois ferme, pour "abstention volontaire d'empêcher un crime". Arrivée libre au procès en appel, elle en est repartie détenue vendredi soir.
Les trois accusés n'ont pas réagi à l'énoncé du verdict. Seule l'une des avocates de Linda Okpara, Me Nathalie Zorome, visiblement très en colère, a indiqué qu'un pourvoi en cassation serait engagé, en ajoutant cette phrase en anglais à l'adresse de la partie civile: "It's not finished!" (ce n'est pas fini!).
Un peu plus tôt, l'avocat général, Rémi Crosson du Cormier, avait requis quinze et seize ans de réclusion contre l'ancien footballeur et son épouse.
"M. Okpara s'est servi de Melisa (le prénom a été modifié, ndlr) à tous les points de vue. Il vous a montré sa lâcheté, une lâcheté qu'il a maintenue jusqu'au bout des débats", avait-il lancé, fustigeant les "dénégations, les faux-fuyants adoptés" par les accusés.
"On vous ressort des relations sexuelles qu'elle a eues avec Un Tel ou Un Tel (...) Ce qui est sûr, c'est que celui qui n'avait pas le droit d'avoir des relations sexuelles avec elle, c'était lui", avait-il aussi déclaré pour répondre aux avocats du couple Okpara, qui ont interrogé la jeune fille sur ses premières relations sexuelles, vers l'âge de 13-14 ans.
Godwin Okpara n'a, comme au premier procès, reconnu qu'une seule relation sexuelle avec la jeune fille, en affirmant qu'elle en avait pris l'initiative. Ce jour-là, en février 2005, il avait été surpris par son épouse.
Selon Melisa, à la suite de cette découverte, Mme Okpara, femme régulièrement trompée par son mari, l'avait torturée, lui rasant la tête, écrasant une cigarette sur sa joue, et lui faisant subir des sévices sexuels d'une rare cruauté.
La jeune fille, arrivée en France en 2000, a également fait le récit d'un quotidien d'esclave moderne.
Privée d'école, elle passait ses journées à s'occuper de toutes les tâches ménagères. La nuit, elle couchait au sous-sol, sur un matelas posé à terre, détrempé d'humidité, a-t-elle raconté.
Tout au long du procès, les quatre avocats du couple Okpara ont mis en doute les accusations de la jeune fille, avant de plaider l'acquittement vendredi.
Comme pour nuancer son traumatisme, une avocate a fait valoir qu'elle avait eu un petit ami depuis les faits. Des photos la montrant souriante à l'époque des faits ont également été remises lors des débats.
Pour défendre le joueur, son avocat, Me Felix Ayinda Mah, a remarqué qu'à partir de 2001, il avait quitté le PSG pour aller jouer en Belgique, au Standard de Liège, et qu'il ne revenait que pour les week-ends dans la maison de Chatou.
A l'issue des plaidoiries, Godwin Okpara a pris une dernière fois la parole en Anglais, demeurant sibyllin: "Quoi que ma famille ait pu te faire et quoi que tu dises que je t'ai fait, nous nous excusons".
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. Le Nigérian Godwin Okpara, et son épouse Linda, comparaissent devant la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine pour viols, torture et asservissement
de leur fille adoptive.
. Lors du premier procès d'assises ils avaient écopé de 13 et 15 ans de prison ferme.
- le 18/02/2008 - 11h50 |
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Retour aux assises pour Godwin Okpara. Cet ancien footballeur du Paris-Saint-Germain, âgé de 35 ans, avait été condamné le 1er
juin dernier par la cour d'assises des Yvelines à 13 ans de réclusion criminelle pour plusieurs viols entre 2002 et le 14 août 2005, date à laquelle sa fille adoptive était allée tout raconter à
la police. Linda, l'épouse de l'ancien défenseur central de Strasbourg, du PSG et du Standard de Liège (Belgique), avait été condamnée à 15 ans de réclusion criminelle pour viol et tortures. Les
accusés avaient fait appel du verdict. Les deux parents adoptifs avaient également été jugés coupables d'avoir soumis la jeune fille à des "conditions d'hébergement contraires à la dignité
humaine". La belle-mère du footballeur avait été condamnée à cinq ans de prison dont un an ferme, notamment pour "abstention volontaire d'empêcher un crime."
Agée aujourd'hui de 20 ans, la jeune Nigériane, arrivée en France en 2001, avait décrit un véritable calvaire : "Je me levais à 6 heures, j'habillais les quatre enfants, les
emmenais à l'école, faisais les courses, le ménage, la lessive, le jardinage et couchais au sous-sol, tard dans la nuit, sur un matelas trempé". Godwin Okpara, qui avait semblé totalement dépassé durant le premier procès, avait reconnu une seule relation sexuelle avec sa fille adoptive, affirmant
qu'elle était consentante.
Rasée, brûlée, violée...
Ce jour-là, en février 2005, il avait été surpris par sa femme et sa belle-mère. A la suite de cette découverte, Linda Okpara avait torturé la
jeune fille, selon l'accusation : après lui avoir rasé la tête, elle lui avait écrasé une cigarette sur la joue et lui avait fait subir des sévices sexuels d'une rare cruauté. Lors du premier
procès, les relations tumultueuses entre les époux Okpara avaient fait l'objet de nombreuses questions au détriment d'un réel face à face entre
la jeune fille et ses parents, qui avaient tout nié. Linda Okpara avait occupé le devant de la scène, émaillant les débats de cris, de
pleurs, parfois de coups contre sa propre personne. L'ancien joueur de football a changé d'avocat depuis juin. Son nouveau conseil, Me Félix Ayinda-Mah, affirme que son client sera
"davantage l'acteur de son procès" et qu'"il s'expliquera plus sur son histoire et les faits qui lui sont reprochés".
PARIS (AFP) - La justice s'est contentée vendredi du sursis pour condamner le principal auteur de l'escroquerie de la billetterie du Mondial 98, estimant qu'une part de faute revenait aux instances du football pour avoir "toléré" le marché noir.
Gilles Favard a ainsi été condamné à 10 mois de prison avec sursis, 5.000 euros d'amende et 320.000 euros de dommages-intérêts. Le parquet avait requis une peine de prison identique et 20.000 euros d'amende.
L'ancien directeur général d'ISL-France Marc Loison et l'expert-comptable Frédéric Sellam ont été relaxés.
La 13e chambre s'est montrée d'autant plus clémente que "ces faits sont très anciens".
"Ils s'inscrivent, rappelle-t-elle dans son jugement, dans le cadre d'une organisation officielle de la vente de billets qui générait ipso facto, du fait en particulier de la pénurie, l'organisation d'un marché noir largement toléré par la Fifa et le Comité français d'organisation de la Coupe du Monde (CFO) et également encouragé par certains acquéreurs, aujourd'hui parties civiles, qui acceptaient de payer en espèces des sommes représentant deux ou trois fois le prix officiel des billets."
Lors de l'audience, le procureur Nicolas Baïeto avait stigmatisé "l'hypocrisie" de la Fifa et du CFO.
L'affaire avait pourtant fait grand bruit. Deux jours après le lancement de la compétition, le 10 juin 1998, les plaintes s'étaient en effet accumulées à l'encontre de la société de marketing sportif ISL-France, partenaire commercial de la Fifa pour le Mondial 98.
Des tour-opérateurs étrangers disaient avoir payé des billets à Gilles Favard - qui se faisait passer pour un représentant d'ISL-France et utilisait indûment du papier à en-tête de la société - mais n'avoir pas été livrés.
Quelque 30.000 supporteurs - principalement japonais, mais aussi belges, brésiliens ou néerlandais - s'étaient vus privés de billets.
A l'audience, les 8 et 9 novembre 2007, le scandale avait toutefois beaucoup perdu de sa substance.
Gilles Favard, un consultant qui disposait à l'époque d'un bureau et d'une ligne téléphonique chez ISL-France, avait reconnu avoir acheté des billets qui ne trouvaient pas preneurs à l'agence commerciale colombienne RAM, ainsi qu'au marché noir, pour les revendre à des tours-opérateurs japonais, à des prix pouvant atteindre cinq fois le tarif officiel. Malheureusement, la RAM avait rompu le contrat et il n'avait pu honorer toutes ses commandes.
"Malgré le caractère pour le moins aléatoire de la possibilité d'obtenir des billets par la RAM, Gilles Favard s'est engagé de manière ferme à fournir des billets", a relevé le tribunal, déplorant qu'il ait "continué à percevoir des fonds de ses co-contractants après le 21 février 1998, date à laquelle il savait que l'opération avec la RAM était annulée".
Son avocat, Me Hervé Temime s'est réjoui de la condamnation "mesurée" et du fait que le tribunal ait relevé que cette affaire "s'inscrit dans une Coupe du Monde où le système du marché noir était largement toléré par les instances du foot".
Marc Loison, contre lequel avait été requis huit mois avec sursis et 20.000 euros d'amende pour "complicité", a été relaxé.
"S'il apparaît qu'il a fait preuve d'une certaine négligence en n'exerçant aucun contrôle sur les activités de Gilles Favard (...) il n'en demeure pas moins que la preuve n'est pas rapportée qu'il ait en toute connaissance de cause fourni les moyens à Gilles Favard de commettre une escroquerie", a jugé le tribunal.
Le cycliste italien Giampaolo Caruso a été acquitté par la Fédération Italienne de Cyclisme en l’absence de preuves sur la prise de produits dopants.
Le cas de Giampaolo Caruso était similaire à celui d’Alberto Contador. Présent dans l’équipe Liberty Seguros au moment où le scandale Puerto a éclaté, son nom avait été donné dans un premier temps par la justice avant d'être retiré, faute de preuves. Mais si la fédération espagnole avait blanchi le vainqueur du Tour de France 2007, le CONI avait requis deux ans de suspension contre le coureur italien. Près de deux ans après les faits, celui-ci a finalement été acquitté par la Commission d’Appel de la Fédération Italienne de Cyclisme.
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